Le Cri d un homme
116 pages
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Le Cri d'un homme , livre ebook

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Description

Tchad, un pays incomparable ! Pour toi et rien que pour toi, nous ne cesserons d’en parler aux hommes qui te méconnaissent. Un nouveau regard et de nouvelles visions suffisent pour te découvrir dans ton être. Oui, un nouveau regard pour quiconque veut être de ton côté. Oui, je te vois florissant ! Je te verrai toujours et encore très florissant. Je te vois encore reluisant ! Et je te verrai toujours florissant pour démentir tout regard misérabiliste dont te témoignent certains individus de mauvaise foi. En tout cas l’histoire finira toujours par rattraper les excès des hommes ! Je te vois toujours debout au milieu de ces médisances et tu le seras encore et toujours.

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EAN13 9782376700449
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 25€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Dédicace
Aux Hommesqui œuvrent dans le silence pour apporter de sourire et de l’espoir aux cœurs meurtris par les vicissitudes de ce monde ;
Pour un monde un juste et fraternel,
Et pour un Tchad meilleur,
Je dédie ce modeste présent.
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Préface
C’est toujours avec beaucoup de modestie et d’humilité qu’il faut lire la vérité politique, culturelle ou économique d’un pays dans lequel on ne vit pas. Toute lecture exogène du génied’un peuple, doit tenir en compte qu’il revient au dit peuple, de formuler les marqueurs de son identité et de son développement, et que le discours propre du pays, porté par ses véritables citoyens, compte bien plus que les mille élucubrations bavardes des critiques. Lorsque Martin Dionro, l’initiateur de ce projet magnifique, me propose ce liminaire de son travail, je ne me demande pas pourquoi. Je connais son intérêt pour la littérature, et c’est la littérature qui m’a ouvert les frontières de N’Guéli, m’a fait traverser les routes accidentées du Tchad, sans papiers, jusqu’à Bongor, longer les chemins incertains et doux où la vie est une fortune, mais semble valoir si peu… Je suis cependant surpris, lorsque regardant le manuscrit pour la première fois, je ne découvre pas vraiment la littérature, mais un discours franc et sans détours sur un pays qu’on aime. Je suis aussitôt scandalisé. Je range. Déçu car, que n’a-t-on pas écrit pour rendre le Tchad inhabitable !
Puis, je reviens des jours après, et commence à tourner les pages d’un ouvrage qui n’est plus seulement un discours sur le Tchad, mais un récit sur
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l’Afrique! Je me sens aussitôt interpellé par la justesse des propos ; la spontanéité et la franchise qu’onconnaît de l’homme et qui ressort maintenant par tous les pores de son écriture.
Je n’aurai pourtant jamais accepté de dire le moindre mot sur cet ouvrage si je n’avais connu le Tchad que par ses hôtels luxueux, ses bureaux climatisés et les réunions de patriotes en cravates. Reprécisons. Depuis quelques années maintenant, je fréquente le Tchad ; pendant les trois premières années, je n’ai pas connu l’aéroport de N’Djaména. J’ai traversé le pays jusqu’au sud, je connais les ruelles peuplées de vendeuses de nourriture qui le soir venu, prennent d’assaut les bords de la route. Je connais les vendeuses de criquets, d’oiseaux et de fruits. J’ai cheminé sur les routes insondables des motos taximen, des auberges et croyez-moi, ce pays n’est pas différent du Cameroun d’où je suis parti.
Le travail qu’entreprend Martin Dionro dans cet ouvrage, a un but salvateur ! Il faut remettre ce pays, le Tchad, entre les mains de ses citoyens. L’observateur le moins averti, après quelques moments passés dans les pays d’Afriquefrancophone sait, que depuis les Indépendances, beaucoup de ces pays sont encore dirigés sous le modèle strict de la colonie. La tromperie au sommet du gouvernement ne
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correspond, en effet, à aucun mode de gestion étatique qu’aura connu le pays de Toumaï sur les marches de sa civilisation, avant les époques noires de la domination. La tradition du pillage ne s’est instaurée en Afrique qu’avec les pensées coloniales du capitalisme. Or, l’Europe colonisatrice où les peuples se sont continuellement battus pour réclamer mieux, a créé ses systèmes de gestion qui permettent aujourd’hui, à la majorité de leurs citoyens, de vivre comme décemment, bien qu’embourbés dans un travaillisme esclavagiste, qui fabrique des fantômes robotisés à la place des hommes. L’Afrique court aussi, tristement, vers cette société postmoderne de malades et d’esclaves; mais pour l’instant, elle vit encore les années de la tromperie, des temps où l’organisation politique doit nourrir les guerres et les divisions pour mieux piller.
Les Africains -je parlerai de l’Afrique pour parler du TchadŔse sont jamais détestés en réalité. Ils sont ne pris, depuis ces dernières décennies, dans le piège d’une politique héritée de la colonie. Cette politique de la tromperie consiste à dire qu’au sein du même continent, il y a un sud, il y a un nord et que le sud est un scandale pour le nord et vice-versa. Àdire qu’au sein du même pays, il y a une tribu tutsi, une tribu hutu, que le hutu est un scandale pour le tutsi et vice-versa. Àdire qu’au sein de la même famille, il y a un 10
enfant musulman, il y a un enfant chrétien et que l’enfant chrétienest un scandale pour l’enfant musulman et vice-versa. Qu’au sein de la même Centrafrique il y a une séléka et une antibalaka. Qu’au sein du même Cameroun il y a un anglophone et un francophone. Qu’il y a deux Congo, deux Soudan…deux ennemis. Le peuple est pris dans le piège et pendant qu’il s’entre-tue avec les armes du menteur originel, les voleurs pillent le pays. L’auteur de ce livre parle d’un «complot étatique »! C’est, en effet, un véritable complot !
Martin Dionro écrit : «Nous n’arrêterons pas de clamer haut et fort que jamais et plus jamais l’on ne peut prendre comme alibi, la guerre civile de 1979 et les pénibles moments de 1985 à 1990 orchestrés de toutes pièces par le politique pour semer la haine, la zizanie nationale et la division généralisée, pour justifier le retard du décollage chez Toumaï.»
Ce livre est un chemin! La parole d’un acteur honnête qui n’est ni partisan ni courtisan, et qui parle de sa terre avec amour, consacre son intelligence à l’élévation d’une République! Lorsqu’on lit cet ouvrage, on est frappé par la justesse des analyses. On est aussi entraîné dans une culture africaine, dans l’expression des façons de vivre, des façons d’être. Il faut saluer ce travail qui se situe à la limite des
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genres. Sans forcément se lire comme un essai politique, le travail de Martin Dionro se donne à tout lecteur désireux de comprendre ce qu’est le Tchad d’aujourd’hui ou qui envisage les possibilités de sa reconstruction.
Martin Dionro n’est pas partisan de l’afro pessimisme. Il sait sur quels rails marche le Tchad et connaîtles clés précises à utiliser aujourd’hui pour élever ce pays de son admiration.
L’auteur fait montre d’un génieIl neexceptionnel ! donne pas à lire un discours froid sur un pays magnifique. Il donne à savourer, une écriture magnifique sur un pays à sauver des froideurs de toutes sortes. Il ne s’agit pas de raconter le «mal tchadien», car ce mal n’existe pas, il s’agit de donner la lumière, de tracer un chemin. Et quoi de plus beau que la poésie pour donner cette lumière, tracer le chemin !
Ce livre est aussi un recueil de sagesses. En effet, l’auteur y cite, pour expliquer la grandeur de la République à venir, un ensemble d’autres penseurs, poètes, critiques, écrivains et politiciens du rang de BarackObama. Il n’y a pas d’autres façons de bien penser que de lire les penseurs, nous disait d’ailleurs un philosophe.
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L’ouvrage s’achève sur un manifeste! Celui de la nation arc-en-ciel, symbole de toutes les grandeurs et de toutes les diversités. S’il estun livre à lire sur le Tchad d’aujourd’hui et sur les possibilités de son épanouissement, l’engagement dissident de ses citoyens, eh bien, ce livre-là, vous le tenez déjà entre les mains.
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Raoul DJIMELI, Écrivain camerounais
La terre des hommes
Tchad, un pays incomparable !
Pour toi et rien que pour toi, nous ne cesserons d’en parler aux hommes qui te méconnaissent. Un nouveau regard et de nouvelles visions suffisent pour te découvrir dans ton être. Oui, un nouveau regard pour quiconque veut être de ton côté. Oui, je te vois florissant ! Je te verrai toujours et encore très florissant. Je te vois encore reluisant ! Et je te verrai toujours florissant pour démentir tout regard misérabiliste dont te témoignent certains individus de mauvaise foi. En tout cas l’histoire finira toujours par rattraper les excès des hommes ! Je te vois toujours debout au milieu de ces médisances et tu le seras encore et toujours davantage debout. Tel est mon grand rêve pour toi, Tchad, Terre des hommes, carrefour des nations !
Situé au cœur de l’Afrique, le Tchad, pays de Toumaï, terre des hommes, berceau de l'humanité, déborde de richesses, de bonté, de fraternité, de solidarité, de bénédiction, d’espoir, nous laissant croire que son avenir est radieux. Il couvre une superficie de
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2 1 284 000 km et abrite environ quatorze millions d’âmes.
Le pays de Toumaï occupe une grande partie de l’Afriquecentrale subsaharienne. Il est limité au Nord par la Libye, au Sud par la République Centrafricaine, à l’Est par le Soudan et à l’Ouest par le Niger, Nigeria et le Cameroun.
Il est un pays à vocation Agro-Sylvo-Pastoral sans passer à pieds joints sur le secteur industriel récemment exploré (exploitation de mines, pétrole et énergie) qui permet véritablement un décollage sans précédent de notre chère, magnifique et bénie patrie.
Ce dernier secteur (pétrole, mine et énergie) est à mettre à l’actif des efforts consentis et renouvelés sans cesse des hautes autorités tchadiennes pour valoriser les potentialités que regorge notre Pays béni de Dieu. L’exploitation du sous-sol tchadien vient démentir toute mauvaise foi del’Occident, en particulier de la France. Car dans un passé très récent, ces prétendus chercheurs (Français) et scientifiques répondant aux sollicitations du premier Président tchadien, paix à son âme ! François Ngarta Tombalbaye, pour scruter et investiguer sur les richesses naturelles, ont réitéré sans ambages que le sous-sol tchadien est pauvre et ne contient pas de richesses naturelles. Quelle désolation et quelle 15
errance d’esprit! Il sied de se rappeler que l’histoire finit toujours par rattraper la démesure des hommes. Et actuellement, ce sont ces mêmes Français qui sollicitent ardemment venir dans le Pays de Toumaï pour y investir. Car arguent-ils, c’est un terrain vierge, riche, plein d’avenir. La venue récurrente du Mouvement des Entreprises de France (M.E.D.E.F) au Tchad témoigne de l’importance que la France accorde au Tchad. Ce n’est pas mauvais d’investir puis de tirer ses propres intérêts et de nouer de relations bilatérales avec ce pays, terre des hommes. L’essentiel,c’est d’être reconnaissant envers son partenaire privilégié. Le pays de Toumaï, c’est une Nation fondamentalement ouverte, tolérante, hospitalière et courtoise. Ses fils ne revendiquent que la paix, refusent la traîtrise, encouragent le travail loyal, refoulent les exploitants véreux. Cette vertu qui fait défaut aux multiples partenaires du Tchad, dont la France. Il faut changer de regard et de mentalité pour une bonne collaboration.
L'économie de notre pays repose principalement sur l'agriculture, l'élevage, la pêche et le secteur industriel, récemment exploré joue un rôle non négligeable. Tous ces secteurs contribuent inlassablement au décollage de ce pays nôtre. Fort de l’apport que chaque secteur produit dans notre pays l’on ne saurait privilégier l’un au détriment de l’autre 16
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