Mémoires de guerre
280 pages
Français
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Description

Le 6 août 1914, le 6e Hussards, régiment de cavalerie dans lequel Fernand Thomas effectue son service militaire lors de la déclaration de guerre, quitte Marseille. C'est le début d'un long chemin de souffrances, combats, nuits sans sommeil, épuisement. L'auteur affronte l'ennemi sur les différents fronts, Lorraine, Champagne, Belgique, et surtout Verdun. Mais il raconte aussi le voyage libérateur, celui qui se fait à travers l'amitié, la bienveillance, la camaraderie, la musique.

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Publié par
Date de parution 15 janvier 2015
Nombre de lectures 22
EAN13 9782336367125
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Mémoires e duXXsiècle
Fernand Thomas
MEMOIRES DE GUERRELA VIE MALGRÉ TOUT (1914 – 1918)
Série SPremière Guerre mondiale
Mémoires de guerre La vie malgré tout (1914 – 1918)
e Mémoires du XX siècle Déjà parus e Renaud de BARY,La 4 batterie. Journal intime d’un appelé en Algérie (1 mars 1961 - 5 janvier 1963),2014. Richard SEILER,Charles Mangold, chef de l'armée secrète en Périgord,2014. Henri FROMENT-MEURICE,Journal d’Egypte, 1963-1965,2014. Joseph-Albert di FUSCO,Fusillé à Caen en 1941, Lettres d’un otage à sa famille,2014. Tahîa GAMÂL ABDEL NASSER,Nasser ma vie avec lui, Mémoires d’une femme de président,2014. Fernand FOURNIER,Paroles d’appelés. Leur version de la guerre d’Algérie,2014. Marguerite CADIER-REUSS,Lettres à mon mari disparu (1915-1917),2014. Nadine NAJMAN,1914-1918 dans la Marne, les Ardennes et la Belgique occupées,2014.Marcel DUHAMEL,Ça jamais, mon lieutenant !, Guerre 1914-1918,2014. Xavier Jean R. AYRAL,HÉROÏSME - Jean Ayral, Compagnon de la Libération, Histoire et Carnets de guerre de Jean Ayral (18 juin 1940 – 22 août 1944),2013. Sabine CHÉRON,Les coquelicots de l’espérance,2013. Pierre BOUCHET de FAREINS,Madagascar, terre ensanglantée,2013.Jacques SOYER,Sable chaud.Souvenirs d’un officier méhariste (1946-1959),2013.Edith MAYER CORD,L’éducation d’un enfant caché,2013. Michelle SALOMON-DURAND,De Verdun à Auschwitz,L’histoire de mon pèreAndré Raben Salomon (1898-1944),2013.Robert du Bourg de BOZAS,Lettres de voyage. Avant-propos et notes de Claude Guillemot,2013. Marion BÉNECH,Un médecin hygiéniste déporté à Mauthausen. Portrait de Jean Bénech, 2013.
Fernand Thomas
MEMOIRES DE GUERRELa vie malgré tout (1914 – 1918) L’Harmattan
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04924-3 EAN : 9782343049243
INTRODUCTION
Fernand Thomas,l’auteur de cesmémoires, naît le 27 e juillet 1891 à Paris, dans le 4 arrondissement. Au collège Chaptaloù se déroule l’intégralité de son cursus scolaire, il s’intéresseaussi bien aux mathématiques qu’aux langues et à la littérature. Il pratique également le violon qui sera une des passions de sa vie. En 1912, il prépare, toujours au collège Chaptal, le concours del’Ecole Polytechnique. Admissible, il ne peut intégrer cette école, en raison d’une note trop faible à l’épreuve d’équitation.
Dès lors, de 1912 à 1914, il effectue son service militaire. e En Août 1914, il se trouve à Marseille où le régiment du 6 Hussards auquel il appartient a ses quartiers. La déclaration de guerre l’envoie sur les différents fronts. Après l’armistice, sa connaissance de l’allemand lui vaut d’être interprète en Allemagne. Ilne quittera l’uniforme qu’en 1919, date de sa démobilisation.
Ces mémoiresn’avaient, jusqu’à présent, jamais été présentésà l’édition et pourtantleur auteur, dans son avant-propos et plusieurs fois dans le corps même de son récit, s’adresse au lecteur.L’auteur pense-t-il à la famille ? aux compagnons de guerre qui, lors de conversations et des récits croisés auxquelles elles donnèrent lieu, aidèrent à se souvenir ? Sans doute, mais n’est-il pas plutôt, ce lecteur auquel il est fait périodiquement référence, l’interlocuteur fictif qui permet à ces « mémoires intérieurs » de rejoindre la réalité qui les a fait naître, de n’être pas un ressassement du passé, mais un récit historique raconté à «ceux qui n’y étaient pas», une leçon de vie et de mort où la mort, d’ailleurs, continuellement présente, cède pourtant le pas à la vie, ses 7
petites joies, l’amitié, l’amour de la musique, la découverte, lors des périodes de repos, de personnes réconfortantes, pour lesquelles l’auteur éprouvera toujours de la gratitude ; mais y trouvent aussi leur place les tracasseries, les relations difficiles avec les chefs, les ordres ressentis comme injustes ou injustifiés, les tâches lourdes à assumer, la nourriture qui, après un long trajet à travers les boyaux,arrive froide ou n’arrive pas du tout…
Car ces« mémoires » sont plutôt desde guerre « mémoires de vie » qui donnent à voir de nombreux portraits, de nombreux moments d’existence, qui donnent à écouter la chanson des rapports humains dans toute leur complexité et nous intéressent aux occupations quotidiennes qui permettent de vivre « en dépit de tout ça ».
Pudeur devant l’intolérable? Sans doute, mais aussi, tout simplement, le fait de narrer quatre années de guerre, durée de temps amplement suffisante pour que la mort n’ait pas tous les droits. Les mémoires suivent le rythme de la guerre. Dans les quatre premiers mois du conflit, Fernand Thomas, l’auteur, est sur tous les fronts. De la Lorraine à la Belgique, en passant par la Champagne et Verdun. En Lorraine, il franchit la frontière allemande et croit en une victoire rapide. Quelques jours plus tard, c’est la marche épuisante de la retraite. Aux environs de Bar-le-Duc, le voilàaux prises avec l’ennemi au cours de ceque la postérité a appelé « La Bataille de la Marne ». Il est aux environs de Contrisson, à la limite est du front de la Marne. Les Allemands enfin arrêtés, puis repoussés, il se e lance à leur poursuite et son Régiment, avec le 15 C.A., les talonne jusqu’à Verdun. Il goûte alors aux premières tranchées, dans le Bois des Corbeaux. Puis embarquement e pour la Belgique et l’Yser. C’est que le 6est Hussards utilisé en soutien de l’infanterie. Fin 1914,il est de
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nouveau près de Verdun, dans les tranchées du Bois des Corbeauxet la Côte de l’Oie. C’est le début d’une période de « stabilité», une sorte d’enlisement où alternent le repos et le service de tranchées. Mais bientôt ont lieu des préparatifs d’attaque.Nous sommes à la mi-août 1915. Le régiment se trouve près de Craonnelle. La deuxième e bataille de Champagne approche. Cependant, le 6 Hussards ne peut jouer le rôle qui lui était assigné (profiter de la rupture du front pour s’enfoncer dans les lignesennemies), en raison d’une offensive avortée de l’infanterie. e A partir d’octobre 1915 et pour un long moment, le 6Hussards est affecté à toutes sortes de tâches qui ne sont pas destâches de combat. Ainsi l’auteur devient bûcheron, puis chef d’un dépôt de bois de mines, enfin vaguemestre. Son récit ouvre le champ de la guerre à toutes les fonctions « annexes ». Il assiste à la naissance du journal du 15e C.A. Le Canard Poilu et participe aux premières représentations du théâtre aux Armées. Jusqu’à ce que, sur un coup de tête,et peut-être sous la pression de plus en plus grande d’un fort sentiment e d’inutilité,Hussards pour suivreil décide de quitter le 6 les cours du Brevet de Chef de Section à Mourmelon. De nombreuses pages sont consacrées à ces cours et aux rencontres qu’ily fait. Cette formation lui donne droit à l’expérience des tranchées, qu’il avait déjà connue… mais celle-ci le mène au cœur de l’horreur: ferme des Chambrettes, carrières d’Haudromont, lesCaurières. Il connaît le froid, mais a la chance de ne pas en souffrir autant que certains soldats « en passant par Dugny, nous vîmes une quantité véritablement effrayante de pauvres bougres aux pieds gelés que leurs camarades valides portaient sur leurs épaules pour lestransporter des voitures jusqu’à l’hôpital»,la privation d’eau« nous fîmes fondre la neige
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