Une émigration très encadrée par les institutions
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A La Réunion, comme aux Antilles, les difficultés d'insertion économiques des jeunes arrivant en nombre sur un marché du travail au dynamisme insuffisant sont incontestablement, depuis les années soixante, la cause première de l'organisation de leurs départs vers la métropole. Cette émigration a toujours constitué un enjeu socio-politique majeur. Cela explique que son organisation et son développement n'ont jamais été laissés à la seule initiative des populations concernées, mais ont résulté, pour l'essentiel, d'une politique volontariste des pouvoirs publics.

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Langue Français

Exrait

dos sier Mi grants de retour
Une émi gra tion très
La Réu nion, comme aux Antil - chan ge ment d’objec tif. L’accent est mis
les, les dif fi cul tés d’inser tion sur l’inser tion sociale des émi grés ins tal- A éco no mique des jeu nes arri vant lés en métro pole, le main tien des liens
en nombre sur un mar ché du tra vail avec le dépar te ment d’ori gine et les
au dyna misme insuf fi sant sont incon - retours quand ils sont jugés néces sai res.
tes ta ble ment, depuis les années soixante,
-Mais les émeu tes urbai nes de 1991 pla la cause pre mière de l’orga ni sa tion de
cent de nou veau la ques tion du départ des leurs départs vers la métro pole. Cette
jeu nes au centre des préoc cu pa tions. Ilémi gra tion a tou jours cons ti tué un enjeu
s’agit à la fois de réduire le désé qui libresocio-poli tique majeur. Cela explique
entre l’offre et la demande sur le mar chéque son orga ni sa tion et son déve lop pe -
du tra vail et de pré ve nir les cri ses socia -ment n’ont jamais été lais sés à la seule
les et poli ti ques. Cette nou velle inci ta tion ini tia tive des popu la tions concer nées,
au départ, encou ragée par des repon sa- mais ont résul té, pour l’essen tiel, d’une
bles poli ti ques locaux, est relayée parpoli tique volon ta riste des pou voirs
l’ANT et le CNARM (comi té natio nalpublics. La po pu la tion étudiée d’accueil des Réu nion nais en mobi li té).
Les migra tions mar quent de manière déter - Le concept de “mobi li té” qui place le
L’ étude porte sur les «migrants de mi nante la vie d’un très grand nombre de départ dans la pers pec tive d’un retourretour», c’est-à-dire les natifs de La famil les réu nion nai ses. Elles demeu rent pro fi table, rem place alors dans leRéu nion qui, ayant effec tué au moins
au cœur de l’his toire de l’île. Elles nour - discours offi ciel celui d’émigration.un séjour de plus 6 mois hors du
ris sent l’ima gi naire col lec tif en mythes et dépar te ment, sont reve nus s’ins tal ler
Les recen se ments de la popu la tion reflè -en peurs, sus ci tent des pas sions par foisdans l’île, et y rési daient au moment
tent les effets de ces fluc tua tions poli ti -de l’enquête DEMO97. Le séjour pris extrê mes et sont au centre du débat
ques sur les mou ve ments migra toi res desen compte est le der nier effec tué par public sur l’ave nir de La Réu nion.
la per sonne inter rogée. Ain si, pour natifs de La Réu nion. Les départs et le
On peut esti mer qu’un Réu nion nais surune per sonne ayant effec tué deux défi cit migra toire ont été à leur maxi-
séjours de plus de 6 mois hors du quatre a, au cours de sa vie, fait une mum entre 1974 et 1982. A cette époque
dépar te ment, le pre mier pour étu des, expé rience durable d’émi gra tion. Si l’on près de 7 000 Réu nion nais quit taient leur
le second pour motifs professionnels, ajoute aux 70 000 natifs de La Réu nion -île chaque année et un peu plus d’un mil seul le second sera retenu. qui ont décla ré en 1997 avoir quit té leur lier reve naient. Depuis, les départs ont
Nous avons éli mi né de l’échan til lon île pour une période d’au moins six mois, dimi nué tan dis que les retours aug men-
les enfants qui accom pa gnent leurs ceux recen sés en métro pole en 1990 taient régu liè re ment.
parents dans leur migra tion, pour nous (93 000), on arrive à un mini mum de
inté res ser exclu si ve ment aux migrants Depuis 1990 les jeu nes Réu nion nais ont163 000. Les uns ont choi si de reve nir au
adul tes âgés de 20 ans et plus. Nous conti nué de par tir, avec par fois despays, les autres de vivre encore en dehors n’avons donc consi dé ré que ceux qui enfants en bas âge. Ces départs se lisentde l’île.ont pris per son nel le ment la déci sion
sur le solde migra toire par âge, même side migrer. Ils sont au nombre de
l’on ne peut pour l’ins tant dis tin guer les64 500 après extra po la tion de Un volon ta risme
l’échan til lon, soit 17 % des natifs de natifs. C’est en effet à l’âge de vingt ans
ins ti tu tion nel durable20 ans et plus rési dant à La Réu nion
en 1997.
A par tir du début des années soi xante
l’Etat engage dans l’ensemble des DOM
une poli tique volon ta riste d’enco ura ge -
ment au départ vers la métro pole. Créé
spé cia le ment à cette fin, le Bumi dom pre -
nait en charge les voya ges effec tués au
titre des pla ce ments et de la for ma tion
pro fes sion nelle, ain si que les regrou pe -
ments fami liaux. Dès les années soixante-
dix l’image du Bumi dom s’est dégradée
dans la com mu nau té réu nion naise ; on lui
reproche les pro blè mes d’inser tion sociale
et indi vi duelle que ren con trent les émi -
grés. Ces pro blè mes ne feront que croître
après 1975 avec la crise éco no mique. En
1982 la créa tion de l’ANT (agence natio - Les dé parts et le dé fi cit mi gra -
toire ont été à leur maxi mumnale pour la pro mo tion et l’inser tion des
entre 1974 et 1982tra vail leurs d’Outre mer) témoigne d’un
12dos sier
encadrée par les institutions
Le pre mier apport de l’enquête Démo97 d’émi gra tion, les fem mes appa rais sent
-est de confir mer le rôle pré pon dé rant de tou jours plus nom breu ses que les hom
l’armée dans l’orga ni sa tion de l’émi gra- mes, y com pris dans les départs pour rai -
tion des jeu nes Réu nion nais. C’est en sons pro fes sion nel les.
effet pour accom plir leurs obli ga tions
Ce rôle majeur du ser vice mili taire dansmili tai res que ces jeu nes ont le plus sou -
l’orga ni sa tion, la com po si tion et la dyna -vent quit té l’île pour la métro pole. Plus -mique de l’émi gra tion des hom mes réu d’un tiers (36 %) des migrants de retour
nion nais est ample ment sou li gné parrepé rés par l’enquête décla rent avoir
l’ana lyse, selon le sexe, des moda li tés de émi gré dans ce cadre, contre 27 % pour
départ et des durées de séjour. Plus de lades rai sons d’emploi et 15 % par le biais
moi tié (54 %) de ceux repé rés pardu regrou pe ment fami lial. L’action de
l’enquête ont quit té La Réu nion pour lal’armée a donc été presqu’aus si impor -
métro pole dans ce cadre. Ils n’étaient
tante que celle du Bumi dom que l’on
que 25 % à émi grer (sou vent pris enévoque pour tant plus fré quem ment. On
charge) pour recher cher un emploi etremar que ra aus si que seu le ment 12 %
seu le ment 10 % pour pour suivre leursEntre 1990 et 1999 les jeu nes des migrants de retour décla rent être par -
Réu nion nais ont conti nué à par - étu des.tis pour pour suivre des étu des. Les autres
tir en grand nombre.
rai sons ne moti vent que 10 % des -Du côté des fem mes, c’est le regrou pe
départs. ment fami lial qui a cons ti tué la pre mière
moda li té de départ (36 %) sui vi de laque le solde migra toire s’ins crit le plus Cette ges tion ins ti tu tion nelle des départs
recherche d’un emploi (30 %) et, pournet te ment au pro fit des départs. Les marque tous les aspects de la dyna mique
moi tié moins, la pour suite des étu des-entrées ne dépas sent les sor ties qu’à par migra toire, depuis sa com po si tion socio-
(15 %).tir de vingt-cinq ans, signe pour l’essen - démo gra phique jus qu’aux durées de
tiel d’un retour des étu diants et des jeu - séjour, en pas sant par les dates de retour
nes ayant ache vé leurs obli ga tions Des retours plus tar difsà La Réu nion. Si les résul tats obte nus sur
mili tai res en métro pole. Ce n’est que tous ces points témoi gnent de la grande pour les fem mes
vers trente ans qu’elles devien nent réel - diver si té des expé rien ces indi vi duel les,
le ment plus impor tan tes que les départs. ils reflè tent sur tout les gran des ten dan ces Les dif fé ren ces des durées de séjour -
Elles tra dui sent alors autant, voire plus, qui ont pré si dé à l’orga ni sa tion de ces beau coup plus lon gues pour les fem mes
l’ins tal la tion de nou veaux immi grants é mi gra tions et à leur dérou le ment. que pour les hom mes - obéis sent à la
dans l’île que le retour de natifs. Le même logique. L’enquête révèle en effet En témoigne en pre mier lieu, la pré sence second pic maxi mum obser vé à l’âge de que 85 % des migrants de retour par tisn et te ment majo ri taire des hom me sdix ans sou ligne que ces nou veaux dans le cadre mili taire sont reve nus(67 %) par mi les migrants de retour.immi grants et ces adul tes réu nion nais de moins de deux ans après leur départ,Con trai re ment aux appa ren ces, cetteretour sont aus si parents de jeu nes sitôt ache vées leurs obli ga tions mili tai -forte mas cu li ni té ne tra duit ni une incli -enfants. Au-des sus de qua rante ans la
na tion plus grandecourbe s’adou cit ; après cin quante ans
des hom mes réu- les sol des devien nent négli gea bles et les
-nion nais à l’émi flux cer tai ne ment peu impor tants. Les
gra tion, ni lesretours à l’âge de la retraite de Réu nion-
effets d’une quel- nais ayant fait toute leur car rière hors de
conque con traintel’île sont encore peu nom breux.
socio-cul tu relle qui
aurait frei né celle
L’armée, des Réu nion nai ses.
grande pour voyeuse Elle témoigne avant
tout de l’action dede migrants
l’armée dans l’orga-
nisa tion des départs.Si de mul ti ples fac teurs se conju guent
-Hors ser vice natio pour moti ver l’émi gra tion, son orga ni sa -
nal, la part destion et par suite sa struc tu ra tion col lec -
hom mes par mi les
tive se sont limi tées, dans le cas réu nion -
migrants de retournais, à quatre gran des moda li tés : le n’est que de 48 %.
ser vice mili taire, la recherche d’un Dans tou tes les
emploi, le regrou pe ment fami lial et la Les hom mes sont plus nom breux par mi les mi grants de autres moda li tés
re tour, ils sont aus si plus jeu nes.pour suite des étu des.
13dos sier
sco laire (16-24 ans). En dépit des années
pas sées hors de l’île, les migrants de
retour conser vent les traits de cette sélec - Entretion.
La sur re pré sen ta tion des “21-50 ans” par -
mi eux est donc une consé quence logique haque migra tion est per son nelle
de la ges tion ins ti tu tion nelle mise en et cons titue une expé rience unique.
œuvre à comp ter de la fin des années C Cha cun s’y engage avec ses rai -
soixante. Elle résulte de la com po si tion sons pro pres, son capi tal social et ses
par âges des émi grés et de leurs durées carac té ris ti ques par ti cu liè res, même si
de séjour. Au-delà de cin quante ans, les les choix indi vi duels sont sou vent
dif fé ren ces avec les “non-migrants” moins libres qu’il n’y paraît. Ils sont,
s’estom pent tant dans la répar ti tion selon en effet, for te ment dépen dants de
le sexe que pour la struc ture par âge. l’envi ron ne ment socio-poli tique, des
La pre mière cause de mi gra tion équi li bres éco no mi ques, de l’ori gine
des hom mes est le ser vice mi li -
sociale des pro ta go nis tes et des poli ti- taire, pour les fem mes c’est le Les Réu nion nai ses
ques publi ques mises en œuvre. Enre grou pe ment fa mi lial. s’ins tal lent plus sou vent consé quence, quoi qu’ils par ta gent le
en France métro po li taine même espoir de pro mo tion, tous, loin
res. Tan dis que plus de la moi tié de de là, ne tirent pas le même pro fit de
Les recen se ments effec tués en métro poleceux qui ont émi gré pour rai sons pro - leur émi gra tion. Si pour cer tains les
depuis 1975 ont mis en lumière unefes sion nel les ou dans le cadre d’un chan ces de réus site sont réel les, les ris -
crois sance continue de la part des fem- regrou pe ment fami lial sont res tés plus ques d’échecs et de frus tra tions ne le
mes dans la popu la tion réu nion naise quide huit ans loin de La Réu nion. En sont pas moins pour beau coup.
y est ins tallée : en 1990, on comp tait 86consé quence, les fem mes sont presque
Réu nion nais pour 100 Réu nion nai ses.deux fois plus nom breu ses que les hom - Situa tion pri vi légiée
Cette pré sence majo ri taire des fem mes en mes (36 %, contre 20 %) à avoir vécu
pour les étu diantsmétro pole s’explique moins par leurplus de huit ans hors de La Réu nion
arrivée en plus grand nombre que par des de retour au pays avant d’y reve nir. A l’inverse, un tiers
ins tal la tions dura bles plus nom breu ses.de ces der niers est res té moins d’un an
Pour être bien com prise, elle doit être L’effet posi tif de la migra tion effectuéesur le lieu d’émi gra tion contre 16 % des
rap prochée des condi tions dans les quel - pour pour suivre des étu des appa raît net fem mes. -
les se sont effec tués leurs départs et de la te ment dans le pro fil du groupe 1. Ce
Au total, deux grou pes se dis tin guent dyna mique migra toire qui en a résul té. groupe ras semble une majo ri té de
qui, ensemble, for ment plus de la moi tié migrants ayant quit té La Réu nion pourAux condi tions déjà sou li gnées d’orga ni -de la popu la tion étudiée. Le pre mier, -faire des étu des (55 %). Ils sont net te sa tion et de struc tu ra tion de leur émi gra -com po sé de ceux ayant vécu plus de ment plus jeu nes que les autres grou pes,tion (regrou pe ment fami lial ou recherche huit ans hors de La Réu nion, réu nit sur - la moi tié d’entre eux a entre vingt etd’emploi accom pa gnés de durées detout les migrants par tis pour rai sons vingt-neuf ans et la pro por tion de jeu nesséjour lon gues) se sont ajou tées des stra -pro fes sion nel les ou pour motif fami lial. fem mes y est impor tante (42 %). Ils fontté gies matri mo nia les spé ci fi ques. PlusUn migrant de retour sur quatre est dans -par tie d’une vague d’émi gra tion pos té sou vent que les hom mes elles sont par -ce cas. A l’autre extrême, le second rieure à 1980 et leur durée de séjour enties en accom pa gnant un conjoint métro -groupe ras semble les migrants par tis métro pole se situe entre un et trois ans.po li tain ou se sont mariées avec un non-moins d’un an : ils sont trois sur dix Leur qua li fi ca tion est net te ment supé- Réu nion nais après leur ins tal la tion dans
dans ce cas. Une partie de ces retours rieure à celle des autres grou pes : 77 %l’hexa gone. Ces stra té gies ont par fois étépr é co ces peut être qua lifiée de for te ment sug gé rées, comme le prou vent ont le bac ou un diplôme supé rieur, 16 %
“retour-échec” tra dui sant des dif fi cul tés ont un diplôme pro fes sion nel (CAP/les inci ta tions fai tes à une époque pourd’inser tion en métro pole. Depuis 1990, encou ra ger les allian ces entre des Réu - BEP) et seuls 7 % n’ont aucun diplôme.
les séjours de moins d’un an sont en nion nai ses et des agri cul teurs métro po li -
forte aug men ta tion avec le pas sage du Leur niveau de qua li fi ca tion faci lite gran -tains du centre de la France. Là encore,
ser vice mili taire de 12 à 10 mois. de ment leur inser tion sur le mar ché dules choix indi vi duels même les plus inti -
tra vail à leur retour. Près des deux tiers-mes n’échap pent pas aux effets struc tu En com pa rai son des natifs res tés à La occu pent actuel le ment un emploi, le plusrants des dyna mi ques col lec ti ves et ins ti -Réu nion, la popu la tion des migrants de sou vent qua li fié : un sur deux est cadretu tion nel les. nretour n’est pas seu le ment moins fémi - moyen ou supé rieur. Ils sont, dans leur
nisée, elle est aus si plus jeune. Ce der - Claude-Va len tin MARIE qua si-tota li té, ins tal lés en couple, avec
nier trait témoigne - à plu sieurs années et Franck TEMPORAL des enfants à charge pour la majo ri té
d’inter valle - des ponc tions très sélec ti - d’entre eux. Ils vivent sur le lit to ral et
ves opé rées sur la popu la tion réu nion - plu tôt dans le nord du dépar te ment. Mal -
naise en vue de l’émi gra tion. Le choix a gré la jeu nesse du groupe, on note que
alors qua si exclu si ve ment por té sur les six sur dix sont pro prié tai res de leur loge -jeu nes ayant pas sé l’âge de l’obli ga tion ment ; si la majo ri té réside en mai son
14dos sierMi grants de re tour
pro mo tion et précarité
indi vi duelle, ils sont 25 % à habi ter un Le groupe 3 est le plus impor tant de moins d’un an). Au moment de
-immeuble col lec tif, du fait d’une ins tal la la popu la tion étudiée (31 %). Dans ce l’enquête, 42 % des mem bres de ce
tion plus fré quente en ville. groupe 55 % des indi vi dus sont par tis à groupe ont décla ré être au chô mage.
l’occa sion de leur ser vice mili taire. Ils Leur niveau de for ma tion semble cons -
sont pra ti que ment tous reve nus après ti tuer à cet égard un han di cap impor -Les «retours-échecs» de
1980, et pour plus de la moi tié tant. Plus de la moi tié n’a aucunjeu nes sans qua li fi ca tion
1990. Ce groupe est qua si uni que ment diplôme et à peine plus d’un sur dix est
com po sé d’hom mes, sou vent jeu nes et titu laire du bac ca lau réat ou d’un diplômeEn oppo si tion aux étu diants de retour le
dont la durée de séjour en métro pole a d’étu des supé rieu res.
groupe 2 com po sé en majo ri té de fem mes été plu tôt courte (46 % y sont res tés(54 %), esquisse le pro fil de migrants en
dif fi cul té après un séjour hors de l’île. Ce
groupe ras semble des migrants plu tôt
jeu nes (41 % de 20-29 ans) dont le retour Les ré sul tats de l’ana lyse fac to rielle des
est récent puisque près de six sur dix sont cor res pon dan ces mul ti ples
reve nus après 1990. Leur séjour en
métro pole a été rela ti ve ment court : un - -L’ana lyse confirme l’in fluence dé ter mi quit tent leur île dans l’es poir d’une in ser
sur trois y est res té moins d’un an et un nante dans les si tua tions ob ser vées au - tion éco no mique plus fa vo rable en mé tro -
-sur deux moins de trois ans. Cette migra jourd’hui des fac teurs qui, en amont, ont pole de celle des jeu nes adul tes dont le
-tion récente a été sur tout motivée par le pré si dé à l’émi gra tion que re couvre la va dé part est mo ti vé par la pour suite de
-riable “mo tifs et mo da li tés d’or ga ni sa leurs étu des. regrou pe ment fami lial et le ser vice mili -
tion”. Comme le montre le gra phiquetaire, dans une moindre mesure le tra vail. Con sé quence du point pré cé dent, l’axecette va riable oriente les deux axes de la
ver ti cal fonc tionne aus si comme un axere pré sen ta tion, sou li gnant ain si son ef fetA leur retour, ces jeu nes hom mes et fem - d’op po si tion des in di ca teurs de “qua li fi ca -struc tu rant dans la di ver si té des si tua- mes qui, pour plus de la moi tié (52 %), tion” et de “si tua tion fa mi liale”. Ain si les-tions ob ser vées. Cette re pré sen ta tion au
sont dépour vus de toute qua li fi ca tion, di plô més vi vant seuls se re trou vent lo gi- to rise ain si quel ques cons tats ma jeurs
que ment du côté des mi grants les pluséprou vent de gran des dif fi cul tés à s’insé - qui confir ment les gran des li gnes de
jeu nes dont le dé part a été en ga gé pourrer sur le mar ché du tra vail. Ils comp tent l’ana lyse des crip tive pré cé dente.
des rai sons d’étu des, tan dis qu’à l’autredans leurs rangs 53 % de chô meurs, soit
Elle montre d’abord une op po si tion ex trême se concen trent les non-di plô -
le plus fort taux des six grou pes pré sen tés marquée des mo da li tés de l’émi gra tion més, plus âgés, qui vi vent en couple
ici. Cette pré ca ri té est sur tout pré ju di - se lon le sexe et l’âge. L’axe ho ri zon tal avec en fants.
ciable aux fem mes qui vivent sou vent op pose ain si les hom mes dont l’émi gra-
Le der nier cons tat renvoie à leur si tua tion tion en mé tro pole s’est ef fectuée dans leseu les (53 %) avec, pour beau coup, des
éco no mique une fois réins tal lés à Lacadre du ser vice mi li taire aux fem mesenfants à charge. Réu nion. Cette va riable oriente net te- par ties par le biais du re grou pe ment fa -
ment l’axe ho ri zon tal, en op po sant lesmi lial. Pour sa part, l’axe ver ti cal dis -Même s’il est par mi les moins nom breux -“mi grants-re tours” les plus âgés, au tingue l’émi gra tion de qua dra gé nai res qui ce groupe reflète une ten dance récente de jourd’hui à la re traite, à l’en -
l’émi gra tion réu nion naise. On y trouve semble des ac tifs au sein
des quels on de vra dis tin guerl’exemple de ces “retours-échecs” qui
ceux qui ont un em ploi defont suite à une émi gra tion mal pré parée,
ceux qui en cher chent en -
mal gérée et, somme toute, inop por tune. core.
En règle géné rale, les pro ta go nis tes n’en
La clas si fi ca tion opéréetirent aucun béné fice, ni en métro pole
grâce aux sept «va ria bles ac -durant le peu de temps qu’ils y res tent, ni -ti ves» de l’ana lyse en com po
à leur retour sur l’île où ils retrou vent, san tes mul ti ples a per mis de
sou vent plus accentuée, la pré ca ri té de cons ti tuer six «grou pes-type»
pré sen tés dans un pre mierleur situa tion anté rieure.
t a bleau ci-après. Un deuxième
ta bleau com plète cette ty po-
Les sui tes pré cai res de logie en y ajou tant des «va -
ria bles sup plé men tai res» qui“l’émi gra tion mili taire”
por tent sur le lo ge ment, la
durée de mi gra tion et la lo ca-
Les retours de ser vice mili taire se carac - li sa tion géo gra phique des mi -
-té ri sent aus si par une réin ser tion éco no grants de cha cun de ces six
grou pes. Ces va ria bles pré ci- mique plu tôt défa vo rable. Ce fait semble
sent la si tua tion des mem -avoir une cer taine cons tance dans le
bres de cha cun des six grou -temps puis qu’il appa raît dans deux grou - pes à la date de l’en quête
pes qui se dis tin guent par l’âge et DEMO97.
l’époque de la migra tion.
15dos sier
A l’évi dence l’émi gra tion en métro pole, Les grou pes-type de “mi grants de re tour” à par tir des sept va ria bles ac ti ves
et tout par ti cu liè re ment sous l’égide de
l’armée, ne leur a été d’aucun béné fice.
Groupe Groupe Groupe Groupe Groupe Groupe Ensem-
Le temps qu’ils y ont pas sé n’a pas 1 2 3 4 5 6 ble
favo ri sé leur pro mo tion, ni même leur
qua li fi ca tion. Ils retrou vent à leur retour Poids 18 % 9 % 31 % 9 % 11 % 22 % 100 %
la même pré ca ri té, avec sou vent plus de
Rai sons de la mi gra tionres pon sa bi li tés fami lia les. Tous vivent
1 - Etu des 55,3 0,0 0,0 9,8 0,0 3,2 11,4actuel le ment en couple, avec pour la
2 - Ser vice mi li taire 16,4 34,1 55,3 44,1 34,4 27,1 36,9plu part des enfants à charge, dont un
3 - Tra vail 11,1 30,7 26,4 29,1 46,7 27,3 26,8
tiers plus de trois. Ils ne sont que 11 % 4 - Re grou pe ment fa mi lial 17,2 35,2 18,3 17,1 18,9 42,4 24,9
à ne pas en avoir. La moi tié des mem -
-bres de ce groupe habite dans des mai Sexe
sons indi vi duel les en dur dont ils sont 1 - Homme 58,1 46,2 98,9 75,8 48,9 67,0
100,0
2 - Femme 41,9 53,8 1,1 24,2 51,1 33,0pro prié tai res, et près de un sur quatre
occupe une “case tra di tion nelle”. On
note à cet égard qu’une bonne part Age
1 - 20 à 29 ans 49,1 41,0 40,1 20,6 0,0 4,3 27,6(30 %) s’est ins tallée (ou réins tallée)
2 - 30 à 39 ans 32,1 36,2 58,8 26,4 0,0 11,8 32,1dans les Hauts de l’île.
3 - 40 à 49 ans 17,6 22,0 1,0 21,2 100,0 13,6 21,8
4 - 50 ans ou plus 1,2 0,8 0,0 31,8 0,0 70,3 18,5Les mem bres du groupe 4 ont aus si
effec tué leur migra tion dans le cadre du
Fa mille ser vice mili taire. Il s’agit donc d’hom -
1 - Homme seul yc mo no par 0,8 5,2 0,0 100,0 0,0 0,0 8,8mes de tous âges, mais dont près d’un
2 - Femme seule yc mo no par 13,1 52,6 0,7 0,0 0,2 14,0 14,6
tiers est âgé de cin quante ans ou plus. 3 - Couple 86,1 42,2 99,3 0,0 99,8 86,0 76,6
La plu part sont ren trés à La Réu nion
entre 1980 et 1995, mais un tiers est Nombre d'en fants
reve nu avant 1980. S’agis sant du temps 1 - Au cun 15,2 6,3 10,8 80,7 2,0 33,9 21,3
pas sé hors de l’île ces migrants se 2 - 1 ou 2 en fants 57,3 60,4 56,2 14,7 51,0 43,2 49,7
3 - 3 en fants ou plus 27,5 33,3 33,0 4,6 47,0 22,9 29,0répar ti ssent en parts presque égales aux
deux extrê mes : un sur trois est res té
Di plôme moins d’un an en émi gra tion, tan dis
1 - Sans di plôme, CEP 6,7 52,2 53,0 60,1 65,0 74,2 51,2qu’un sur quatre a atten du plus de huit
2 - CAP, BEP, BEPC 16,3 29,4 45,6 23,9 29,3 18,1 29,1ans avant de reve nir au pays. Les autres
3 - BAC ou plus 77,0 18,4 1,4 16,0 5,7 7,7 19,7
ont des durées de séjour très varia bles
dans l’inter valle de un an à sept ans.
Acti vi té
1 - Actif oc cu pé 60,6 39,9 58,0 38,6 70,9 19,4 48,2Depuis leur réins tal la tion sur l’île, leur
2 - Chô meur 13,8 53,0 41,9 33,4 29,1 6,2 27,8
situa tion appa raît dans l’ensemble plu - 3 - Etu diant, mil du cont 20,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 3,6
tôt pré caire. Ils ont en com mun de vivre 4 - Re trai té, inac tif 5,3 7,1 0,1 27,8 0,0 74,4 20,4
seuls, en marge de toute vie fami liale
quel que soit leur âge et leur situa tion
sociale. Ils sont géné ra le ment peu qua li -
L’étude des pro fils typefiés et un tiers d’entre eux est au chô -
mage. Les condi tions de loge ment de
cer tains témoi gnent de leurs dif fi cul tés : Les mé tho des d’ana ly ses des don nées sont les plus adap tées à cette re -
quel ques-uns (3 %) vivent dans une cherche. En par ti cu lier l’Ana lyse Fac to rielle des Cor res pon dan ces Mul ti ples
(AFCM ou ACM) et la Clas si fi ca tion Ascen dante Hié rar chique (CAH) qui per -habi ta tion de for tune de type bidon ville,
met tent d’abord, d’iso ler les va ria bles dis cri mi nan tes dans la po pu la tiond’autres (9 %) sont logés à titre gra tuit.
étudiée, puis, dans un se cond temps, de dis tin guer plu sieurs grou pes en fonc -Ils sont plus d’un tiers à habi ter une
tions des ca rac té ris ti ques rap pro chant les in di vi dus.case tra di tion nelle.
Une ana lyse fac to rielle des cor res pon dan ces mul ti ples a donc été ef fectuée
avec pour va ria bles ac ti ves les in di ca teurs qui jouent un rôle es sen tiel dans
Un iti né raire favo rable
l’émi gra tion des Réu nion nais. Ces in (au nombre de sept) les dé cri-
pour les migrants des vent sous les an gles dé mo gra phi ques (sexe, âge), pro fes sion nels (type d’ac ti -
vi té) et fa mi liaux (type de mé nage, nombre d’en fants). Les sept “ va ria bles ac ti -années soixante-dix
ves” de cette clas si fi ca tion sont dé tail lées dans le ta bleau ci-des sus.
Les migrants qui sont par tis dans les A par tir de ces “va ria bles ac ti ves” de l’ana lyse en com po san tes mul ti ples, il a
-années soixante-dix pour trou ver du tra été pro cé dé à une clas si fi ca tion com plé men taire en «grou pes type» ras sem -
blant les in di vi dus en fonc tion de leurs ca rac té ris ti ques com mu nes. Ces grou vail ont eu un iti né raire plus favo rable -
pes doi vent être suf fi sam ment con tras tés pour dé ga ger des pro fils moyens seque ceux qui sont par tis pour faire leur
dif fé ren ciant net te ment les uns des au tres. On pré sente à titre in di ca tif le poidsser vice mili taire. Ils sont repré sen tés
re la tif de cha cun de ces grou pes.par le groupe 5, qui tota lise près de
11 % des effec tifs des migrants de
16dos sier
Les six grou pes-type de “mi grants de re tour” Ils sem blent avoir pro fi té au mieux de
la période de plein emploi en métro pole à par tir des va ria bles sup plé men tai res
et sont par tis avant que ne se fas sent
sen tir les effets les plus néga tifs de la
Groupe Groupe Groupe Groupe Groupe Groupe Ensem- crise éco no mique. Ils ont alors pu valo -
1 2 3 4 5 6 ble
ri ser sur le mar ché local les savoir-faire
acquis à l’exté rieur. En dépit de leurDurée de la mi gra tion
-1 - Moins d'un an 31,5 31,5 46,2 31,2 31,6 15,7 32,6 faible niveau de qua li fi ca tion, leur réin
2 - De 1 à 3ans 22,6 19,4 13,9 22,0 12,5 27,3 19,4 ser tion éco no mique a été plu tôt posi -
3 - De 3 à 5 ans 14,0 13,1 7,5 9,8 8,4 11,6 10,3 tive. Beau coup ont retrou vé faci le ment
4 - De 5 à 8 ans 14,6 13,4 15,1 11,4 7,4 12,7 13,1 un emploi et ils sont encore nom breux à
5 - Plus de 8 ans 17,3 22,6 17,3 25,5 40,1 32,7 24,5 occu per aujourd’hui des pos tes de
cadres moyens (38 %). Très sou vent
Lo ge ment
pro prié tai res de leur loge ment (72 %),1 - Ha bi ta tion de for tune 0,2 0,8 0,8 2,7 0,8 0,6 0,8
2 - Immeuble 25,0 33,9 19,3 22,8 9,0 11,8 19,1 -ils rési dent prin ci pa le ment sur le lit to
3 - Mai son in div en dur 58,9 38,6 55,9 40,5 71,5 61,2 56,5 ral, au sud et à l’est de l’île, dans une
4 - Case tra di tion nelle 15,9 26,8 24,0 34,0 18,6 26,3 23,6 mai son indi vi duelle en dur (72 % ). Ils
-y vivent en couple, avec une des cen
Année de re tour dance nom breuse : un sur deux a la
1 - Avant 1970 0,8 0,8 0,1 17,9 3,9 29,9 8,8 charge de trois enfants ou plus.
2 - Entre 1970 et 1980 10,7 7,9 4,5 15,7 43,2 16,2 13,9
3 - Entre 1980 et 1990 30,6 32,8 41,2 25,0 32,0 24,8 32,5
4 - Entre 1990 et 1995 38,6 44,6 41,9 30,7 17,4 22,6 33,5 Les migrants les plus
5 - Après 1995 19,3 13,9 12,2 10,6 3,5 6,5 11,2
anciens sont déjà
à la retraiteCa té gorie so cio-
pro fes sion nelle (1)
1 - Agri cul teur 0,8 0,5 3,5 2,2 5,1 1,5 2,4 Le groupe 6, qui réu nit envi ron 22 %
2 - Chef d'en tre prise 3,8 1,3 4,6 3,3 4,9 2,1 3,6 des migrants de retour, ras semble les
3 - Cadre su pé rieur 11,4 2,4 0,8 2,7 2,7 2,3 3,5
pro ta go nis tes d’un cou rant de migra tion 4 - Cadre moyen 39,0 28,9 23,7 19,6 35,9 11,0 25,1
ancien, dont la grande majo ri té (70 %)5 - Ou vrier 6,0 5,2 25,0 11,7 22,5 3,3 13,6
6 - Chô meur (1) 13,2 49,1 37,2 29,1 25,6 7,0 25,3 est âgée de cin quante ans ou plus, ce
7 - Etu diant 19,4 1,8 0,8 0,0 0,0 0,0 3,9 qui explique la forte pro por tion par mi
8 - Re trai té, inac tif 6,4 10,8 4,3 31,5 3,3 72,8 22,5 eux de retrai tés ou d’inac tifs (74 %). Ce
groupe com prend un nombre impor tant
Sta tut d'oc cu pa tion de fem mes, dont l’émi gra tion s’est
1 - Pro prié taire 59,0 43,6 57,3 55,7 72,5 70,5 60,9
effectuée p rin ci pa le ment dans le2 - Lo ca taire 35,3 52,5 37,7 35,3 24,6 25,6 34,2
cadre du regrou pe ment fami lial. Elles3 - Logé gra tui te ment 5,7 4,0 5,0 9,0 2,9 3,9 4,9
for ment aujourd’hui l’essen tiel du
groupe des inac tifs en qua li té de “fem -Re cherche un em ploi
1 - à la re cherche 19,2 55,1 47,0 35,9 29,7 9,3 31,6 mes au foyer”. Si l’âge éle vé de ce
2 - ne re cherche pas 80,8 44,9 53,0 64,1 70,3 90,7 68,4 groupe explique la forte pro por tion de
non-diplô més (74 %), ils comp tent tout
Mi cro ré gion de même dans leurs rangs 13 % de
1 - Est 23,7 24,4 27,6 23,9 28,3 23,4 25,5 cadres moyens ou supé rieurs et seu le -
2 - Nord 27,1 27,3 14,4 19,8 12,1 17,2 18,7 ment 7 % de chô meurs. 3 - Ouest 21,0 18,1 19,8 23,1 20,3 17,6 19,7
4 - Sud 28,2 30,2 38,1 33,1 39,3 41,7 36,1 Leur émi gra tion a été rela ti ve ment
longue, puisque presque six sur dix ont
Hauts/Bas vécu plus de trois ans en métro pole
1 - Les hauts 15,2 17,6 30,4 30,4 31,8 29,4 26,5
avant de reve nir à La Réu nion, et même 2 - Les bas 84,8 82,4 69,6 69,6 68,2 70,6 73,5
plus de huit ans pour un tiers d’entre
eux. A noter qu’une bonne part (trois
-(1) Les dif fé ren ces cons ta tées pour la caté gorie “chô meurs” entre caté gorie socio-pro fes sur dix) était déjà rentrée avant les
sion nelle et Acti vi té s’expli quent par le codage des varia bles. Les CSP sont codées à par tir
années soixante-dix. A leur retour, ils se de la variable d’acti vi té cal culée alors que le type d’acti vi té est codé à par tir de la variable
sont ins tal lés de pré fé rence dans le sud
d’acti vi té déclarée.
de l’île (42 %), où ils vivent en mai son
indi vi duelle en dur, dont ils sont le plus-retour. Ce groupe est exclu si ve ment groupe, com po sé aux trois quarts d’hom sou vent pro prié tai res (70 %). Neuf sur-com po sé d’adul tes d’âge mûr (qua rante à mes, per sonne n’est par ti pour des rai dix vivent en couple et 43 % ont encore
qua rante-neuf ans). La moi tié d’entre eux sons d’études. Ils sont pour la plu part
un ou deux enfants à charge. n(47 %) est partie en métro pole pour y ren trés à La Réu nion dans les années
trou ver un emploi, à une période où les soixante-dix et quatre-vingts, après avoir Claude-Va len tin MARIE

et Fran çois CHEVALIERdéparts pris en charge par le Bumi dom séjour né plus de huit ans hors de l’île
attei gnaient leur maxi mum. Dans ce (40 %).
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