APPLICATION SIG rivière du Belon – Etude de cas
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APPLICATION SI G ri vière du B elon – E tude de casCette appl ication v ise 2 obj ectifs : - amener les enseignants à c omprendre le SIG comme un out il pe rtinent d’ai de à la décision - intégrer pr ogressivement cet out il dans l’ enseignement.Publics visés : enseignants en B TS G PN, G EMEAU, ou B AC ST AE – pos sibilité de m ises en œuvre av ec de s élèves, chefs d’e xploitation, di recteurs d’é tablissement…Précautions : bien évidemment cette application dans la réalité n’a de sens que si elle est intégrée dans une opération plus large type bassin versant ; pour simplifier le cas, nous n’av ons volontairement dé taillé qu’une par tie de la pr oblématique réelle.Cette étude de cas est inspirée de vrais problèmes rencontrés sur de nombreux bassins versants. Pour faciliter le recueil d’i nformations, nous avons choisi la rivière du Belon sur laquelle di vers travaux pr éventifs sont dé jà e ngagés .Les données concernant les exploitants agricoles étant confidentielles nous nous sommes basés sur di vers cas d’e xploitations existants sur d’aut res sites.ProblématiqueD epuis quelques années, les ostréiculteurs exploitants de la rivière du belon s’inquiètent du devenir de l eurs e xploitations s ur c e s ite.Ils constatent une dégradation continue de la qualité de l’e au et un envasement de plus en plus important de la rivière qui les ont déjà obligés à installer des bassins d’a ération insubmersibles pour être conformes à la réglementation en ...

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Langue Français

Exrait

APPLICATION SIG rivière du Belon – Etude de cas
Cette application vise 2 objectifs :
-
amener les enseignants à comprendre le SIG comme un outil pertinent d’aide à la
décision
-
intégrer progressivement cet outil dans l’ enseignement
.
Publics visés : enseignants en BTS GPN, GEMEAU, ou BAC STAE – possibilité de mises en
œuvre avec des élèves, chefs d’exploitation, directeurs d’établissement…
Précautions : bien évidemment cette application dans la réalité n’a de sens que si elle est
intégrée dans une opération plus large type bassin versant ; pour simplifier le cas, nous
n’avons volontairement détaillé qu’une partie de la problématique réelle.
Cette étude de cas est inspirée de vrais problèmes rencontrés sur de nombreux bassins
versants. Pour faciliter le recueil d’informations, nous avons choisi la rivière du Belon sur
laquelle divers travaux préventifs sont déjà engagés .
Les données concernant les exploitants agricoles étant confidentielles nous nous sommes
basés sur divers cas d’exploitations existants sur d’autres sites.
Problématique
Depuis quelques années, les ostréiculteurs exploitants de la rivière du belon s’inquiètent du
devenir de leurs exploitations sur ce site.
Ils constatent une dégradation continue de la qualité de l’eau et un envasement de plus en plus
important de la rivière qui les ont déjà obligés à installer des bassins d’aération
insubmersibles pour être conformes à la réglementation en vigueur (
obligation de retremper
les coquillages 48 heures dans ces bassins).
La rivière est actuellement classée en B.
Si rien n’est fait sur l’ensemble du bassin versant,
la rivière pourrait évoluer vers un
classement en zone C, condamnant à terme la production d’huîtres du Belon sur sa « terre
d’origine ». (
Lors d’un classement en C, l’obligation de trempage des coquillages passe de
48 heures à 2 mois avec purification intensive).
Les politiques actuelles se mobilisent autour de l’huître qui a fait la renommée de la rivière et
décident de mettre en place un
projet de revalorisation de « l’huître du Belon ». Cette
revalorisation nécessite de réfléchir un programme de restauration de la qualité de la rivière,
dont les principaux problèmes sont :
-
d’une part l’envasement de la rivière
-
d’autre part la qualité d’eau, nitrate, phosphate et bactériologie. (
On ne note pas des
concentrations hors normes en métaux lourds)
Un animateur a été chargé de mettre en place un Système d’Information Géographique sur
l’ensemble du bassin versant pour comprendre ce qui se passe sur cette rivière et pour pouvoir
à terme proposer des mesures de restauration.
Le premier constat que l’on peut faire est :
-
Les terres agricoles occupent 80% environ du bassin versant
-
les terres bordant la rivière sont des terres agricoles.
David Cheynel - CFPPA Rennes le Rheu / Armelle Lainé Penel – Cempama Fouesnant
Construction du projet
Pour trouver quelques mesures d’urgence, l’animateur
s’intéresse dans un premier temps
au volet agricole proche de la rivière et plus particulièrement dans la zone des 500
mètres
correspondant à la réglementation en vigueur sur les épandages agricoles qui spécifie
que « les épandages sont interdits dans la zone des 500 mètres de l’activité ostréicole ».
L’idée de ce premier travail est de dresser un état des lieux de cette zone sensible, de
comprendre les pratiques des agriculteurs et d’essayer de définir des différents niveaux de
risques pour l’activité ostréicole.
Volontairement nous ne nous intéresserons pas à la notion de « pratiques à risques » qui
interpellent les pratiques agronomiques des exploitants.
L’application présentée ici n’est développée que sur la commune de Riec sur Belon.
L’animateur « enquête » et recherche différentes données pour pouvoir réaliser son projet :
-
les noms des différents exploitants concernés par l’interdiction d’épandage
-
leurs comportements vis à vis de la réglementation en vigueur
-
leur surface agricole utile (SAU) totale
-
l’utilisation des parcelles et le couvert végétal
-
la définition des pentes de la parcelle et le sens du labour…
…et dresse finalement une typologie de différentes situations de risque parcellaire pour la
rivière :
-
risque d’érosion,
lié à la pente de la parcelle : il y a situation de risque d’érosion des
terres lorsque la pente est supérieure ou égale à 5%
-
risque « cultural »
, lorsque la terre est cultivée parallèlement à la pente
-
risque de ruissellement
lorsque le sol est nu en hiver
-
risque d’épandages
lorsque il y a des épandages (illégaux) dans cette zone sensible.
Cette typologie lui permet par la suite de définir différents niveaux de risque pour proposer
des mesures d’urgence :
-
échelle de risque 4
: toutes les situations de risque sont présentes sur une même
parcelle
-
échelle de risque 3
: 3 situations de risque sont présentes sur une même parcelle
-
échelle de risque 2
: 2 situations de risque sont présentes sur une même parcelle
-
échelle de risque1
: une situation de risque est présente sur une même parcelle
-
échelle de risque 0
: aucune situation de risque n’est répertoriée sur la parcelle
David Cheynel - CFPPA Rennes le Rheu / Armelle Lainé Penel – Cempama Fouesnant
Mise en œuvre du projet
Pour répondre à notre problème de départ qui vise à trouver des mesures d’urgence pour
limiter la pollution de l’eau et l’érosion des terres, notre animateur renseigne les bases de
données avec les relevés de terrains.
Il a au préalable préparé différentes catégories de données liées à l’état initial du site
-
couche cadastrale de la zone concernée
-
les thèmes altimétrie, bâti, hydrologie de la BD.TOPO (copyright IGN)
-
la BD.ORTHOPHOTO (copyright IGN)
-
Les limites du bassin versant
BD TOPO, BS ORTHO correspondent à des bases de données délivrées par l’IGN
cf. vues : BD TOPO, BD. ORTHOPHOTO, parcelles de l’application
1) On pose ainsi
un premier niveau de requête
pour définir notre périmètre d’étude
représenté ici par toutes les parcelles incluses dans la zone des
500 mètres des activités
ostréicoles
.
D’autres types de réglementations par rapport aux épandages (bande des 200 mètres des
zones de baignade) auraient pu être croisées à cette première sélection mais la zone des 500
mètres inclut déjà une bonne partie des parcelles.
2) Un deuxième niveau de requête, des questions simples paramétrées faisant apparaître un
seul critère permettra de mettre en évidence les différentes situations de risques, soit :
- quelles sont les parcelles qui sont concernées par le risque d’érosion ?
- quelles sont les parcelles qui sont concernées par le risque cultural ?
- quelles sont les parcelles qui sont concernées par le risque de ruissellement ?
- quelles sont les parcelles qui sont concernées par le risque d’épandage ?
Cf. vues correspondantes aux différentes questions
Toutes les possibilités de questionnement ne sont pas explorés dans ce cas ; on pourrait sur
géoconcept ou d’autres SIG formuler diverses requêtes croisant les différentes situations de
risques. Exemple : quelles sont les parcelles en situation de « risque d’érosion» et en « risque
cultural » ?
3) Notre animateur n’en reste pas à ce 2
ème
niveau et pose un 3
ème
niveau de questionnement
qui va lui permettre d’évaluer le risque : la requête formulée est une requête multiparamètre
qui vise à questionner l’outil sur les 4 situations définies auparavant :
Quelles sont les parcelles qui sont en risque 0 ? en risque 1 ? en risque 2, 3 et 4… ?
cf. vue « évaluation du risque » qui fait apparaître le résultat de la requête
David Cheynel - CFPPA Rennes le Rheu / Armelle Lainé Penel – Cempama Fouesnant
Pistes de réflexion pour envisager les solutions…
Cette représentation cartographique permet ainsi de visualiser des zones ou le risque est réel
et proche.
On croise ce résultat avec des éléments du paysage qui peuvent avoir un rôle de lutte contre le
ruissellement à savoir «le boisement» qui intègre les bois et les bosquets présents sur notre
zone et le « réseau de lutte » qui intègre les bandes enherbées et les talus. Ces aménagements
réduisent déjà les risques d’érosion des sols et de pollutions des eaux par ruissellement.
1) Cette nouvelle représentation cartographique nous dresse un bilan des risques sur notre
zone d’étude et permettra de proposer des mesures d’urgence sur les zones de risque 3 ou 4.
On peut estimer que le risque sera moindre lorsque des talus ou boisement sont présents en
limites de parcelles…
2) En ce qui concerne les plans d’épandage, seuls 2 exploitants réalisent des épandages sur 4
parcelles. On note que ces parcelles se situent à proximité des sièges d’exploitation et qu’il
n’est pas toujours facile de trouver des terres aptes à l’épandage dans la région.
L’animateur se pose la question suivante pour les deux exploitants qui épandent sur des terres
sensibles: Quelle est la part de terre de leur SAU totale comprise dans la bande des 500m
(zone réglementaire) ?
Il constate alors pour l’un d’entre eux la surface des terres comprises dans le périmètre
d’étude représente plus de 40% de sa SAU totale.
Ainsi, pour répondre à cette problématique, il est possible dans le cadre d’une réglementation
en vigueur d’imaginer de nombreuses solutions :
-
interdiction d’exploiter des parcelles à risque fort,
-
passage à l’herbe d’une parcelle à risque,
-
la création de talus,
-
inviter les exploitants à revoir leur système d’exploitation,
-
proposer la révision du plans d’épandages des exploitants
-
changer les pratiques culturales des exploitants….
-
etc…
David Cheynel - CFPPA Rennes le Rheu / Armelle Lainé Penel – Cempama Fouesnant
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