Les traces du temps...
184 pages
Français

Les traces du temps...

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Description

Ce troisième opus après La mobilité : l'ombre d'un père (avril 2016) et Des manières d'exister et de se déplacer (décembre 2017) achève une réflexion sur les relations entre rythmes de vie, déplacements et mobilités.

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Date de parution 02 mai 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140089138
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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MichelBONNET
Les traces du temps… dimensions cachées des mobilités
Série documents
Les traces du temps…
dimensions cachées des mobilités
Logiques sociales Collection dirigée par Bruno Péquignot
En réunissant des chercheurs, des praticiens et des essayistes, même si la dominante reste universitaire, la collection « Logiques Sociales » entend favoriser les liens entre la recherche non finalisée et l'action sociale. En laissant toute liberté théorique aux auteurs, elle cherche à promouvoir les recherches qui partent d'un terrain, d'une enquête ou d'une expérience qui augmentent la connaissance empirique des phénomènes sociaux ou qui proposent une innovation méthodologique ou théorique, voire une réévaluation de méthodes ou de systèmes conceptuels classiques. Dernières parutions Nicolas BOURGOIN,Surveiller et punir. L’ère de la pénalité prédictive, 2017. Florence DOUGUET et Thierry FILLAUT,Grossesse et alcool. Représentations et appropriations d’une priorité de santé, 2017. Claude GIRAUD,L’ordre social, 2017. Corinne COVEZ,Le cirque, une école du vivre.Pratique artistique : une éducation de la relation à soi, aux autres et au monde,2017.Delphine RIVIER,L'analyse de pratiques professionnelles en institut de formation en soins infirmiers,Expression de la singularité des cadres de santé formateurs,2017. Suzie GUTH,Les gangs de jeunes Italo-Américains, 2017. Aurélie DAMAMME, Helena HIRATA, Pascale MOLINIER,Le travail entre public, privé et intime. Comparaisons et enjeux internationaux ducare, 2017. Maxence LAMOUREUX,Les cinéastes animaliers, Enquête dans les coulisses du film animalier en France,2017. Nicolas COMBALBERT et Sophie ROTHÉ (dir.),Vieillissement, vulnérabilités et animation sociale,2017. Julien GARGANI,Carnet de voyage à Chandigarh. Ethnologie d’une recherche scientifique en Inde, 2017. Thomas SEGUIN,Politiques de la vie, La nature au prisme du social, 2017. Juan Carlos MURRUGARRA,La passion du soccer.Transmetteur de cohésion socioaffective,2017. Patricia DRAHI,Enseigner la Shoah et les questions socialement vives, Risques et défis, 2017Christiana CONSTANTOPOULOU,Récits de la crise. Mythes et réalités de la société contemporaine, 2017. Isaac NIZIGAMAIntroduction à la sociologie de la religion de Peter L. Berger, 2017
Michel Bonnet
Les traces du temps…
dimensions cachées des mobilités
Du même auteur :
Mobilités, l’ombre d’un père. Essai hybride, L’Harmattan, 2016. Des manières d’exister et de se déplacer. Les rythmes de vie des citadins, L’Harmattan, 2017.
Merci à Ghislaine Garin-Ferraz pour son soutien patient tout au long de cette élaboration.
© L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-14463-4 EAN : 9782343144634
INTRODUCTION
LA GENESE DUNE TRILOGIE
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Ami lecteur,Avec ce troisième essai tu vas prendre connaissance de l’aboutissement d’un processus d’écriture et de réflexion de plusieurs années. Ce dernier volume parachève ce qui était en filigrane ou en gestation dans les précédents. Il est donc, pour moi, le meilleur de mes écrits. Résultat d’un procès par ajustement progressif, les contenus de ce travail se sont progressivement affinés. Cette avancée s’est réalisée en m’appuyant sur des éléments déjà rédigés repris tels quels, ou modifiés, voire supprimés au cours de ma réflexion.Si tu découvres pour la première fois cette dernière version, tu bénéficieras alors de tout l’apport de la réflexion antérieure. Mais, si, à un titre ou un autre, tu as déjà pris connaissance des précédents écrits, tu peux éviter les passages que tu connais déjà ou te replonger dans les redondances de cette écriture qui au fur et à mesure de cette conception se sont constituées en un produit inachevé. Les trois volumes :Mobilités, l’ombre d’un père,Des manières d’exister et de se déplacer,Les traces du temps… dimensions cachées des mobilités constituent une trilogie. On a qualifié l’histoire de la société de procès sans sujet ; à propos de cette trilogie, je dirai volontiers qu’elle est le résultat d’un procès sans conception. Chacun des textes écrits pour lui-même sans l’anticipation ni même le savoir de celui qui allait lui succéder a été ajusté ensuite par une série de petits arrangements. Ils entretiennent donc des relations d’inclusion, de répétition, mais surtout de complémentarité et de progression.Le premier,Mobilités l’ombre d’un père, était un coup d’essai. Je n’étais pas sûr de pouvoir mener la rédaction à terme. Ma stratégie d’écriture consistait à m’appuyer sur l’expérience et la sensibilité que j’avais retirées de mes quinze années de fréquentation du divan de mon analyste et de mon histoire professionnelle qui me plaçait en résonnances fortes de cette dernière. Me dégageant de tous liens de subordination institutionnelle et professionnelle vis-à-vis de mes anciennes fonctions au sein du ministère des Transports, je posais en axiome une situation limite déduite des processus de généralisation des mobilités. Ils avaient en commun la recherche ou l’inclination au mouvement, quelle qu’en fut la qualification, c’était le « goût de la sortie », les« promenades urbaines »,la« pulsion »/« poussée » migratoire, l’« errance », laterritoriale »« dérive , la« déterritorialisation »,etc. Entreprenant un travail de déconstruction je mis entre parenthèses les finalités instrumentales et utilitaires de la mobilité et postulai que la butée limite de cette dernière, sa visée fonctionnelle, devait être considérée (provisoirement) comme un simulacre. Sa finalité renvoyait plutôt, à travers les processus d’organisation des temps de vie, au ressenti
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inconscient de notre finitude, notre« être pour la mort ».De ce fait, chacun, quel que soit son positionnement, est appelé à une réponse inéluctable et invérifiable.Comment se sont mélangées mes réflexions et mes références issues de mon expérience professionnelle avec la sensibilité que ma psychanalyse me permit de développer ? Je ne sais. Quoi qu’il en soit, je construisais une réflexion détachée des règles académiques habituelles et des modes de pensées axées sur l’utilité des ingénieries gestionnaires du social et de la promotion de l’innovation. Je me suis efforcé d’écrire un essai hybride mélangeant les genres, la pluralité et l’hétérogénéité des expériences de vie et des registres d’inspiration.Lancé dans le courant des fraîcheurs printanières, mon essai ne fit pas splacht!!!, mais il s’en fallut de peu. Il provoqua quelques violentes agressions chez certains de mes premiers lecteurs et faillit se noyer dans la mer huileuse de l’indifférence. Progressivement, il trouva sinon son public, du moins des marques qui, par touches progressives, m’indiquèrent que si je n’avais pas rencontré un succès fulgurant, je réalisais tout de même une progression raisonnable alors que de nombreux collègues et/ou amis (des plus ou moins proches, pas forcément toujours bienveillants) me créditaient d’un fiasco, au mieux un certain ridicule. Finalement cet essai tint la route malgré un rejet initial qui s’éroda progressivement grâce aux marques d’intérêt et d’ouvertures qui me furent prodiguées par un lectorat non prévenu. Cependant je restais de longs mois coupables et honteux de cette écriture dont je n’osais faire état, encore moins la présenter et la discuter.Le temps passant, les idées soulevées par cette synthèsebout des« du lèvres »sont mises en mouvement et plutôt que de sombrer dans des se brouillards impénétrables comme quelques lecteurs me le prédisaient, comme si ayant réussi à éviter le fiasco une fois, je me le prendrai« en pleine poire » une deuxième fois. Comme si ayant pu articuler un discours une première fois« par hasard », je ne pourrais pas faire face une seconde fois. Qui plus est avec des données d’entretiens vieilles de plus de trente ans. Donc complètement« dépassées ». J’étais bien sûr conscient que le temps m’était compté, mais ni plus, ni moins que pour quiconque. Après une ultime intervention chirurgicale qui améliora sensiblement ma santé, je me lançais dans l’écriture de cette suite. J’entreprenais cette nouvelle course contre la montre, du moins contre un temps de vie inconnaissable, qu’il me fallait absolument gagner. Comme chacun, je ne sais de combien le temps m’est compté. Mais au sortir de l’hôpital je m’engageais pour le gagner.Pour le deuxième volume, ma stratégie d’écriture était simple. Je corrigeais mon premier essai comme s’il était épuisé en vue d’une réédition.
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Ma relecture impliquait une reprise de l’ensemble du texte, en particulier des éléments d’analyse du temps existentiel qui s’étaient affinés et de tous les comptes rendus d’enquête publiés ou non mais dont je reprenais connaissance avec recul et disponibilité pour poursuivre une réflexion plus apaisée. Je modifiais ce premier essai sans toucher à la forme, en ne changeant que les« styles »des caractères d’impression :« droit et maigre »pour différencier la première période d’écriture ;« italique et gras »pour la seconde. Je m’interrogeais sur la pertinence de cette stratégie minimaliste de correction et de réédition, mais ne percevant pas d’autre alternative, j’en restais là et présentais tel quel le manuscrit. Je l’accompagnais d’un courrier ouvrant la porte à une recomposition plus substantielle, sollicitant l’avis du directeur de collection. Ce second volume fut accepté tel quel, probablement parce qu’il apportait en complément du premier une masse d’informations nouvelles.Pour le troisième,Les traces du temps : dimensions cachées des mobilités, préparant leVient de paraîtresecond, mu par une vision du d’ensemble des principaux apports de ce travail, je mis en évidence une signification majeure nouvelle touchant aux caractéristiques internes de la mobilité. Je proposais l’enrichissement de la finalité utilitaire/instrumentale de cette dernière par une autre dimension caractérisant le sujet, son historicité d’acteur : la mobilité expérientielle, résultat et orientation de l’histoire de vie du citadin.Quand le document fut imprimé dans sa forme matérielle, mon premier souci fut d’en réaliser une lecture en prenant pour support la matérialité du livre. Je dois au lecteur un aveu. Je n’ai conçu et réalisé ce second volume qu’à travers le processus dématérialisé de l’ordinateur, facilitateur de la créativité grâce à sa fluidité et à la liberté de recomposition qu’il autorise. Mais ce qu’il gagne du point de vue de la facilité de l’écriture et pourrait-on dire de l’intimité infinie/infinitésimale de la production (son caractère productif micro/analytique) il le perd sur le versant opposé du côté des ensembles structurés rigides comme l’autorise la forme et la matérialité du livre.Passant d’un point de vue à un autre, de la création dématérialisée à la lecture d’une matérialité constituée, rigidifiée, certains défauts mineurs de composition s’imposèrent avec force. Je réalisais alors que je n’avais pas mené à leur terme certaines conclusions touchant aux mises en perspective des cycles de vie. Il était donc indispensable que je corrige cet ouvrage et en affine certains concepts. Parallèlement à cette prise de conscience, je réalisais que de nombreux paragraphes, s’ils avaient été utiles au cours des étapes intermédiaires n’apportaient rien à la trajectoire finale de la
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