La Social-démocratie en cette fin de siècle / Late Twentieth-Century Social Democracy
270 pages
Français

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La Social-démocratie en cette fin de siècle / Late Twentieth-Century Social Democracy , livre ebook

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Description

Les partis sociaux-démocrates ou socialistes sont-ils inévitablement confrontés à une révision idéologique profonde une fois élus? Comment la social-démocratie peut-elle se redéfinir à la lumière de l'effondrement des systèmes communistes? Au-delà des bilans et des quatre cas examinés (Parti socialiste ouvrier espagnol, Parti socialiste français, Nouveau parti démocratique d'Ontario et Parti québécois), les auteurs s'interrogent sur les effets des transformations majeures que connaît le monde depuis quelques années et sur l'avenir, s'il existe, et la redéfinition, si elle est possible, de la social-démocratie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 22 avril 2011
Nombre de lectures 0
EAN13 9782760523258
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0850€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

La social-démocratie en cette fin de siècle
Late Twentieth-Century Social Democracy
Dirigée par Jean-Pierre Beaud et Jean-Guy Prévost
La social-démocratie en cette fin de siècle – Late Twentieth-Century Social Democracy,sous la direction de Jean-Pierre Beaud et Jean-Guy Prévost, 1995, 270 pages.
PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC 2875, boul. Laurier, Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3 Téléphone : (418) 657-4399 Télécopieur : (418) 657-2096 Catalogue sur internet : http://www.uquebec.ca/puq/puq.html
Distribution : DISTRIBUTION DE LIVRES UNIVERS S.E.N.C. 845, rue Marie-Victorin, Saint-Nicolas (Québec) G0S 3L0 Téléphone : (418) 831-7474 / 1-800-859-7474 Télécopieur : (418) 831-4021 Europe : ÉDITIONS ESKA 27, rue Dunois, 75013, Paris, France Téléphone : (1) 45 83 62 02 Télécopieur : (1) 44 24 06 94
La social-démocratie en cette fin de siècle
Late Twentieth-Century Social Democracy
Sous la direction de Jean-Pierre Beaud et Jean-Guy Prévost
Données de catalogage avant publication (Canada) Vedette principale au titre : La social-démocratie en cette fin de siècle = Late twentieth-century social democracy (L’âge de la démocratie) Textes en français et en anglais. Comprend des réf. bibliogr. ISBN 2-7605-0829-3 1. Socialisme. 2. Démocratie. 3. Socialisme – Canada. 4. Socialisme – Europe. 5. Parti québécois. 6. Nouveau parti démocratique de l’Ontario. I. Beaud, Jean-Pierre, 1950- . II. Prévost, Jean-Guy, 1955- . III. Titre : Late twentieth-century social democracy. IV. Collection. HX15.S58 1995 335.5 C95-941532-7F Canadian Cataloguing in Publication Data Main entry uhder title : La social-démocratie en cette fin de siècle = Late twentieth-century social democracy (L’âge de la démocratie) Text in French and in English. Includes bibliographical references. ISBN 2-7605-0829-3 1. Socialism. 2. Democracy. 3. Socialism – Canada. 4. Socialism – Europe. 5. Parti québécois. 6. New Democratic Party of Ontario. I. Beaud, Jean-Pierre, 1950-II. Prévost, Jean-Guy, 1955- . III. Title : Late twentieth-century social democracy. IV. Series. HX15.S58 1995 335.5 C95-941532-7E
Cet ouvrage a été publié grâce à une subvention du Comité des publications de l’Université du Québec à Montréal.
Révision linguistique : Robert Paré Mise en pages : Typo Litho composition inc. Couverture : Richard Hodgson
Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés © 1995 Presses de l’Université du Québec e Dépôt légal – 4 trimestre 1995 Bibliothèque nationale du Québec / Bibliothèque nationale du Canada Imprimé au Canada
TABLE DES MATIÈRES
Introduction : Une fin de siècle Jean-Pierre BeaudetJean-Guy Prévost
1.The Two Bankruptcies of French Socialism and the End of Social Democracy George William Ross 2.Le Parti socialiste français et le cycle d’Épinay (1971-1994) Gérard Grunberg 3.Spain : In Search of Social Democracy Patricia H. Craig 4.La politique économique des gouvernements socialistes de l’Europe méridionale Diane Éthier 5.Le Parti québécois, parti social-démocrate : les années du pouvoir (1976-1985) André Bernard 6.From "Premier Bob" to "Rae Days" : The Impasse of the Ontario New Democrats Jane JensonetPaule Rianne Mahon
1
9
43
63
91
115
149
viiiLa social-démocratie en cette fin de siècle
7.Social Democracy on Trial : The Parti québécois, the Ontario NDP, and the Search for a New Social Contract Andrew Brian Tanguay 8.The Beginnings of Affirmative Action for Women in the Ontario New Democratic Party Jocelyne Praud 9.La social-démocratie a-t-elle un avenir ? Alexander MacLeod 10.The FutureBeyondSocial Democracy Leo Victor Pan itch
173
201
223
243
Une fin de siècleJean-Pierre BeaudetJean-Guy Prévost
Faire son Bad Godesberg :l’expression s’est imposée et désigne un travail de révision idéologique en profondeur, se caractérisant par l’abandon, pour un parti ouvrier ou socialiste ou social-démocrate (les termes ne renvoient 1 pas tout à fait à la même réalité ), des principes marxistes ou marxisants qui ont présidé à sa formation. Les sociaux-démocrates allemands l’ont réalisé dès 1959, précisément lors du congrès de Bad Godesberg, la référence à la lutte des classes étant remplacée par un appel au peuple allemand tout entier. La plupart des partis sociaux-démocrates ont emboîté le pas plus ou moins rapidement, avec plus ou moins de succès, dans des conditions plus ou moins propices, les travaillistes britanniques fermant (provisoirement)
1.
Pour les deux derniers vocables, les différences, autrefois très nettes, tendent à s’estomper. Le terme « social-démocrate » a d’abord été utilisé en français pour décrire le SPD allemand et faisait référence à un type de parti réformiste (par opposition aux partis socialistes et communistes, qui se voulaient révolutionnaires). Le choix d’une politique de réformes n’excluait pas pour autant des références au marxisme, par exemple, ce qui explique, on y reviendra, la « nécessité », à un certain moment, d’un Bad Godesberg, c’est-à-dire d’un abandon des dernières références au marxisme et à tout ce qui pouvait rappeler l’action révolutionnaire et la lutte des classes. En fait, aussi bien les partis sociaux-démocrates que les partis socialistes et même les partis travaillistes (qui désignent une forme plus typiquement anglo-saxonne de partis liés organiquement aux syndicats et structurés de façon indirecte — les membres de syndicats étant indirectement membres du parti travailliste — et directe — comme les autres partis) sont divisés en courants plutôt socialistes (considérés comme formant l’aile gauche) et en courants plutôt sociaux-démocrates (considérés comme formant l’aile droite).
2
La social-démocratie en cette fin de siècle
la marche lors de leur congrès de Westminster d’avril 1995. Ces derniers se sont alors prononcés très majoritairement pour l’abandon de la clause IV de leur programme historique de 1918, qui prônait une propriété commune des moyens de production, de distribution et d’échanges. Le nouveau texte identifie maintenant leLabourcomme un parti démocrate-socialiste qui croit aux effets bénéfiques de l’effort collectif, à l’esprit de solidarité, de tolérance et de respect, à une « économie dynamique servant l’intérêt général, dans laquelle l’initiative du marché et la rigueur de la compétitivité s’unissent aux forces du partenariat et de la coopération pour produire la richesse nécessaire à la nation ».
L’exemple travailliste est particulièrement intéressant, d’abord parce que la révision se fait alors que le parti est dans l’opposition et qu’il veut mettre fin à une longue série de défaites électorales (de ce point de vue, il est dans la même situation que le SPD de 1959), ensuite parce qu’il agit sous l’impulsion d’un nouveau leader, jeune, moderniste, qui tranche singulièrement avec ses prédécesseurs (au point où on l’appelle avec ironie « Tory » Blair) par sa culture, son aspect, sa formation. Sur ce plan, on peut comparer Tony Blair au jeune Felipe Gonzalez, qui prend les rênes du PSOE, lui impose un virage idéologique, l’oriente vers un plus grand pragmatisme en 1977, vers ce que Patricia H. Craig (texte 3) appelle une « social-démocratisation », pour le conduire au succès électoral lors des élections de 1982.
Le Parti socialiste français, qui fera ici l’objet des analyses de George Ross (texte 1) et de Gérard Grunberg (texte 2), offre lui aussi l’image d’un parti arrivant au terme d’un processus de révision idéologique. On connaît l’histoire des années Mitterrand et le revirement de 1983, c’est-à-dire l’abandon, après deux années de pouvoir, d’une politique de nationalisations fortement imprégnée de principes keynésiens, pour une gestion beaucoup plus libérale de l’État et de la société française. Mais le tournant, sur le plan des pratiques gouvernementa-les, ne se traduira dans le programme du Parti socialiste que quelques années plus tard. La fin de l’ère Mitterrand, la précampagne et la campagne électorales présidentielles de 1995 montreront toutefois que le Bad Godesberg du parti n’était pas terminé et que les positions traditionnelles étaient encore très populaires, au moins auprès de nombreux dirigeants historiques (les « éléphants ») du parti. Il faudra attendre le succès inespéré — mais relatif, puisqu’il n’a pas été élu — du candidat Jospin pour voir posée avec clarté la question du pro-gramme, du discours et des pratiques du Parti socialiste de l’après-Mitterrand. Pour plusieurs observateurs, les positions du candidat-citoyen Lionel
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