F…âmes (re) belles
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Description

Les droits des femmes… Interrogez les hommes, beaucoup vous répondront « le droit de la fermer ! »… Mais peu vous parleront du droit à l’I.V.G., du droit de vote, du droit à l’égalité des salaires, de tous ces droits si souvent spoliés un peu partout. Beaucoup de femmes ont œuvré, par le passé, pour que ces différences s’amenuisent. Elles ont amorcé cette volonté d’égalité. Et s’il n’y avait pas eu hier, aujourd’hui n’existerait pas. Aujourd’hui, justement, c’est un homme qui va vous parler sans ambages de ces droits, de ces inégalités, et de toutes ces femmes. Pourquoi ? (Aïe… AÏE… oui Chérie, je ne m’étends pas là-dessus !). Peut-être parce que toutes les femmes méritent d’être aimées (Aîe ouille Chérie… non, pas par moi…). Et lorsqu’on cherche une rime riche à Amour, ne trouve-t-on pas… HUMOUR ???

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 10 septembre 2015
Nombre de lectures 0
EAN13 9782359301069
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,04€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Collection
• L ES MOUTONS NOIRS VOUS DISENT •
D AVID G OUZIL
F... MES
(Re) belles
F... MES
(Re) belles
Droits r serv s
ISBN : 978.2.35930.106.9
SARL Les points sur les i
16 Bd. Saint-Germain
75 016 Paris
www.i-editions.com
F... MES
(Re) belles
Pr face
J ai rencontr mon camarade Gouzil l occasion d un festival de dessin d humour sur la C te d Azur.
Je d ambulais sur le quai de Saint-Jean Cap-Ferrat, zigzaguant entre les Ferrari et les Rolls cabriolet lorsque je vis un attroupement. En m approchant, j eus de la peine le distinguer.
Une foule de vacanciers hilares se d lectait de ses gauloiseries picturales et s arrachaient les feuilles de son carnet dessin. Je fus surtout frapp par la fascination qu exer ait le personnage sur la gent f minine.
Je ne voudrais pas reprendre le vieil adage franchouillard " Femme qui rit, femme dans son lit parce qu il a des relents de manipulation sexistes, cependant David me semblait en avoir bien saisi l esprit.
Si les femmes aiment David Gouzil, lui, les adore. Certes, sa fa on, pas tr s conventionnelle mais tendrement efficace. Lorsqu il les pr sente faussement na ves, ce n est que pour davantage souligner la b tise et la consternante
" beauferie du m le vulgaire seul ou en groupe qui fait le malin leurs d pends, fort de sa sup riorit physique mais certainement pas intellectuelle.
Elles ont bien du m rite les supporter, mais elles rigolent bien de leur d tresse quand les voil confront s en leur absence la dure complexit des t ches m nag res.
La partie n est pas encore gagn e, mais la parit est en bonne voie. Apr s des si cles de combat pour l galit des droits, elles touchent au but. David les soutient dans une v ritable d claration d humour. C est tout l objet de ce petit fascicule. Apr s " Femme, je vous aime de Julien Clerc en 1982, c est bien F... mes (re)belles de Gouzil qui fera date en 2014.
HOMMES-FEMMES ÉGAUX, MAIS PAS SEMBLABLES
Comme chacun sait, les hommes et les femmes sont diff rents. Sur beaucoup de choses.
Tout d abord, bien videmment physiquement. Si vous ignorez que les hommes et les femmes ne sont pas fichus de la m me mani re, je vais vous r v ler quelque chose : les petits gar ons ne naissent pas dans les choux, et les petites filles ne naissent pas dans les roses.
a vous scotche, non ?
Pour ceux, je les vois venir, qui vont me parler de l autre mani re d avoir des enfants, je r pliquerai sans ambages que les cigognes ont autre chose foutre que d apporter les b b s. Jadis, cela se passait ainsi, mais en 1847, le CONCILIABULE (CONgr s des CIgognes LIbres d Amener les B b s Uniquement L Et -il y avait d j eu un vent de r bellion chez les oiseaux-), r unissant Camp David les cigognes les plus influentes du monde moderne, a vot une loi les lib rant totalement du joug des hommes. Depuis, l utilit de celles-ci a t fortement remise en question, et la rar faction de ces chassiers se fait de plus en plus sentir.
Outre la diff rence sexuelle, on peut s apercevoir que, toujours physiquement, les dissemblances existent sur de nombreux autres points entre les hommes et les femmes : largeur des paules, timbre de voix, pilosit (la femme barbe aurait, selon certaines statistiques, un charme l g rement inf rieur celui de la femme glabre, sauf pour quelques Portugais, qui les trouvent au poil), d veloppement de la poitrine, largeur du bassin. Ces diff rences apparaissent lors de la pubert .
Plusieurs autres, moins visibles l il nu, existent galement : fonctions respiratoires et cardiaques, ossature, souplesse, taille du cerveau, proportions graisseuses, proportions des parties du corps, etc.
L argument principal de cette diff rence homme-femme est bas la plupart du temps sur la force physique. Les femmes elles-m mes semblent r sign es : " les hommes sont plus forts, donc nous leur opposerons nos capacit s intellectuelles .
Cette id e a t d montr e comme fausse. Il s av re en fait que la civilisation occidentale n encourage pas les femmes prouver qu elles peuvent tre aussi fortes que les hommes. Elles ne d veloppent donc pas leur force, et vont m me jusqu l inhiber. Mais si, au fil des g n rations, les femmes se mettaient l exploiter, elles deviendraient, peu peu, probablement aussi fortes que les hommes.
D j , on peut remarquer que certaines femmes tendent vouloir se rapprocher de cela. En effet, il para trait (cela reste du conditionnel, on n est jamais s r !) que les b cheronnes des plaines de l Oural pourraient avoir une force physique quasiment aussi d velopp e que certains fonctionnaires pr pos s l affranchissement du courrier au fameux Minist re de la pr paration des vinaigrettes dans les r fectoires des casernes.
Mais il existe une diff rence notoire entre les deux sexes par rapport au cerveau. Point de comparaison sur l intelligence, mais plut t sur la mani re dont travaille celui-ci.
En effet, nous savons tous que chaque partie du cerveau a son utilit propre. Les hommes montreraient une plus grande connectivit entre le devant du cerveau, si ge de la coordination et de l action, et l arri re, o est bas le cervelet, et qui est la source de l intuition. Les hommes para traient donc plus l aise dans l accomplissement d une seule t che.
Les femmes, quant elles, auraient des branchements qui relieraient l h misph re droit, dans lequel se trouvent la capacit d analyse et de traitement de l information, l h misph re gauche, centre de l intuition. Cette corr lation entre les deux parties donnerait aux femmes une m moire plus d velopp e, ainsi qu une intelligence sociale sup rieure, ce qui leur faciliterait l ex cution de plusieurs t ches simultan es, ainsi que des recherches de solutions en groupe.
Le cerveau est complexe, et la connectivit entre plusieurs de ses parties am ne des r sultats inattendus. Ces recherches, effectu es par l Universit de Pennsylvanie, mettraient en vidence la sup riorit de la femme en ce qui concerne la capacit d attention ou la m moire des mots et des visages. Mais elles seraient en retrait pour la capacit et la vitesse de traitement de l information.
Il ne faut bien videmment pas croire que ces capacit s sont donn es uniquement pour l un ou l autre des deux sexes. Malgr des croyances tablies -parfois bas es sur des faits r els- bien des femmes savent lire une carte routi re, et bien des hommes savent ranger leurs chaussettes ( part moi, mais ce n est pas de ma faute : je n ai pas su dresser ma machine laver lorsqu elle tait jeune, et elle est rest e tr s joueuse. Elle me subtilise une seule chaussette par paire, ce qui est d un tr s bel effet essentiellement l t , en short, lorsque les passants me voient avec des chaussettes d pareill es et croient que j ai abus d une rafraichissante boisson ap ritive base d anis et que je me retrouve par l m me blind comme la 21e division Panzer).
Ces diff rences de fonctionnement, qu elles soient au niveau physique, au niveau du cerveau, ou autres, ne cr ent donc pas une opposition entre l homme et la femme, mais plut t une compl mentarit . Et l erreur serait donc de croire que l un est sup rieur l autre parce qu il a des qualit s que l autre n a pas.
FAITES CHAUFFER L ECOLE
Ce livre, vous l avez peut- tre remarqu (si ce n est pas le cas, c est qu il y a un probl me v ritable), traite des femmes. Et donc, par cons quent, devrait tre lu par bon nombre de femmes.
Donc, si les femmes le lisent, c est qu elles savent lire, et donc qu elles ont t l cole (vous voyez o je veux en venir, l ? C est judicieusement amen , non ?).
Mais ce droit l Education pour les filles n a pas toujours t en vigueur. D s le Moyen- ge, les demoiselles ont droit un enseignement. Mais dans une p riode de l histoire o peu de monde savait lire, cette ducation des filles tait bien sp cifique.
En effet, la p riode m di vale voulait avant tout inculquer aux filles les principes de vertu et de pi t . Elles n avaient pas acc s l apprentissage de la lecture, de la biochimie mol culaire, ou de l informatique. Par contre, leur enseignement tant essentiellement religieux, il leur tait fortement recommand d apprendre la physique quantique, qui se d clinait alors en deux options : le cantique de Saint-Fran ois d Assises et le cantique de Zacharie.
La p riode de la Renaissance consid re que le r le de la femme dans la soci t est uniquement celui de m re et d pouse. L ducation qui lui est donn e est donc ax e sur la base des travaux domestiques, ainsi qu un apprentissage du cat chisme. La situation volue peu depuis le Moyen- ge.
En 1523, Jean-Louis Viv s soul ve le probl me d une v ritable ducation des filles. Ne rejetant pas les principes de la Renaissance, il met dans son livre " De l institution de la Femme Chr tienne la volont de les am liorer, mais aussi de leur apprendre la lecture et l criture.
En 1587, Ronsard lui rendra hommage avec ses fameux vers " Viv s, si m en croyez, n attendez demain ; Partez d s aujourd hui, pour votre projet faire un devis . Particuli rement touch , Jean-Louis envoya un bouquet de roses Ronsard, et ce cadeau fit que ces vers furent mal retranscris.
Viv s est entendu. L Education pour les filles est alors d clin e dans deux types de lieux : les couvents, le plus souvent pour la noblesse, et les coles l mentaires. Celles-ci, en particulier dans le Nord de la France, sont bien souvent des coles mixtes, fr quent es par la noblesse pauvre et la petite bourgeoisie des campagnes. Mais cette mixit d pla t l Eglise, et leur nombre diminue.
F nelon, dans son " Trait de l ducation des femmes , en 1587, est le premier affirmer que l ducation des filles est aussi importante que celle des gar ons. Le mouvement progresse.
En 1836, l ordonnance Joseph Pelet incite chaque commune avoir au moins une cole l mentaire pour filles. Pelet, fier de ce coup d clat, abandonna alors la politique pour prendre la nationalit br silienne et se consacrer au football. Recherch par la Gendarmerie pour abandon de poste, cet illustre footballeur, qui voluait au poste de milieu de terrain (alors nomm " inter ), se vit appr hend par les pandores. Il tait l inter Pelet.
En 1861, Julie-Victoire Daubi sollicite, avec le soutien d une influente personnalit , le droit de se pr senter au baccalaur at. Elle l obtient. a a d mettre sacr ment en rogne Emile Zola, qui venait de le rater deux fois. En effet, Mimile a chou au baccalaur at en 1859 et en 1860. Bon, on sait que Christian Estrosi ou Jamel Debbouze ne l ont pas non plus, mais ils ont un tout petit peu moins r ussi en litt rature que Zola.
En 1867, environ deux filles sur trois sont scolaris es.
En 1880, des lyc es de jeunes filles sont cr s.

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