Les Maux d une Mère
43 pages
Français

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Description

Les épreuves douloureuses d'une mère en deuil.


Il n’y a pas que des jours de joie et de bonheur dans la maternité. On y vit aussi des heures sombres.


Ce récit retrace deux moments difficiles dans la vie de mère. L’avortement et la fausse couche. Comme si la vie et la mort étaient indissociables.


Nous évoquons peu ces deux expériences, pourtant elles touchent tant de femmes. Alors si on en parlait ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782368329849
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Les Maux d’une Mère
 
La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ils produisent à la demande et pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
 
Jeanne Lallemand
Les Maux d’une Mère
Récit

 
Introduction
Je vais commencer en me présentant,
Bonjour, à toi qui me lis, je suis une jeune femme de trente-cinq ans. Si tu me croisais en ville ou sur ton chemin tout simplement, tu ne lèverais pas ton regard sur moi, car je suis comme toutes les autres femmes.
Pourtant quelque chose fait de moi une femme différente, j’ai, vois-tu, la capacité d’être enceinte sur demande. Il suffit que mon mari me dise : « Bébé ! » Et hop je suis en cloque.
Beaucoup de femmes sont hyper fertiles, elles tombent facilement enceintes même sur un contraceptif, mais moi, j’ai eu l’audace d’être enceinte sur trois, voire quatre contraceptifs différents :
– sur la pilule
– sur la pilule + allaitement
– avec stérilet
– et le dernier mon favori, car là fallait franchement le faire : sur ligature de trompe par clip.
Eh oui mon corps appelle la vie…
Mon fils aîné a 10 ans et ma dernière a 2 mois, j’ai en tout quatre garçons et deux filles.
Là du coup si tu me croisais sur ton chemin tu me regarderais et tu te dirais comme la plupart des gens, quelle grande famille ! Tu te mettrais à les compter et tu penserais aux moments où tes enfants chahutent, le bruit, les dépenses, les nuits, etc. Et tu te dirais… quel courage elle a !
Ce n’est pas une question de courage mais de choix.
Il n’y a rien de courageux à élever six ou un enfants, il y a juste de l’amour et aussi de la fatigue il est vrai.
J’aurais pu me tourner vers l’avortement mais ayant déjà connu ce moment difficile, je me suis toujours refusé de revivre cela.
Je t’invite à découvrir les maux d’une mère.
Chapitre 1 – Madame !
Je suis à peine dans l’adolescence, je suis une jeune fille dynamique, qui va découvrir son premier amour. Si j’avais su…
Mais c’est un chapitre de ma vie qui hélas a existé. Il n’y a rien d’anodin dans le fait d’ôter la vie à un être qui pousse en moi.
Mais voilà je suis amoureuse et je brûle les étapes en voulant jouer à la grande. Je suis inconsciente, je sais que je suis sur le point de faire l’amour et je ne me rends pas compte que cet acte n’est pas un jeu, personne n’est là pour m’applaudir, il n’y a que lui et moi. Et c’est à lui et ce jusqu’à la fin des temps que j’offre mon corps pour la première fois.
Mon Dieu si j’avais su…
Et voilà le miracle de la vie prend son cours.
Les jours passent, bien entendu rien de spécial, je ne ressens rien. Je continue à jouer à la madame car de mes amies je suis celle qui est casée. Casée, pffffff…. Casée !
Qu’est-ce qu’on est con quand on est ado !
En tout cas nous approchons de la date de mes règles, et je m’étonne de ne pas avoir mal dans les reins ?
C’est de cette façon que je comprends que la semaine de merde va arriver.
Mais là, rien. Je ne me tracasse pas, après toutes ces choses-là n’arrivent qu’aux autres non ?!
L’amour de ma vie de ce moment-là, me dit qu’il a peur que je sois enceinte. Comme s’il avait flairé un changement en moi.
Je lui explique que dans trois jours mes règles doivent arriver et que l’on fêtera cela ensemble.
Chapitre 2 – Test de grossesse
Trois Jours passent… Et toujours rien !
Aucune douleur, rien pas un petit signal d’alerte… J’attends encore quelques jours, les retards ça arrive.
Au bout de ces quelques jours le moment du test de grossesse est arrivé. Il va me falloir une bonne dose de courage pour faire ce fichu test !
Tout un stress pour aller le chercher, je suis avec des copines et c’est une amie qui demande le test à ma place.
J’ai trop peur ce n’est pas moi, je vais bien, une enfant ne peut pas avoir d’enfant ?!
Une fois chez moi, nous sommes toutes assises sur le sol à attendre le verdict final ! Je suis à ce moment-là encore certaine que tout allait bien, non rien ne pouvait grandir en moi.
Trois minutes passent, je prends le test, le regarde avec stupéfaction ! Mon sang ne fait qu’un tour, mon cœur bat vite trop vite, je me sens mal tout d’un coup.
Merde. Deux barres ! Je suis enceinte.
Prise de panique avec mes copines, nous jetons le test dans une poubelle dans la rue, aucun risque comme cela que ma mère tombe un jour dessus. Il n’y a pas de preuve, donc j’espère au fond de moi pas de bébé.
Pourtant une fois mes copines rentrées chez elles, je suis seule face à cette fatalité, comment vais-je me sortir de là ? Je vais avoir un bébé comment vais-je le nourrir, le soigner, l’habiller ?
Je suis tellement paniquée, que mon seul soutien est mes copines qui me promettent de garder le secret.
Ma mère tient un restaurant, de temps en temps je fais la plonge pour aider, je gagne l’argent des pourboires. Je me dis en mettant les sous de côté que ce sera pour le bébé, même si je suis à un millier d’années lumières de savoir ce que coûte un bébé… bien plus que quelques pourboires.
Je ne sais pas quelle direction prendre, à ce moment-là, il n’est pas question d’avorter, je n’y songe même pas, cet enfant est là, qui suis-je moi pour lui retirer la vie. Il n’a rien demandé, il est là, c’est moi qui ai fait cette erreur, il n’a pas à payer de sa vie !
Je dois maintenant annoncer ça au père, qui a du mal à me croire, il préfère surement fuir la réalité. Je ne lui en veux pas si je le pouvais moi aussi je fuirais. Je lui laisse le temps de digérer l’annonce, il faut un peu de temps.
Chapitre 3 – Les vaccins
Ce sont les vacances, l’été est bien là, nous allons souvent avec mes copines à la piscine. Je me souviens d’un jour ou sur le chemin nous nous imaginions d’être là dans un an avec une personne de plus. Une fille évidemment.
Une de mes amies me regarde et me dit :

—  Pourquoi te tiens-tu le ventre ?
—  Je ne sais pas ? C’est comme ça, c’est comme un réflexe j’ai besoin de poser ma main sur lui.
Les jours passent, je dois aller à l’hôpital avec ma famille, nous devons être vaccinés car dans peu de temps nous partons direction l’Afrique et ceux-ci sont obligatoires pour pouvoir partir.
Je me souviens d’être assise dans ce long couloir je discute avec mes sœurs, le médecin tend la tête vers nous et demande s’il y a des femmes enceintes dans la famille.
Les vaccins étant dangereux pour le fœtus car ceux-ci peuvent le rendre handicapé.
Ma mère se retourne vers moi et dit haut et fort : « Delphine ? » et éclate de rire.
Mon cœur s’emballe, quel humour à la con franchement, si seulement elle savait.
Je suis perdue tout à coup, je dois faire un choix et je suis tellement engluée dans la peur que je suis en mode pilote automatique. Je me fais aussi vacciner et j’espère encore plus fort maintenant que mes règles se pointeront comme par enchantement.
Voilà ce qui arrive quand un enfant attend un enfant. Quelle bonne décision prendre, car à ce moment-là, je savais que le bébé était touché par ces vaccins et que sa santé était en jeu.
Chapitre 4 – Les changements
L’été s’achève, je commence à sentir de gros changements. D’abord, l’odeur de cigarettes me rend malade, ma poitrine a gonflé, mon ventre a grossi et les premières nausées se font sentir.
Je commence à comprendre plus concrètement que la vie s’installe en moi. Je ne peux plus le nier, c’est certain, je suis enceinte. J’admire mon ventre dans un miroir je le caresse et tout d’un coup je panique.
Ma mère va me haïr, comment vais-je pouvoir lui dire ?
La rentrée des classes est là, ma meilleure amie voit que je me suis arrondie, elle me demande comment j’allais faire pour me sortir de se foutoir.
Je suis si d’espérée que je ne me rends pas compte qu’une copine écoute notre conversation.
Et quelle chance pour moi, car elle vient directement vers moi et me demande si elle peut en parler avec ses parents. Ceux-ci pourraient m’aider ou me guider. Je ne dois pas rester comme ça.
J’ai pris cette main tendue en plein vol et me suis mise à espérer que ce cauchemar allait bientôt s’arrêter.
Pourtant ce n’était le début d’une aventure qui allait changer ma vie du tout au tout. Je me suis rendu compte que je ne pouvais même pas prendre une décision pour le protéger des vaccins alors qu’est-ce que ça sera quand il ou elle sera là.
Si jeune et devoir être face à une immensité de responsabilités, j’ai pris à ce moment-là le choix d’interrompre ma grossesse car la peur avait envahi mon corps autant que cet enfant l’avait envahi.
La peur de mal faire, de le rendre malheureux, était-ce peut-être déjà de l’amour donner à cet enfant ?
Le lendemain, cette amie vient vers moi et me dit que ses parents aimeraient me rencontrer. Elle m’explique que dès ce soir je peux venir dormir chez eux.
Je me sens soulagée, réconfortée, enfin, je ne suis plus seule face à tout ça.
J’appelle ma mère qui accepte que je dorme chez elle et à la fin des cours nous partons dans son village où je découvre avec stupéfaction que son beau-père est un ami à ma mère. Nous nous regardons tous les deux très surpris et la seule chose qui sort de nos bouches et :
« C’est toi ??? »
Chapitre 5 – La vérité est dévoilée
Me voilà face à l’inévitable, ma mère sera bientôt au courant, j’ai peur, voudra-t-elle toujours de moi dans la famille ?
Nous nous installons dans la cuisine autour de la table, l’ami de ma mère me demande si elle est au courant ?
Je lui explique que non, que je suis terrifiée à l’idée de lui annoncer cette fatalité.
Directement, il me propose très gentiment d’aller la voir lui-même et de lui annoncer la vérité à ma place.
Il me dit également, que je peux rester chez eux u

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