Psychologie sociale - compte-rendu ; n°2 ; vol.84, pg 314-316
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Description

L'année psychologique - Année 1984 - Volume 84 - Numéro 2 - Pages 314-316
3 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié par
Publié le 01 janvier 1984
Nombre de lectures 15
Langue Français

Exrait

D. Cochart
G. de Montmollin
A.-M. De La Haye
Psychologie sociale
In: L'année psychologique. 1984 vol. 84, n°2. pp. 314-316.
Citer ce document / Cite this document :
Cochart D., de Montmollin G., De La Haye A.-M. Psychologie sociale. In: L'année psychologique. 1984 vol. 84, n°2. pp. 314-
316.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1984_num_84_2_29026SOCIALE PSYCHOLOGIE
Schlenker (B. R.). — Impression management, the self-concept,
social identity, and interpersonal relations, Monterey (ca), Brooks
Cole, 1982. 428 p.
Le comportement des êtres humains en société est très largement
déterminé par le souci « d'aménager l'impression » que des témoins
éventuels pourraient avoir du sujet — témoins présents ou intériorisés,
réels ou imaginaires. Dans cet ouvrage relativement bref, mais riche
en information, Barry R. Schlenker défend l'idée que cette notion
à* aménagement d' impression fournit un fil conducteur grâce auquel des
secteurs variés de la recherche en psychologie sociale acquièrent une
certaine convergence théorique. Se trouvent ainsi réinterprétés des
travaux issus de la théorie des rôles, de la dissonance ou de l'attribution,
mêlés à d'autres, plus nombreux, issus de l'interactionnisme symbolique
et de l'œuvre de Gofîman, évidemment majeure sur un tel thème, mais
dont l'auteur n'est pas un dévot exclusif. Cette ambition d'intégration
théorique doit être saluée comme fondamentalement utile dans son
audace même. On aimerait voir davantage d'auteurs s'engager dans
cette voie périlleuse, tant il est vrai que la psychologie sociale souffre
d'une excessive fragmentation en théories locales qui s'ignorent les
unes les autres.
Cet effort méritoire est-il couronné de succès, on nous permettra de
montrer quelques réserves sur cette question. Défendre une théorie,
ce n'est pas seulement montrer qu'elle est compatible avec un abondant
catalogue de faits. Encore faut-il prouver qu'elle est meilleure que
d'autres, par exemple plus économique (mais ce n'est pas le cas ici,
comme à chaque fois qu'on fait appel à des variables intermédiaires
de type représentatif) ou plus précise, ou mieux encore qu'elle prédit
juste là où d'autres théories prédisent faux. Mais l'auteur semble s'être
interdit le style incisif nécessaire à un tel propos. Son livre ressemble
plus à une revue de question qu'à une thèse partisane. Outre que le
style énumératif, soutenu sur 300 pages, engendre quelque morosité,
il est inapte à mettre en évidence en quoi le point de vue de l'auteur
contredit et réfute d'autres points de vue possibles.
Plus précisément, on aurait aimé que les analyses en termes « d'amé
nagement d'impression » soient mises en balance avec des analyses
en termes d'apprentissage. Faisons-nous les choses pour soigner notre
image ou parce que telle réponse a été précédemment renforcée par
telle récompense ? L'un et l'autre sans doute, mais comment s'arti- Psychologie sociale 315
culent les deux niveaux de fonctionnement ? Cette question fondament
ale est totalement passée sous silence, ce qui décevra tout lecteur
critique.
Reste qu'il s'agit de ce qu'il est convenu d'appeler un travail sérieux,
que la bibliographie est abondante et riche en références récentes, et
que la thèse de l'auteur, si mal défendue qu'elle soit, possède un intérêt
certain .
A. -M. de La Haye.
Bailey (K. D.). — Methods of Social Research, New York, Free Press,
2e éd., 1982, 553 p.
Methods of Social Research est une seconde édition d'un manuel que
l'auteur lui-même présente comme un guide pratique de l'enquête sociale.
Une table des matières très fournie, un résumé à chacun des chapitres,
un volumineux glossaire et une bibliographie de 380 titres en font un
outil de travail dans lequel il est facile de puiser des informations
techniques sur des points précis, proche de certains vocabulaires parus
en langue française.
Le plan de l'ouvrage suit les étapes d'une enquête définie par l'au
teur : 1) Choisir le sujet, 2) Le formuler en termes de recherche,
3) Recueillir des données, 4) Coder et analyser les données, 5) Interpréter
les résultats. Chacun des grands chapitres est divisé en séquences de
travail présentées avec un inventaire des techniques couramment uti
lisées, une discussion sur leurs avantages comparés (les différents types
d'échantillons, de questionnaires, d'interviews, d'analyses de documents
écrits..., etc.) et des conseils pratiques (ex. : Quatre ou cinq propositions
de relances de questions dans une interview où la réponse du sujet est
trop vague pour être exploitée).
Paradoxalement, le parti pris d'exposer les moyens techniques
d'enquête dans leur multiplicité fait de cet ouvrage un manuel abstrait ;
le champ très vaste des méthodes envisagées (de l'observation à l'expé
rimentation, aux stimulations et jeux) et des techniques d'analyses
proposées oblige l'auteur à une grande concision. Mais surtout les
grandes enquêtes déjà réalisées sont citées à titre d'exemple, mais
rarement analysées dans leur démarche, ce qui les disjoint de l'exposé
des techniques, et les fondements de celles-ci n'apparaissent pas ; la
même remarque est à faire pour les mérites comparés des variantes des
techniques qui ne le sont pas à partir d'utilisations éprouvées ou d'appli
cations possibles.
Kenneth D. Bailey adresse cet ouvrage aux étudiants ; ce côté
abstrait limite son public aux étudiants déjà confirmés qui savent
établir une enquête et pour qui il peut être un excellent manuel de
repérage pour assurer la validité de leur montage.
D. Cochart. 316 Analyses bibliographiques
Godol (J. P.), Leyens (J. P.) (Edit.). — Cognitive analysis of social
behavior, La Haye, Martinus Nijhoff Publishers, 1982, 304 p.
Cet ouvrage de 304 pages, malheureusement réalisé en offset, ce qui
en rend la lecture peu aisée, présente l'ensemble des conférences qui
ont été faites à l'occasion du 5e Séminaire d'été (Aix-en-Provence,
juillet 1981) organisé par l'Association européenne de Psychologie
sociale expérimentale et centré sur « l'analyse cognitive des processus
sociopsychologiques ». La plupart des conférenciers font partie du groupe
habituel des « ténors » de l'Association et bien que trop de ces conférences
aient été déjà, en totalité ou en partie, publiées ailleurs, il est utile de
les trouver ici rassemblées parce qu'elles donnent une bonne image des
orientations actuelles de l'Association.
Comme dans beaucoup d'ouvrages de cette sorte, l'ensemble est
assez hétérogène tant par les sujets traités que par le contenu (théorie,
recherche empirique ou liaison entre les deux, nouveauté des idées et
des travaux, niveau et qualité des interventions).
Plusieurs thèmes sont en effet abordés : 1) La relation entre les états
cognitifs internes — attitude, représentation — et le comportement
(J. M. F. Jaspars : Jugement social et comportement social, un modèle
duel de représentation ; A. Upmeyer : Attitudes et comportement social) ;
2) La perception de soi et des autres (E. Burnstein et Y. Schul : L'analyse
cognitive d'un argument persuasif — il s'agit en fait de la formation des
impressions ; J.-C. Deschamps : Différenciation entre soi et autrui et
entre groupes ; J.-P. Codol : Comportement de différenciation et de
non-différenciation, une approche cognitive du sens de l'identité ; ces
deux derniers textes prennent appui sur les travaux de H. Tajfel qui
sont ici rappelés, H. Tajfel : Etudes expérimentales du comportement
intergroupe) ; 3) Les représentations (S. Moscovici : L'entrée dans l'ère
des représentations ; C. Flament : Du biais d'équilibre structurel à la
représentation du groupe ; A. Palmonari : Devenir psychologue, une
étude de terrain en Italie) ; 4) Enfin J.-P. Leyens, dans un article plus
pédagogique (Implications des théories implicites de personnalité pour
le diagnostic psychologique) cherche, en s'appuyant sur certains travaux
de Psychologie sociale, à amener les psychologues (cliniciens ?) à mettre
en question leur propension à se référer quasi exclusivement à la person
nalité des individus en minimisant l'impact des situations.
De tous les rapports, celui de Jaspars et surtout celui de Codol nous
semblent être exemplaires du nécessaire effort que doit accomplir un
chercheur dans un domaine encombré, pour prendre du recul et pousser
le plus loin possible la logique de la réflexion théorique en indiquant le
maximum de données disponibles.
G. de Montmollin.

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