Le Bipartisme, panacée pour la démocratie représentative?
130 pages
Français

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Le Bipartisme, panacée pour la démocratie représentative? , livre ebook

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Description

La démocratie représentative a fait ses preuves de par le monde. Elle doit sa longévité au respect d'un certain nombre de principes clairement définis et acceptés par la majorité des femmes et des hommes vivant dans les pays de tradition démocratique. Mais elle doit aussi sa longévité à l'existence d'un contre-système expérimenté dans les pays de l'Est. Cela est si vrai que l'on découvre aujourd'hui de nombreuses tares du système libéral naguère érigé en modèle irremplaçable. Sans prétendre réinventer une démocratie sui generis, la Guinée se doit de chercher le modèle démocratique de sa convenance. Celui-ci doit intégrer les réalités sociopolitiques du pays. Force est de croire, à cet égard, que son chemin de recherche passera par l'analyse du système de partis en vigueur. La Guinée, qui fait l'apprentissage de la démocratie, doit-elle orienter sa vie politique vers un modèle bipartie ou multipartite? Une problématique ardue que Djibril Kassomba Camara explore et tente de résoudre en s'appuyant sur les forces et faiblesses de chacun de ces modèles, mais encore sur les spécificités de la société guinéenne contemporaine, sur son dynamisme et ses attentes, sur ses lignes de fracture. Éminemment contextualisée mais aussi théorique, la réflexion qui se développe ici se veut encore citoyenne et accessible, l'auteur s'adressant en priorité au Guinéen qui vote pour mieux l'impliquer dans le devenir politique de son pays.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 octobre 2013
Nombre de lectures 29
EAN13 9782342012477
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait












Le Bipartisme,
panacée pour la démocratie
représentative ? Djibril Kassomba Camara










Le Bipartisme,
panacée pour la démocratie
représentative ?


















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IDDN.FR.010.0119034.000.R.P.2013.030.31500




Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2013














Première partie.
Bientôt des élections
en République de Guinée


I. Des élections en Guinée !



Nous sommes en Mars 2010. Si les promesses sont
tenues, la République de Guinée devra normalement
procéder à l’élection présidentielle et aux élections
législa1tives avant la fin de l’année 2010 . Plus précisément à
partir du 27 juin 2010. Tout le monde souhaite ardemment
voir aboutir ce projet électoral important. A la réflexion, il
nous paraît peu probable que l’on puisse respecter ces
délais et organiser dans les règles de l’art, des élections
dignes de foi. Les raisons qui président à ce pessimisme
sont multiples et diverses. Rappelons, pour commencer,
qu’il n’est pas toujours indiqué d’inclure la saison des
pluies dans un calendrier électoral. C’est dire que les mois
de juin, juillet et août seraient à déduire du temps qui nous
sépare de l’échéance prévue. Le temps restant dans ce cas
de figure sera-t-il suffisant ? Rien n’est moins sûr.
Ensuite, chacun de nous sait qu’un recensement correct
est indispensable à la tenue d’élections transparentes. Or,
le processus de recensement engagé depuis quelques
temps est désormais en butte à un sérieux problème de
financement. Pour n’avoir pas été payés pendant un bon
moment, les agents recenseurs ont tout simplement
interrompu leur activité. Les résultats des opérations effectuées
et enregistrées sur des CD ne sont pas remis aux
destinataires chargés de les exploiter. Il y a donc de sérieux
risques d’avoir des listes électorales incomplètes.
Personne par conséquent ne sait si, ni quand les choses

1 Les dates initialement prévues puis reportées étaient fixées en
octobre et décembre 2009.
11 reprendront leur cours normal dans des conditions
souhai2tées.
Enfin, nous savons que les élections coûtent cher et que
dans la situation actuelle de la Guinée, aux dires des
responsables politiques eux-mêmes, les caisses de l’Etat sont
vides. Par ailleurs, de nombreux problèmes d’urgence sont
en attente. Il en est notamment ainsi des enseignants
contractuels qui ne sont pas payés depuis bientôt un an. Il
en est également ainsi de certains retraités qui courent
désespérément après leurs maigres pensions depuis plusieurs
mois. Les pressants besoins d’électricité et d’eau
fortement ressentis à travers le pays impliquent des réponses
promptes. Mais cela coûte cher, etc. etc.
Or, il est évident que pour être transparentes, les
élections projetées doivent être précédées d’une campagne de
larges informations des citoyens afin de les mettre dans les
meilleures conditions de choix de leurs représentants.
C’est dans le but de contribuer à ces préparatifs que nous
avons décidé de livrer ce texte « imaginaire » sous forme
d’un dialogue franc entre un candidat et un électeur et
portant sur l’acte électoral, sa signification, ses acteurs, les
conditions à remplir ainsi que de nombreux problèmes
qu’il suscite aussi bien en amont qu’en aval.
Pour simplifier la démarche et éviter l’aspect rébarbatif
d’un exposé traditionnel, nous avons donc choisi de
donner la parole à ces deux personnages clefs de toute élection
démocratique : le candidat qui sollicite un mandat électif
d’une part, le citoyen détenteur du pouvoir de suffrage
d’autre part. Au sortir de ce dialogue, nous tenterons de
mettre en exergue les principaux problèmes évoqués ainsi
que les conséquences du non-respect de certaines règles de
jeu démocratiques. Ce faisant, nos observations porteront
à la fois sur les élections en général et sur le cas particulier

2 C’est presque une vue prophétique, car nous y sommes en plein pour
ce qui concerne les législatives.
12 de la Guinée qui nous préoccupe au premier chef. Mais
d’abord, qu’est-ce qu’une élection ?

« L’élection est la désignation par vote, d’hommes et de
femmes appelés à occuper des responsabilités à l’échelle
nationale ». Principe de base de la démocratie
représentative, elle suppose un dialogue entre au moins un candidat
et un électeur.
A. L’élection à travers un dialogue
L’Electeur
Monsieur le candidat, qu’est-ce qu’un parti politique ?
A quoi sert-il dans un pays en développement comme la
République de Guinée ?
Le Candidat
Un parti politique est un groupe d’hommes et de
femmes qui se donnent, pour mission commune, de
promouvoir le développement politique, socioéconomique
et culturel de leur pays dans l’intérêt de tous leurs
concitoyens sans exclusive. Pour ce faire, ils cherchent à obtenir
le pouvoir légitime pour mettre en œuvre leurs idées, leur
conviction, leur idéologie dans le seul intérêt de leur pays.
Ils sollicitent donc des populations leur assentiment, leur
soutien matériel et moral, qui confèrent la légitimité
souhaitée.
Cet échange entre le représentant d’un groupe
d’hommes et de femmes « autoproclamés » et un citoyen,
se fait selon des procédures diverses. La procédure la plus
fréquemment utilisée aujourd’hui est l’élection. Elle n’a
pas toujours eu dans le passé la primauté qu’on lui
reconnaît aujourd’hui. Le tirage au sort était le mode de
désignation privilégié par la démocratie antique. C’est
dans ce sens que Montesquieu a pu affirmer que le tirage
13 au sort était une procédure de désignation démocratique
tandis que l’élection restait un mode de désignation propre
à l’aristocratie. En fait, les deux procédures de choix ont
toujours coexisté. Leur importance dans la pratique a
évolué en sens inverse à mesure que la démocratie elle-même
s’est transformée. Mais aucune procédure n’a
définitivement exclu l’autre. Dans la démocratie grecque le tirage au
sort des représentants a prévalu. Mais l’élection existait
même si elle était réservée à la désignation des stratèges.
Aujourd’hui, la démocratie moderne privilégie l’élection.
Le tirage au sort est maintenu pour la désignation des jurés
par exemple.
C’est donc par l’élection que les représentants de partis
politiques, candidats à la conquête du pouvoir, sollicitent
aujourd’hui le soutien de leurs concitoyens.

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