Les 100 plus grandes villes du monde - article ; n°1 ; vol.245, pg 7-18
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Economie et statistique - Année 1991 - Volume 245 - Numéro 1 - Pages 7-18
Las cien más grandes dudades del mundo - La definiciones oficiales del término ciudad son extremadamente diversas de un país a otro. Para hacer trente a esta diversidad, se puede aplicar de manera sistemâtica un criterio ûnico, a saber, et de la continuidad de las construcciones. Teniendo en cuenta dicho criterio, Mexico no sería la ciudad más poblada del mundo, llega a ocupar el cuarto puesto detrás de Tokyo, la conurbanización de Nueva York-Filadelfia, la ciudad más extensa del planeta, y San Pablo.
Redefinidas de este modo, las cien ciudades más pobladas del mundo reúnen diez veces la población de Francia en una superficie que representa la mitad de su territorio. En otros términos, el 11% de la población mundial se concentra en dos milésimos de las tierras que emer- gen en el globo. De estas 100 ciudades, 44 se encuentran en Asia, 30 en America, 15 en Europa, 9 en Africa y 2 en Oceanía. Desde 1950, estas grandes ciudades registraron un crecimiento excepcional : su población se triplicó, en el mismo período, la población mundial se duplicó. Dicho crecimiento fue más fuerte en la zona tropical. En particular, la población de Abidjan se multiplicó por 35 y la de Lagos por 30. En el otro extreme, Londres es la única de las cien más grandes ciudades del mundo que registró una disminución de su población en el transcurso de los últimos 40 años.
Les définitions officielles des villes sont extrêmement diverses d'un pays à l'autre. Pour surmonter cette diversité, on peut appliquer de manière systématique un critère unique : celui de la continuité des constructions. Alors, Mexico n'est pas la ville la plus peuplée du monde. Elle n'arrive qu'au quatrième rang derrière Tokyo, la conurbation de New-York-Philadelphie, qui est la ville la plus étendue de la planète, et Sao-Paulo.
Ainsi redéfinies, les 100 villes les plus peuplées rassemblent dix fois la population de la France sur une surface représentant la moitié de son territoire. En d'autres termes, 1 1 % de la population mondiale se concentre sur 2 millièmes des terres émergées du globe. Parmi ces 100 villes, 44 se trouvent en Asie, 30 en Amérique, 15 en Europe, 9 en Afrique et 2 en Océanie.
Depuis 1950, ces très grandes villes ont connu une croissance exceptionnelle : leur population a triplé alors que la population mondiale doublait. Cette croissance fut la plus forte dans la zone tropicale. En particulier, la population d'Abidjan a été multipliée par 35 et celle de Lagos par 30. A l'autre extrême, Londres est la seule des 100 plus grandes villes du monde qui ait vu sa population baisser au cours des 40 dernières années.
The Hundred Biggest Cities in the World - The official definitions of cities vary considerably from one country to another. To overcome this diversity, one can systematically apply a single criterion: that of the continuity of built-up areas. Then, Mexico is no longer the most peopled city in the world. It only comes fourth after Tokyo, the New-York/Philadelphia conurbation, which is the most spread-out city on the planet, and Sao-Paulo.
Thus redefined, the one hundred most peopled cities have ten times the population of France in an area which is half its territory. In other words, 1 1 % of the world's population, is concentrated on 2 thousandth of the exposed land on the globe. Among these 100 cities, 44 are located in Asia, 30 in America, 15 in Europe, 9 in Africa and 2 in Oceania.
Since 1950, these very large cities have grown exceptionally fast: their population tripled while the world's population doubled. This growth was highest in the tropical zone. In particular, the Abidjan population multiplied 35fold and that of Lagos, 30fold. At the other extreme, London is the only city among the one hundred biggest cities in the world for which the population has dropped over the last forty years.
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié par
Publié le 01 janvier 1991
Nombre de lectures 149
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Exrait

Monsieur François Moriconi-
Ebrard
Les 100 plus grandes villes du monde
In: Economie et statistique, N°245, Juillet-Août 1991. pp. 7-18.
Citer ce document / Cite this document :
Moriconi-Ebrard François. Les 100 plus grandes villes du monde. In: Economie et statistique, N°245, Juillet-Août 1991. pp. 7-18.
doi : 10.3406/estat.1991.5591
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/estat_0336-1454_1991_num_245_1_5591Resumen
Las cien más grandes dudades del mundo - La definiciones oficiales del término ciudad son
extremadamente diversas de un país a otro. Para hacer trente a esta diversidad, se puede aplicar de
manera sistemâtica un criterio ûnico, a saber, et de la continuidad de las construcciones. Teniendo en
cuenta dicho criterio, Mexico no sería la ciudad más poblada del mundo, llega a ocupar el cuarto puesto
detrás de Tokyo, la conurbanización de Nueva York-Filadelfia, la ciudad más extensa del planeta, y
San Pablo.
Redefinidas de este modo, las cien ciudades más pobladas del mundo reúnen diez veces la población
de Francia en una superficie que representa la mitad de su territorio. En otros términos, el 11% de la
población mundial se concentra en dos milésimos de las tierras que emer- gen en el globo. De estas
100 ciudades, 44 se encuentran en Asia, 30 en America, 15 en Europa, 9 en Africa y 2 en Oceanía.
Desde 1950, estas "grandes ciudades" registraron un crecimiento excepcional : su población se triplicó,
en el mismo período, la población mundial se duplicó. Dicho crecimiento fue más fuerte en la zona
tropical. En particular, la de Abidjan se multiplicó por 35 y la de Lagos por 30. En el otro
extreme, Londres es la única de las cien más grandes ciudades del mundo que registró una
disminución de su población en el transcurso de los últimos 40 años.
Résumé
Les définitions officielles des villes sont extrêmement diverses d'un pays à l'autre. Pour surmonter cette
diversité, on peut appliquer de manière systématique un critère unique : celui de la continuité des
constructions. Alors, Mexico n'est pas la ville la plus peuplée du monde. Elle n'arrive qu'au quatrième
rang derrière Tokyo, la conurbation de New-York-Philadelphie, qui est la ville la plus étendue de la
planète, et Sao-Paulo.
Ainsi redéfinies, les 100 villes les plus peuplées rassemblent dix fois la population de la France sur une
surface représentant la moitié de son territoire. En d'autres termes, 1 1 % de la population mondiale se
concentre sur 2 millièmes des terres émergées du globe. Parmi ces 100 villes, 44 se trouvent en Asie,
30 en Amérique, 15 en Europe, 9 en Afrique et 2 en Océanie.
Depuis 1950, ces très grandes villes ont connu une croissance exceptionnelle : leur population a triplé
alors que la population mondiale doublait. Cette fut la plus forte dans la zone tropicale. En
particulier, la d'Abidjan a été multipliée par 35 et celle de Lagos par 30. A l'autre extrême,
Londres est la seule des 100 plus grandes villes du monde qui ait vu sa population baisser au cours des
40 dernières années.
Abstract
The Hundred Biggest Cities in the World - The official definitions of cities vary considerably from one
country to another. To overcome this diversity, one can systematically apply a single criterion: that of the
continuity of built-up areas. Then, Mexico is no longer the most peopled city in the world. It only comes
fourth after Tokyo, the New-York/Philadelphia conurbation, which is the most spread-out city on the
planet, and Sao-Paulo.
Thus redefined, the one hundred most peopled cities have ten times the population of France in an area
which is half its territory. In other words, 1 1 % of the world's population, is concentrated on 2
thousandth of the exposed land on the globe. Among these 100 cities, 44 are located in Asia, 30 in
America, 15 in Europe, 9 in Africa and 2 in Oceania.
Since 1950, these very large cities have grown exceptionally fast: their population tripled while the
world's population doubled. This growth was highest in the tropical zone. In particular, the Abidjan
population multiplied 35fold and that of Lagos, 30fold. At the other extreme, London is the only city
among the one hundred biggest cities in the world for which the population has dropped over the last
forty years.VILLES
Les 100 plus grandes villes du monde
Ebrard*Moriconi-François critère de Les la Pour Tokyo, ville la définitions planète, surmonter unique la plus conurbation et : peuplée officielles celui cette Sao-Paulo. diversité, de de'New-York~Philadelphie, du la des monde. continuité villes on peut Elle sont des n'arrive appliquer extrêmement constructions. qu'au de qui manière diverses est quatrième Alors, la ville systématique d'un Mexico la rang pays plus derrière n'est à étendue l'autre. un pas
Ainsi redéfinies, les 100 villes les plus peuplées rassemblent dix fois la population
de la France sur une surface représentant la moitié de son territoire. En d'autres
termes, 11 % de la population mondiale se concentre sur 2 millièmes des terres
émergées du globe. Parmi ces 100 villes, 44 se trouvent en Asie, 30 en Amérique,
15 en Europe, 9 en Afrique et 2 en Océanie.
Depuis 1950, ces très grandes villes ont connu une croissance exceptionnelle :
leur population a triplé alors que la population mondiale doublait. Cette
croissance fut la plus forte dans la zone tropicale. En particulier, la population
d'Abidjan a été multipliée par 35 et celle de Lagos par 30. A l'autre extrême,
Londres est la seule des 100 plus grandes villes du monde qui ait vu sa
population baisser au cours des 40 dernières années.
* François Moriconi- L'idée la plus commune que Ton se fait de la ville quement partie de la vie urbaine comme les usines
Ebrard est allocataire de est celle d'une surface occupée par des construc et entrepôts, les espaces réservés aux transports recherche au CNRS, tions — habitations, usines, commerces, bâtiments (parkings, aéroports, gares de triage, installations équipe P.A.R.LS. administratifs — reliées par un tissu dense de voies portuaires), les terrains de sport, jardins et autres
de communication. Cette agglomération est un Cette étude exploite la espaces publics. Tous ces équipements et installabase de données GEO- noyau de peuplement concentré et bien identifia tions doivent être englobés dans le périmètre de POLIS qui fait l'objet ble, qui s'oppose à la campagne où le peuplement l'espace urbain. d'une thèse de doctorat est lâche et diffus. L'espace y est plus homogène, sous la direction de
Denise Pumain, profes contrairement au monde rural qui comprend des
seur à l'université de cultures, des forêts et des territoires incultes, des Paris I. habitations et des fermes dispersées, des hameaux, Où s'arrête la ville ?
des bourgs ou des usines, etc. L'agglomération se Les nombres entre cro
chets renvoient à la caractérise donc par une utilisation intensive de En général, la croissance d'une agglomération
bibliographie en fin l'espace. Elle est également associée à l'idée de cen s'effectue le long des voies de communication, dont d'article. tre : plus on s'éloigne du centre, moins l'utilisa les axes radiaux sont les principales puisque l'aggl
tion du sol devient intensive. En périphérie, on trou omération est un centre. On peut donc mesurer
vera un certain nombre d'équipements qui font l'espacement entre les constructions de manière
ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 245, JUILLET-AOÛT 1991 miner les agglomérations s'étendant démesurément linéaire, à l'image d'une personne ou d'un objet qui
se déplace. Selon les recommandations de l'ONU le long d'un seul axe, les "villages-rue". Le seuil
[10], la distance entre deux constructions permet éliminatoire est alors différent d'un pays à l'autre, 1 . Le critère de la con de définir les limites d'une agglomération. Elle ne en fonction des structures de peuplement (Japon : tinuité du bâti est celui
4 000 habitants/km2 ; Philippines : 1 000 ou 500 utilisé par l 'INSEEpour doit pas excéder 200 mètres en Europe, 500 mètres
délimiter les unités habitants/km2 selon les cas ; Inde : 1 000 par mile en Amérique du Sud où le système de peuplement urbaines aux recense est plus lâche. Au-delà de cette distance, la conti carré, etc). ments de la population nuité du bâti est rompue : on sort des limites "mor(voir l'encadré p. 5 et phologiques" de l'agglomération (1). Mais les limites administratives des villes coïncim).
dent rarement avec celles de l'agglomération mor
La densité des constructions ou de la population sert phologique. Le front des constructions se déplace
parfois de substitut à cette définition, comme en sans cesse si bien que les limites administratives ne
Inde, en Tchécoslovaquie, aux Etats-Unis, aux Phi peuvent les suivre. Tout le problème est donc de
traduire ces limites morphologiques en termes de lippines, etc. Souvent, elle est aussi associée à la
continuité des constructions, ce qui permet limites administratives, les seules sur lesquelles on
CÉOPOUS
- On dispose de données régulières (au moins une série GÉOPOUS est le premier véritable inventaire des gran
des agglomérations. Il n'existait jusqu'alors aucune par décennie), fiables et récentes pour 65 % de la popul
source capable de donner les informations de base tel ation mondiale. Cette proportion est encore plus éle
vée (environ 75 %) lorsque l'on considère la population les que la localisation, le nombre d'habitants, le taux de
croissance des plus grandes villes du monde. Pour ras urbaine, puisque les pays les plus développés, qui ont
sembler une telle masse de données, toutes les info la meilleure couverture statistique, sont aussi les plus
rmations officielles ou non officielles dignes de foi ont été urbanisés.
systématiquement recherchées et dépouillées. Les chif - Pour 20 % de la population mondiale, on ne dispose
fres sont actualisés au fur et à mesure de la parution encore à l'heure actuelle d'une série complète de chif
de nouvelles données. Actuellement, CEOPOUS répert fres que pour une seule année dans la période contemp
oraine, ce qui ne permet pas de calculer les taux de orie 22 000 agglomérations, ce chiffre augmentant cha
que année, en particulier dans les pays en voie de croissance ni d'apprécier l'évolution du système urbain.
- Pour environ 10 % de la population mondiale, on ne développement.
trouve que des séries "anciennes", c'est-à-dire antérieu
res à 1980 ou ne reflétant plus la situation actuelle. La mise au point de CEOPOLIS suppose trois types - Le reste est constitué par les Etats qui n'ont produit d'opérations distinctes : la recherche documentaire à
l'échelle mondiale, la recherche d'une solution pour él ou diffusé aucun chiffre dans la période contemporaine
iminer l'hétérogénéité des définitions de la population (Oman, Corée du Nord, etc.).
urbaine adoptées par chaque pays et l'élaboration d'une
définition comparable des limites de l'espace urbain. La recherche documentaire : où trouver les sources
Le rassemblement de sources émanant d'environ 170
Les sources instituts est un exercice semé d'embûches. De nom
breux documents sur la population des localités ne sont
publiés que dans la langue, voire l'écriture nationale : Les sources de GEOPOLIS sont, pour l'essentiel, les
recensements et estimations officielles. le Persan pour l'Iran (1986), le Mandarin pour la Chine
(1982), et l'Arabe pour la plupart des pays du Moyen-
Orient. D'autre part, les changements de noms de locaLes sont les sources préférentielles de
GEOPOLIS. En principe, ils présentent les données les lités ont été nombreux depuis 40 ans, particulièrement
plus fiables, puisqu'ils sont exhaustifs, obligatoires pour dans les anciennes colonies européennes d'Afrique
les habitants et soumis à vérification, de sorte que les (Mozambique, Zaïre, Zimbabwe, Angola, etc.) et dans
marges d'erreur sont généralement tout à fait accepta les Etats ayant connu des changements de régime
bles y compris dans de nombreux pays pauvres. 1,8% importants : URSS, Myanmar (ex-Birmanie), Viet-Nam,
de sous-énumération au recensement de 1991 en Inde etc. Enfin, si la plupart des recensements font l'objet de
publications diffusées à l'étranger que l'on peut trouver apparaît par exemple remarquable, en regard de 844 mil
lions d'habitants recensés [8]. dans les bibliothèques des centres de recherche spéc
ialisés, d'autres ne sont, en revanche, disponibles que
Les estimations officielles, quant à elles, se partagent localement : il faut donc se déplacer dans le pays con
en deux grandes familles. Celles qui sont fondées sur cerné pour obtenir les chiffres.
l'exploitation des registres de l'état civil et celles qui repo
sent sur des projections. GEOPOLIS ne restitue pas ces La dispersion des sources statistiques sur la population
dernières, en raison de leur caractère incertain. est encore aggravée par le fait que, pour un même pays,
chaque recensement fait l'objet d'une publication par
Mais à l'instar de nombreux indicateurs de développe ticulière ; sa présentation, ses modalités, voire les défi
ment, la couverture statistique du monde révèle de gran nitions utilisées peuvent changer. Peu d'instituts publient
des inégalités suivant les continents : l'Amérique et des données rétrospectives sur la population des villes,
l'Europe disposent d'une couverture statistique pratiqu de sorte qu'il faut se référer généralement à autant de
ement exhaustive et de séries fréquentes. Par contre, la documents qu'il y a de recensements, ce qui explique
le nombre considérable de publications - environ 1 500 production statistique est déficiente dans certaines part
ies de l'Asie et de l'Afrique, où il faut se contenter de - consultées pour l'élaboration de GEOPOLIS. Déplus,
séries anciennes ou de données peu fiables. Un des faits les données sur les localités ne font pas toujours l'objet
les plus remarquables est l'abondance de données d'un volume unique pour l'ensemble d'un pays, mais
publiées sur les pays sud-américains qui, dans ce sont parfois dispersées dans plusieurs fascicules cor
domaine, ne sont pas loin d'égaler les grands pays déve respondant à chaque grande division administrative du
loppés, et dépassent en tout cas une grande puissance pays (Etat fédéré, région, province, département, etc.).
comme l'URSS. Au contraire, certains pays passant pour Dès lors, le fichier GEOPOLIS est quelquefois le seul
des "puissances régionales", comme le Nigeria ou le document montrant une vision synoptique de la popul
Viet-Nam se rangent ici aux côtés des pays les moins ation des principales localités d'un pays entier et/ou sur
avancés. plusieurs recensements l
8
ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 245, JUILLET-AOÛT 1991 QU'EST-CE QU'UNE VILLE ?
Afin de rendre les villes comparables entre elles, l'espace nombre d'habitants. On considère ici que la zone urbaine
urbain a été délimité de manière identique suivant l'appl se différencie de la zone rurale par la quantité et la qual
ication d'un concept recommandé par les experts de ité des emplois, des services, des fonctions ou des équ
ipements qu'elle possède. La somme de ces fonctions l'ONU [10] et utilisé dans un grand nombre de pays :
celui de l'agglomération morphologique. Ce critère est définit ainsi le caractère d'une localité, dont la populat
ion est alors considérée comme urbaine ou non. fondé sur la continuité des constructions, à l'instar de
celui qui est adopté par l'INSEEpour les agglomérations
françaises.
e) Les critères démographiques sont peu employés.
Ils utilisent certains indicateurs sur la population, comme
De nombreux instituts de statistiques ont suivi les recom la densité, la répartition par classes d'âge ou le taux de
masculinité. Ce derniers, par exemple, est généralement mandations de l'ONU, de sorte que le critère d'agglo
mération morphologique présente l'avantage d'être plus élevé dans les villes qu'à la campagne du fait de
l'appel de main-d'œuvre. Cependant, cette observation associé à un grand nombre de définitions dans le monde.
D'autre part, sa mise en application est très simple s'inverse dans les pays développés et en Amérique
puisqu'il s'agit d'un fait qui peut directement être lu sur latine.
l'espace à l'aide de documents divers (cartes récentes,
photographies aériennes), voire, au besoin, en voya
geant sur le terrain. Une définition croisant plusieurs critères saisit au mieux
la complexité de la notion de population, mais elle est
difficile à appliquer. Seuls les Etats riches ont les moyens
Mais dans les faits, peu de concepts sont aussi dispa de mettre en œuvre un grand nombre de critères divers
rates le monde que celui de "population urbaine". ifiés, et seuls les Etats de petite taille peuvent appli
quer des définitions complexes sur de petits échantilCette diversité traduit différents points de vue sur la ville,
lesquels ne se recoupent que partiellement. Ces appro lons de localités, car leur territoire est théoriquement plus
ches du fait urbain se répartissent en 5 grandes caté homogène du fait de sa faible taille.
gories :
Dans GEOPOLIS, c'est le critère du nombre d'habitants
a) Les critères administratifs. La population est celle qui a été choisi comme base de définition. Il est le plus
qui habite des localités définies comme telles par des répandu dans le monde (seul ou en association avec
fonctions administratives leur donnant autorité sur les d'autres critères) et aussi le plus simple à appliquer. Le
autres localités - préfecture, chef-lieu - ou par un statut chiffre de 10 000 habitants est un compromis entre la
politique particulier attribuant une certaine autonomie. moyenne des seuils utilisés dans les définitions natio
Cependant, ce type d'organisation n'empêche pas le nales, et un certain nombre d'aspects pratiques : les don
développement "spontané" de localités dont les habit nées, disponibles jusqu'à cette taille, le sont plus rare
ants, en dépit de leur importance numérique ou des acti ment en-dessous, et l'échantillon mondial reste de taille
vités qu'ils pratiquent, se trouvent classés en populat limitée (abaisser ce seuil à 5 000 habitants eût entraîné
ion rurale : certains "villages" de Chine ou d'Egypte le doublement du nombre de localités de la base de
ont plus de 100 000 habitants ! données).
b) Les critères quantitatifs du nombre d'habitants.
Dans de nombreux Etats, la population urbaine est celle
qui vit dans des localités dépassant un certain nombre
d'habitants. La ville est ici considérée comme une con
centration de population. Cependant, les seuils retenus Les agglomérations multi-communales
sont très différents selon les pays : entre 200 et 50 000
habitants, ils varient delà 250 selon les pays I En outre,
les chiffres sont biaises par l'extension territoriale des Les limites de l'espace urbain sont également suscept
localités et par la structure du système de peuplement : ibles de biaiser les comparaisons internationales. Dans
certaines unités administratives peuvent englober de la plupart des définitions officielles, ces limites coïnci
dent avec le découpage administratif des unités locavastes espaces d'habitat dispersé ou, au contraire, cer
ner au plus près les limites des constructions, soit encore les de base, car il correspond au niveau le plus bas pour
ne comprendre qu'une partie d'une agglomération plus lequel on peut disposer de données chiffrées. Le pro
vaste. blème est que certaines définitions ne saisissent pas
l'unité d'une agglomération urbaine lorsque le tissu de
construction s'étend sans interruption sur plusieurs com
c) Les critères socio-économiques insistent sur la spéc munes. Les travaux de Burgess et Park [3], de Hoyt[6]
ificité des activités des citadins par opposition aux et de Davie [4], ont montré que le fait de reconnaître et
de définir des zones urbaines "pluri-unités administraruraux. Généralement, ce critère est élaboré de manière tives" était le seul moyen de rendre compte du poids à éliminer les actifs travaillant dans le secteur agricole.
des villes [9J. En se détachant des artifices du découLes seuils et les procédés de sélection ou d'élimination
sont à nouveau très différents d'un pays à l'autre (10, page administratif, les villes deviennent des entités orga
15, 25, 30, 50 %). En outre, ce type de définition peut nisées compréhensibles et comparables. Dans un cer
conduire à écarter des localités très peuplées et qui pos tain nombre de pays, les services statistiques ont pris
sèdent, par ailleurs, d'autres activités ou fonctions typ conscience de ce problème et ont transformé leur défi
iquement urbaines et quantitativement non négligeables. nition de manière à intégrer la population des petites uni
tés administratives situées près d'une grande ville.
Cependant, si ce principe s 'inscrit de plus en plus dans
d) Les critères fonctionnels sont le produit d'une appro les définitions, les méthodes pour délimiter les aires
che économique de la ville, indépendamment de son urbaines varient beaucoup d'un pays à l'autre.
ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 245, JUILLET-AOÛT 1991 Schéma 1
données statistiques de base autres sources (a) Les étapes
d'une définition
harmonisée de
l 'agglomération
identification des agglomérations de base officiellement définies (b) pas d'agglomérations officielles reconnues noyaux morphologiques
ajustement sur les
unités locales
agglomérations "multi-unités locales" non
reconnues officiellement
1
50% au moins de la
population des unités
locales appartient à
l'agglomération
agglomérations agglomérations agglomérations "multi-unites locales" 'multi-unités locales" 'multi-unités locales"
officiellement définies non officielles GEOPOUS
définition harmonisée de l'agglomération
(a) : cartes, photos aériennes, observations sur le terrain, etc.
(b) : Une "agglomération de base" est un noyau de peuplement défini à l'intérieur d'une unité
locale.Une "unité locale" est la plus petite division administrative d'un pays (en France :
la commune).
dispose de données statistiques. Suivant une une vaste reconstitution des limites morphologiques
méthode d'ajustement couramment utilisée, si 50 % des villes (encadré p.9).
au moins de la population d'une unité locale vit dans
une agglomération, alors la totalité de la popula Dans la mesure du possible, GEOPOLIS intègre les
tion de cette unité est considérée comme apparte définitions officielles ou non officielles des villes,
nant à cette agglomération ; si, au contraire, l'aggl pourvu que les méthodes employées soient compar
omération ne représente qu'une partie minoritaire de ables (encadré p. 8). Par exemple, certaines défi
la population d'une unité locale, le reste de la popul nitions n'ont pas pu être utilisées, car leurs limi
ation vivant par exemple dans une ou plusieurs tes, tantôt trop larges ou tantôt trop restrictives, ne
coïncident pas avec celles de l'agglomération morautres agglomérations ou dans des habitations dis
persées, l'unité locale ne fait pas partie de cette phologique : il s'agit, en particulier, des définitions
agglomération et reste isolée ou rurale (voir l'enca fondées sur des critères fonctionnels. Un certain
dré p.5 et [7]). On évalue cette proportion en fonc nombre d'agglomérations multi-communales ont
tion du nombre de constructions, de l'importance donc été délimitées (schéma 1), ce qui porte le nom
de la surface bâtie, ou encore de la densité des voies bre réel de localités retenues à environ 60 000 en
de communication. 1991.
Une base de données des villes du monde
Mexico n'est pas la plus grande ville
2. GÉOPOLIS : de GEOPOLIS (2) est la première base de données au du monde
"GÉO", la terre et monde qui répertorie de manière systématique cha"POUS", la ville. que ville de la planète comptant ou ayant compté Alors qu'il est généralement acquis que Mexico est
10 000 habitants au moins entre 1950 et 1990. C'est la ville la plus peuplée du monde, son aggloméra-
10
ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 245, JUILLET 1991 Carte 1
Localisation de 100 villes les plus peuplées du monde
Nombre d'habitants (en millions)
plus de 20
O de 10 à 19,9
de S à 9,9
de 2,5 à 4.9
tion de 15,9 millions d'habitants n'arrive qu'au qua lions d'habitants). C'est aussi la plus vaste du
trième rang d'après la définition morphologique, monde en termes de superficie. Nulle part ailleurs,
et ce, très loin derrière les deux premières : Tokyo l'emprise territoriale d'une agglomération n'est
et la conurbation New- York-Philadelphie (tableau 1 aussi spectaculaire, puisque sa surface couvre
14 150 km2 urbanisés d'un seul tenant. Elle s'étend et carte 1).
sans interruption depuis la ville de Springfield (Mass
Tokyo concentre en effet une population 1,5 fois achusetts) jusqu'aux confins nord-est du Maryland
plus importante que Mexico sur une superficie près sur plus de 400 km (carte 2). La définition utilisée
ici est celle des "urbanized areas" officielles (UA) de deux fois plus petite (24 millions d'habitants sur
2 423 km2). D'ailleurs, l'ajustement utilisé pour les dont la définition complexe intègre la continuité et
agglomérations japonaises est des plus stricts : la densité des constructions [2]. En fait, le "Bureau
l'unité de base est le "district densément habité" of the Census" distingue officiellement plusieurs
(DID), qui correspond à "une surface composée centres, dont les principaux sont New- York et Phi
d'un groupe de districts d'énumération contigus ladelphie. Cependant, si on applique strictement le
dont la densité de population est d'au moins 4 000 critère de la continuité du bâti, ces deux grands cen
habitants/km2 et dont la population totale atteint au tres sont reliés par de multiples tentacules de cons
moins 5 000 habitants" [12] (encadré p.9). L'agglo tructions au niveau de Trenton (New Jersey). Tout
mération de Tokyo est donc un ensemble extrême es les UA contiguës ont donc été regroupées et con
ment compact de DID contigus s'étendant sur qua sidérées comme une agglomération entière dans
tre ken (provinces). Le tissu du bâti y forme une GEOPOLIS.
trame régulière et dense, à l'inverse de certaines
conurbations qui apparaissent parfois comme des En 1990, Sao Paulo (17 millions d'habitants) était
noyaux faiblement reliés les uns aux autres par de également plus peuplée que Mexico. D'autre part,
simples fils de constructions, telle une ligne de mai Séoul, avec 15,3 millions d'habitants, atteint pres
sons le long d'un axe routier. La densité moyenne que la population de Mexico (15,8 millions d'habit
ants) sur une surface 3 fois plus réduite (1 596 km2 s'y élève à 9 900 habitants/km2 (elle est de moins
de 4 000 dans l'agglomération au lieu de 4 445). En termes de croissance, Séoul
a été encore plus dynamique que Mexico puisqu'elle parisienne).
comptait deux fois moins d'habitants que cette der
nière en 1950 (1,8 million contre 3,5 dans les limi
Megalopolis : la ville la plus étendue tes actuelles des agglomérations).
La deuxième ville du monde est la conurbation de A l'instar de la puissance industrielle et financière,
la Megalopolis centrale aux Etats-Unis (23,9 les deux plus grandes concentrations urbaines du
11
ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 245, JUILLET-AOÛT 1991 Carte 2
La ville la plus étendue du monde : Megalopolis
North Megalopolis
Binghampton
NY
PA
Scranton
ETATS
CT: Connecticut
DE: Delaware
MA: Massachusetts
MD: Maryland
NJ: New Jersey
NY: York
PA: Pennsylvania South- Rl: Rhode Island Megalopolis
Echelle: 0 30 60 km
Ijijijjjijijij:! Agglomération centrale de la megalopolis (1: New York- 2: Philadelphie)
Autre agglomération de plus de 100 000 habitants en 1980
Limites des Etats
nota: les surfaces grisées représentent les aires ou le tissu des constructions est continu
monde se trouvent donc encore dans les deux plus de Chine donné par l'ONU est sensiblement supé
grandes puissances économiques du monde. Ce fait rieur aux chiffres de GEOPOLIS. La "municipal
ité autonome" de Beijing (10,8 millions d'habitsemble logique car un tel gigantisme suppose une
densité d'équipements coûteux qui vont de pair avec ants), par exemple, s'étend sur 17 000 km2 et com
prend au nord de vastes zones rurales où la densité la richesse et la maîtrise des technologies les plus
tombe au-dessous de 100 habitants/km2. Dans ce sophistiquées. Reste que Mexico demeure, le
cas, la population des districts centraux serre au plus symbole de ces nouvelles cités de la démesure,
même si de nombreuses agglomérations du tiers près les limites morphologiques de l'agglomération
ce qui ne donne que 6,2 millions d'habitants sur monde ont d'ores et déjà connu une croissance aussi
2 700 km2. spectaculaire qu'elle.
Cependant, à l'échelle mondiale, ces villes font
Le poids des banlieues figures d'exception. En effet, il est beaucoup plus
fréquent de trouver autour des grands centres une
Certaines villes qui passent pour être parmi les plus couronne de municipalités périphériques formant ce
peuplées s'étendent en réalité sur un très vaste péri que l'on nomme en France la banlieue.
mètre englobant de vastes zones rurales. C'est pour
quoi le nombre d'habitants de Shanghai, Beijing Ainsi, certaines villes possèdent des banlieues
(Pékin), Tianjin et de la plupart des autres villes importantes qui ne sont pas prises en compte dans
12
ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 245, JUILLET-AOÛT 1991 -

Tableau 1 GEOPOLIS ONU. (a) Localisation
Un palmarès Nombre d'habitants en millions Superficie Rang Rang Continent Etat en km» des 100 mondial mondial 1990 1950 1990 agglomérations
les plus Tokyo 1 2 423 24.0 8.7 18,1 2 Asie (E) Japon peuplées Central Megalopolis [1] 2 14 150 23.9 18,7 16.2 4 Amérique USA Sao Paulo 7 951 17.0 2.7 17,4 3 Brésil 3 du monde 4 4 445 3.5 20.2 1 Mexique Mexico 15.9 r 10 Asie (E) Corée du Sud Séoul 5 1 596 15.3 1.8 11.0 en 1990 Amérique USA Los Angeles 6 6 091 13.5 4.1 11.9 6 Moscou 7 11.9 r 6.2 8.8 16 Europe URSS Calcutta 8 852 11.6 4.5 11.8 7 Asie (S) Inde Buenos Aires 9 6 210 11.6 4.9 11.5 8 Amérique Argentine 644 11.6 2.7 11,2 9 Asie (S) Inde 10 Bombay 4.0 9.0 15 Afrique Egypte Le Caire 11 11.3 12 Amérique Brésil Rio de Janeiro 12 8 070 10.9 3.3 10.7 14 Asie (SE) Indonésie Jakarta 13 1.9 9.3 Manille 14 1 803 10.9 2.0 8.5 20 Asie (SE) Philippines Osaka 15 993 10.0 4.3 8.5 18 (E) Japon Pans 16 2 570 9.3 r 6.0 8.5 19 Europe France Shanghai 17 2 049 9.2 6.0 13.4 5 Asie (E) Chine 8 727 9.1 6.4 7.0 25 Amérique USA Chicago 18 2.0 7.2 24 Asie (SE) Thaïlande Bangkok 19 7 758 8.6 17 (S) Inde Delhi 20 541 8.6 1.3 8.8 Asie (S) Pakistan Karachi 21 3 527 8.2 1.1 7,7 22 Afrique Nigeria Lagos 22 2 500 7.9 0.3 7,7 21 Londres 23 7.7 9.0 7.4 23 Europe Royaume-Uni Taipei 24 1 931 7.3 1.5 3.0 73 Asie (E) Taiwan Istanbul 25 2 100 7.2 r 1.0 6,7 27 (W) Turquie Téhéran 26 6.8 1.2 6.8 26 Asie (W) Iran Lima 27 2 794 6.6 1.0 6.2 29 Amérique Pérou Dhaka 28 580 6.2 0.5 6.6 28 Asie (S) Bangladesh 2 700 2.4 11 (E) Chine 29 6.2 10.8 Beijing 11 156 77 Amérique USA 30 6.1 4.5 2.8 North Tianjin Megalopolis [2] 31 4 277 6.0 2.6 9.4 13 Asie (E) Chine 32 1 067 5.7 2.4 5.4 31 (E) Hong-Kong Hong-Kong Madras 33 572 5.6 1.4 5.7 30 Asie (S) Inde San Francisco 34 3 103 5.4 2.2 3.7 45 Amérique USA Leningrad 55 5.4 3.0 5,1 34 Europe URSS South Megalopolis [3] 36 4 163 5.3 2.2 2.9 74 USA 37 1 917 5.0 1.4 4,7 38 Amérique Chili Santiago 1.1 41 Asie (S) Pakistan Lahore 38 1 772 4.9 4,1 (S) Inde Bangalore 39 366 4.9 0.7 5.0 35 Bogota 40 2 088 4.8 0.6 4.9 36 Amérique Colombie Kinshasa/Brazzaville * 41 2 841 4.8 0.2 3.5 53 Afrique Zaïre/Congo Ibadan 42 4,7 0.4 1.3 191 Nigeria Madrid 43 1 779 4.6 1.7 5,2 33 Europe Espagne . Rhem/Ruhr Stâdte [4] 44 2 499 4.6 r 4.1 Allemagne 45 3 646 4.6 2.2 4.8 37 Asie (E) Chine Shenyang Toronto/H ami Iton 7 866 1,4 54 Amérique Canada 46 4.5 3.5 Detroit/Windsor * 47 6 168 4.4 3,1 3.7 48 USA/Canada 734 0.4 Bagdad 48 4.3 4.0 42 Asie (W) Irak Witwatersrand [5] 49 6 557 4.0 1.8 1,7 136 Afrique Afrique du Sud 50 1 800 4.0 0.4 2.2 97 Asie (E) Corée du Nord Pyongyang Pusan 51 497 4.0 0.5 3.9 44 Asie (E) Corée du Sud Guangzhou 52 978 3.9 1.5 3,7 47 (E) Chine Barcelone 53 1 391 3.9 1.8 3,4 58 Europe Espagne 54 2 708 3.8 0.8 4,1 40 Amérique Venezuela Caracas Miami/Fort Lauderdale 55 2 156 3.8 0.5 1.9 123 USA 1 402 3.7 r 2.2 32 Europe Italie Milan 56 5.3 Wuhan 57 1 259 3.6 1,1 3.9 43 Asie (E) Chine . Berlin 58 3.6 3.5 3.2 Europe Allemagne Dallas 59 5 053 3.5 1.0 3.4 57 Amérique USA Ahmadabad 60 184 3.5 0.8 3.6 49 Asie (S) Inde . Colombo 61 2 094 3.5 1.6 (S) Sri Lanka Belo Honzonte 62 3 670 3.5 0.5 3.6 50 Amérique Brésil 299 3.4 1.1 3.5 52 Asie (S) Inde Hyderabad 63 64 3.4 1.3 3,7 46 Afrique Egypte Alexandrie 3.4 3,4 Europe Grèce Athènes 65 428 1,3 56 0,4 126 Medan 66 3.3 1.8 Asie (SE) Indonésie Ho-Chi-Minh 67 3.2 1.7 3.2 61 Vietnam Casablanca 68 1 615 3.2 0.6 3,2 62 Afrique Maroc . . Asie (E) Taiwan 69 1 857 3.2 1.3 Taichung Singapour * 70 3.2 1.1 2,7 78 Asie (SE) Singapour/Malaysia Houston 71 3 105 3.1 0.8 3.0 68 Amérique USA San Diego/Tijuana * 72 2 974 3.0 0.5 2.2 104 USA/Mexique 73 3.0 1.6 3.4 59 Océanie Australie Sydney 74 2 252 1.4 3.4 55 3.0 r Europe Pologne Wyzyna Montréal Rome Slaska [6] 1 661 1.7 3,1 66 75 3.0 r Italie 76 3 509 3.0 1.3 3.0 70 Amérique Canada 0.7 Yangon (ex-Rangoon) 77 500 3.0 3.3 60 Asie (SE) Myanmar Chengdu 78 1 403 3.0 0.7 3.0 69 Asie (E) Chine Amérique - Brésil Porto Alegre 79 5 806 2.9 0.6 3.1 65 Kiev 80 2.9 r 0.9 2.6 80 Europe URSS Lecture : il s 'agit de pro Recife 81 2 201 2.9 0.8 2.5 85 Brésil 82 1 513 2.9 r 0.5 3.2 63 Amérique Mexique Guadalajara jections élaborées à part 83 846 2.9 r 1.8 3.6 51 Europe Italie Naples ir des données de GEO- 84 135 0.1 2.2 103 Abidjan 2.9 Afrique Côte d'Ivoire 2.4 Surabaya 85 2.8 0.7 89 Asie (SE) Indonésie POLIS d'après les der Haerbin 86 1 675 2.8 0.9 3.0 72 (E) Chine niers recensements dis 87 1 521 2.8 1.6 3.2 64 Asie (E) Chongqing ponibles datant pour la 88 1 064 2.8 0.8 1.5 165 (E) Taiwan Melbourne Kaohsiung 89 2.8 1.3 2,8 76 Océanie Australie plupart des années . . 90 1 681 2,7 0.3 Amérique USA Tampa/St Petersbourg quatre-vingt, exceptés 91 378 1.3 2,1 111 Nagoya 2.6 Asie (E) Japon 1 927 0.4 les chiffres suivis d'un 92 2.6 r 3.0 71 Mexique Monterrey Santo Domingo 93 2,6 0.2 2.2 99 Amérique R. Dominicaine "r" qui sont des don . . Rnein/Wjpper/Niers Stâdte [7] 94 1763 2.6 r 1.7 Europe Allemagne nées officielles de 1990. Taegu 95 455 2.6 0.3 2.5 84 Asie (E) Corée du Sud Salvador 96 2440 2.6 0,5 2.4 88 Amérique Brésil La population de 1950 Ankara 97 2.6 r 0.3 2.6 81 Asie (W) Turquie est rappelée, ainsi que la 98 3 422 2.1 1.7 Cleveland 2.6 138 USA 0.2 superficie "ajustée", Khartoum 99 2,5 1.9 118 Afrique Soudan Xian 100 879 2.5 0.6 2.9 75 Asie (E) Chine lorsque ce chiffre était
disponible. Ce tableau Conurbations : [1] New-York-Philadelphie ; [2] Boston-Providence ; [3] Washington-Baltimore ; [4] Essen-Duisburg-Dortmund ; [5] Johannesburg ; [6] présente en outre les wice * Agglomérations ; [7] Dûsseldorf-Wûppertal-Mônchen-Gladbach. internationales. données de l'ONU (a) Source : 1990 United Nation Urban Agglomeration chart. N.Y. publiées en 1990 dans r : données issues de recensements [13].
13
ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 245, JUILLET-AOÛT 1991 .
Tableau 2
Quelques exemples du poids des banlieues
Ville centre Banlieues Ensemble
Population % Population % Population
Colombo 0,7 20 2.8 80 3.5
0,7 22 2,5 78 3,2 Taichung
Taipei 2.7 37 4,6 63 7,3
Milan 1.5 41 2,2 59 3,7
Naples 1.2 41 1,7 59 2,9
Barcelone 1,7 44 2,2 56 3,9
1.4 50 1,4 50 2.8 Kaohsiung
Le Caire 6,2 55 5,1 45 11,3
Caracas 2,2 58 1,6 42 3.8
Madrid 3,1 67 1.5 33 4.6
Séoul 69 4,7 10,6 31 15,3
Moscou 8,8 73 3.2 27 12,0
Jakarta 9,0 83 1,9 17 10.9
les statistiques officielles : Taipei (2,7 millions vent rassembler un nombre impressionnant d'habit
ants. La banlieue de l'agglomération de Tokyo d'habitants) est le centre d'une agglomération de
7,3 millions. Moscou atteint près de 12 millions regroupe ainsi 49 communes de plus de 100 000
d'habitants contre 8,8 pour la commune seule ; habitants en 1990, dont deux dépassent le million.
Colombo, 3,5 millions contre 685 000, etc. (t Dans la banlieue de Mexico, Ecatepec compte
ableau 2). 1 219 300 habitants en 1990 (contre 2 200 en 1950)
et Netzahualcoyotl 1 259 600 (300 en 1950). Dépass
Néanmoins, le concept de banlieue est statistiqu ent également le million d'habitant Nova Iguaçu
ement difficile à saisir. En théorie, on pourrait con (Rio de Janeiro), La Matanza ( Buenos Aires),
sidérer comme * 'ville-centre" l'unité administrat Inchon (Seoul) et Kobe (Osaka).
ive centrale d'une agglomération et comme ban
lieue toutes les autres unités administratives appar
tenant à l'agglomération. Dans la réalité, ce schéma Les conurbations
n'est cependant pas toujours aussi clair que celui
que nous connaissons en France pour l'agglomérat Avec ses 2 152 000 habitants, Paris intra-muros dis
ion parisienne. La trame administrative constitue pose d'une suprématie incontestable sur les autres
communes de l' agglomération. Au contraire, dans dans certains pays d'immenses entités qui englo
bent sur leur territoire à la fois le centre et des zones certaines agglomérations, on distingue plusieurs
que l'on doit assimiler à des banlieues. La commune centres d'importance comparable, émergeant d'un
de Moscou, par exemple, est très vaste : si l'on rap tissu de constructions où l'utilisation du sol est
portait ses dimensions à l'agglomération de Paris, moins intensive : ce sont les conurbations.
sa juridiction engloberait également la petite cou
Outre celle de New- York, les principales sont le ronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-
Witwatersrand (Johannesbourg), Rhin-Wupper- Marne). De plus, l'agglomération de Moscou
s'étend également au-delà des limites de la com Niers (comprenant Wuppertal et Dûsseldorf), ainsi
mune, tout comme parisienne que de nombreuses grandes villes nord-américaines
dépasse celles de la petite couronne. Dans ces con (Miami, Tampa, San-Francisco, etc.). L'agglomér
ditions, il est quelquefois difficile d'évaluer le poids ation Rhin-Ruhr rassemble de grandes municipal
réel des banlieues à partir du découpage statistique ités - Essen (624 000 habitants), Duisburg
brut, sans entrer dans un géographique (532 000), Dortmund (594 000), Bochum
intra-urbain plus fin que celui qui est retenu off (393 etc. - et son unité morphologique est
iciellement par les autorités d'un pays. indiscutable depuis au moins trois décennies (5,2
millions d'habitants vers 1966, 4,6 aujourd'hui).
Si la ville de Paris réunit autour d'elle 378 com On remarquera qu'elle n'apparaît pas du tout dans
munes de banlieue en 1990, la taille de ces derniè la charte des Nations Unies [13], bien que, par ail
res demeure modeste en regard de celle d'autres leurs, l'unité d'autres conurbations y soit reconnue :
communes de banlieues des grandes agglomérations Haute-Silésie (Katowice), Milan, Naples, etc.
du monde. Une seule commune de la banlieue pari
sienne dépasse 100 000 habitants, Boulogne- La conurbation résulte d'un modèle de croissance
Billancourt, la moyenne s'établissant à quelque différent de ceux que l'on connaît pour l'agglomér
19 000 habitants. Il n'en est pas de même dans cer ation parisienne, laquelle s'est développée par
tains pays où les municipalités "de banlieue" peu- auréoles concentriques (suburbanisation). A l'ori-
14
ECONOMIE ET STATISTIQUE N» 245, JUILLET-AOÛT 1991