Une méthodologie d évaluation comptable du coût du capital des entreprises françaises (1984-2002) - article ; n°1 ; vol.413, pg 47-64
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Economie et statistique - Année 2008 - Volume 413 - Numéro 1 - Pages 47-64
La méthode d’évaluation du coût d’usage du capital sur données comptables individuelles d’entreprises françaises présentée ici repose sur une modélisation tenant compte de la structure du financement, du taux d’intérêt bancaire et de la fiscalité pesant sur les entreprises et sur les actionnaires. L’analyse de l’évolution du coût du capital ainsi construit montre tout d’abord l’hétérogénéité des taux d’intérêts apparents que supportent les entreprises pour financer leur endettement. L’évolution du coût d’usage du capital au cours des deux dernières décennies reflète l’évolution du coût des fonds propres. La baisse du coût des fonds propres résulte de la diminution constante du rendement du placement sans risque, mais aussi de la diminution marquée de la fiscalité sur les bénéfices. La méthodologie retenue ne retient ni prime de risque, ni
premium des marchés actions (prime versée pour une opération sur un marché à terme). L’introduction des ces deux composantes pourrait être de nature à modifier le niveau du coût du capital, voire ses évolutions. Sur la période 1984-2002, le coût du capital moyen calculé par cette méthode baisse de six points. Seules des évolutions de cet ordre du premium action sont donc en mesure d’infirmer cette baisse moyenne du coût du capital. Une méthodologie d’évaluation comptable du coût du capital des entreprises françaises (1984-2002)
Die hier präsentierte Methode zur Bewertung der Kosten des Kapitaleinsatzes anhand individueller Rechnungslegungsdaten der französischen Unternehmen basiert auf einer Modellierung, bei der die Finanzierungsstruktur, der Bankenzins und die Steuerlast der Unternehmen und der Aktionäre berücksichtigt werden. Die Analyse der Entwicklung der so ermittelten Kapitalkosten zeigt zunächst die Heterogenität der nominalen Zinsen, die die Unternehmen zur Finanzierung ihrer Verschuldung zu entrichten haben. Die Entwicklung der Kosten des Kapitaleinsatzes in den beiden letzten Jahrzehnten spiegelt die Entwicklung der Kosten der Eigenmittel wider. Die Abnahme der Kosten der Eigenmittel ergibt sich aus dem kontinuierlichen Rückgang der Renditen der risikofreien Anlagen, aber auch aus der nachhaltigen Absenkung der Gewinnsteuern. Bei der gewählten Methode werden weder Risikoprämien noch Prämien der Aktienmärkte (die für eine Transaktion an einem Terminmarkt gezahlt werden) berücksichtigt. Die Einbeziehung dieser beiden Komponenten könnte die Höhe der Kapitalkosten, ja sogar deren Entwicklung ändern. Im Zeitraum 1984-2002 gingen die mit dieser Methode errechneten durchschnittlichen Kapitalkosten um sechs Punkte zurück. Nur solche Entwicklungen der Aktienprämie können somit diesen durchschnittlichen Rückgang der Kapitalkosten widerlegen. Eine Methode zur buchhaltungstechnischen Bewertung der Kapitalkosten der französischen Unternehmen (1984-2002)
El método de evaluación del coste de uso del capital sobre datos contables individuales de las empresas francesas presentado aquí se basa en un modelo que tiene en cuenta la estructura de financiación, el tipo de interés bancario y la fiscalidad gravada sobre las empresas y los accionistas. El análisis de la evolución del coste del capital así construida muestra en primer lugar la heterogeneidad de los tipos de interés aparentes que soportan las empresas para financiar su deuda. La evolución del coste de uso del capital durante los dos últimos decenios refleja la evolución del coste de los fondos propios. La reducción del coste de los fondos propios resulta de la constante disminución del rendimiento de la inversión sin riesgo, pero también de la marcada disminución de la fiscalidad sobre los beneficios. La metodología aceptada no observa ni prima de riesgos, ni Premium de los mercados de acciones (prima pagada por una operación en un mercado a plazo). La introducción de ambos componentes podría estar destinada a modificar el nivel del coste del capital, incluso sus evoluciones. En el período 1984-2002, el coste del capital promedio calculado por este método baja en seis puntos. Sólo evoluciones de este orden de la acción Premium son, por consiguientes, capaces de invalidar esta baja promedio del coste del capital. Una metodología de evaluación contable del coste del capital de las empresas francesas (1984-2002)
This paper presents a method for assessing the user cost of capital which uses firm-level accounting data for French companies. The method relies on a modelling technique which takes into account the financing structure, the bank interest rate and the tax burden on firms and shareholders. The resulting analysis of the changing cost of capital shows firstly the wide range of stated interest rates paid by companies to finance their debt burden. The changes in the user cost of capital in the last two decades reflect the changing cost of equity capital. The cost of equity capital falls because of the constant fall in risk-free investment income, but also because of the marked reduction in taxes on profits. The methodology chosen includes neither risk premiums nor premiums on securities (issued for futures market transactions). The effect of including these two components may be to alter the cost of capital, or perhaps even changes in it. Over the period 1984-2002, the average cost of capital calculated using this method fell by six percentage points. Only changes in the share premium on this scale are therefore liable to undermine this average fall in the cost of capital. An Accounting Methodology for Assessing the Cost of Capital for French Companies (1984-2002)
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 2008
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Langue Français

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ENTREPRISES
Une méthodologie d’évaluation comptable du coût du capital des entreprises françaises (19842002)
Xavier Boutin et Simon Quantin*
La méthode d’évaluation du coût d’usage du capital sur données comptables individuel les d’entreprises françaises présentée ici repose sur une modélisation tenant compte de la structure du financement, du taux d’intérêt bancaire et de la fiscalité pesant sur les entreprises et sur les actionnaires.
L’analyse de l’évolution du coût du capital ainsi construit montre tout d’abord l’hétéro généité des taux d’intérêts apparents que supportent les entreprises pour financer leur endettement. L’évolution du coût d’usage du capital au cours des deux dernières décen nies reflète l’évolution du coût des fonds propres. La baisse du coût des fonds propres résulte de la diminution constante du rendement du placement sans risque, mais aussi de la diminution marquée de la fiscalité sur les bénéfices. La méthodologie retenue ne retient ni prime de risque, nipremiumdes marchés actions (prime versée pour une opé ration sur un marché à terme). L’introduction des ces deux composantes pourrait être de nature à modifier le niveau du coût du capital, voire ses évolutions. Sur la période 19842002, le coût du capital moyen calculé par cette méthode baisse de six points. Seules des évolutions de cet ordre dupremiumaction sont donc en mesure d’infirmer cette baisse moyenne du coût du capital.
* Au moment de la rédaction de cet article Xavier Boutin et Simon Quantin appartenaient au département des Études Économiques d’Ensemble de l’Insee. Les auteurs remercient Claude Picart et David Sraer, et plus généralement l’ensemble des chargés d’études de la division « Marchés et Stratégies d’Entreprise ». Une version préliminaire a été présentée en séminaire du département des Études Économiques d’Ensemble du 30 mars 2006. Les auteurs remercient les participants pour leurs remarques constructives, et particulièrement Benoit Mulkay qui a aimablement accepté de discuter ce travail. Les auteurs remercient également deux rapporteurs anonymes pour leurs précieux com mentaires.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 413, 2008
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