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Statu quo autour d'un squat - article ; n°1 ; vol.136, pg 27-37

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Description

Actes de la recherche en sciences sociales - Année 2001 - Volume 136 - Numéro 1 - Pages 27-37
Statu quo im Umfeld eines besetzten Hauses Die Untersuchung, die uber einen « Squatt » in den Nord- vierteln von Paris gefuhrt wurde, zeigt, wie die staatlichen Vertreter sich an Situationen anpassen, deren ôffentliche Verwaltung nicht klar geregelt ist. Analysiert werden die « privaten Verwaltungsformen » (der Quartiersvereine), welche im Hinblick auf die « Ohnmacht » der ôffentlichen Gewalt eine kompensatorische Funktion ubernehmen sol- len. Als Symptom des Verfalls eines Viertels kristallisiert sich am « Squatt » das Verlassenheits- und Deklassierung- sgef?hl der Einwohner aus. In gleicher Perspektive bes- chreibt die Untersuchung auch die Strategien, welche die Hausbesetzer entwickelt haben, um auf die liber sie gebil- deten Urteile EinfluS zu gewinnen.
Statu quo around a squat This study of a northern Paris squat allows the author both to show the adaptations made by representatives of the State when faced with situations whose public management is unclear and to study the « private forms of management » (local associations) which step in to replace public authorities judged to be weak : a symptom of local deterioration, the squat focuses residents' feelings of abandonment and downward social mobility. In the same line, this study enables the author to analyze squatter strategies for impinging on the way they are seen.
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié par
Publié le 01 janvier 2001
Nombre de lectures 30
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Extrait

Madame Isabelle Coûtant
Statu quo autour d'un squat
In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 136-137, mars 2001. pp. 27-37.
Citer ce document / Cite this document :
Coûtant Isabelle. Statu quo autour d'un squat. In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 136-137, mars 2001. pp. 27-
37.
doi : 10.3406/arss.2001.2708
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arss_0335-5322_2001_num_136_1_2708Zusammenfassung
Statu quo im Umfeld eines besetzten Hauses.
Die Untersuchung, die über einen « Squatt » in den Nordvierteln von Paris geführt wurde, zeigt, wie die
staatlichen Vertreter sich an Situationen anpassen, deren öffentliche Verwaltung nicht klar geregelt ist.
Analysiert werden die « privaten Verwaltungsformen » (der Quartiersvereine), welche im Hinblick auf
die « Ohnmacht » der öffentlichen Gewalt eine kompensatorische Funktion ubernehmen sollen. Als
Symptom des Verfalls eines Viertels kristallisiert sich am « Squatt » das Verlassenheits- und
Deklassierungsgefühl der Einwohner aus. In gleicher Perspektive beschreibt die Untersuchung auch die
Strategien, welche die Hausbesetzer entwickelt haben, um auf die über sie gebildeten Urteile Einfluß zu
gewinnen.
Résumé
Statu quo autour d'un squat.
L'enquête menée sur un squat situé dans le nord de Paris permet à la fois de montrer comment
s'adaptent des représentants de l'État confrontés à des situations dont la gestion publique n'est pas
clairement explicitée et d'étudier « les formes de gestion privée » (celles des associations de quartier)
qui se donnent pour fonction de suppléer les pouvoirs publics jugés défaillants : symptôme de la
dégradation d'un quartier, le squat focalise en effet le sentiment d'abandon et de déclassement des
habitants. Dans la même perspective, cette enquête permet aussi d'analyser les stratégies mises en
œuvre par les occupants du squat pour agir sur les jugements à leur égard.
Resumen
Statu quo en torno a una vivienda ocupada ilegalmente.
La investigation llevada a cabo en una vivienda ilegalmente ocupada del norte de Paris permite mostrar
de que manera se adaptan los représentantes del Estado cuando tienen que afrontar situaciones no
previstas explicitamente por la gestion publica. A la vez, háce posible estudiar las « formas de gestion
privada » (las de las asociaciones barriales) que se constituyen para suplir a los poderes públicos, cuya
action consideran deficiente. En la ocupación de viviendas, sintoma de la degradation de un barrio, se
condensa la sensation de abandono y pérdida de position social de sus habitantes. Desde esta misma
óptica, la investigation también permite analizar las estrategias que emplean los ocupantes ilegales de
las viviendas para reaccionar ante el enjuiciamiento que trae aparejada su conducta.
Abstract
Statu quo around a squat.
This study of a northern Paris squat allows the author both to show the adaptations made by
representatives of the State when faced with situations whose public management is unclear and to
study the « private forms of management » (local associations) which step in to replace public
authorities judged to be weak : a symptom of local deterioration, the squat focuses residents' feelings of
abandonment and downward social mobility. In the same line, this study enables the author to analyze
squatter strategies for impinging on the way they are seen.:
:
:
Isabelle Coûtant
STATU QUO
AUTOUR D'UN SQUAT
proche en proche du squat au voisinage, puis aux
associations de quartier, et enfin à quelques représent
ants de l'État, les uns et les autres étant inégalement sociale rénovation attiré années a matière une des spéculation urbaine fraction quartiers conjuguée d'urbanisme des du immobilière arrondissements nord à classes ont la politique et modifié de moyennes des l'est la dix de parisiens. morphologie populaires la dernières et Ville supér en La a susceptibles de défendre des normes plus ou moins
institutionnalisées auxquelles les squatters doivent se
conformer pour être tolérés.
ieures. Mais certaines zones préemptées par la munic Les élus et le commissaire de police de l'arrondiss
ipalité ont été « gelées » du fait de la chute des prix ement semblent tout ignorer ou presque du squat étu
immobiliers les projets ont été abandonnés et les dié. Cette méconnaissance ne suffit pas pour autant à
bâtiments se sont dégradés, certains ont été squattés. censurer un discours normatif et stéréotypé sur la réa
Le quartier étudié illustre ces évolutions. Aujourd'hui lité supposée qui oscille entre commisération et sti
encore composé d'une majorité d'ouvriers et d'em gmatisation. L'élu communiste, adjoint à la jeunesse,
ployés, il a vu une partie d'entre eux se replier vers les prenant la défense des squatters, dresse un tableau
banlieues moins onéreuses et céder la place à de nou misérabiliste de leurs conditions de vie, se porte
veaux habitants issus de classes plus favorisées l. garant de leur moralité. Il souhaiterait que ces familles
Quelques îlots ont fait l'objet de déclarations d'utilité soient relogées dans le quartier, mais s'avoue impuiss
publique les secteurs en cours d'aménagement ou ant pour engager une procédure de ce type. L'adjoint
d'acquisition sont réparables aux fenêtres murées de à l'urbanisme, homme de gauche qui a toujours vécu
certains immeubles et aux terrains restés en friche. dans l'arrondissement, s'en prend à la politique du
Dans l'un des immeubles préemptés par la Ville, maire de Paris et se montre outré à l'idée que la Ville
quatre familles se sont installées au cours du second puisse exiger un loyer des squatters « pour des locaux
semestre 1995. Après un procès en décembre 1996, aussi insalubres ». À l'opposé, le commissaire définit
elles ont été condamnées à verser un loyer mensuel de d'emblée le squat comme une menace pour l'ordre
1 500 francs au Trésor public mais au moment de l'e social et la santé publique. Cependant, il nuance ses
nquête (de novembre 1997 à avril 1998), aucune
famille ne s'acquittait de cette somme. La situation
semblait néanmoins stabilisée, les employés munici 1 - La zone de référence repérée par l'INSEE, en moyenne moins paux ne passant que pour contrôler les logements « populaire » que le quartier étudié, comportait malgré tout 18,3 %
encore vacants et empêcher toute nouvelle installation. d'ouvriers, 13,9 % d'employés et 6,4 % de personnels de service en
1954. Si ces deux dernières catégories sont demeurées stables jusPour que la violation d'une norme (ici l'occupation qu'en 1982, les ouvriers, en revanche, ont vu leur part dans la populillégale d'un logement) soit dénoncée, il faut tout ation active se restreindre à 13,4 %, tandis que les professions
libérales et les cadres supérieurs passaient de 2,8 % à 6 % et les cadres d'abord qu'elle soit perçue comme telle. Or l'éventual
moyens de 6,5 % à 9 %. Les chiffres obtenus avec la nouvelle nomencité de cette perception dépend de nombreux para lature confirment cette évolution au cours de la dernière décennie
mètres, à commencer par les efforts déployés par les employés et ouvriers représentent 26,4 % de la population active de
la zone en 1990 contre 30,6 % en 1982, tandis que les cadres et prodéviants eux-mêmes pour « ne pas se faire remar
fessions intellectuelles supérieures progressent de 7,4 % en 1982 à quer ». Par ailleurs, même si la situation est perçue 12,8 % en 1990. Dans la même zone, les étrangers sont passés de
comme anormale par tel ou tel, encore faut-il qu'ils 3,4 % de la population en 1954 à 9,2 % en 1968 pour atteindre
19,2 % en 1990. Le quartier comprend aujourd'hui plus de 30 % aient intérêt à dénoncer la transgression. Il faut enfin d'étrangers dans les îlots regroupant les habitats les plus vétustés qu'ils soient entendus par les agents en mesure (plus du quart des logements de ces îlots comporte une installation
d'intervenir. Ainsi l'investigation s'est-elle étendue de sanitaire défectueuse).
27 :
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Isabelle Coûtant
propos au cours de l'entretien en fonction de ce qu'il position spécifiques sur les problèmes du quartier, et
perçoit des attentes de l'enquêteur. Ainsi cherche-t-il à proposent des analyses divergen

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