La Pédagogie par les épreuves
103 pages
Français

La Pédagogie par les épreuves , livre ebook

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Description

Être un enseignant professionnel, cela requiert l’exigence d’une formation pédagogique à la base. L’enseignant c’est celui-là, qui a acquis les connaissances pédagogiques, didactiques, psychologiques, déontologiques et éthiques. Ce qui signifie qu’un séjour dans une École Normale Supérieure (E.N.S), dans un centre de formation pédagogique ou dans une faculté des sciences de l’éducation post formation disciplinaire est une exigence pour devenir un enseignant complet. Cela se justifie par la complexité du métier d’enseignant. En publiant cet ouvrage, Alladoum Mbéloumbaye apporte aux enseignants novices et sans formation pédagogique un ensemble des connaissances, des techniques et des stratégies pour une professionnalisation du métier.

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EAN13 9782376700142
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 25€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

PréfaceL’activité d’un enseignant professionnel exige à la base une formation pédagogique. Et, par formation pédagogique, nous faisons allusion à la pédagogie, à la didactique, à la psychologie, à la déontologie, etc. Cela veut dire qu’après une formation disciplinaire, le futur enseignant doit séjourner dans une école normale supérieure (E.N.S), dans un centre de formation pédagogique ou dans une faculté des sciences de l’éducation. Cette exigence de formation pédagogique se justifie par la complexité du métier d’enseignant.C’est dans ce contexte que se situe l’ouvrage de monsieur Alladoum Mbéloumbaye. Une telle œuvre requiert naturellement la connaissance de l’esprit de l’enfant ainsi que de la claire conscience de ses faiblesses, de ses insuffisances et aussi une certaine pratique enseignante. Enseignant de formation et expérimenté, Alladoum Mbéloumbaye connaitla difficulté de l’activité d’enseignement-apprentissage. En écrivant « La pédagogie par les épreuves», il participe d’une part au débat soulevé par Olivier Reboulpar rapport à l’enseignement, à savoir : peut-on enseigner à enseigner? D’autre part, il met à la disposition des enseignants novices et sans formation pédagogique un ensemble de connaissances, de techniques et de stratégies pour mieux enseigner. Il aborde la question sur la base de
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la problématique en élaborant des sujets relevant de la pratique éducative. Ainsi, il aborde entre autre, la curiosité enfantine, la place du jeu dans l’enseignement, le dilemme entre la pédagogie et la culture, l’attention, la mémoire, etc.Ce livre est un outil de travail indispensable pour tout enseignant qui veut évoluer dans sa carrière. Il mérite d’être vulgariser dans tous les milieux de formation pédagogique. Djimrassem Thalès, Auteur et Enseignant-chercheur à la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université de Ndjamena.
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Introduction Depuis déjà plusieurs décennies, de nombreux pays africains malgaches et asiatiques consentent un effort méritoire pour mieux se cultiver chaque jour. Il y a sur ces continents une véritable passion pour l’école. Ce problème sensibilise non seulement le gouvernement de chaque pays, mais aussi chaque famille. Inscrire un enfant à l’école est dans la conscience collective de tous. L’enfant lui-même est assoiffé de savoirLa formation de l’esprit et des consciences étant une préoccupation majeure auxquelles sont vouées toutes les sociétés humaines. De plus, on constate que leur pédagogie s’inspire davantage decelle de la métropole. C’est pourquoi, il est important de concevoir un ouvrage pédagogique écrit en français et spécialement adapté à l’éducation donnée dans leurs écoles.  Cet ouvrage est donc conçu dans le souci de répondre aux nouvelles exigences pédagogiques et serait susceptible de devenir un guide précieux pour les enseignants de tous les niveaux d’expression française. Il demeure également un manuel important pour les étudiants en psychologie, en pédagogie, en philosophie, en sociologie ou en lettres, etc.  Nous admettons en outre que la formation pédagogique faciliterait aux enseignants, la tâche éducative en la leur rendant beaucoup plus attrayante.
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Ainsi, Jacques Delors aborde dans le même sens lorsqu’il affirme: « une des missions essentielles de la formation des enseignants, tant initiale que continue, est de développer en eux les qualités d’ordre éthique, intellectuel et affectif qu’attend d’eux la société, afin qu’ils puissent cultiver chez leurs élèvesle même éventail de qualités », (Éthique et déontologie de l’éducation, 1998, p. 15). En fait, le livre se propose aussid’indiquer aux usagers une technique efficace de dissertation psychopédagogique, leur permettant de rester dans le cadre exact et précis d’un sujet à traiter évitantainsi, le hors sujet si fréquent aux examens. Paul Valery ne disait-il pas : « la méthode est ce qui permet de réussir sans génie ? »Cependant, il n’a, point pour objet d’offrir à ses usagers des corrigées tout faits, à apprendre par cœur et à reproduire tels quels, le jour de l’examen. Nous présentons donc dans cette première collection une série de treize sujets plus ou moins développés traitant de la vie psychologique de l’enfant et de quelques conceptions éducatives.D’autres volumes sont envisagés et pourront compléter cette série consacrée aux thèmes pédagogiques principaux, car il importe de s’entraîner et de s’exprimer correctement par écrit. Que ce document se révèle de quelque utilité pour ceux qui s’en serviront.
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PREMIERE PARTIE A-Lavie psychologique de l’enfant«L’espritvivant de la société, c’est l’enfant». «Aujourd’hui,il n’y a plus de divorce entre l’éducation et le reste des activités humaines». Sujet I:La curiosité enfantine : définition, formes, précautions à prendre en l’éduquantL’enfant est naturellement curieux. Il veut tout voir et connaitre tout. Nous avons en substance, les multiples comment et les nombreux pourquoi qu’il pose à propos de tout. Mais comment peut-on définir les formes ainsi que les précautions à prendre en l’éduquant ? I-Définition  La curiosité enfantine,c’est la tendance qu’à l’esprit humain d’allerau-devant des impressions qui doivent l’envahir. Il se met en quête. Selon Aristote(1516) : « L’œil a besoin de voir et l’oreille a besoin d’entendre».  Par son étymologie, le mot curiosité évoque la notion d’inquiétude etde souci. Elle prendl’allure d’un besoin qui attend impérieusement à être satisfait. On la définit commela tendance qui pousse l’être humain à
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connaitre pour le plaisir de connaitre. On la désigne aussi par une faim, une soif, un appétit de l’esprit.Chez l’enfant, elle se traduit par le besoin de voir, d’entendre etdetoucher. Car l’enfant veut savoir, non seulement les qualités et défauts des choses, mais aussi leur origine, leur but. Il fait alors preuve à la curiosité tant saine que malsaine. Berge nomme la curiosité enfantine « la faimde l’esprit». Elle est étroitement liéeà la loi fonctionnelle de l’adaptation au milieu environnant, condition essentielle de la réussite de l’évolution de l’être.II-Les formes de la curiosité enfantine La curiosité enfantine peut prendre différentes formes : a-Durant la première enfance, jusqu’à 3-4 ans les pourquoi sont relativement rares et relèvent plutôt des pseudo-questions…b-À la phase suivante c'est-à-dire à la deuxième enfance (de 4 à 7ans) les pourquoiadressés à l’adulte traduirontun souci net de s’informer…c-C’est vershuit (8) ans et après que l’enfantdevient exigeant et désirequ’on luifournisse, quand il pose despourquoi, des raisons logiques, qu’il entend discuterd-Il importe de signaler une attitude de fabulation qu’ilfaut rattacher à la curiosité
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III-L’éducation àla curiosité enfantine a-Précautions à prendre Au fur et àmesure que l’enfant grandit, il importe de se montrer scrupuleux dans le choix de l’explication à lui fournir. Il ne faut pas s’amuser à le tromper, ni à hausser la fabulation à la hauteur du mensonge. Si sa curiosité se montre peu exigeante ère ème (1 et 2 enfances), ce n’est pas qu’il soit tout à fait ignorant ou crédule: c’est surtout parce que sa pensée inconstante ne s’estpas encore fixée. b-Profit que l’onpeut tirer de cette éducationL’enseignant du primaire averti parvient toujours à tirer d’appréciables projets intellectuels de la culture de la curiosité de son élève. -En tout cas,l’enfant à conscience de sonignorance,c’est pourquoi leprincipe essentiel de la curiosité est le désir ou le besoin de savoir. -L’éducateur averti du sens de l’évolution du sentiment vrai chez l’enfant,trouvera de lui-même les meilleurs procédés pour susciter, entretenir et diriger la curiosité enfantine. -Par une méthode souple (substitution), il faudrait aussicombattre l’excès de la curiosité enfantine (curiosité malsaine).  Pour cultiver la curiosité intellectuelle de son élève,l’enseignant duprimaire peut s’inspirer des deux excellents principes pédagogiques suivants :
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-Comme le dit Anatole France : «l’artd’enseignern’est que l’art d’éveillercuriosité dans la les jeunes âmes pour la satisfaire ensuite, et la curiositén’est vivesaine que dans les esprits et heureux. Les connaissances qu’onentonne de force dans l’intelligence la bouchent et l’étouffent : pour « digérer le savoir, ilfaut l’avoiravalé avec appétit ». -Quant à Paul Bernard : «l’école qui n’allume pas la flamme de la curiosité intellectuelle manque son but. Elle ne met pas dans l’esprit de ceux qui la quitteront un jour, le ferment d’un développement ultérieur :au lieu d’animer», (La, elle mortifie curiosité scientifique des français, 2010). Conclusion Ainsi donc, la curiosité intellectuelle demeure le moteur de tout progrès. Bien exploitée, elle devient intelligence, sens de la recherche et de la découverte. Elle reste à la base de toute conquête intellectuelle, scientifique et morale. L’homme qui fait preuve de la curiosité de bon aloi n’apprend rien en esclave et devient un esprit libre. Il se fait critique et cherche des preuves.L’homme curieux cherche toujours à comprendre, à manipuler, à entrer en contact avec l’autre. L’enseignant doit développer le goût de la curiosité en chaque élève afin qu’il soit l’acteur principal de sa formation. En bref, disons que la saine curiosité fait avancer le monde.
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Sujet II : Le jeu est-il une chose frivole pour l’enfant ou une chose d’uneprofonde signification ? Expliquez cette opinion et dégagez-en la valeur éducative du jeu. L’enfant joue spontanément, il joue comme il respire. Àses yeux, le jeu est une chose sérieuse qu’il proteste lorsqu’on vient le dissiper ou le déranger quand il joue. C’est pourquoi lespédagogues ont pensé que l’on pouvait exploiter à des fins éducatives cette forme naturelle de l’activité enfantine. Nous expliquerons et dégageront ensuite la valeur éducative du jeu.
I-Explication
 Certains pédagogues comme Frédéric Froebel, Jean Jacques Rousseau et Kant pensent qu’il faut suivre la nature et non la contrarier. À leurs yeux, la petite enfance nécessite une éducation spéciale. Pour Froebel, un enfant qui joue à la balle considère le jeu comme la première manifestation de l’activité enfantine et la balle comme le premier don. Le jeune écolier se montre essentiellement actif et expressif par ses jeux. Les jeux doivent constituer la base même de son éducation. L’enfant qui apprend à jouer s’éduque. «C’est par le jeu(forme spontanée de l’activité) que commence de
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lui-même son éducation », écrit Froebel, (Froebel : jeu et éducation, 1836). C’est que le jeu devient pour l’enfant une activité féconde et utilitaire par « transformation imaginaire des choses ». Lorsque l’enfant joue, il vit dans un monde fictif. C’est à travers une perception illusoire et animiste des choses qu’il prend contact avec le réel ou, comme on l’a dit, «à travers des schèmes pré-percepteurs déformants ». Le balai devient cheval pour le petit garçon et le morceau de bois une poupée pour une petite fille. Voilà pourquoi le jeu a une profonde signification. Il est un commencement d’éducation, mais pas toute l’éducation.demeure seulement un moyen Il d’éducation, puisque la véritable éducation doit conduire l’enfant de sa perception illusoire des choses transfigurées ou défigurées par son imagination à la perception objective, telles quelles sont, du moins telles que le monde les voit. Àl’école maternelle c’est surtout sous forme de jeux sensoriels groupés autour de thèmes que se donne la première éducation. Petit à petit, ces jeux perdent droit de cité et à l’écoleprimaire,c’est surtout à l’observation que revient la place de choix.
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