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Le peuple sahraoui face à l'engagement des Nations Unies

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Description

La conférence parlementaire à caractère européen a permis de contribuer à une meilleure connaissance des positions du Front Polisario, présentées sur la table des négociations, engagées depuis 2007 avec le Maroc. Il s'agissait surtout d'apprécier comment l'Europe peut contribuer aux engagements pris par les Nations Unies, d'aboutir par la négociation à l'application du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2009
Nombre de lectures 270
EAN13 9782336252360
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Remerciements
À Jean-Paul Lecoq, député de Seine-Maritime, maire de Gonfreville l’Orcher
Aux Groupes Socialiste et Communiste de l’Assemblée nationale
Aux villes de Gonfreville l’Orcher, Vitry/Seine et Rezé.
Transcription
Chantal Hermange
Couverture et mise en page
Matthieu Liégeois
Coordination, édition
Régine Villemont
Relecture
AARASD et le Comité de jumelage de Gonfreville l’Orcher
Interprétation et traduction
Abadenn multilingue intetnational
© L’Harmattan, 2009 5-7, rue de l’Ecole pulytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
9782296083943
EAN : 9782296083943
Le peuple sahraoui face à l'engagement des Nations Unies

Conférence parlementaire
« Comment l’Europe peut-elle contribuer aux engagements pris par les Nations Unies d’aboutir par la négociation à l’application du droit à l’autodétermination du peuple. sahraoui ? »
Conférence parlementaire européenne Jeudi 19 juin 2008 Assemblée nationale — Paris
Sommaire
Remerciements Page de Copyright Page de titre Préface de Marie Hélène Amiable Députée des Hauts de Seine, Maire de Bagneux Introduction
Omar Mansour - Représentant du Front Polisario en France Membre du secrétariat national du Front Polisario Jean-Paul Lecoq - Député de Seine-Maritime, France Maire de Gonfreville l’Orcher Francis Jacob - Avocat honoraire Président de l’Association des Amis de la RASD Pierre Galand - Président de la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui
Les propositions du Front Polisario sur la table des négociations
Mahfoud Ali Beiba - Président du Conseil National sahraoui
L’expérience parlementaire dans l’exigence du respect du droit dans un processus de négociations
Monsieur Lucas Borgui - Député d’Emilie-Romagne, Italie Monsieur Andrés Perello Rodriguez - Sénateur, Président de l’inter groupe « Paix au Sahara », Espagne Merci beaucoup. - Monsieur Ourari Tayeb Président du groupe parlementaire de solidarité ALGER-RASD à l’Assemblée populaire nationale algérienne Député Je vous remercie pour votre attention. - Madame Mildred Tuline Membre du Parlement européen, député de Suède Jean-Paul Lecoq - Député de Seine-Maritime, France Maire de Gonfreville l’Orcher Pedro Guerero - Membre du Parlement européen, député du Portugal Maoro Manfredini - Député d’Emilie-Romagne, Italite
L’expérience de la négociation capable de déboucher sur l’application du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
Docteur Saïd Ayachi - Président honoraire du Croissant Rouge Algérien Membre du Comité National Algérien de Solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) Paulette Pierson-Maty - Professeur de droit international
La situation au Sahara occidental, le respect de la liberté d’opinion, condition indispensable à tout processus de négociations
Aminatou Haidar - Militante sahraouie des droits de l’homme Asfari Naama - Vice-Président du CORELSO Militant de la défense des Droits de l’Homme France Weyl - Avocate française, Membre de l’Association Droit et Solidarité et de l’Association Internationale des Juristes Démocrates. Abdellah El Harif - Secrétaire national de la Voie Démocratique Témoignage de Samira Kabache de Sifi Ifni - Membre de l’Association Ait Bamaran Madame Chemiller-Gendreau - Juriste, professeur de droit international
Conclusions
Mohamed Sidati - Ministre Conseiller auprès de l’Europe Madame Chemiller-Gendreau - Juriste, professeur de droit international Pierre Galand - Président de l’EUCOCO
Préface de Marie Hélène Amiable Députée des Hauts de Seine, Maire de Bagneux
Cher-e-s ami-e-s,
Je suis fière, en préfaçant ces actes, de pouvoir contribuer au prolongement du succès qu’a rencontré le 19 juin dernier, à l’Assemblée nationale, la conférence parlementaire européenne sur le Sahara occidental.
Puissiez-vous, avec le même intérêt que moi, parcourir ces pages et être saisis de la même envie d’agir quand vous prendrez — ou reprendrez — connaissance de la revendication du peuple sahraoui à pouvoir simplement disposer de lui-même.
Je m’adresse notamment à mes collègues parlementaires et à tou-te-s les élu-e-s qui se sentent liés par l’engagement en faveur de la paix et de la défense des droits de l’Homme de ceux et celles qui les ont précédé. Car si, parfois, nous appelons au vivre ensemble ici, au cœur de l’Europe, nous nous devons aussi de soutenir ceux qui en font de même sur l’autre rive de la Méditerranée.
Il est plus que temps de sortir du conflit, d’encourager les parties à s’engager sur la voie de la coexistence pacifique et d’accorder au peuple sahraoui son droit légitime à l’autodétermination. La France a ainsi tous les atouts pour amener le Maroc à respecter le droit international et en premier lieu la résolution 15-14 de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Depuis 1991, le droit international exige la tenue d’un référendum au Sahara occidental. Il s’agit d’un impératif démocratique nécessaire à l’obtention d’une décision souveraine. N’y renonçons pas. C’est effet en prenant leur propre destin en main que les peuples l’emporteront sur les despotismes et que nous pourrons tous ensemble, ainsi que l’a dit mon ami et collègue Jean-Paul Lecoq, faire tomber « ces murs de la honte ».
Faut-il rappeler que ces hommes et ces femmes attendent depuis plus de 30 ans de recouvrer le droit d’être libre et de mener une vie décente ?
Il appartient évidemment aux opprimés eux-mêmes de s’élever et de briser leurs chaînes. Le peuple sahraoui, en particulier ses femmes, montre avec courage et parfois sous la répression brutale dans les territoires occupés, qu’il n’est pas prêt à abandonner sa liberté. Mais il en va de leur dignité, comme de la nôtre, que l’on prenne la parole pour porter leur émancipation, guidés en ce sens par Aimé Césaire : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir . ».
Introduction
Omar Mansour
Représentant du Front Polisario en France Membre du secrétariat national du Front Polisario
Monsieur le Président, honorables députés, chers amis
Permettez-moi tout d’abord d’exprimer mes remerciements et mes vives félicitations au comité de parrainage de cette conférence pilotée par Jean Paul Lecoq, Député Maire de Gonfreville L’Orcher, avec l’appui de son attaché parlementaire, notre cher Hugo.
Nos remerciements vont également au sénateur belge, Pierre Galand qui coordonne les efforts de la task force pour la solidarité avec le peuple sahraoui.
Également, je voudrais exprimer notre remerciement à l’Association des Amis de la RASD et à sa Secrétaire générale, Régine Villemont, qui en a assuré la mise en œuvre matérielle et politique.
Monsieur le Président, beaucoup se demandent pourquoi cette conférence et pourquoi ici?
La réponse est simple. Le peuple sahraoui subit une guerre imposée par le Maroc depuis 32 ans. Après 17 années de guerre, les Nations Unies ont proposé un cessez-le-feu et un référendum. Hier, les Nations Unies ne pouvaient pas imposer au Roi Hassan II la solution parce qu’il était très fort et, aujourd’hui, ils ne peuvent pas exercer de pression contre Mohamed VI parce qu’il est très faible.
Entre-temps, le peuple sahraoui continue à endurer les dures conditions de l’exil dans les camps de réfugiés du sud de l’Algérie, dans les territoires libérés ou bien dans la diaspora. Il doit subir le calvaire de l’occupation avec son cortège de souffrances ; le déni des droits les plus élémentaires, les disparitions, les emprisonnements, l’interdiction des réunions, des associations, des manifestations et des déplacements.
Le Maroc et ceux qui le soutiennent essayent de manipuler les organisations humanitaires pour diminuer l’aide, bloquer la solution politique et diminuer l’aide alimentaire. Ce n’est pas rechercher la paix.
Monsieur le Président, nous sommes aujourd’hui dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, cette institution emblématique, symbole de la démocratie et de la souveraineté du peuple français, pour dire à la France d’être aux côtés du peuple sahraoui parce que sa cause est juste. Nous pensons que l’amitié avec le Maroc mérite aussi la sincérité. L’histoire et la conjoncture internationale exigent plus que jamais de réaliser le défi de la construction de l’Union du Maghreb et de l’Union de la Méditerranée.
Sans solution du conflit, ces accords seront lettre morte comme l’ont été le processus de Barcelone et l’Union du Maghreb Arabe. L’aide la plus grande qu’on puisse apporter au Maroc aujourd’hui, c’est de le faire sortir de la guerre parce que la guerre absorbe un milliard et demi de dollars pour le maintien de ses troupes au Sahara occidental.
Il est paradoxal que le Maroc, qui est demandeur d’aide à l’Union européenne et aux pays du Golfe, s’apprête à acheter des avions de combat F16, des hélicoptères et des frégates. Le peuple marocain a besoin de justice, de travail, de santé, de pain et non pas d’armes et de guerres de conquête.
Les évènements d’Ifni en sont le meilleur témoignage et je voudrais exprimer notre solidarité et notre soutien aux revendications légitimes de la population d’Ifni et condamner la répression dont elle a fait l’objet.
Monsieur le Président, nous sommes ici pour dénoncer devant cette assemblée la situation qui est imposée au peuple sahraoui, mais aussi pour témoigner de notre volonté de paix. Et la paix passe par une décision démocratique et souveraine et donc par le respect du droit à l’autodétermination.
C’est dans ce cadre que le président de l’Assemblée sahraouie, qui est chef de l’équipe des négociateurs, va vous développer l’étape de ce processus de négociation.
Chers amis, la guerre est dure mais plus dur encore est de vivre sous l’occupation, la répression et l’humiliation de l’occupation marocaine qui dure depuis 32 ans.
Pour sauver la paix, nous aurons, comme a dit le sénateur Obama, nous aurons l’audace d’espérer.
Merci beaucoup.
Jean-Paul Lecoq
Député de Seine-Maritime, France Maire de Gonfreville l’Orcher
Je voudrais vous souhaiter à toutes et à tous la bienvenue dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, saluer les ambassades qui ont répondu à notre invitation, remercier mes collègues députés de tout groupe politique, qui ont considéré que l’Assemblée nationale se devait d’accueillir une réunion permettant d’aborder la question sahraouie sous un angle un peu nouveau, qui est celui de la sortie du conflit. Imaginer la vie après était peut-être une façon de dynamiser les discussions d’aujourd’hui et de peser sur elles pour que la sortie du conflit soit équitable.
À la Commission des Affaires étrangères, dont je suis membre, comme lorsque j’interroge le Ministre Kouchner ou la Ministre Rama Yade sur la question à la fois du Sahara occidental et des droits de l’homme dans les territoires occupés, la réponse qui d’ailleurs a traversé les différents gouvernements, c’est l’équidistance. La France ne prend pas position, elle garde une équidistance entre les deux parties.
Cette réunion aujourd’hui peut avoir comme objectif d’établir une équidistance effective. En effet, notre gouvernement est très proche des autorités marocaines et très éloigné des autorités sahraouies et du Front Polisario. Les députés qui ont permis cette réunion l’ont fait pour que l’équidistance soit respectée et, que les positions du Front Polisario soient entendues, soient analysées et puissent aussi contribuer à la sortie de ce trop long conflit.
Je fais partie aussi des députés qui ont appuyé l’idée du Président de la République française, de l’Union de la Méditerranée. Cela peut paraître étonnant de la part d’un député membre du groupe communiste ! Mais je pense que l’idée de créer une Union pour la Méditerranée, si c’est une union dans le partage et dans le respect des uns et des autres, est une bonne idée. À condition qu’elle ne serve pas à piller les richesses des pays du Sud ou à les laisser dans la misère et surtout à empêcher leurs citoyens de traverser la Méditerranée. Si c’est ça, évidemment, on est contre. Mais si c’est le respect et si c’est construire ensemble une autre approche entre le continent africain et le continent européen, on est pour.
À cette question, j’ai répondu au Président de la République et aux ministres qu’il ne peut y avoir d’Union pour la Méditerranée si on ne règle pas, avec courage et avec détermination, la question du peuple palestinien et la question du peuple sahraoui. Je vous remercie d’avoir répondu à notre invitation.
Francis Jacob
Avocat honoraire Président de l’Association des Amis de la RASD
Mesdames et Messieurs,
Quelques mots simplement pour avec mes amis à la tribune vous accueillir et vous dire que dans cette salle de l’Assemblée nationale, vous êtes chez vous !
En tant que Président de l’Association des amis de la RASD, je suis honoré de participer à l’organisation de cette conférence qui renoue avec les grandes assemblées tenues dans ces mêmes salles en 1984 et 1985.
Merci à Jean-Paul Lecoq, Député Maire de Gonfreville l’Orcher qui a pris l’initiative de tenir cette conférence à la demande de la coordination européenne.
Nous sommes ici dans la salle du groupe socialiste, vous reconnaissez derrière nous, Jaurès à la tribune, merci à son Président, Jean-Marc Ayrault et à Monsieur François Loncle, député de l’Eure qui de manière très aimable nous ont prêté leur salle et ses équipements. Je sais également que les groupes communistes, verts et socialistes ont chacun à leur tour déposé une demande de création d’un groupe d’étude sur le Sahara occidental à l’Assemblée, jusqu’à présent refusé. Souhaitons que la tenue de cette conférence en relance la possibilité.
Bienvenue à tous nos invités, aux parlementaires d’Europe et d’Algérie, à l’équipe du Conseil national sahraoui autour de Mahfoud Ali Beïba, aux témoins et responsables venus du Sahara occidental et du Maroc, aux spécialistes universitaires qui interviendront pour éclairer nos débats.

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