En 1995, le MRN déposait une étude comparative des modes de dégagement  de la régénération forestière
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En 1995, le MRN déposait une étude comparative des modes de dégagement de la régénération forestière

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Rapport sur la situation actuelle des travaux sylvicoles, de l’arrérage et de la problématique de la main-d’œuvre en aménagement forestier au Québec Présenté à : Myco-Forestis Préparé par : Eric Normandin, ing.f. Groupement forestier Baie-des-Chaleurs 26 mai 2004 Table des matières Résumé ............................................................................................................................................1 1. Mandat ........................................................................................................................................3 2. La préparation de terrain par débroussaillement mécanique ...............................................3 3. Les plantations............................................................................................................................3 4. Le dégagement mécanique vs autres ........................................................................................5 5. Le dégagement de la régénération naturelle et de plantation ................................................6 5.1 Consultation des intervenants forestiers................................................................................8 5.1.1 En Gaspésie.....................................................................................................................8 5.1.2 Au Québec.......................................................................................................................9 5.1 ...

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Rapport sur la situation actuelle des travaux sylvicoles, de larrérage et de la problématique de la main-duvre en aménagement forestier au Québec
Présenté à : Myco-Forestis 
Préparé par : Eric Normandin, ing.f. Groupement forestier Baie-des-Chaleurs
26 mai 2004
Table des matières Résumé ............................................................................................................................................1 1. Mandat ........................................................................................................................................3 2. La préparation de terrain par débroussaillement mécanique ...............................................3 3. Les plantations............................................................................................................................3 4. Le dégagement mécanique vs autres ........................................................................................5 5. Le dégagement de la régénération naturelle et de plantation ................................................6 5.1 Consultation des intervenants forestiers ................................................................................8 5.1.1 En Gaspésie .....................................................................................................................8 5.1.2 Au Québec.......................................................................................................................9 5.1.3 Synthèse ........................................................................................................................10 6. Léclaircie précommerciale .....................................................................................................11 7. Larrérage de travaux sylvicoles(backlog)............................................................................11 8. La problématique de la main-duvre...................................................................................12 9. Conclusion.................................................................................................................................14 10. Bibliographie...........................................................................................................................15  Liste des tableaux en annexe TABLEAU1. HISTORIQUE DES TRAVAUX SYLVICOLES1970-2000AUQUÉBEC: PRÉPARATION DE TERRAIN ET TRAVAUX PRÉLIMINAIRES TABLEAU2. STATISTIQUES DES SUPERFICIES DE TRAVAUX DE PRÉPARATION DE TERRAIN PAR DÉBROUSSAILLEMENT MÉCANIQUE(HA)AUQUÉBEC CES DERNIÈRES ANNÉES TABLEAU3. STATISTIQUES DES SUPERFICIES DE PRÉPARATION DE TERRAIN EN FORÊT PRIVÉE SELON L'ANNÉE ET LES TYPES DE TRAVAUX TABLEAU4. HISTORIQUE DES TRAVAUX SYLVICOLES1970-2000AUQUÉBEC: RÉGÉNÉRATION ARTIFICIELLE TABLEAU5. STATISTIQUES DES SUPERFICIES COUVERTES EN REBOISEMENT(HA)AUQUÉBEC CES DERNIÈRES ANNÉES TABLEAU6. HISTORIQUE DES TRAVAUX SYLVICOLES1970-2000AUQUÉBEC: DÉGAGEMENT DE LA RÉGÉNÉRATION TABLEAU7. STATISTIQUES DES SUPERFICIES TRAITÉES EN DÉGAGEMENT DE LA RÉGÉNÉRATION (HA)AUQUÉBEC CES DERNIÈRES ANNÉES TABLEAU8. HISTORIQUE DES TRAVAUX SYLVICOLES1970-2000AUQUÉBEC: ÉCLAIRCIE PRÉCOMMERCIALE TABLEAU9. STATISTIQUES DES SUPERFICIES TRAITÉES EN ÉCLAIRCIE PRÉCOMMERCIALE(HA)AU QUÉBEC CES DERNIÈRES ANNÉES 
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Résumé  Des sommes importantes dargent sont investies chaque année au Québec pour le contrôle de la végétation compétitrice. La technique la plus utilisée depuis labandon des phytocides chimiques est le débroussaillement mécanique. Cette technique est utilisée pour la préparation de terrain, le dégagement de régénération naturelle et de plantation et léclaircie précommerciale. Durant les cinq dernières années (1997-1998 à 2001-2002), 4565 ha par année de terrain en moyenne ont été préparés en débroussaillement mécanique, majoritairement en forêt privée. De 1997-1998 à 2000-2001, on a reboisé en moyenne par année au Québec, en forêt publique, 66 632 ha en résineux et 546 ha en feuillus pour un total de 67 179 ha. Pour le même intervalle, on a reboisé en moyenne 14 332 ha par année en forêt privée, toutes essences confondues, pour un total dans toute la province (forêt publique et forêt privée) de 81 510 ha par année. En dégagement de régénération, les statistiques des cinq dernières années disponibles (1997-1998 à 2001-2002) démontrent quune moyenne de 30 415 ha par année ont été dégagés au Québec, soit 18 233 ha en forêt publique et 12 182 ha en forêt privée. Du total de 30 415 ha, une moyenne de 27 543 ha étaient du dégagement dans des plantations et 2872 ha du dégagement de régénération naturelle. Toujours durant ce même intervalle, on a effectué au Québec en moyenne par année 90 041 ha dEPC résineuse et 6727 ha dEPC feuillue pour un total de 96 768 ha.  Certaines conditions de sites font en sorte que plusieurs interventions de dégagement de la régénération (naturelle et plantation) sont nécessaires afin de rendre les plants libres de croître. En 1995, le MRN déposait uneÉtude comparative des modes de dégagement de la régénération forestière et de leurs impacts sur les composantes environnementales, économiques et sociales. Létude concluait que 53 % des superficies traitées une fois en dégagement nécessiteraient une deuxième intervention et 20 % une troisième. En tenant compte de la période où létude a été réalisée et des multiples changements en aménagement forestier survenus au Québec depuis 1995, il est plus réaliste de penser que les proportions de superficies nécessitant un 2e ou 3e dégagement ont diminué depuis. Néanmoins, des consultations avec divers intervenants forestiers au Québec ont permis de constater que certaines régions vivent des problématiques de végétation compétitive où deux et parfois trois dégagements sont nécessaires dans une grande proportion des superficies reboisées.
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En ajoutant à cela la possibilité dexistence de situations darrérages et les problématiques
connues de main-duvre en aménagement forestier, il devient important de prendre conscience
de lensemble de ces problématiques et denvisager
économiques et en harmonie avec lenvironnement.
des
solutions
durables,
efficaces,
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1. Mandat  Tracer le portrait de la situation actuelle au niveau des travaux sylvicoles pour lesquels il existerait un potentiel dutilisation de la pâte Myco-TechTM et faire le point sur la situation de larrérage(backlog)et de la problématique de la main-duvre au Québec.   2. La préparation de terrain par débroussaillement mécanique  Les superficies traitées en préparation de terrain de 1970 à 2000 furent de lordre de 1 329 000 ha1, représentant des coûts de 503 millions de dollars2 (Comité national sur lintensification de laménagement forestier, 2003). Ce traitement seffectue à laide de différentes techniques, soit le scarifiage, le déblaiement, le labour et le hersage, le débroussaillement mécanique et lélimination de tiges résiduelles. Le débroussaillement mécanique est très peu utilisé en forêt publique, mais beaucoup plus populaire en forêt privée3. Depuis 1995, près de 46 % des préparations de terrain en forêt privée ont été effectuées à laide de débroussaillements mécaniques sur léquivalent de 4796 ha par année en moyenne4(MRNFP (a), 2003). En 2001-2002, 3495 ha de préparation de terrain furent traités en débroussaillement mécanique sur forêt privée. En forêt publique, aucune superficie ne fut traitée en préparation de terrain avec débroussaillement mécanique en 2001-2002, seulement 6 ha en 2000-2001 et 28 ha en 1999-2000.   3. Les plantations  Le Comité national sur lintensification de laménagement forestier, dans son document intitulé Pistes dintensification de laménagement forestier en vue du maintien du niveau de développement économique des régions du Québec, trace lhistorique des travaux sylvicoles de                                                  1Voir tableau 1 en annexe 2En dollar constant de 2002 3Voir tableau 2 en annexe 4Voir tableau 3 en annexe
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1970 à 1999. Depuis les trente dernières années, on remarque en forêt publique une augmentation importante des superficies reboisées, alors que depuis les années 80, le coût moyen5à lhectare diminue graduellement, allant dune moyenne de 490 $/ha entre 1980 et 1989 à 321 $/ha en 20006. En forêt privée également, les superficies ont considérablement augmenté, mais le coût moyen à lhectare fut très variable durant les trois dernières décennies, passant de 191 $ à 400 $, à 271 $ puis, finalement, à 333 $ pour 2000. Depuis les années 70, 787 millions de dollars ont été investis en reboisement artificiel, soit 524 millions en forêt publique et 263 millions en forêt privée (Comité national sur lintensification de laménagement forestier, 2003). On estimait en 2002 que 15 % à 20 % des aires de récolte ne se régénèrent pas adéquatement et quon devait donc y planter des semis (Lambany, 2002).  Selon les statistiques du MRNFP7 (MRNFP, 2003), depuis 1998-1999, on reboise moins de superficies au Québec, tant en forêt publique quen forêt privée. Les superficies reboisées au Québec sont passées de 89 059 ha en 1998-1999 à 74 824 ha en 2001-2002. De plus, les prévisions sont de 60 888 ha pour 2002-2003 afin dobtenir les rendements fixés, tant pour les aires communes que pour les agences en forêt privée. En 2000-2001 sur forêt publique, on a reboisé 63 799 ha en résineux et 289 ha en essences feuillues. Au niveau des feuillus, cest la moitié moins que pour les trois années précédentes. Quoiquencore marginal, le reboisement feuillu occupe une plus grande proportion en forêt privée et des recherches sur le bouleau jaune et le chêne rouge montrent des résultats encourageants. Combinés à des techniques de récolte et de dégagement appropriées, ces résultats pourraient améliorer grandement le retour des feuillus dans les strates mélangées où lon remarque depuis plusieurs années un enrésinement qui est le résultat de pratiques actuelles et passées. La plantation de feuillus nobles sous couvert semble aussi offrir de belles perspectives.   
                                                 5En dollar constant de 2002  6Voir tableau 4 en annexe 7Voir tableau 5 en annexe
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4. Le dégagement mécanique vs autres  De 1987 à 1993, les phytocides chimiques constituaient le principal outil de lutte contre la végétation compétitive. Lutilisation de moyens mécaniques de dégagement a été en croissance rapide à partir de 1989 et est devenue en 1994 la technique la plus utilisée, devançant les phytocides (Lambany, 2002). Le plus grand changement concernant les travaux de dégagement de la régénération a donc été lengagement du gouvernement du Québec à enrayer lutilisation des phytocides chimiques dans les forêts du Québec dans le cadre de saStratégie de protection des forêts en 1995. Lobjectif fut atteint en 2001. Pour y parvenir, cette stratégie prévoyait un ensemble de solutions de rechange à lutilisation de phytocides afin de sassurer de linstallation et de la bonne croissance des semis. Parmi celles-ci, divers traitements visant à protéger et favoriser le développement de la régénération naturelle. Ceux-ci comprennent un recours progressif à la coupe avec protection de la régénération et des sols (CPRS), lintégration de la récolte des divers résineux au cours dune même année de coupe et la promotion de léclaircie précommerciale (EPC) qui favorise lutilisation de léclaircie commerciale et de la coupe progressive, deux traitements sylvicoles qui améliorent la régénération naturelle sous couvert et contrôlent le développement de la végétation compétitive (Lambany, 2002). Il faut ajouter à cela lutilisation et lharmonisation des opérations de préparation de terrain, de reboisement hâtif, dutilisation accrue de plants de forte dimension et du dégagement mécanique.  Le dégagement mécanique de plantations constitue la principale méthode de maîtrise de la végétation utilisée présentement au Québec (Roy et coll., 2003). Les études ont démontré le succès de ces traitements avec des gains de croissance en diamètre et des rythmes de croissance supérieurs à ceux des parcelles témoins. Cependant, la forte reproduction végétative (soit par rejets de souche, par drageonnement ou les deux à la fois) de plusieurs espèces compétitrices fait en sorte que la couverture végétale se reforme rapidement après la coupe des tiges (Roy et coll., 2003). Une deuxième intervention est parfois nécessaire et certaines situations nécessitent même un troisième dégagement, surtout en forêt mixte et feuillue et dans des friches reboisées.   
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5. Le dégagement de la régénération naturelle et de plantation  Il sest fait de plus en plus de dégagement de la régénération depuis 1970 en forêt publique et privée, passant de 18 000 ha, à 158 000 ha et 479 000 ha durant les trois dernières décennies8. Les coûts9 ont aussi augmenté jusquen 1999, en forêt publique, ils sont passés de 314 $/ha durant les années 70, à 580 $/ha durant les années 80 à 778 $/ha pour les années 90, alors quen forêt privée, les coûts sont restés assez stables durant 30 ans. Cela représente des investissements totalisant 470 millions de dollars10de 1970 à 2000 pour toutes les forêts du Québec. Les données pour 2000 montrent une diminution des coûts en forêt publique, mais une augmentation de ceux-ci en forêt privée (Comité national sur lintensification de laménagement forestier, 2003).  Depuis 2000, les superficies dégagées ont augmenté en forêt publique, de 15 347 ha en 2000-2001 à 20 966 ha en 2002-200311. Les données provisoires indiquent un total de 20 966 ha dégagés en 2002-2003, alors que 53 956 ha étaient prévus pour obtenir les rendements fixés dans les aires communes. Cela équivaudrait à un déficit de 32 990 ha. Dans le même ordre didées, le MRNFP a entrepris des démarches dans certaines régions afin de vérifier de plus près les besoins en dégagement que les bénéficiaires de Contrats dapprovisionnement et daménagement forestier (CAAF) proposent et réalisent. En Abitibi-Témiscamingue, on a dégagé moins de superficies que le prévoyaient les derniers Plans généraux daménagement forestier (PGAF). Le MRNFP a donc demandé aux bénéficiaires de CAAF de fournir des chiffres afin de prouver que les superficies prévues ne nécessitaient pas de dégagement (Bertrand Dufour, MRNFP, direction régionale Abitibi-Témiscamingue, comm. pers.). Par ailleurs, à lunité de gestion du Sagnenay-Sud et Shipshaw, les bénéficiaires ont reçu le mandat de sassurer que toutes les plantations avaient été dégagées si nécessaire et, sinon, y remédier (Luc Tremblay, MRNFP, unité de gestion du Saguenay-Sud et Shipshaw, comm. pers.). Aux directions régionales de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches et de lEstrie du MRNFP, on a mentionné quil existait quelques situations de rattrapage de suivi et de rattrapage de dégagement, mais représentant de faibles superficies (Pierre Faucher, MRNFP, comm. pers.). En forêt privée, les dernières statistiques
                                                 8Voir tableau 6 en annexe 9En dollar constant de 2002 10idem  11 Voir tableau 7 en annexe
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datent de 2001-2002, alors que 10 592 ha avaient été traités. Des chiffres en baisse depuis les 16 288 ha de 1998, alors que la situation était plutôt stable de 1995 à 1997, soit environ 11 500 ha par an.  En 1995, le MRN déposait uneÉtude comparative des modes de dégagement de la régénération forestière et de leurs impacts sur les composantes environnementales, économiques et sociales pour la période débutant en 1995 et se terminant en 2000. Cinq scénarios avaient été retenus pour faire cette analyse, le premier étant lutilisation unique de modes de dégagement à action mécanique et biomécanique. Les résultats pour ce scénario sont les plus pertinents aujourdhui puisque cela correspond à la situation actuelle au Québec depuis labandon de lutilisation des phytocides en milieu forestier.  Bien que plusieurs changements soient intervenus dans la gestion des forêts au Québec depuis ce temps, il est quand même intéressant de débuter une analyse de la situation actuelle en considérant les hypothèses de 1995 pour le scénario 1 (dégagement mécanique seulement). Létude concluait que 53 % des superficies traitées une fois en dégagement nécessiteraient une deuxième intervention et 20 % une troisième. En ce qui concerne le type de végétation compétitive, on évaluait que la compétition en feuillus de lumière équivalait en moyenne à 50 % de la problématique de compétition sur lensemble des forêts du Québec (MRN, 1995). Lautre 50 % était surtout composé despèces végétales semi-ligneuses (framboisiers, épilobes) et herbacées (graminées, herbacées). On niveau du type de compétition, nous avons toutes les chances de croire que ces proportions ont peu changé depuis. Par contre, les mesures prises par le gouvernement du Québec avec la stratégie de maîtrise intégrée de la végétation, axée sur le reboisement hâtif, la mise en terre de plants de forte dimension et les travaux intensifs de dégagement mécanique ainsi quune meilleure connaissance des écosystèmes forestiers, ont permis de diminuer au fil des années les superficies forestières nécessitant plus dun dégagement. On a aussi développé, depuis maintenant quelques années, des stratégies sylvicoles préventives axées dabord sur la protection de la régénération naturelle lors des coupes. La coupe avec protection de la régénération et des sols a depuis systématiquement remplacé toute forme de coupe totale (Roy et coll., 2003).  
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5.1 Consultation des intervenants forestiers Afin de mieux connaître la situation actuelle et de tenter de vérifier les résultats de létude comparative de 1995, nous avons contacté plusieurs intervenants forestiers oeuvrant dans ce domaine. Ces communications nous ont permis de confirmer que, dans plusieurs régions du Québec, on retrouve des situations où un seul dégagement ne suffit pas à affranchir la régénération forestière de la compétition.  5.1.1 En Gaspésie En Gaspésie, les intervenants contactés travaillent soit en forêt publique, soit en forêt privée ou parfois les deux. Les besoins semblent varier en fonction du type de végétation. Dans cette région, la forêt publique est composée majoritairement de forêt résineuse, alors que les forêts privées sont majoritairement composées de forêts mixtes et feuillues. Les intervenants en forêt publique (GDS, TEMREX) mentionnent quun seul dégagement de régénération naturelle suffit en forêt résineuse lorsque nécessaire. Parfois, la régénération se tire bien daffaire toute seule et la première intervention est une éclaircie précommerciale. Dans les plantations, il faut habituellement intervenir sur une plus grande proportion du territoire, mais, encore là, une seule intervention suffit (Luc Gagnon, Philippe Leblanc, comm. pers.). Une bonne préparation de terrain qui brise et endommage les essences compétitives aide au succès des plantations et à son développement. Dans les secteurs plutôt mixtes et feuillus, on a souvent affaire à une plus forte compétition et, dans ces cas-là, deux dégagements sont nécessaires. Sur le CAAF de Gaston Cellard inc., deux dégagements en moyenne sont nécessaires, ce qui représente environ 60 ha par année (Gilles Johnson, comm. pers.). À lAssociation coopérative forestière de Saint-Elzéar, on doit dégager une deuxième fois 25 % des plantations déjà traitées une fois, soit léquivalent de 50 ha par année en moyenne (Stéphane Cousin, comm. pers.).  Au niveau de la forêt privée, on peut affirmer que presque 100 % des plantations nécessitent au moins un dégagement. Dans la Baie-des-Chaleurs et sur le coté nord de la Gaspésie, on peut aussi parler dun besoin de 2edégagement sur près de la totalité des superficies à traiter (90 à 100 %) et dun 3e dans 33 % des plantations (Dan Soucy, Les Entreprises agricoles et dégagement forestières Shick Shock, comm. pers.) et 90 % des anciennes friches reboisées (Guy Savoie et Gilles Johnson, Groupement forestier Baie-des-Chaleurs; Dan Soucy, Les Entreprises agricoles et
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forestières Shick Shock, comm. pers.). Du côté de Percé, moins de 25 % des plantations nécessitent un 2e soit environ 30 à 40 ha par année (Claudel Francoeur, Les dégagement, Entreprises agricoles et forestières de Percé, comm. pers.). Un seul traitement suffit souvent dans la région de Gaspé et la région des Plateaux (Jean-Pierre Samuel, Les Entreprises agricoles et forestières de la Péninsule; Gaétan Guénette, Groupement agroforestier de la Ristigouche, comm. pers.).  5.1.2 Au Québec Pour les superficies aménagées par des organismes de gestion en commun contactés dans les autres régions du Québec, oeuvrant principalement en forêt privée, notamment en Abitibi, au Bas-St-Laurent, dans Chaudière-Appalaches, les Laurentides et en Montérégie, on a mentionné plus souvent le besoin dun 2epartie de la superficie déjà traitée unetraitement, au moins sur une fois. À la Société sylvicole de Rousseau, à La Sarre, on entretient environ 200 ha de plantations par année en forêt privée dont 30 % (60 ha) nécessitent un deuxième dégagement (Ken Tremblay, comm. pers.). Cette proportion est de 60 % selon Louis Brunet dans les superficies aménagées par la Société dexploitation des ressources de la Métis (comm. pers.). Richard Moreau, du Groupement forestier de Kamouraska note un besoin de deux dégagements sur 40 % (forêt privée) à 70 % (forêt publique) des superficies traitées, alors que Jean-Sébastien Lefebvre, de la Société sylvicole des Laurentides, mentionne que 90 % des superficies reboisées en Montérégie (50 ha/an en moyenne) et dans les Laurentides (20 ha/an en moyenne) ont besoin de deux dégagements, ce qui équivaut à un total denviron 63 ha/an (comm. pers.).  Ailleurs au Québec, un troisième dégagement de plantation est bien souvent nécessaire. Selon Ken Dubé (comm. pers.) du Groupement forestier St-François, où ils traitent annuellement près de 190 ha en régénération naturelle, mais surtout dans des plantations, on dégage trois fois sur 50 % des superficies (environ 95 ha/an). Éric Perron, de la Société sylvicole du Saguenay, mentionne dans leur cas un besoin de traiter deux fois presque 100 % des 175 ha reboisés chaque année et trois fois environ 90 % de ces superficies, soit près de 165 ha que lon dégage trois fois (comm. pers.). En Outaouais, Marc Godin du Groupement forestier du Pontiac indique que 100 % des 75 à 80 ha reboisés en forêt privée chaque année devront être dégagés à trois reprises
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