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Rôle des caractéristiques lexicales du verbe dans la rétention d'énoncés - article ; n°1 ; vol.72, pg 117-130

De
16 pages
L'année psychologique - Année 1972 - Volume 72 - Numéro 1 - Pages 117-130
Summary
The aim of the present experiments is to study the role of sortie lexical characteristics of verbs (transitive or intransitive) in sentence recall.
In a first experiment it has been shown that recall of intransitive verbs (VI) and of transitive verbs which undergo object deletion (VTe) presentee alone is fairly equivalent, while recall of transitive verbs (VT) which do not undergo object deletion is inferior.
In two other experiments where the items to be recalled were sentences composed of one NP and one V, the following results were obtained : recall of VI and VTe is identical while recall of VT is inferior.
The AA. explain the poorer performance with VT presented alone or within a context in terms of the high degree of uncertainty of the class characteristics of possible objects.
The identical recall of VTe and VI contradicts the correspondance hypothesis between recall difficulty and sentence derivational complexity.
The results of a fourth experiment have shown that recall of VTe and VT is equivalent when they are presented in a NP + F + NP sentence.
Résumé
Les expériences réalisées ont pour but d'étudier le rôle de certaines caractéristiques lexicales du verbe, plus précisément son caractère transitif ou intransitif, sur la rétention d'énoncés.
Dans une première expérience, nous avons montré que dans la rétention de verbes isolés les verbes intransitifs (VI) et transitifs à ellipse (VTe) sont retenus d'une manière comparable, leur rétention étant supérieure à celle des verbes transitifs qui n'admettent pas Vellipse du complément d'objet (VT). Dans deux autres expériences consacrées à la rétention d'énoncés composés d'un SN sujet + V, les résultats suivants ont été obtenus : les énoncés comportant un VI et ceux comportant un VTe sont retenus identiquement, et de manière supérieure aux énoncés ayant un VT sans ellipse.
La difficulté de rétention des verbes T sans ellipse isolés, ou des énoncés dans lesquels ils sont inclus, est interprétée en liaison avec le degré d'indétermination élevé des caractéristiques de la classe des compléments d'objets possibles.
La non-différenciation des énoncés Te et I va à l'encontre de l'hypothèse de correspondance établie entre la difficulté de rétention et la complexité dérivationnelle de la phrase.
Les résultats d'une quatrième expérience indiquent que les verbes Te peuvent se comporter comme les verbes T quand ils sont inclus dans des énoncés complets (SN sujet + F + SN objet).
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Juan Segui
M Kail
Rôle des caractéristiques lexicales du verbe dans la rétention
d'énoncés
In: L'année psychologique. 1972 vol. 72, n°1. pp. 117-130.
Citer ce document / Cite this document :
Segui Juan, Kail M. Rôle des caractéristiques lexicales du verbe dans la rétention d'énoncés. In: L'année psychologique. 1972
vol. 72, n°1. pp. 117-130.
doi : 10.3406/psy.1972.27933
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1972_num_72_1_27933Abstract
Summary
The aim of the present experiments is to study the role of sortie lexical characteristics of verbs
(transitive or intransitive) in sentence recall.
In a first experiment it has been shown that recall of intransitive verbs (VI) and of transitive verbs which
undergo object deletion (VTe) presentee alone is fairly equivalent, while recall of verbs (VT)
which do not undergo object deletion is inferior.
In two other experiments where the items to be recalled were sentences composed of one NP and one
V, the following results were obtained : recall of VI and VTe is identical while recall of VT is inferior.
The AA. explain the poorer performance with VT presented alone or within a context in terms of the high
degree of uncertainty of the class characteristics of possible objects.
The identical recall of VTe and VI contradicts the correspondance hypothesis between recall difficulty
and sentence derivational complexity.
The results of a fourth experiment have shown that recall of VTe and VT is equivalent when they are
presented in a NP + F + NP sentence.
Résumé
Les expériences réalisées ont pour but d'étudier le rôle de certaines caractéristiques lexicales du verbe,
plus précisément son caractère transitif ou intransitif, sur la rétention d'énoncés.
Dans une première expérience, nous avons montré que dans la rétention de verbes isolés les verbes
intransitifs (VI) et transitifs à ellipse (VTe) sont retenus d'une manière comparable, leur rétention étant
supérieure à celle des verbes transitifs qui n'admettent pas Vellipse du complément d'objet (VT). Dans
deux autres expériences consacrées à la rétention d'énoncés composés d'un SN sujet + V, les résultats
suivants ont été obtenus : les énoncés comportant un VI et ceux comportant un VTe sont retenus
identiquement, et de manière supérieure aux énoncés ayant un VT sans ellipse.
La difficulté de rétention des verbes T sans ellipse isolés, ou des énoncés dans lesquels ils sont inclus,
est interprétée en liaison avec le degré d'indétermination élevé des caractéristiques de la classe des
compléments d'objets possibles.
La non-différenciation des énoncés Te et I va à l'encontre de l'hypothèse de correspondance établie
entre la difficulté de rétention et la complexité dérivationnelle de la phrase.
Les résultats d'une quatrième expérience indiquent que les verbes Te peuvent se comporter comme les
verbes T quand ils sont inclus dans des énoncés complets (SN sujet + F + SN objet).Laboratoire de Psychologie expérimentale et comparée
de la Sorbonne
associé au CNRS
ROLE DES CARACTÉRISTIQUES LEXICALES DU VERBE
DANS LA RÉTENTION D'ÉNONCÉS1
par J. Segui et M. Kail
SUMMARY
The aim of the present experiments is to study the role of some lexical
characteristics of verbs (transitive or intransitive) in sentence recall.
In a first experiment it has been shown that recall of intransitive
verbs (VI) and of transitive verbs which undergo object deletion (VTe)
presented alone is fairly equivalent, while recall of transitive verbs (VT)
which do not undergo object deletion is inferior.
In two other experiments where the items to be recalled were sentences
composed of one NP and one V, the following results were obtained :
recall of VI and VTe is identical while recall of VT is inferior.
The A A. explain the poorer performance with VT presented alone
or within a context in terms of the high degree of uncertainty of the class
characteristics of possible objects.
The identical recall of VTe and VI contradicts the correspondance
hypothesis between recall difficulty and sentence derivational complexity.
The results of a fourth experiment have shown that recall of VTe and VT
is equivalent when they are presented in a NP + V + NP sentence.
Des recherches récentes de psycholinguistique ont mis en
évidence l'importance de certaines caractéristiques lexicales du
verbe pour la compréhension et la rétention d'énoncés. Ainsi,
par exemple, dans leur recherche Fodor, Garrett et Bever (1968)
ont montré que la de la phrase (estimée par des
tâches de paraphrase ou de résolution d'anagrammes) est d'autant
1. Une première version de cette recherche a été présentée au Colloque
international de Psycholinguistique consacré aux « Problèmes actuels de
Psycholinguistique » (CNRS, Paris, décembre 1971). MÉMOIRES ORIGINAUX 118
plus difficile que les caractéristiques lexicales du verbe principal
sont plus complexes. La complexité du verbe est indexée par le
nombre des différents types de structures grammaticales que le
verbe permet.
Plus récemment, Rohrman (1970), pour rendre compte de
certains résultats obtenus dans la rétention de nominalisations
du sujet et de l'objet, est conduit également à prendre en consi
dération les caractéristiques lexicales des verbes impliqués dans
ces nominalisations.
Selon cet auteur, la meilleure rétention de la nominalisation
du sujet par rapport à celle de l'objet pourrait être imputable au
caractère « intransitif » ou « transitif » du verbe.
Dans les expériences que nous présentons par la suite, nous
avons étudié le rôle de certaines caractéristiques lexicales du
verbe sur la rétention d'énoncés. Plus précisément, le type de
trait étudié est celui qui semble le plus fondamental, à savoir le
caractère transitif ou intransitif du verbe.
Caractérisation lexicale des verbes
Dans le cadre de la grammaire generative, le caractère
transitif ou intransitif des verbes est marqué dans leur entrée
lexicale par la présence ou l'absence du trait de sous-catégo
risation + [-SN].
Ce trait indique que les verbes marqués positivement doivent
être nécessairement suivis dans la structure de base d'un syn-
tagme nominal objet. Toutefois, parmi ces verbes ainsi carac
térisés, certains ne sont pas suivis du SN en surface. Dans le
cadre du modèle transformationnel, ceci résulte de l'application
d'une transformation d'ellipse de l'objet. Cette règle ne s'ap
plique qu'aux seuls verbes spécifiés par le trait d'effacement
de l'objet.
La motivation essentielle qui justifie une telle règle réside
dans son pouvoir de rendre compte de certains faits linguis
tiques très généraux. Elle permet, par exemple, de rendre
compte de la différence existant entre des phrases ayant une
même structure de surface, mais possédant des structures pro
fondes distinctes.
Exemple :
« La fille mange le gâteau » (1)
« La fille le soir » (2) J. SEGUI ET M. KAIL 119
II est clair que le SN2 ne joue pas le même rôle dans (1) et
dans (2) ; dans (2), il joue le rôle d'un circonstanciel de temps.
Une analyse transformationnelle indique que « le soir » n'apparaît
pas en tant que constituant du noyau sous-jacent à la phrase (2),
mais qu'il est inséré en surface à la place d'un syntagme nominal
objet effacé par une transformation d'ellipse.
Elle permet également de comprendre l'ambiguïté syn
taxique de certaines constructions : exemple : « le médecin guérit ».
Cette phrase admet deux interprétations sémantiques exprimées
par les paraphrases suivantes :
— le médecin guérit après une longue maladie ;
— le quelqu'un qui est malade.
L'ellipse du complément d'objet qui aboutit à une construc
tion pseudo-intransitive ne peut s'appliquer à des verbes tels
que « renverser », « déplacer », etc.
Ainsi, par exemple, l'énoncé « le garçon renverse » ne constitue
pas un énoncé acceptable, le verbe renverser ne pouvant figurer
comme dernier élément de l'énoncé ; il faut donc introduire le SN
objet dans l'énoncé effectif. Bien que cet énoncé soit agramma-
tical puisqu'il transgresse une règle de sous-catégorisation stricte,
il s'agit ici d'une agrammaticalité qui se différencie nettement
des autres formes d'agrammaticalité classiquement étudiées en
psycholinguistique.
En effet, l'agencement effectif des mots qui constituent cet
énoncé est en accord avec les règles syntaxiques et seule l'absence
d'un constituant obligatoire le rend agrammatical. Ainsi, la probab
ilité de transition simple entre les mots de l'énoncé est respectée.
Il importe de noter que dans les recherches précédentes
réalisées pour étudier le rôle de l'agrammaticalité sur une per
formance donnée (par exemple Marks et Miller, 1964 ; Goleman,
1965 ; Marks, 1967), les probabilités de transition simple entre
les mots des phrases agrammaticales et grammaticales ne sont
pas les mêmes. L'interprétation de ces travaux n'est donc pas
univoque, puisque les résultats obtenus peuvent refléter ces
différences de probabilité de transition.
Buts du présent travail
L'un des buts des recherches qui vont suivre est d'étudier
l'importance sur la rétention de ce type particulier d'agrammati
calité de la phrase. I
120 MÉMOIRES ORIGINAUX
Le deuxième et principal but de ces recherches est de comparer
la rétention de phrases actives comprenant un verbe intransitif
à celle de phrases actives comprenant un verbe transitif à ellipse
(phrases actives non achevées). L'intérêt de cette comparaison
réside dans le fait que ces deux types de phrases sont identiques
en structure de surface, mais très différentes du point de vue de
leur profonde, ainsi que l'indique le diagramme suivant :
« Le garçon dort » « Le garçon mange »
P P
/ \ / \
SN SV SN SV
/ \ / \ / \
Art N V Art N V SN
I
PRO
Avant de présenter les expériences principales, nous men
tionnons ici les résultats d'une expérience destinée à comparer
la rétention de trois sortes de verbes présentés isolément. Il
s'agit d'une part de verbes intransitifs (I) et d'autre part de
verbes transitifs admettant l'ellipse du complément d'objet (Te)
ou ne l'admettant pas (T). Rohrman a montré que les verbes
intransitifs sont mieux retenus que les verbes transitifs n'ad
mettant pas l'ellipse. Dans cette préexpérience, nous avons voulu
vérifier de tels résultats en y incluant une nouvelle catégorie
de verbes transitifs (Te).
Bien qu'il soit clair qu'on ne puisse pas faire d'inférences
précises sur le comportement effectif de ces verbes dans le dis
cours à partir des résultats obtenus dans cette situation, il n'est
pas évident que ces mêmes résultats soient sans intérêt pour
mieux comprendre la rétention d'énoncés où ces verbes sont
inclus.
EXPÉRIENCE I :
RÉTENTION DE LISTES DE VERBES ISOLÉS
Matériel
Deux types de listes ont été constitués, qui ont les structures
suivantes :
Liste 1 : 6 verbes intransitifs (I) + 6 verbes transitifs à ellipse (Te) ; 2 : 6 (I) + 6 sans ellipse (T)
(ex. I : voyager, Te : balayer, T : démonter). J. SEGUI ET M. KAIL 121
Les verbes intransitifs sont les mêmes dans les listes 1 et 2.
A l'intérieur de chacune des listes, les verbes employés ont été
appariés sur la base de leur fréquence, du nombre de syllabes et de leur
appartenance au même groupe, afin de conserver pour l'ensemble des
verbes le même suffixe (ici ER, verbes du premier groupe).
Sujets
99 sujets, étudiants de première année de psychologie, ont été répartis
comme suit : 49, liste 1 ; 50, liste 2.
Procédure expérimentale
Chaque liste est présentée sur un carnet de 12 feuilles, un verbe par
feuille. Il existe donc deux types de carnets correspondant à chacune
des listes considérées.
L'ordre de succession des items de chaque liste varie de carnet en
carnet et chaque verbe particulier d'une liste occupe un même nombre
de fois les trois premières et les trois dernières positions du carnet.
La passation de l'expérience est collective. Chaque sujet reçoit un
carnet. Afin de contrôler le temps de lecture (2 s par item), on demande
aux sujets de ne tourner les pages du carnet qu'au signal de l'expér
imentateur. Immédiatement après, les sujets doivent rappeler tous les
items dont ils se souviennent, sans tenir compte de leur ordre de pré
sentation (rappel libre).
De fait, chacune des listes a été représentée par deux exemplaires
différents, ceci afin de partir d'un ensemble plus représentatif des diffé
rents verbes employés et d'augmenter ainsi la généralité des résultats
obtenus. Dans la présentation des résultats, les deux exemplaires de
chaque liste ont été regroupés puisque les données partielles étaient tout
à fait analogues.
RÉSULTATS
Nombre moyen de verbes correctement rappelés
pour chacune des listes
Lisle 2 Liste 1
I Te I T
3,10 3,24 3,40 2,60
Les résultats concernant la liste 2 sont comparables à ceux
obtenus par Polzella et Rohrman (1970) dans une expérience
analogue. 122 MÉMOIRES ORIGINAUX
La différence entre le rappel des verbes transitifs (T) et
intransitifs (I) est significative à .01 (t = 4,20).
En ce qui concerne la liste ï, le rappel des verbes transitifs
à ellipse (Te) et des intransitifs (I) est tel qu'il n'existe aucune
différence pour ces deux types de verbes (t <. 1).
Polzella et Rohrman commentent leurs résultats de la manière
suivante : « La différence de rappel pour les deux types de verbes
(transitifs et intransitifs) indique que la représentation en termes
de traits donnée par Chomsky semble avoir une certaine validité
psychologique. A la représentation plus complexe exigée par
les verbes transitifs correspond une complexité psychologique
plus importante, c'est-à-dire que ces verbes sont plus difficiles
à rappeler. » Cette correspondance stricte est infirmée par nos
résultats. En effet, les verbes Te qui sont plus complexes du
point de vue de leur représentation lexicale que les verbes intrans
itifs sont néanmoins aussi bien retenus que ces derniers. Par
conséquent, il semble que l'explication doit être recherchée à
un autre niveau. Nous reviendrons sur ce point dans la discus
sion générale des expériences que nous présentons maintenant
et qui concernent la rétention d'énoncés dans lesquels figurent
ces mêmes types de verbes.
EXPÉRIENCE II :
RÉTENTION D'ÉNONCÉS
EN FONCTION DES CARACTÉRISTIQUES LEXICALES
DES VERBES1
Cette expérience a pour but de comparer la rétention
de trois types d'énoncés dont nous avons analysé les carac
téristiques lexicales dans l'introduction. Rappelons que les
énoncés comportant un verbe transitif n'admettant pas
l'ellipse du complément constituent une séquence agramma-
ticale. En revanche, les deux autres types d'énoncés cons
tituent des séquences bien formées. Toutefois, ces derniers
peuvent être différenciés en fonction de leur complexité déri-
vationnelle.
1. Expérience réalisée avec la collaboration de Mlle Françoise Hertrich. J. SEGUI ET M. KAIL 123
Matériel
Deux listes A et B de 16 énoncés chacune ont été constituées de la
manière suivante :
— 4 énoncés avec verbes intransitifs (I) ; exemple : « L'abbé voyage » ;
— 4 transitifs à ellipse (Te) ; exemple : « Le
soldat balaye » ;
— 8 énoncés avec verbes transitifs sans ellipse (T) ; exemple : « L'étu
diant remplit ».
Sujets
32 sujets (16 x 2) étudiants de psychologie ont participé à l'expé
rience.
Procédure expérimentale
Les deux groupes indépendants de 16 sujets ont été associés à cha
cune des listes d'énoncés A et B.
La procédure expérimentale est analogue à celle décrite dans l'expé
rience I. Toutefois, le temps de lecture de chaque item du carnet est
de 3 s et l'expérience comporte deux essais complets.
RESULTATS
Dans le tableau ci-dessous figurent les résultats des deux
listes A et B regroupées pour l'analyse, étant donné leur homog
énéité.
Nombre moyen d'énoncés correctement rappelés
- Te Enoncés Enoncés T /H
Essai 1 31 2,18 3, 37 3,75 2 5,
Les résultats montrent que les énoncés I et Te sont signifi-
cativement mieux rappelés que les T. Pour chacun
des deux essais, les différences sont significatives à .01 (^ = 3,66)
(tt = 5,89).
Te Enoncés I Enoncés
1,62 Essai 1 1,68 2 2,75 2,62 124 MÉMOIRES ORIGINAUX
Les énoncés I et Te sont rappelés d'une manière comparable,
aucune différence n'est significative, tant pour l'essai 1 que
pour l'essai 2 (t1<. l ; t2 < 1). Il nous faut remarquer que dans
cette expérience les différents types de verbes ont été associés
à des syntagmes nominaux sujets différents ; par conséquent,
on pourrait penser que les résultats observés relèvent en partie
de ce fait. Afin de vérifier que nos résultats ne sont pas imputables
à l'hétérogénéité des syntagmes sujets, nous avons réalisé une
troisième expérience dans laquelle les énoncés I, Te, T contien
nent le même syntagme sujet.
Exemple :
campe (I)
le soldat balaye (Te)
parcourt (T)
EXPÉRIENCE III
Matériel
On a constitué trois listes I, Te, T comprenant onze énoncés ; chaque
liste ne contient que des verbes d'un même type. Dans chaque triplet,
les verbes associés au même syntagme sujet sont appariés quant à leur
fréquence.
Sujets
114 sujets (38 x 3), étudiants de psychologie, ont participé à
l'expérience.
Procédure expérimentale
Trois groupes indépendants de 38 sujets ont été associés respectiv
ement aux trois listes I, Te, T. La procédure expérimentale est identique
à celle de l'expérience précédente, cependant cette expérience comporte
seulement un essai.
RÉSULTATS
Nombre moyen d'énoncés correctement rappelés
pour chacune des listes I, Te, T
Te T
5,15 5,05 4,18