Le cri de la carotte - Aventures gauloises d une végétarienne
120 pages
Français

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Le cri de la carotte - Aventures gauloises d'une végétarienne , livre ebook

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Description

Une introspection dans l'univers des végétariens. Il manquait un ouvrage d'accès aisé et agréable, qui justement, réponde avec précision aux questions que se posent les gens : comment et pourquoi devient-on végétarien, végétalien, végane ou militant « antispéciste » ? Comment cela se passe-t-il, en France ? Quels rapports avec le bio, l'écologie ? Quels liens et différences entre protection animale et mouvement pour les droits des animaux ? Cet ouvrage est préfacé par Jacques Boutault, Maire du IIe arrondissement de Paris, non-végétarien et non-militant pour la cause animale. Ces deux caractéristiques sont essentielles pour la crédibilité de l'ouvrage et surtout pour son ouverture au plus grand nombre. Jacques Boutault, écologiste, a néanmoins travaillé à la mise en place du mardi végétarien dans les cantines scolaires de son arrondissement.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 10 septembre 2015
Nombre de lectures 12
EAN13 9782359300864
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0600€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Collection
• MISE AU POINT •
LE CRI DE LA CAROTTE
AVENTURES GAULOISES D’UNE VÉGÉTARIENNE
Illustrations - Droits réservés
Insolente Veggie : http://insolente0veggie.over-blog.com/
ISBN : 978-2-35930-086-4
©SARL Les points sur les i éditions
16 Boulevard Saint-Germain
75 005 Paris
Tel : 01 60 34 42 70 Fax : 09 58 00 28 67
Courriel : alainguilloediteur@gmail.com
Site www.i-editions.com
Droits de traduction et reproduction pour tous pays. Toute reproduction même partielle de cet ouvrage est interdite sans l’autorisation de l’éditeur.
Les copies par quelque procédé que ce soit constituent une contrefaçon passible des peines prévues par la loi du 11 mars 1957 sur la protection littéraire.
De la même auteure :
Aux éditions Les points sur les i,
en collaboration avec Insolente Veggie, un essai paru en juillet 2011 :
Militer permet de… – Plus de cinquante (excellentes) raisons pour passer de l’indignation à l’action !
En autoédition,
deux recueils de nouvelles publiés en mai 2010 : N’aie jamais d’enfant et L’Entière vérité
© http://www.afleurdeplume.com
SANDRINE DELORME
LE CRI DE LA CAROTTE
AVENTURES GAULOISES D’UNE VÉGÉTARIENNE
Je dédie cet ouvrage à ceux et celles qui ne savent être heureux tant que d’autres ne le sont pas, et qui ont décidé d’agir pour que le monde devienne plus juste.
AVANT-PROPOS
Depuis près de dix-sept ans, j’ai évolué peu à peu vers des habitudes de consommation très différentes de celles de mon enfance et très éloignées de celles qui ont cours dans mon pays, la France.
Le fil conducteur de ce parcours est mon refus de cautionner la souffrance animale.
On m’a souvent demandé de m’expliquer, de raconter pourquoi et comment j’en étais arrivée là. L’idée de ce livre a alors germé. Née du désir de répondre à des interrogations, elle s’est cependant par la suite enrichie de la volonté d’aider ceux qui s’aventurent – ou souhaiteraient s’aventurer – sur une route similaire à la mienne.
Bienvenue aux esprits curieux !
Bienvenue, aussi, à celles et ceux qui ne veulent plus participer au massacre institutionnalisé.
– Mais la carotte, quand on l’arrache, elle crie, non ?
Jean-Bernard
PRÉFACE
Je ne suis pas végétarien. Ou alors, un quasi-végétarien, un végétarien en devenir. Je mange de moins en moins de viande. Je proscris de plus en plus fréquemment les produits laitiers et les œufs. Il peut m’arriver de rester plusieurs mois sans consommer de chair animale. Sans frustration et même avec la satisfaction de constater que je me porte mieux. Je me sens moins lourd en fin de repas, je digère plus facilement, je n’ai plus de problème de somnolence l’après-midi. Et mon poids s’est stabilisé.
Mais je ne suis pas encore converti. Pas totalement. Je suis en marche. Car de temps en temps j’oublie le cochon dont on a coupé la gorge, la vache qu’on a suspendue par les pattes, le poulet tué sans avoir jamais vu le jour, l’agneau qui a littéralement pleuré lorsqu’on l’a séparé de sa mère pour le mener à l’abattoir…
J’oublie parce que c’est plus facile de faire comme tout le monde et de se laisser tenter par le plat au fin fumet ou parce que, dans la plupart des restaurants, à part le toast de chèvre chaud, il n’y a rien sans viande (dans ce cas, je prends du poisson, mais c’est encore de la viande). Même si je ne culpabilise pas (c’est inutile et ça gâche le plaisir), j’ai beaucoup d’admiration pour celles et ceux qui savent résister et font passer leurs principes éthiques avant leur ventre. Sandrine Delorme en fait partie.
Si vous êtes dans ma situation, dans un entre-deux – encore carnivore et donc pas tout à fait végétarien –, ce livre est fait pour vous. Pour plusieurs raisons. D’abord parce que l’auteure est comme vous : elle n’est pas née végétarienne. Elle l’est devenue. C’est son parcours qu’elle nous retrace dans la première partie du livre. Elle le fait avec conviction et humour. Et explique comment peu à peu elle a appris à surmonter les regards – forcément réprobateurs. Elle nous fait part, non pas de ses doutes, car il semble qu’elle n’ait jamais douté du bien-fondé de sa démarche, mais de ses motivations. Elle raconte ses hésitations à affirmer ses convictions et son malaise lorsque, pour ne pas gêner l’hôte qui l’avait invitée, elle consommait malgré tout de la chair animale. Une époque révolue depuis que Sandrine Delorme a découvert le « végétarisme actif ». C’est-à-dire le prosélytisme militant, avec tout ce qu’implique l’engagement : la lecture assidue d’auteurs antispécistes qui apporte les connaissances indispensables pour disposer d’arguments et répondre à ses détracteurs, l’action collective qui occupe toute une journée où d’autres se reposent ou font du « shopping », mais aussi le plaisir de convaincre et surtout la satisfaction de saper peu à peu, à la base, la montagne des préjugés qui nous entourent.
Au-delà des outils pour militer et de la mise en réseau qu’elle propose (adresses, sites internet, grands rendez-vous militants…), le récit de Sandrine Delorme fourmille de références destinées à celles et ceux qui sont décidés à arrêter la viande mais ne se sentent pas en capacité d’affronter en permanence les remarques, voire les sarcasmes et qui ont besoin de « tenir bon » durant le repas de famille afin ne pas céder sur leurs principes. Et vous aurez le choix. Car l’auteure offre une pleine mallette d’arguments destinés, au choix, à contredire le tonton chasseur, à rassurer la mamie inquiète pour votre santé ou à clouer le bec de votre collègue de bureau viandard impénitent. Elle pioche parmi les meilleures sources des auteurs antispécistes afin de nous fournir les outils les plus acérés pour répondre aux multiples questions des végé-sceptiques ; de la plus subtile à la plus classique, dont la sempiternelle « et la carotte, elle ne souffre pas quand on l’arrache ? » Vous l’avez compris :
la réponse est dans le titre du livre.
Avec la question « Pourquoi être végétarien ? » on entre ensuite dans le dur. Le cœur du sujet. Difficile de ne pas se laisser peu à peu convaincre par la thèse développée par Sandrine Delorme à propos de la condition animale.
C’est peut-être là d’ailleurs que le livre est le plus dérangeant. Donc le plus intéressant. Car en effet, sur un plan éthique, ça ne fait aucun doute : les arguments des végétariens sont justes. Dès lors, qu’est-ce qui empêche le passage à l’acte – l’abandon de la viande et des vêtements issus de l’animal ? C’est que la démarche est profondément subversive. Elle remet en cause des situations acquises, des habitudes anciennes et se heurte à de farouches résistances d’ordre psychologique, économique, culturel. Les enjeux sont colossaux et derrière le respect de la condition animale se dessine tout un projet de société. Radicalement différent. Une société plus humaine, moins compétitive, profondément respectueuse de la vie.
Bâtir une société plus humaine, moins compétitive, profondément respectueuse de la vie, c’est précisément pour cela que, dans le 2 e arrondissement de Paris, où j’exerce la fonction de Maire, j’ai souhaité que les restaurants scolaires servent, une fois par semaine, un repas végétarien (ovo-lacto-végétarien) a 1 . La démarche, mise en place depuis le 1 er janvier 2009, reste originale, hélas. Il n’y a pas, à ma connaissance, à ce jour en France, de collectivité territoriale qui l’ait adoptée.
Alors, pourquoi des menus végétariens dans les cantines du 2 e arrondissement de Paris ? D’abord parce que nous servons des menus composés à près de 80% de produits issus de l’agriculture biologique. Cette qualité alimentaire proposée aux élèves nous a conduits à mener toute une réflexion bien plus profonde sur l’alimentation. D’où viennent les produits que nous consommons ? À quoi et à qui nous relient-ils ? Quelles sont les conséquences sur la santé d’un repas composé d’aliments issus de l’agroalimentaire ? Pourquoi consommer des produits de saison ? Quel est l’impact de notre alimentation sur l’environnement ?
En interrogeant de la sorte la façon dont nous nourrissons les élè

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