Dans l’univers des animaux, (Pour une pensée africaine revitalisée)
125 pages
Français

Dans l’univers des animaux, (Pour une pensée africaine revitalisée) , livre ebook

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Description

Ce livre revisite à travers le patrimoine animalier l’importance des symbolismes, des proverbes et des croyancesmagico religieuses dans la culture des peuples. Ils traduisent toute leur capacité à tisser un dialogue fécond avec les animaux. A travers le chien, l’âne, le cheval et la vache se lisent toutes les incohérences et les contradictions culturelles. Par ailleurs, ils mettent en exergue leur utilité économique, rituelle, langagière, ludique...Ils appartiennent à l’environnement qui définit la réelle philosophie et la personnalité de l’homo senegalensis

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 novembre 2020
Nombre de lectures 8
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,055€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Dans l’univers des animaux : une Culture qui s’éteint.
Culture, maximes et symbolisme dans le patrimoine animalier du Sénégal : cheval, vache, chèvre, chien et âne
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Tous droits réservés pour tous paysCopyright Les Editions SéguimaEmail seguimaeditions@gmail.comSite web : www.leseditions-seguima.cominfo@leseditions-seguima.comCouverture :Mamadou Moustapha W. Ndour
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 Mamadou Sow
Dans l’univers des animaux
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Dédicace :
 Ce livre est dédié aux hommes et femmes qui luttent pour offrir aux animaux : protection, épanouissement et réconfort. La maltraitance des animaux est un crime qui n’honore pas son auteur mais qui montre toute sa bestialité.
Nous le dédions aussi ànotre sœur Néné Diallo née Fatoumata Bintou Diallo.
Remerciements
 Nous exprimons nos sincères remerciements aux hommes et femmes interviewés dans des circonstances souvent difficiles. Qu’ils trouvent dans cette publication toute ma gratitude et une fierté d’avoir rempli leur mission. Qu’ils acceptent toutes nos excuses pour avoir divulguer des secrets pastoraux, toute une intimité. Nos remerciements les plus cordiaux à notre cousin Diallo Mamoudou, à notre grand frère Mamadou Sow, à notre neveu Oumar Thiam. Nos cordiaux et sincères remerciements à Amadou Tabara Dia et à son épouse Gaga Dia pour leur
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Introduction générale
 Le Sénégal est un pays agro-sylvo-pastoral qui possède une riche tradition animalière. Son patrimoine animalier regorge d’immenses potentialités économiques qui participent activement à la recherche de l’autonomie alimentaire d’une part et d’autre part qui contribue à rehausser le prestige de la personne dans la société en même temps qu’elles valorisent le matériel qui sert à rendre des services importants. En effet, le cheptel du Sénégal compte des vaches, des moutons, des chevaux, des porcs, des chèvres, des poules et des dromadaires. L’alliance, agriculture-élevage y est parfaite. Toutes les communautés de notre pays (Pulaar, Wolof, Seereer, Balante, Joola, Mankagne, Maures…) pratiquent cette activité à la portée réelle, vu les rendements économiques et l’impact sur les rituels. Le patrimoine animalier a intégré avec succès le transport, les échanges marchands et les réseaux communautaires de voisinage dans le cadre du vivre ensemble.
Par ailleurs, outre cette utilité observable sur le plan matériel, la communauté a transféré sur ses
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animaux, ses croyances, ses vœux, ses craintes et ses doutes. C’est pourquoi, ces bêtes ont des charges symboliques qui expliquent leur appropriation par nos compatriotes, dans le cadre de la domestication ou leur rejet de la part de ceux-ci. Nos communautés ont défini les critères d’acquisition, d’échange, de fluctuation et de cessation dans un contexte social où la croyance aux forces occultes et invisibles garde toute sa place. Chaque société « attribue à l’animal sauvage ou domestique, gros ou petit, 1 rampant, nageant ou volant des intérêts, des motivations, des besoins, des façons de penser, des traits de caractères conformes à sa conception des types de rapports à valoriser ou à interdire. (E.M. Florac et Ed. Dounias : 2007.149) Ainsi, il existe une relation entre les patronymes, les animaux et les localités. D’où leur sacralisation par le groupe social qui leur alloue des vertus protectrices. Par exemple, les « Ndour » ont le caméléon pour totem, les « Séne » le lièvre. Par conséquent, ils sont entretenus. Des interdits encadrent leur sacralité.
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Un animal n’a pas que seulement au Sénégal une dimension économique. Il est aussi culturel et cultuel, sport et ludique. En lui se rencontrent le visible et l’invisible, le concret et l’abstrait, le matériel et l’immatériel qui passent inaperçus pour un non initié qui ne retient que les aspects grossiers, mercantilistes et physiques. Par conséquent, il perd son essence même. Au demeurant, il faut l’intégrer dans son contexte culturel pour saisir toute la portée symbolique et mystique. Ainsi, l’âne et le chien traduisent toutes les contradictions sociétales et culturelles qui mettent à nu les incohérences cultuelles et culturelles. En eux, se retrouvent l’utilitaire, le cultuel, le culturel, le symbolisme et l’imaginaire. Par contre, dans la vache et la chèvre, la tradition a surtout valorisé la dimension utilitaire et économique. Autour d’eux se dessine toute une série de croyances qui participent à leur fluctuation. Le cheval entre dans ce même ordre d’idée.
Le patrimoine animalier en général, au-delà de sa dimension économique, reste encore marginal dans les publications livresques qui, en fait, passent à côté des croyances, des rites, des prières, des interdits, des tolérances et des coutumes qui sont des éléments
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importants du patrimoine immatériel. Or, les différents peuples ont des cultures qui façonnent leur personnalité.
Pour eux, l’immatériel est tout aussi important que le matériel. Les maximes et les proverbes sont des formes d’éducation et d’enseignement qui participent à la définition des êtres pour leur ancrage dans leur culture. Les humains construisent des images avec les animaux par l’idée qu’ils se font d’eux. Les représentations populaires sont fondamentales dans l’édification des types de rapports à entretenir avec eux. En effet, la globalisation et la mondialisation ne doivent pas effacer ces stratégies culturelles qui sont essentielles dans la définition des politiques économiques des peuples. Du degré d’appropriation des cultures dépend leur réussite ou leur échec. Une société en mutation doit prendre en compte dans ses différentes étapes sa culture et ses valeurs positives qui définissent sa personnalité. Il est tout aussi capital d’approfondir les types de discours (fables, contes, légendes…) et de les vulgariser pour mieux mettre en valeur cette capacité intelligente à produire des stratégies de communications efficaces car
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