Le collectivisme et l évolution industrielle
286 pages
Français

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Le collectivisme et l'évolution industrielle , livre ebook

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Description

Adhérent de la première heure et grande figure du P.O.B. (Parti ouvrier belge), Emile Vandervelde (1866-1938) présida aussi la IIe internationale. Homme politique et économiste, il argumente avec force dans le présent ouvrage, devenu un classique, en faveur de la doctrine collectiviste.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 novembre 2008
Nombre de lectures 78
EAN13 9782296281257
Langue Français
Poids de l'ouvrage 9 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

LE COLLECTIVISME
ET
L'ÉVOLUTION INDUSTRIELLEDU MJflME AUTEUR
DANS LA MJ!:ME OOLLECTION
2 Ir... ..La Belgique ouvrière
"
IJros~ th tratlu.ètion fit r4ptoductl()n
JUlj1$ré$~Js JWU"iB"$
(;0PlfigAt ~jI It. 'fUtiler dto~, 1:9(HBIBLIOTHÈQUE SOCIALISTE
LE
CO LLEC TIVISME
ET
L'EVOLUTION INDUSTRIELLE
PAR
ÉMILE VANDERVELDE
NOUVELLE ÉDITION
PARIS
Publicationsde la SociétéNouvellede Librairieet dtÉdition
F. RIEDER ET Cie, ÉDITEURS
7t Place Saint-Snlpice (VI")
i92iAVIS DES ÉDITEURS
Le succès de la première édition du Collectivisme
et l'Evolution industrielle, de E. VANDERVELDE, a été
tel qu'il convient dès maintenant de réimpriJmer celt
ouvrage désormais classique, où les hommes qui
ignorent le socialisme apprennent à le connaître, où
ceux qui le connaissent à l'étudier. Il
était dans l'intention du leader belge de réviser com~
plètement son édition de 1904. L'immensité des
événements qui se sont produits depuis Iç)I4, - et qui,
s'ils n'ont pas modifié le sens de l'évolution
économique, ont accumulé une masse énorme de nwtériaux,
- l'étendue de la littérature socialiste internationale,
les occupa.tions multiples de celui qui, au cours de
la grande guerre, a su défendre â la fois la cause de
son pays et celle du socialisme, ont ajourné la réa~
lisation de ce désir. Plus tard, il sera sans doute donné
à E. Vandervelde de reprendre son livre en utilisant
les enseignements de la guerre et de l'après-guerre.
Dès malintenant, il a pu mettre à .iour une partie de
ses notes bibliogmphiques. En tout cas, la réédition
de son livre est la preuve que, sur les points
essentiels, le sociq,lisme d'E. Vandervelde n'a pas varié:
argument singulièrement fort en faveur de l'unité
de sa vie politique et de la solidité de la doctrine
qn'il démontre et défend.
Janvie'r 1921.A MON AMI
ERNEST SOLVAYINTRODUCTION
« Je crois que ce qui est
contient le résumé de ce
qui (ut, dont il est le
tombeau, et le germe de ce qui
sera, dont il est le berceau. »
(E NF A.NTIN).
Le hasard prodigieux qui a rendu la
civilisation possible, dit quelque part Rodbert~s,
consiste en ce que 19 travail e~ commun est plus
productif que le travail isolé.
Seul, l'homme produirait à peine de quoi.ViVre.
Se trouve-t-il, au contraire, incorporé dans
une organisation sociale, la productivité de son
travail va toujours croi~sant, à mesure que la
division des tâches, la convergence des efforts,
le perfectionnement des outillages, augmentent
son pouvoir sur les choses.
Dans toute société donc, quelle que soit sa
structure, libre ou servile, capitaliste ou
communautaire, le travail social produit un excédent,
une plus-value, c'est-à-dire une valeur plus
grande que la valeur des forces de travail et des
moyens de travail, consommés pendant le
procès de la production.
Mais, tandis qu'en régime communautaire cet-
10éxcddentprofiterait à tous, daus la société capi"
taliste ' -- caractérisé a par le divorce, plus <nI
moins oomplet, de la propriété et du
travailla plus..value,prodüîte parle travail, ne retourne
pas au travail. Elle est accaparée, sous forme de
profit, par les seuls detenteuts des IUoy~ns de
production et d'échange.
C'est oe que A.Menger, profe$seur de droit
it l'Université de Vienne,constate dans les
termes suivants:
« Notr"6droit patrimonial actuel, dont la pro..
priété ÎOl'ttlele point central, ne garantit pas à
l'ouvrier le produit intégral de son travail. En
abandonnant it la libre jouissance de certaines
personnes, pal' le droit de propriété privée
qu'elle leur reconnatt, les biens existants, et,
notannnent, les moyens de production, notre
droit privé accorde à ces personnes une pui$~
sance, grâce à L.\quel1e elles peuvent, sans tra.
vail personnéI, s'assurer un révanu et l'employer
à la satisfaotion de leurs besoins. Ce revenu,
que les personnes avantagées par l'organisation
juridique reçoivent de la société, sans cODtre~
ptestatiQn personnelle, est désignée par les
saint-simoniens, les disciples de Buchez et
de Rodbertus, sous le nom de rente, par Thomp..
son et par Marx, sous celui de plus-value (Mohr..
wert); je l'appellerai le revenu sans travail
(ol'ôeitZos(J$ Ei1l,kemmert) t. »
t au produit intlgral du travail. 'X'J;'ad. françâi$e.
~ Le drOit
p. 9 (Paris~ Giard. eU3dère, 1900). - Lire égalem~t, au
$ujet de la théol'ie ));1&niste de la' plu$~value, l'Introduction
de M. Ch. Andlerau même Ou.VIlageipp. XUnl tt .uiv"
-11Ainsi, grâce à l'appropriation individuelle du
capital, les "détenteurs des moyens de
production et d:échange jouissent héréditairement du
droit de se partager la plus-value créée par le
travail d'autrui. Ils peuvent, à leur guise, la
consommer productivement ou improductivement,
la dépenser en orgies ou l'accumuler pour
accroître d'autant l'exploitation du tI'avail. Ils
dirigent en maîtres les ateliers et les fabriques,
à moins qu'ils ne préfèrent désigner à leur place
des directeurs salariés. Et, soit directement,
soit par personnes interposées, ils jettent sur le
marché national ou international, des
marchandises, des valeurs d'échange, avec la seule
préoccupation, non pas des besoins à satisfaire,
mais des bénéfices à réaliser.
Bref, ce qui caractérise, au point de vue de la
production et de la répartition, le régime actuel,
malgré les survivances du passé, ou les germes
d'avenir qu'il contient, c'est l'omnipotence du
capital privé, sans autre but que le profit, sans
autre règle sociale que la concurrence, sans
autre tempérament que l'organisation des
travailleurs et l'intervention trop souvent illusoire
de la loi.
Ce qui constitue, au contraire, le but final
poursuivi par le socialisme, c'est l'appropriation
collective des moyens de production et d'é.
change, l'organisation sociale du travail, la ré..
partition de la plus-value entre les travailleurs
- défalcation faite du quantum nécessaire à
la satisfaction des besoins généraux de la
société.
-1!p~ c()nséquent~ en régbne de collecthisme
intégral - à s'upposer,oo qne. nous ne
préjugeonapas, qne ce régime doive $6 rê:a1iser
un JonI'- la. terra, leswinea, lea
établissements industriels, les moyens de circulation
et de transport appartiendraient fA.la
colle{}tivité; seuls, lesohjets,de consommation resta..
raient propriété personnelle.
La direction des aiÏaires,au lieu d'~tre):
comme aujourd'hui, monarchique ou o1iga.rchi...
que, prendrait la forme républicaine; au lieu
d'ètreJivrée, par droit de naissance on par droit
de conqttéte,à des capitalistes, concurrents ou
coalisés, elle appartiendrait- non pas à l'État,
comme op le dit at le répète
abush~etnent-mais à descorporationa puhliquesautonoUles,
sous,le contrôle de l'mat..
« Le capital collectif, ditScbaeffle, devrait
être affecté et approprié, tHle fois pour toutes,
aux différents groupes locaux et professionnels,
et à leurs subdivision!), par des organes.
spéciau~ de la communauté: autorités administra..
tives établies en vertu de la loi, ou chefs popu..
laires, exerçant une autorité purement morale.
Ces mémes organes auraient à pourvoir aU
renouvell~ment et à l'augmentation des moy~ns
de production. Cette direction et cette adminia..
tration économique seraient donc affaire
publique et centralisée, et non pas l'œuvre des ~api...
taltXconcurrents» 1,
1. $CU,ABFFJ:.JI. La quintes8ence du, 86clali8me1 tX'ad.
Malon (Paris.. 1904), et Le CQllèctivisme, dana la llevU~
8Qciale et politique" Seannée (Bruxelles. 189S),p, 294.-
13Enfin, au point de vue de la répartition,
l'échange de marchandises, en vue de réaliser des
profits~ ferait place à la distribution d'utilîtés,
de valeurs d'usage, en vue de satisfaire des
besoins, sociaux ou individuels. La
rémunération des travailleurs, au lieu d'être déterminée
par le coût de production

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