L Administration publique québécoise
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L'Administration publique québécoise

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Description

Analyser le passé pour mieux évaluer le présent - Évolution de la haute fonction publique des ministères du gouvernement du Québec - La syndicalisation dans le secteur public québécois ou la longue marche vers la centralisation - Vingt-cinq ans de changements dans le domaine de la gestion financière du gouvernement du Québec - La construction de l'édifice scolaire québécois - L'organisation de l'intervention de l'État québécois en matière sociale de 1960 à nos jours - L'État québécois et l'administration de la main-d'œuvre - L'administration de la culture au gouvernement du Québec - Décentralisation municipale et pouvoir technocratique.

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Informations

Publié par
Date de parution 22 avril 2011
Nombre de lectures 3
EAN13 9782760523449
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Sous la direction de Yves BÉLANGER et Laurent LEPAGE
1989 Presses de l’Université du Québec Case postale 250, Sillery, Québec G1T 2R1
ISBN 2-7605-0493--X Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés ©1989Presses de l’Université du Québec e Dépôt légal — 4 trimestre 1989 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada Imprimé au Canada
TABLE DES MATIÈRES
Introduction : Analyser le passé pour mieux évaluer le présentJacques Léveillée ......................................................................................9Évolution de la haute fonction publique des ministères du gouvernement du QuébecJacques Bourgault ..................................................................................13 La syndicalisation dans le secteur public québécois ou la longue marche vers la centralisationJulien Bauer ...........................................................................................35 Vingt-cinq ans de changements dans le domaine de la gestion financière du gouvernement du QuébecAndréBernard .........................................................................................63 La construction de l’édifice scolaire québécoisLaurent Lepage ......................................................................................85 L’organisation de l’intervention de l’État québécois en matière sociale de 1960 à nos joursPierre P. Tremblay ...............................................................................105 L’État québécois et l’administration de la main-d’œuvreYves Bélanger .......................................................................................129 L’administration de la culture au gouvernement du QuébecCarolle Simard .....................................................................................173 Décentralisation municipale et pouvoir technocratiquePierre Delorme .....................................................................................201 Notes sur les auteurs...........................................................................225
REMERCIEMENTS
La publication de cet ouvrage a été rendue possible grâce au soutien financier du PAFAC (UQAM). Les collaborateurs tiennent en outre à remercier Colette Désilets et le secrétariat du département de science politique de l’Université du Québec à Montréal pour leur collaboration technique à la réalisation de l’ouvrage.
INTRODUCTION ANALYSER LE PASSÉ POUR MIEUX ÉVALUER LE PRÉSENT
Jacques Léveillée
Logique administrative et logique politique. Logique de centralisation et logique de décentralisation. Logique de normalisation et logique de spontanéité. Autant de modes de pensée et de modèles d’action qui ont animé les débats sur les projets de réforme et sur le fonctionnement quotidien de l’administration publique québécoise au cours des vingt-cinq dernières années.
Des solutions originales ont parfois émergé du choc de ces logiques. Dans d’autres cas, les options retenues ont oscillé entre l’une et l’autre logique parce que les évaluations des premières étapes de mise en oeuvre révélaient une réticence trop grande de la part des groupes ou individus concernés. Mouvement de balancier qui prévaut encore dans certains secteurs de l’activité gouvernementale québécoise. Il tendrait même à imprimer son rythme à des domaines pour lesquels des aménagements politiques et organisationnels semblaient avoir été trouvés. Aussi, le temps d’arrêt que propose le présent recueil, pour essentiel qu’il soit, ne pourra être que temporaire. Il répond en effet à des impératifs d’analyse qui ne sauraient résister longtemps à la mouvance perpétuelle de l’administration publique québécoise. Par bonheur pour les auteurs, et les lecteurs, la réalité d’aujourd’hui n’est pas fondamentalement différente de celle d’hier. Nous croyons même que pour porter un regard éclairé sur la situation actuelle de l’administration publique québécoise, il apparaît plus utile que jamais de connaître ce qui l’a mise au monde et ce qui l’a nourrie au cours de ces années que la mémoire collective persiste à nommer « sa » Révolution tranquille. Dans cette démarche d’introspection, toutes les approches disciplinaires peuvent apporter une contribution essentielle à la synthèse que l’on écrira un
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Jacques Léveillée
jour sur ces années stratégiques de rupture au cours desquelles les enjeux contemporains de la société québécoise ont été ensemencés. Ainsi, les historiens, les sociologues, les économistes et les politicologues, qui ont cherché à retracer les causes et les conséquences de certaines tendances lourdes ou de certaines conjonctures, ont souvent permis de mieux cerner les potentialités et les limites de l’appareil étatique dans ses efforts d’adaptation aux transformations de la société québécoise. Plus récemment, des analystes et des praticiens de l’administration publique québécoise ont diffusé les résultats de leurs recherches ou de leurs réflexions sur l’évolution de l’État québécois telle que saisie à travers l’étude de son système d’administration publique.
Le présent recueil de travaux s’inscrit d’emblée dans cette démarche de connaissance des fondements et des principales coordonnées de l’administration publique québécoise. Stimulé par une interrogation initiale apparemment fort simple sur l’influence des variables administratives dans la construction du Québec contemporain, le groupe de professeurs du département de science politique de l’Université du Québec qui participe à cet ouvrage a décidé de réaliser des synthèses monographiques sur quelques-uns des principaux secteurs d’intervention de l’appareil étatique québécois depuis le début des années soixante. Il en résulte un ensemble très riche d’informations sur le sens des bouleversements apportés par la Révolution tranquille dans la façon traditionnelle, pour le Québec, de s’administrer. Il en résulte également une vision fort nuancée des avancées et des reculs de certaines idées et de certaines pratiques dans l’administration publique et dans les relations entre les forces administratives et les forces politiques.
Le premier groupe de contributions amorce l’analyse du choc des logiques d’aménagement de l’administration publique québécoise en traitant de ceux, et très rarement de celles, qui ont occupé la première place dans l’imaginaire sociologique et dans la diffusion médiatique, soit les hauts fonctionnaires, les techno-bureaucrates, et les argentiers publics. Le second groupe de synthèses monographiques retrace les cheminements bureaucratiques et délimite les principaux enjeux politico-administratifs dans cinq secteurs très importants de l’intervention du gouvernement québécois au cours de ces années, soit l’éducation, la santé et le bien-être, la main-d’œuvre, la culture et les affaires municipales.
Après la lecture de ces textes, il est difficile de ne pas être d’accord avec ceux et celles qui ont perçu une tendance profonde à la centralisation de l’administration publique québécoise depuis une trentaine d’années. Les corps intermédiaires ont été les premiers à céder leur place dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du bien-être et de la culture. Pour leur part, les corporations municipales résistent toujours aussi mal au régime de « décentralisation d’encadrement » que les fonctionnaires du centre s’acharnent à concevoir pour elles. Le mouvement syndical lui-même ne parvient plus à contenir les mesures législatives d’encerclement concoctées à son intention.
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