Le Paris du bon sens - Mon programme pour les municipales
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Description


Lorsqu’une maire et ses équipes, tous élus de terrain, finissent par devenir des élus hors-sol, il y a forcément un jour quelqu’un qui se dévoue pour les faire atterrir d’urgence. C’est le projet de l’ouvrage de Marcel Campion. Un livre dans lequel il présente son programme pour Paris mais aussi un texte, Voyage avec un bonnet d’Anne, qui lui permet de revenir sur ce qui a été fait dans la capitale par Anne Hidalgo : une véritable farce, selon lui, qui ne mérite que le bonnet d’âne !



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Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782372541541
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Tous droits réservés. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit est interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
ISBN : 978-2-372-541541
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© MAREUIL ÉDITIONS – 2019.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo .
« Fluctuat dans la merde, on y est, c’est sûr ! »
Marcel Campion

« […] tant et tant d’arrivisme pour si peu d’arrivage ! »
Salvador Dalí

« Une maire ne doit pas tenir compte des conspirations si le peuple lui est favorable ; mais s’il lui est hostile et qu’il l’ait en haine, elle doit craindre tout et chacun. »
Machiavel vu par Marcel

« Les conneries, c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer. »
Michel Audiard
I. UN MOT D’INTRODUCTION
 

Personnellement, je n’ai pas l’esprit vengeur, lorsqu’il y a manque de respect, attitude anormale, je suis plutôt de ceux qui excusent et passent à autre chose, mais parfois je me pose des questions sur les comportements et les manières d’agir.
Avec Anne Hidalgo, en la matière, ce fut le pompon ! Son attitude m’a laissé vraiment perplexe. Que pouvait m’inspirer d’autre une femme ayant brigué la mairie de Paris en surjouant l’amitié, la sympathie et la générosité, déclarant publiquement dans les médias : « Marcel Campion doit être soutenu […], son marché de Noël sur les Champs-Élysées est le plus beau […], tant pis pour les grincheux, qu’ils viennent voir […]. La roue de Paris est très belle […], les forains ont leurs places à Paris, au bonheur des enfants, etc. »
Et puis plus rien.
De 2014 à 2016, ce ne fut que louanges, visites, accolades amicales, jusqu’au 24 juin 2016, date où Anne Hidalgo m’attribua avec Claude Lelouch le prix Coup de cœur de Paris, pour nos vies d’animation. Dernier souvenir avec la maire, la main sur mon épaule.
C’était juste avant la rupture inexpliquée et les premiers coups dans le dos, avec l’arrêt du marché de Noël et la suppression de l’accord passé avec la ville pour l’installation de la Grande Roue de Paris, et d’autres suppressions d’événements forains tels que les manèges de Noël des arrondissements, la fête foraine de la Bastille et d’autres !
À l’époque, j’avais bien tenté de comprendre, de lui en parler à l’occasion d’événements parisiens, mais son équipe la rendait inaccessible, encerclée de vigiles. Cependant, un soir d’été, le 27 juillet 2017, dans le Var, je pus m’approcher d’elle à l’occasion d’une fête caritative pour l’environnement. « Que s’est-il passé ? » lui ai-je demandé. Anne Hidalgo a baissé la tête en disant : « On ne peut plus se parler. »
Ce fut toutes ses explications.
En attendant, un système de démolition s’était mis en route contre ma personne, activé par qui ? Anne Hidalgo ? Ses équipes ? Allez savoir. Un de ses collaborateurs administratifs, délégataire de la signature de la maire, avait porté plainte au parquet au nom de la mairie de Paris en juin 2015. Un peu plus tard, cette même personne avait retiré sa plainte. Entretemps, Le Canard enchaîné ayant fait ses choux gras de cette affaire, le parquet de Paris avait estimé qu’il devait ouvrir une enquête préliminaire sur moi et les sociétés que je dirigeais. Et voilà que je me retrouvais avec ma profession dans la fosse aux lions, sur la base d’une plainte façon chiffon rouge, aussitôt agitée, aussitôt retirée.
Aujourd’hui il y a une chose que j’ai comprise avec Anne Hidalgo, cette femme sans amitié, incapable de faire face aux réalités de sa gestion de la ville, n’a pas dit, pas plus à moi qu’aux Parisiens, la vérité, je l’ai même entendue dire, pour se justifier, que les produits du marché de Noël étaient de mauvaise qualité, trop made in China , alors que la mairie avait la responsabilité de les choisir.
J’ai aussi découvert plus tard une boutique, Love Paris , installée dans l’hôtel de la ville, avec un beau livre à la gloire des monuments de Paris vantant sur plusieurs pages ma Grande Roue, celle-là même qui était dénoncée par la mairie pour que la place de la Concorde « retrouve pleinement son caractère patrimonial 1  ». Encore des mensonges, comme la majorité des articles achetés dans la boutique Love Paris , qui étaient des produits venant de Chine ou d’Asie. Faut-il qu’ils soient devenus fous à la mairie pour faire exactement l’inverse de ce qu’ils dénonçaient il y a peu ?
Heureusement, j’ai de la volonté et je n’ai rien commis de répréhensible. Je souhaite simplement dire aux habitants de la ville où je suis né, où j’ai vécu et travaillé durant des décennies, aux Parisiens, qu’un mauvais guignol se joue de leurs intérêts et qu’il est urgent de ne plus se laisser faire.
Marcel Campion
1 .  Le Point , le 9 novembre 2017.
II. L’APPEL DE PARIS
 

Avant d’aller plus loin, Parisiennes, Parisiens, sachez que, si vous votez pour moi, si vous votez pour les candidats des listes présentées sous la bannière que j’ai fondée, « Libérons Paris »,
Une fois élu, je m’engage à ouvrir immédiatement en semaine les berges de la Seine aux voitures ! Que les Parisiens retrouveront chaque week-end pour leur promenade. De la mobilité ! Que Paris respire, retrouve une activité de capitale !
Je m’engage également, une fois élu maire de Paris, à sécuriser la ville et à la rendre propre, que Paris soit à nouveau une métropole en fête, une ville-monde, vivable et accessible à tous !
Sachez que les autres candidats ne proposeront que le système actuel, la même politique du désastre. Le résultat est hélas aujourd’hui connu.
Parisiennes et Parisiens, ceci n’est pas un conte, une fois élu maire de Paris, soyez assurés que je ferai un Paris où il fera bon vivre, j’en ai les moyens.
Mais pour cela j’ai besoin d’une majorité, les listes « Libérons Paris » ont besoin de vos voix, de votre soutien, votez pour moi !
Et changeons Paris ensemble !
Marcel Campion
Candidat pour un mandat bénévole à Paris
Entrepreneur et chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite
III. LES CHIFFRES DU DÉSORDRE
 

Un abysse mais en euros
La ville de Paris est endettée 1 à hauteur de 5,7 milliards d’euros, soit la modique somme de 2 835 euros par habitant, une dette qui augmentera 2 pour tutoyer des sommets à hauteur de 6,5 milliards d’euros en 2020, certains 3 parlent de 8 milliards, soit près de 100 % d’augmentation en cinq ans.
 
Hein, quoi, il faut rembourser ?
En 2014, le remboursement des annuités d’emprunt 4 était à 200 millions, et d’ici 2021, il sera à 300 millions d’euros, voire à 400 millions entre 2030 et 2040 5 . Sic ! Même l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo, Bruno Julliard, juste après sa démission, en avait ressenti 6 « la plus grande inquiétude quant aux perspectives budgétaires insoutenables pour les années à venir ».
 
Des dépenses somptuaires
En 2018, les dépenses de la ville de Paris étaient de 9,4 milliards d’euros, dont 7,8 milliards de dépenses de fonctionnement. La fête pour les conditions de travail des 51 000 fonctionnaires et contractuels permanents 7 , soit 48 832 équivalents temps plein (ETP) dont 10 159 travaillent aux affaires scolaires et 8 210 à la petite enfance, une sacrée équipe !
 
Au travail !
En 2016, l’absentéisme 8 des fonctionnaires de la ville était de 10,81 %. Dans l’entreprise, en France, un an plus tard, ce taux 9 était à 4,72 %. Est-ce que la direction des ressources humaines de la ville s’est inquiétée ? Pourquoi faire, puisqu’on vous dit que tout est sous contrôle. De toutes les façons, les horaires de travail hebdomadaires sont inférieurs aux trente-cinq heures, avec des catégories encore plus privilégiées, vingt-neuf heures pour les ouvriers professionnels motocyclistes du service technique des transports automobiles. C’est tellement fatigant la moto mobile…
 
Des équipes pléthoriques
La ville de Paris comptait 10 236 collaborateurs de cabinet pour la maire et ses adjoints au lieu des 41 autorisés par le droit commun. Mme Hidalgo doit aimer la compagnie.
 
Et parlons de la propreté !
Avec un taux d’absentéisme pour les éboueurs de 13 % 11 et un budget 12 propreté en baisse de 16 millions d’euros et des plans propreté aux résultats invisibles, ce sont les rats qui sont à la hausse, sachant que le ratio de rat par habitant est de 1,5 à 2 rats par personne en ville, je vous laisse faire le calcul des millions de rats parisiens.
 
Tout le monde est content ? Non !
Lorsque 74 % 13 de Parisiens se déclarent insatisfaits de la propreté de leur capitale, on peut estimer à raison qu’un début de consensus démocratique est en train de naître sur le sujet et qu’il serait opportun de commencer à envisager un vrai changement.
 
Des travaux, encore des travaux
8 023 chantiers 14 , l’équivalent de 383 terrains de football, mais il n’y a pas à s’inquiéter, Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de Paris, détient la solution, « Comme la maire de Paris, je circule beaucoup à vélo ». Super, mais si on ne peut pas prendre un vélo parce que l’on travaille en banlieue, où se trouvent les entreprises qui ne pouvaient plus payer les loyers de la capitale, que fait-on, on va au bureau à la nage, à pied, dans les transports en commun saturés ? « Nous demandons aux Parisiens encore un peu de patience », rajoute M. Grégoire, oubliant que cela fait cinq ans que la mairie demande aux habitants un...

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