Football, rêve de gosse
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Football, rêve de gosse , livre ebook

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Description

Le football a toujours été un rêve de gosse. Dès notre jeune âge, avec les amis du quartier, le football et les longues parties qui duraient jusqu’au bout de la nuit étaient notre seule distraction. Une époque où la révolution technologique était bien lointaine et le rapport à l’autre était concret et social. Les parties endiablées de football faisaient et défaisaient nos amitiés, nos passions et notre rapport à l’autre. Pendant les vacances, on arpentait les quartiers, en bandes, à la recherche d’équipes à affronter et de défis à relever.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 décembre 2022
Nombre de lectures 1
EAN13 9789938072754
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Hakim Ben Hammouda Football, rêve de gosse. Septembre 2017.
Du même auteur :
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L’économie du Burundi, Revue Mondes en Développement, (éditeur),numéro spécial, tome 21, n°82, 1993. Burundi, Histoire politique et économique d’un conflit,L’Harmattan, 1995.Contrainte externe et croissance durable au Maghreb, Revue Mondes en développement, (éditeur),Numéro spécial, tome 23, n°89-90, 1995. Tunisie, Ajustement et difficulté de l’insertion internationale,L’Harmattan, 1995. Afrique et monde arabe: échec de l’insertion internationale, (éditeur), L’Harmattan, 1995.Le Maghreb : enlisement ou nouveau départ, (éditeur),L’Harmattan, 1996.Les pensées uniques en économie,L’Harmattan, 1997.Afrique : Pour un nouveau contrat de développement,L’Harmattan, 1999.L’économie politique du Post-ajustement,Karthala, 1999. L’avenir de la zone franc. Perspectives africaines, (éditeur),Karthala, 2001. Repenser Bretton WoodsRéponses africaines, (éditeur), Karthala, 2002. Les économies de l’Afrique Centrale 2002, (éditeur), Maisonneuve & Larose, 2002. Crise globale, un regard du Sud,Maisonneuve & Larose, 2002. Le NEPAD et les enjeux du développement en Afrique,Maisonneuve & Larose, 2002. 100 Mots pour comprendre le développement,Maisonneuve & Larose, 2003. L’intégration régionale en Afrique Centrale, Enjeux et perspectives,Karthala, 2003. Les économies d’Afrique Centrale 2003,Maisonneuve & Larose, 2003. Bagdad, année zéro,Maisonneuve & Larose, 2003. Rapport économique sur l’Afrique 2004,Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Addis-Ababa, Éthiopie 2004. Les transports et l’intégration régionale en Afrique, Maisonneuve & Larose, 2004. La décision de Yamoussoukro et le transport aérien en Afrique,Maisonneuve & Larose, 2004. Financer l’intégration régionale en Afrique,Maisonneuve & Larose, 2005. L’Afrique et les négociations agricoles,Maisonneuve & Larose, 2005. L’Afrique, l’OMC et le développement, Maisonneuve & Larose, 2005. L’Afrique et l’OMC. Les 100 mots clés, Maisonneuve & Larose, 2005.
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Rapportsur l’intégration régionale en Afrique 2006, (éditeur),Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Addis-Ababa, Éthiopie 2006. Un meilleur accès aux marchés pour l’Afrique,Maisonneuve & Larose, 2007. Rapport économique sur l’Afrique 2004, (éditeur),Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Addis-Ababa, Éthiopie 2007. Rapport économique sur l’Afrique 2004, (éditeur),Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Addis-Ababa, Éthiopie 2008. La crise : origine et perspectives,Édition Ellipses, mars 2009. Crise et naufrage des économistes,De Boeck, mai 2010. Crise globale et émergence. Vers un nouveau modèle de développement ?Revue Mondes en développement, Numéro spécial, (éditeur), 2010. Banquiers et économistes face à la crise, (éditeur), De Boeck, 2010. Le G20 et les défis de la gouvernance globale,De Boeck, 2011. La Tunisie : L'économie politique d'une révolution,De Boeck, 2011. A quoi rêve un Oriental ? De nouvelles modernités pour les printemps arabes, Editions du Cygne, Paris, 2011. Réenchanter le développement. Pour une poétique du savoir sur le développement,Editions Arabesques, Tunis 2015. Les nouveaux orientalistes. Les expressions récentes du rejet de l’Autre, Editions Arabesques, Tunis 2016, Chroniques d’un Ministre de transition,Editions Ceres, Tunis 2016, Nous nous sommes tant aimés. Un film, des films, mes films,Editions Arabesques, Tunis 2017, Chanson pour elle. Melody Blues,Editions Arabesques, Tunis 2017.
Table des matières.
Introduction. Le foot un rêve de gosse.
Football, ordre social et utopie !
Le football et les tourments du siècle passé. Quelques commentaires sur la culture tactique et le politique. Le football, le bégaiement de l’histoire et l’Afrique.L'équipe du FLN ou lorsque le football est mis à contribution pour la libération !
L’Afrique, le football et la modernité.
Le football aime le jeu.
Retour sur les aigles de Carthage et la rénovation de notre football.
Et si on jouait au ballon !
L’Euro 2004, un nouvel échec de l’utopie dans le foot. Foot, racisme et xénophobie.
Le Foot, une autre victime de la crise financière !
La colère de Platoche.
Est-ce la fin du Foot business ?
Comment échapper aux dérives du Foot business ?
Foot et politique !
Le Che et le Foot.
Que reste-t-il des JO ?
Panique sur la planète foot.
Les tournois de football ou à celui qui perd gagne.
Introduction.
 Le football a toujours été un rêve de gosse. Dès notre jeune âge, avec les amis du quartier, le football et les longues parties qui duraient jusqu’au bout de la nuit étaient notre seule distraction. C’était une époque où la révolution technologique était bien lointaine et le rapport à l’autre était concret et social. Les parties endiablées de football faisaient et défaisaient nos amitiés, nos passions et notre rapport à l’autre. Pendant les vacances, on arpentait les quartiers, en bandes, à la recherche d’équipes à affronter et de défis à relever.
Quand ce n’étaient pas les parties de football dans les quartiers, c’étaient les virées, toujours en bande, dans les stades pour soutenir nos équipes préférées. C’étaient aussi de longs voyages dans des conditionsparfois difficiles lorsque nos équipes jouaient à l’extérieur. Des voyages que nous préparions des semaines entières avec les drapeaux, les hymnes à la gloire de l’équipe, que nous répétions à longueur de journée. Ensuite il fallait trouver l’argent pournous déplacer. On se cotisait pour payer les frais de déplacement en suivant le principe que chacun contribuait à hauteur de ses moyens et il était hors de question d’empêcher ceux qui ne pouvaient pas contribuer de faire le voyage et de briser leurs rêves de gosse : voir leur équipe battre le fer avec les autres équipes. Un communisme avant l’heure!
Mais, la modicité de nos moyens ne nous permettait d’avoir que des voitures d’un autre âge et qui se préparaient à prendre une retraite bien méritée. Ces voitures lourdement handicapées par des années de service tanguaient sous le poids des nombreux jeunes frêles et pleins de rêves dans les yeux. Elles tombaient souvent en panne et nous faisaient arriver dans les villes la peur au ventre d’avoir raté nos matchs. Même vaincus, nous étions heureux d’avoir passé une journée ensemble. Nousn’arrêtions pas de chanter sur le chemin du retourmais aussi de disséquer le match, les gestes les plus improbables de nos idoles, les buts, et les décisions des arbitres qui étaient pour nous toujours contestables et contre nous. Mais, cette mauvaise foi qui est l’arme de tous les supporters, n’ôtait pas le rêve de nos yeux de gosses.
Mais, au-delà du football, des matchs, des invectives, des pleurs et des moments de joie intense, c’est notre monde que nous créons à chaque instant. C’est autour de ce sport et de ces moments intenses que nous faisions notre rapport à l’autre, notre partenaire dans l’équipe, notre ami sur les gradins mais aussi notre adversaire que nous détestionsle temps d’un match et que nous retrouvions après. Le football nous permettait de créer notre monde et de lui donner cette part d’humanité qui faisait défaut au monde qui nous entourait. Ce rêve et cette ivresse expliquent la place qu’occupe le football et plus que tout autre sport dans notre univers.
C’est sur les terrains, dans les stades et sur les routes que cette passion pour le football est née et qu’elle a pris corps au fil des ans. Mais, cette affection ne se limitera pas à la pratique
de cesport et progressivement je me suis mis dans la posture de l’entraîneur en passant de longues heures à disséquer les matchs. On parlait des compositions des équipes, des changements effectués par les entraîneurs et s’aventurait même sur les choix tactiques. Et, par les temps de dictature et lorsque toutes les libertés ont été étouffées, ces débats enflammés sur le football devenaient le quotidien de nos rencontres et de nos tablées viriles dans les cafés.
Progressivement cette passion de jeunesse s’est transformée en un sujet de réflexion et d’écriture. J’ai transgressé en cela l’interdit qu’avait institué de manière solennelle les gardiens du temps de l’intelligence de ne pas s’intéresser à ce sport de masse frappé par le seau du dégoût et du rejet. Rares sont les intellectuels qui ont osé déclarer leur passion pour ce sport. Toni Negri, le grand intellectuel italien, devenu l’un des penseurs des mouvements altermondialistes après la publication de ses deux essais « Multitude » et « Empire » avec Michael Hardt en 2004, a osé clamer sa passion pour le sport roi. Fervent supporter du Milan AC qui était le club des couches populaires de Milan avant qu’il ne soit racheté dans les années 1980 par Silvio Berlusconi et vendu récemment à un groupe chinois, était l’ennemi juré du club des élites bourgeoises qu’était l’Inter de Milan et qui était détenu par la famille Moratti. Toni Negri avait dit que ce qui l’a le plus manqué lors de ces années de détention de 1979 à 1983 pour son appartenance aux mouvements d’extrême gauche, c’était de ne pas pouvoir aller au stade pour regarder les derbys milanais.
D’autres intellectuels se sont également intéressés au football comme le philosophe Jean Philippe Toussaint qui a écrit en 2015 un essai intitulé « Football » et publié par les éditions Minuit ou Pascal Boniface connu par son amour du sport roi et ses nombreux écrits dont « Football et mondialisation » publié aux éditions Armand Colin en 2006. Plus proche de nous l’ami Chokri Mabkhout qui, après son premier roman «Taliani» (l’italien) qui a obtenu le prix Booker arabe en 2015, est revenu avec un nouveau roman en 2016 intitulé « Baganda » dont la trame se passe dans le milieu du football mettant l’accent sur les imbrications entre les milieux de la politique et du sport.
 Mais, en dehors de ces contributions et quelques autres, rares sont les intellectuels qui se sont intéressés au football et ont cherché à comprendre l’engouement et la passion qu’il suscite auprès des gens pour devenir le sport le plus populaire à travers le monde. Au contraire, le monde intellectuel a toujours regardé avec dédain le sport et le football en particulier. Plusieurs raisons expliquent cette distance et voir même le rejet des intellectuels du football. La première est de considérer le football comme l’opium des peuples des temps modernes qui les détournent des questions politiques et des préoccupations culturelles et artistiques. Par ailleurs, ce rejet trouve aussi ses origines dans le public et les supporters, dans les stades et dans cette ambiance faite d’hystérie collective, de rejet de l’autre, de violence et de chauvinisme qui justifient le dédain et le mépris des intellectuels.
Cette distance et ce rejet n’ont pas permis aux intellectuels de saisir et de comprendre le phénomène socialet politique qu’incarne aujourd’hui le football en en faisant aujourd’hui un élément essentiel au cœur des rapports sociaux. Or, le football évoque une symbolique forte qui explique l’intérêt et cette passion immodérée que lui vouent les gens. La questionque nous nous posons toujours est de savoir d’où le football tire cette légitimité et cette force symbolique qui en fait le cœur de toutes les attentions, les ardeurs, voire même les idolâtries.
 A mon avis, cette relation fusionnelle entre le football et les gens et leurs mémoires collectives se trouvent à deux niveaux. Le premier revient à l’histoire et le contexte de
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