Vision - compte-rendu ; n°1 ; vol.56, pg 118-145
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Description

L'année psychologique - Année 1956 - Volume 56 - Numéro 1 - Pages 118-145
28 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié par
Publié le 01 janvier 1956
Nombre de lectures 27
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Exrait

E. Baumgardt
Y Galifret
Henri Piéron
1° Vision
In: L'année psychologique. 1956 vol. 56, n°1. pp. 118-145.
Citer ce document / Cite this document :
Baumgardt E., Galifret Y, Piéron Henri. 1° Vision. In: L'année psychologique. 1956 vol. 56, n°1. pp. 118-145.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1956_num_56_1_8858— Psychophysiologie sensorielle II.
1° Vision
DENTON (E.). — On the orientation of molecules in the visual rods of
« Salamandra maculosa » (L'orientation des molécules dans les bâtonnets
de maculosa). — J. Physiol., 1954, 124, 17-18.
L'auteur analyse l'état du pourpre visuel dans les bâtonnets. Il
reprend l'étude de Schmidt (1938) en étendant la mesure jusque dans
l'ultraviolet proche et en opérant par photographie.
Avant le blanchissement, l'absorption lumineuse atteint son max
imum quand le plan de polarisation de la lumière utilisée est perpendic
ulaire à l'axe longitudinal du bâtonnet. Ceci est vrai dans le vert
(X ^ 0,5 y.) aussi bien que dans l'ultraviolet (X <~ 0,36 [i).
Mais, immédiatement après blanchissement en lumière blanche
intense, la situation change très sensiblement. L'absorption dans le
vert étant alors devenue très faible, sa dépendance avec le plan de pola
risation n'est plus que difficilement reconnaissable. Par contre, dans le
violet et l'ultraviolet, l'absorption augmente et la différence entre les
deux plans principaux de polarisation devient encore plus marquante.
Pendant les 30 minutes suivant le blanchissement, deux processus se
poursuivent. Le premier, plus rapide, fait disparaître toute variation
en fonction du plan de polarisation, quelle que soit la longueur d'onde
utilisée. Le second se manifeste par une chute très importante du taux
d'absorption dans le violet et l'ultraviolet.
Conclusion : le pourpre visuel des bâtonnets blanchis fournit des
produits absorbant fortement dans le bleu et dans l'ultraviolet ;
l'orientation de ces sous-produits est la même que celle du pourpre.
Puis, l'orientation de ces dérivés disparaît en même temps que leur
coloration.
E. B.
ARDEN (G. B.). — Light-sensitive pigment in the visual cells of the
frog (Le pigment photo-sensible des cellules visuelles de la grenouille).
— - The dark reaction in visual cell suspensions (La réaction non
photo-chimique dans les suspensions de cellules visuelles). — - A narrow-
band pigment present in visual cell (Un pigment à bande
étroite présent dans les de cellules visuelles). — J. Physiol.,
1954, 123, 377-385, 386-395 et 396-408.
Kühne (1873) a fait l'hypothèse du processus photochimique cyclique :
pourpre, orangé, jaune visuel, blanc visuel et retour, à partir de l'obser* PSYCHOPIIYSIOLOGIE SENSORIELLE 119
vation de rétines, mais, dit A., tous les travaux qui ont suivi ont été
faits sur du pourpre rétinien en solution. Of, on he peut affirmer que les
réactions observées in vitro sont les mêmes que celles qui ont lieu à
l'intérieur des cellules. C'est la raison pour laquelle A. a repris l'étude
des transformations du pourpre sur des suspensions de segments externes
de bâtonnets. Il isole ces segments externes de la rétine de Rana tempo-
raria par agitations, centrifugations et entraînement par des solutions
de sucrose.
Alors que le maximum d'absorption de l'indicateur jaune (Lythgoe,
1937) est à 365 mu, résultat obtenu en solution, A. obtient pour les
suspensions éclairées un maximum à 390 mu. Or si, à ce moment, on fait
une extraction au chloroforme, on obtient un caroténoïde dont le
maximum d'absorption est à 390 mu, c'est le rétinène de Wald. Le
jaune visuel ou rétinène n'est donc pas l'indicateur jaune de Lythgoe.
A. pense que l'indicateur jaune ne se forme pas in vivo et est dû au fait
que le pourpre est en solution purifiée. Par ailleurs, le jaune visuel
obtenu dans les suspensions est très instable - — alors que l'indicateur
jaune est le dernier terme des décompositions — et donne vite un corps
incolore absorbant dans PU. V. Si à ce stade on fait l'extraction au
chloroforme on obtient un maximum voisin de 330 mu caractéristique
de la vitamine A. La réaction de transformation du rétinène en vita
mine A est une réduction, comme Wald l'a montré en faisant varier
le pH ou en inhibant l'action de la déshydrogénase par le fluorure de
sodium. Or A. note que les ions fluorure introduits dans la suspension
sont pratiquement sans effet sur la vitesse de décomposition du jaune
visuel, il en conclut que l'enveloppe des segments externes est imper
méable (une solution hypêrtortique de sucrose est également sans effet
sur l'hydratation des segments).
A. note également que le maximum d'absorption des suspensions
avant éclairement est à 511 nia alors que pour le pourpre en solution le
maximum est à 502 mu. Par blanchissement monochromatique, il montre
que les suspensions contiennent deux pigments, l'un dont le maximum
d'absorption est en deçà de 510 mu et l'autre dont le est
au delà de 518 mu. La lyse des segments externes par la digitonine fait
disparaître le second maximum et amène le premier à 502 mu. Il y a
donc au moins deux pigments dans les suspensions, le pourpre rétinien
et un autre dont, par calcul, on peut préciser qu'il a une bande d'absorpt
ion étroite avec maximum à 535 mu et est plus sensible à la
lumière que le pourpre. Il est peu probable que ce pigment provienne
des cônes, il se trouverait dans des bâtonnets particuliers ; cette dernière
vue est confirmée avec une méthode toute différente — purement photo
graphique — par Denton.
Y. G.
RUSHTON (W. A.). — The measurement of rhodopsin in the living
eye (La mesure du pourpre visuel dans Vœil vivant). — Acta Physiol. ■
120 ANALYSES BIULIOG -1! APÜI Q Ij KS
Scand., 1953, 29, 16-18. — CAMPBELL (F. W.), RUSHTON (W. A.).
— The measurement of rhodopsin in the human eye (La mesure du
pourpre visuel dans Vœil humain). — J. Physiol., 1954, 126, 36-37.
— RUSHTON (W. A.), CAMPBELL (F. W.). — Measurement of
rhodopsin in the living human eye (La mesure du pourpre visuel dans
Vœil humain vivant). — Nature, 1954, 174, 1096-1099. — RUSHTON
(W. A.), CAMPBELL (F. W.), HAGINS (W. A.), BRINDLEY (G.
S.). — The bleaching and regeneration of rhodopsin in the living eye
Of the albino rabbit and Of man (Le blanchissement et la régénération
du pourpre visuel dans l'œil vivant du Lapin albinos et de V Homme).
— Optica Acta, 1955, n° 4, 183-190.
Une première analyse des importants travaux de Rushton et de son
école sur la nature et la densité des pigments photosensibles dans l'œil
intact (L'année psychologique, 1955, 55, fasc. 1, 157-158) avait donné un
bref aperçu de ce que cette application de l'optique et de l'électronique
à la biochimie est capable de fournir. Un perfectionnement inlassable de
son dispositif permet à Rushton de préciser ses résultats, d'où la menace
des artefacts de la biochimie classique est bannie.
La densité du pourpre rétinien dans l'œil du lapin et dans l'œil de
l'homme varie en fonction de l'adaptation à la lumière et le rhodopsi-
nomètre de Rushton permet de suivre très exactement cette variation,
aussi bien que celle qui correspond à l'adaptation à l'obscurité (régé
nération).
Chez l'homme, une difficulté particulière consiste en ce que son
epithelium pigmentaire noir réfléchit très peu de lumière. Néanmoins,
les auteurs tournent cette difficulté de façon si astucieuse que la sensi
bilité de leur dispositif leur permet des enregistrements tout à fait
satisfaisants.
Sur l'homme on présente une carte rétinienne de densité du pourpre
rétinien. Elle coïncide pratiquement avec la numération bien connue des
bâtonnets (0sterberg).
Si la régénération du pourpre après blanchissement est assez
rapide (7 minutes dans l'obscurité suffisent à régénérer 50 % du pourpre),
la sensibilité se rétablit bien plus lentement. C'est là une justification
des doutes que depuis 15 ans certains ont émis quant à la réalité de la
liaison directe entre sensibilité et densité de pourpre rétinien. Certes, une existe, mais elle est de nature excessivement non linéaire et subit
de profondes altérations pendant l'adaptation à la lumière et à l'obs
curité.
E. B.

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