Rue de la République :  Disparition et résistance de la ville populaire dans des immeubles de logement social

Rue de la République : Disparition et résistance de la ville populaire dans des immeubles de logement social

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DUPONT-JAULMES Flora, GARAY Naomi, BIOT Kevin, Enquête cadre de vie : rue de la République à Marseille, équipe Mode d’Habiter, workshop "Hors les Murs 2016", ENSA-Montpellier, 30 janvier - 4 février 2016, www.encre.hypotheses.org

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Publié le 18 mai 2017
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Langue Français
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Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République Worksho«Mpod:eDd’ihsabpitearition et Résistance de la ville populaire
50 rue de la République, Marseille, 2e ar.
Dupont-Jaulmes Flora, Garay Naomi, Biot Kevin Dupont-Jaulmes Flora, Garay Naomi, Biot Kevin
ENSAM MONTPELLIER ENSAM
30Jan - 4Feb. 2016 Jan. 2016
Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République  «Mode d’habiter»
CONTEXTE:RUE DE LA REPUBLIQUE
 La rue de la République a subit beaucoup de transformation aîn de tenter de modiîer le visage de la ville de Marseille qui se voulait internationale. C’est pour cela que cette rue populaire qui accueillait toute sorte de commerces et de population est devenue un lieu où la seul volonté était de donner une belle image de la ville.
 Les très beaux immeubles de style haussemannien présents dans cette rue ont été pour la plupart rénovés en façade, mais les appartements qu’ils contiennent sont souvent dégradés et orent de mauvaises conditions de vie pour ceux qui y vivent. La plupart des petits commerces ont fermé aîn d’être remplace par de grandes enseignes ou sont maintenant inoccupés dans l’attente de nouveaux commerçants. Cela a engendré un manque de vie dans le quartier ressenti par les habitants.
« C’est triste tout est fermé […] c’était un quartier sympas tout le monde se connaissaient […] il y avait de la vie »unpassant
Il est très diïcile pour les propriétaires de trouver des locataires ou acheteurs qui veulent vivre dans ce quar-tier qui manque de convivialité, et/ou souvent les lieux sont dégradés. C’est pour cela que la rue renvoi à une image froide et sans âme, à l’inverse de sabelle époque.
Dupont-Jaulmes Flora, Garay Naomi, Biot Kevin
50
ENSAM MONTPELLIER
30Jan - 4Feb. 2016
Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République  «Mode d’habiter»
ETAT DE L’IMMEUBLE
Immeuble étudié: 50 rue de la République
Depuis la rue, la façade est composée et ornomentée d’un style haussemannien. De plus d’après l’état actuel, ce bâtiment peut laisser penser être rénové depuis peu et entretenu regulièrement. Le rez de chaussée est condamné, avec la présence de fausses enseignes. Le bâtiment se trouve à la limite de la zone active, on y trouve quelques commerces au alentour, cependant l’accès commerciale reste très restreinte, bien que cette section de la rue est desservie par un arrêt de tram.
Dupont-JaulmesFlora,GarayNaomi,BiotKevin
Propriétaire pour les locataires: Nouveau logis provencial
Bailleur: Nouveau logis provencial
Hiérarchie: Rez-de-chaussée : commerces inoccupés Entresol et 4 étages: logements (20)
Circulations communes: Deux cages d’escalier Deux ascenseurs Une cour centrale
Surface moyenne: 2 80 m /appartement
Prix moyen: 600€/appartement 2 7,5€/m
Type de logements: Sociaux, réhabilités (<6ans)
ENSAM MONTPELLIER
30Jan - 4Feb. 2016
Parties communes:
Accès cour
Entrée
Cour
Moulures au plafond
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Plan Rez-de-chausée
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Ruedelarépublique
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Rue de la république
Coupe transversale
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Rue Jean Trinquet
Rue Jean Trinquet
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Rue de la république
Rue de la république
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Rue Jean Trinquet
Cage d’escalier
Porte palière
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30Jan - 4Feb. 2016
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RueJeanTrinquet
ENSAM MONTPELLIER
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Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République  «Mode d’habiter»
C om m erces
L’ensemble des partie communes a été entièrement rénové avec une volonté de restitué les décors d’origine. Les tomettes, menuiseries et autres moulures sont toujours présentes et restituées dans le style de l’im-meuble. Le bâtiment de cinq étages est composé de deux parties, la première étant l’origine du 50 rue de la répu-blique, la seconde étant anciennement 6 rue Jean Trinquet. àla suite de la réhabilition eectué il y a 6 ans, les parties ont été jointes pour constitué un ensemble de logements. L’immeuble est donc constitué de deux cages d’escaliers avec chacune d’elle un ascenseur qui dessert deux appartements par palier. Ces corps de bâtiment s’articulent autour d’une cour centrale, celle-ci ore un espace commun propice à la rencontre entre habitants. De plus, contrairement à d’autres immeubles aux alentours, celui-ci est entièrement occupés.
Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République  «Mode d’habiter» Appartements
L’ensemble de l’imeuble comporte 20 appartements, tous occupés. Ces derniers sont pour la plupart de type 3 ou 4. De nombreux travaux ont été eectués dans les 6 derrières. Certains appartements ont été refait à neuf à la suite du départ des locataires, tandis que les habitants plus anciens des appartements ont bénéîcié seulement de travaux partiels, ceux-ci mêmes constitantunique-ment à la mise au normes sanitaires. D’après témoignages, les appartements sont attribués en priorité aux fonctionnaires, par quiétude de reve-nus stables. Cela a été le cas pour un jeune couple de fonctionnaires à qui le logement a été attribué sans diïculté, de plus les ores de locations sont annoncées en priorité aux employés de la fonction publique. D’après certains habitants plusieurs fonctionnaires seraient locataires de cette immeuble. On peut penser que plusieurs types de personnes occupent l’immeubles. Il subsiste dans cette immeuble, bien que les appartements soient sociaux, une mixité sociales entre les occupants dans le besoins et les préviligiés. De plus la stastifaction des locataires n’est pas semblables suivant les occupants.
Portraits des habitants
- Femme Marocaine - Parlant pas français
- Famille étrangère - Vivant ici depuis 5ans - Peu de moyens
- Couple de 30ans - Vivant ici depuis 4 ans - Satisfaits de leur logement - Logement refait à neuf - Fonctionnaires
- Alexandre R. - 50 ans env. - 5eme etage - Habitant relogé - Militant
- Vieille femme de 70ans - Vivant ici depuis 30 ans
- Famille Comorienne - Vivant ici depuis quelques années
- Famille Serbe - Vivant ici depuis 30ans - Satisfaits de travaux partiels - Meilleures conditions de vie
- Vieille Dame - Monique R. - Relogé - Vivant ici depuis10 ans
- Famille Marocaine - Bel appartement - Retissant aux enquètes
-Famille Tunisienne -Nombreuse -Très faible revenus -Conditions de vie desastreuses
-Famille Tunisienne -Nombreuse, 6 personnes -Très faible revenus -Conditions de vie desastreuses
L’immeuble est essentiellement habité par des étrangers ( Tunisien, Grec, Serbie , Comorienne…) certains même ne parlant pas le français. Pour la plupart, ces personnes n’ont pas de revenus élevés, voir même qui ont des diïcultés înancière-GSPublisherEngine0.93.100.95 ment. Une femme vivant avec sa famille, a mis en avant que le loyer était raisonnable, mais que malheureu-sement les charges était bien trop élevée (130 euros). L’immeuble juit d’une occupation intergénération, certains personnes sont la depuis de longues dates, à l’exemple d’une famille dont la jeune îlle de 18 ans qui a toujours vécu ici. Ou bien même l’ancienne concierge, vivant dans cet immeuble depuis 30ans, qui avait un appartement au rez de chaussée donnant sur la cour et qui a été relogée au 4eme étage aîn de libérer les locaux du bas pour les commerces. Malgré les avis mitigés de l’ensemble des locataires, ceux-ci cohabitent dans une atmosphère de conîance et de convivialité.
Dupont-Jaulmes Flora, Garay Naomi, Biot Kevin
Plan de composition type de l’immeuble :
Problématique actuelle:
ENSAM MONTPELLIER
L’ensemble des témoignages montre qu’il existe des diérences entre les occupants de l’immeuble, certains proîtent de logements confortables à moindre coût tandis que d’autres vivent des logements vétustes et essaient de réinvestir les logements comme ils le peuvent.
Ce dossier constitue un ensemble de témoignages retraçant les diérents point de vue de l’ensemble de l’immeuble.
30Jan - 4Feb. 2016
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Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République  «Mode d’habiter»
Mme. Stojko Ludmila
Locataire depuis 30 ans, Ludmila vivait auparavant avec sa mère au 48 rue de la Ré-publique. Etant donné que c’est son quartier d’enfance, elle n’a jamais voulu s’éloigner, le cadre de vie de la République ne lui a jamais déplu jusqu’à ce jour. 2 Aujourd’hui, elle habite avec son mari et son îls dans un T3 de 89m de superîcie dont le loyer est de 375 € et 133 € de charge.
Ludmila a vécu le changement radical du quartier, l’avant et l’après. Malheureusement, elle rest aujourd’hui un peu chagrinée à la vu du manque de convivialité de la rue, qui pourtant à l’époque en débordait. « Avant dans le quartiers on était une grande famille […] aujourd’hui, mon mari ne sait même plus où aller boire le café »
Elle ne comprend pas la stagnation de la rue vis a vis des commerces et espère tout de même une évolution.
Dupont-Jaulmes Flora, Garay Naomi, Biot Kevin
Il y a 5 ans, les propriétaires, Nouveaux Lo-gis Provençale, ont eectué de gros travaux aîn de rénover et d’améliorer l’habitat aux normes de confort. Ludmila et sa famille, étant déjà dans l’appartement, n’ont connu que des changements partiels. Ces travaux n’ont constitué qu’à la mise aux normes sa-nitaires. Malgré Ludmila ne s’en plaint pas et heureuse d’avoir pu garder les moulures au plafond.
La famille Zecevic est maintenant satisfaite de leur appar-tements et s’y sent bien. Au îl des années les objets et autres biblos se sont accumulés dans l’appartements, bien que ceux-ci n’atteignent pas la hauteur du plafond(3,50m).
ENSAM MONTPELLIER
L’immeuble lui parait très correct et elle apprécie le respect qu’il y a entre les voisins. Néanmoins lors des travaux eectués par les propriétaires,on lui a condamné sa porte d’entrée qui donnait sur la rue Jean Trinquet. De ce fait, son adresse a changé et son immeuble s’est lié au 50 rue de la République. Cela ne lui a pas vraiment causé de problème hormis le fait qu’elle ne peut plus avoir un accès direct à sa porte d’entrée avec sa voiture.
30Jan - 4Feb. 2016
Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République  «Mode d’habiter»
Mme. Benzema Rachida
La famille Benzema s’est installée dans cet appartement il y a 18 ans. Ils résidaient auparavant dans la Joliette dans un appartement plus vétuste et plus petit, d’où leur volonté de déménager ainsi que pour des raisons înancières. 2 Actuellement cette famille vit à six dans un appartement type T3 de 72mdans des conditions dé-plorables.
Contrairement à la plupart des appartements de l’immeuble, il n’y a eu aucuns travaux de réno-vations înancés par les propriétaires. La seule la restauration faite jusqu’à ce jour a été celle de la cuisine ainsi qu’une misérable salle d’eau, encore une fois, ces travaux ont été eectué dans le seul but de mise aux normes des logements. De plus la famille de Rachida après des mois d’attentes a G S P u b l si h re E n nig e.0 9 3 . 1 0 0 . 9 5 pu obtenir une réfection des son profond, alors même qu’il tombait en lambeaux. La plupart des autres travaux eectué dans l’appartement ( peinture, mise en état du salon ) ont été înancés et faits par la famille Benzema. Actuellement, le loyer est dans la moyenne de l’immeuble, c’est à dire de 550€ charge comprises mais celle-ci n’a pas subit de rénovations comme les autres appartements.
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Dupont-Jaulmes Flora, Garay Naomi, Biot Kevin
Malgré la situation précaire de la famille Benzema, Rachida ne veut pas déménager. Préférant habiter dans le centre
« Je ne veux pas aller dans les quartiers Nord, là bas ce sont des fous […] pour le même prix ici, on est dans le centre »
Pour ce qui est de l’immeuble, ils sont satisfaits. Ils n’ont eu aucuns soucis de voisinages, ils déînissent les lieux comme un endroit calme, agréable et propre. Tout en contrario avec l’ensemble de l’appartement. Idéalement, ils envisagent de déménager vu leur condition de vie dans cet appartement trop petit pour cette famille. Mais des raisons înancières font qu’ils ont des diïcultés à trouver mieux. La rue de la République leur convient, et ils voudraient trouver un nouvel appartement dans le quartier. Ils trouvent les commerces du coin bien trop chers. Mais l’accès au tram leur permet de circuler facilement dans la ville.
ENSAM MONTPELLIER
30Jan - 4Feb. 2016
Workshop: Résistance et disparition de la ville populaire / Enquête sur le cadre de vie, rue de la République  «Mode d’habiter»
Mme. Shima
Rencontrée dans la cour commune nous avons appris que la famille Shima s’est installée depuis 5 ans dans l’immeuble. L’appartment occupé est un logement rénové depuis peu, selon Mme Shima celui ci est«grand, isolé et lumineux». Mme Shima voit le quartier en évolution, pour elle le quartier ne peut que se requaliîer, tout y est propice à une bonne vie quartier, avec les tram et les nouveaux de la Joliette et les terrasses du port.
«Avec le vieux port et la Joliette, la rue de la République va forcément vivre un jour»
La famille s’est installée pour les loyers modérés, pour elle l’immeuble comporte ce quelqu’un peut attendre d’un loge-ments. Mais plus encore, le voisinage est«sympathique».
Conclusion
Monique
Monique, 61 ans, bientôt retraitée, loge au 3eme étage de l’immeuble. Elle fait partie de la population expulsée lors des grands travaux de réhabilitation et s’est fait reloger dans ces logements sociaux il y a maintenant une dizaine d’années. Femme militante au quotidien, elle se sent concernée par les problèmes subsistants dans son quartier a l’inverse de son voisinage. Son appartement qu’elle considéré en bon état fut rénové avant son arrivé ( mur en placo ect...). Pour son déménagement tous les frais ont été exonéré ainsi qu’un gratiîcation de 1000e pour ce geste.
Jeune couple
ENSAM MONTPELLIER
Également rencontré dans la cour, le jeune de couple dit être ici depuis 4 ans. Celui ci ne nous a pas caché de s’y être pour les prix attractifs. De plus la jeune femme, nous a infor-mé que leur dossier avait été retenu grâce à leur statut de fonctionnaires. En eet la jeune femme nous a expliqué que les fonction-naires pouvait avoir une priorité sur l’information des ores de locations de cet immeuble ainsi qu’une priorité pour y accé-der.
De plus ce jeune couple est installé dans un appartement entièrement rénové depuis peu. D’après eux, l’immeuble est tout à fait convenable à ce qu’ils aiment. Ainsi que le quartier, celui-ci est tout à fait vivant à leur goût et n’ont apparemment pas connaissance des problèmes anté-rieurs et encore d’actualité liés au quartier.
Cependant malgré l’activité de la rue, la jeune femme se di-sait ne pas être sereine le soir venu.
«Je ne me vois pas rentrer toute seule le soir...»
Après avoir observé ces diérents cas, on a pu constater dans un premier temps que chaque habitant ne se sentaient pas concernés par les événements de la même manière. En eet, certains locataires de longue date (comme Mme Ludmila) n’ont pas eu aaire à des problèmes d’habitat, étant donné qu’ils n’ont pas été concernés par les expulsions et relogements, leur immeuble est uniquement devenu logement social et leur habitat inchangé , ou très peu. Or, d’autres cas tels que Alexandre R. ou Monique R. ont vécu l’expulsion et se sont fait reloger dans cet HLM . Aujourd’hui après cet incident déplorable ces derniers sont devenus militants. « Le voisinage est sympathique , mais c’est dommage qu’il n’y ait pas plus de militants aîn de pouvoir organiser des réunions . Je ne les sens pas concernés par les événements .» Monique R.
Cependant , la majorité des personnes rencontrées sont venues s’installer dans cet immeuble pour raison înancières dû au bas prix des loyers. En revanche, concernant la rue et l’ambiance , tous les habitants avec qui nous avons pu nous entretenir, ressentent ce manque de vie dans la rue , et les anciens regrettent la belle époque. Ils espèrent tous voir une évo-lution , notamment au niveau des commerces et de la vie de quartier.
Dans un second temps , et pour répondre à notre étude , on constate un traitement diérencié notable du bailleur . En eet , malgré la satisfaction de Ludmila ,heureuse d’avoir pu bénéîcier ,même partiellement, de petit rénovations , on peut déduire que les habitants qui logeaient là avant les événements du quartier , n’ont pas bénéîcié d’autant de rénovations que les autres appartements de l’immeuble . Cette hypothèse est soutenue par Mme. Benzema , qui en comparant avec certains voisins plus récents , était insatisfaite de l’état de son appartement. En eet les nouveaux arrivants bénéîcient de logements refait à neuf. Nous pouvons donc supposer que le bailleur réhabilite les appartements dans le but d’attirer les locataires plus solvables. Ce qui met une fois de plus en avant la volonté d’une gentriîcation.
Dupont-Jaulmes Flora, Garay Naomi, Biot Kevin
30Jan - 4Feb. 2016