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Amadeo de Souza-Cardoso (1887-1918) , livre ebook

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Description

Pionnier au Portugal, son pays d’origine, Amadeo de Souza-Cardoso (1887-1918), fut aussi bien influencé par l’impressionnisme que par le fauvisme, l’expressionnisme et le futurisme. C’est en côtoyant des artistes tels qu’Amedeo Modigliani, Diego Rivera et Gaudí avec qui il se lia d’amitié qu’il développa son propre style, mêlant tradition et modernité. Emporté prématurément par la maladie, cet artiste avant- gardiste encore peu connu laissa quelque cent-cinquante toiles et reste considéré comme l’un des plus grands artistes portugais de sa génération.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 juillet 2023
Nombre de lectures 1
EAN13 9781683254614
Langue Français
Poids de l'ouvrage 43 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0700€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Auteur :
Jp Calosse
© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Parkstone Press International, New York, USA
© Image-Bar www.image-bar.com
Tous droits d’adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.
Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN : 978-1-68325-461-4
Jp Calosse




Amadeo de
Souza-Cardoso
(1887-1918)











« Il faudrait autre chose que les vieux systèmes, quelque chose de très varié et de très moderne. Je travaille. »
— Amadeo de Souza-Cardoso
Sommaire
Biographie
Auto-découverte dans les marges de la peinture moderne
Un Nouvel Art dans un monde moderne
Peintre moderne au début du modernisme
Des Expériences inévitables et des résultats surprenants
Cubisme, cubofuturisme, simultanéisme et abstraction dans une année vertigineuse
De Nouvelles Perspectives, mais par la mémoire
Les Delaunay au Portugal
L’Intense T ravail pendant la période de la Corporation Nouvelle
Liste des illustrations
Photographie de Souza-Cardoso
Biographie
1887   Naissance d’Amadeo de Souza-Cardoso le 14 novembre, à Manhufe. Il est issu d’une fratrie de neuf enfants.
1901   Études secondaires à Coimbra.
1903   Abandon de ses études pour travailler dans le magasin de confection de son oncle à Porto.
1904   Rencontre de Manuel Laranjeira, médecin-poète.
1905   Entrée à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Lisbonne afin de poursuivre des études d’architecture. Rencontre avec Emmerico Nunes, Alberto Cardoso, Armando Lucena.
1906   Départ pour Paris où il s’installe avec le jeune artiste Francisco Smith. Il suit les cours de Godefroy et Frevnet pour rentrer aux Beaux-Arts.
1907   Premières publications de ses caricatures au Portugal. Il commence la peinture et séjourne en Bretagne à Pont-l’Abbé ainsi qu’en Normandie.
1908   Voyage en Espagne. Il emménage à l’atelier 21.
Rencontre de Lucie Peccetto.
1909   Fréquentation de l’Académie de Vitti à Montparnasse, où il suit les cours du catalan Anglada-Camarasa. Il déménage au 27, rue de Fleurus et fait la rencontre d’Amedeo Modigliani.
1910   Construction d’un atelier à côté de la maison familiale par son père Francisco Cardoso. Il voyage à Bruxelles en compagnie de Lucie. Ils visitent ensemble l’Exposition Universelle.
La Révolution Républicaine du 5 octobre au Portugal retarde son retour à Paris d’un mois.
1911   Partage d’un studio au 3, rue du Colonel-Combes avec Modigliani. Ils y exposent le 5 mars. Intégration d’Amadeo de Souza-Cardoso au Salon des indépendants.
1912   Publications de l’album XX Dessins , puis du manuscrit illustré de la Légende de saint Julien l’Hospitalier de Gustave Flaubert.
Suicide de son ami Manuel Laranjeira.
1913   Tournée américaine : il expose à l’« Armory Show » à New York, à l’Institut d’art de Chicago, au Copley Hall de Boston ainsi qu’au Der Sturm.
1914   Exposition de l’album XX Dessins à l’École des Arts et Métiers de Hambourg. Il expose trois de ses tableaux au London Salon of the Allied Artists’ Association à Holland Park.
Mariage avec Lucie Peccetto le 26 septembre à Porto.
1915   Arrivée des Delaunay au Portugal. Création de la Corporation Nouvelle, qui se dissout environ un an plus tard.
1916   Exposition individuelle organisée à Porto en novembre et décembre réunissant 114 œuvres. Rejet violent du public.
1917   Atteinte d’un pallier plus affirmé de sa réappropriation des formes modernes dans son art.
1918   Impossible retour à Paris. Il meurt d’une pneumonie le 25 octobre, à trente ans.
Auto-découverte dans les marges de la peinture moderne
Amadeo de Souza-Cardoso naît le 14 novembre 1887 à Casa do Ribeiro, la maison familiale située à Manhufe, près de la ville d’Amarante au nord du Portugal. Son père, José Emídio de Souza-Cardoso, est un prestigieux producteur de vin. Sa mère, Emília Cândida Ferreira Cardoso, élève ses neuf enfants. Il suit ses études au lycée national d’Amarante jusqu’en 1901 avant de partir terminer sa formation secondaire à Coimbra. Son avenir est tout tracé, là-bas, il intègrera l’université de droit la plus célèbre du pays où son frère aîné, Eugénio étudie déjà. Mais c’est sans compter sur le caractère du jeune homme. En 1903, Amadeo abandonne ses études pour travailler chez Camisaria Confiança, le magasin de confections que son parrain possède à Porto.
Le jeune Amadeo cherche sa voie et si, jusqu’alors, rien ne le rapproche du milieu intellectuel, l’été 1904 bouleverse la donne. En vacances dans la maison que ses parents possèdent à Espinho, une station balnéaire au sud de Porto, Amadeo fait la connaissance de Manuel Laranjeira (1877-1912), un médecin poète, dramaturge et essayiste, lié au symbolisme et au décadentisme littéraire. L’homme est un ami du peintre António Carneiro (1872-1930), du poète Teixeira de Pascoaes (1877-1952) et du poète et philosophe espagnol Miguel de Unamuno (1864-1936) qu’Amadeo rencontrera en 1908. Immédiatement, le jeune homme et Laranjeira se lient d’une amitié profonde et stimulante qu’ils entretiendront jusqu’au suicide de celui-ci durant l’hiver 1912. La correspondance des deux hommes est nourrie par l’immense culture littéraire et artistique du médecin, et éveille Amadeo à de nouvelles réalités. Manuel Laranjeira avait visité le musée du Prado à Madrid en 1903, et ses connaissances artistiques, comme littéraires, constituent une première source d’information pour Amadeo de Souza-Cardoso.
À cette influence, s’ajoute la protection que son oncle maternel, Francisco Cardoso, exerce auprès de la famille. Celle-ci permet à Amadeo de se détourner des carrières dites conventionnelles pour se tourner vers sa nouvelle passion, l’art.
Ainsi, en octobre 1905, Amadeo rejoint l’Académie Royale des Beaux-Arts de Lisbonne dans l’intention de poursuivre des études d’architecture. Il y rencontre Emmerico Nunes, Alberto Cardoso et Armando Lucena, futurs artistes de sa génération, qui s’affirmeront par leurs prises de positions très différentes du modernisme. Pour la première fois de sa vie, Amadeo côtoie les milieux artistiques et plus que l’architecture, c’est surtout la caricature qui l’intéresse. Cette première année à Lisbonne ne semble guère l’enthousiasmer. Il s’en plaint dans une lettre à Manuel Laranjeira, dont le pessimisme confirme et complexifie les craintes d’Amadeo, que son « seul espoir reste Paris, le monde où les gens vivent, sentent, pensent, travaillent ». Cette position défaitiste à l’égard de la réalité nationale est transversale à la pensée portugaise de la fin du XIX e siècle qui a vu beaucoup de grands intellectuels se suicider et dont Manuel Laranjeira est alors l’héritier.
Pendant cette période à Lisbonne, Amadeo continue d’exécuter et d’améliorer les caricatures commencées l’année précédente. Dans une lettre datée de la fin mars 1906, Laranjeira dit apprécier son travail.
Au-delà de l’exercice de la caricature, Souza-Cardoso fréquente assidument les milieux culturels lisboètes. Au début de l’été, il achève une première année à l’Académie pour le moins décevante. Ses résultats sont moyens sauf en Dessin de Figure, matière dans laquelle il obtient de bons résultats.


Carte postale qu’Amadeo de Souza-Cardoso a envoyé à sa sœur, 2 février 1905


Le Paradisier (Vulgo Arara Balnear), 1905
Caricature


Menu de dîner offert à Amadeo de Souza-Cardoso dans le restaurant Daumesnil, situé dans le Quartier latin, le 6 janvier 1907, avec des dessins d’Amadeo, Paris, 1907
Les médecins et artistes portugais à Paris


Pont-l’Abbé, 1907
Aquarelle dédiée à Pedro Cruz. Collection MAC Silva Jorge


Cafés de Paris, 1908
Huile sur carton, 19 x 23,8 cm. Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado, Lisbonne


Sans Titre (Paysage avec des maisons), 1909
Huile sur carton. Collection privée
Après un été passé à Espinho, Amadeo déçu par cette expérience, part s’installer à Paris en compagnie de Francisco Smith (1881-1961), un autre jeune artiste. Nous sommes le 14 novembre, jour de ses dix-neuf ans.
À leur arrivée à Paris, les deux amis sont accueillis par Acácio Lino un artiste portugais. Quelques jours plus tard, Amadeo s’installe à Montparnasse, rue Denfert-Rochereau au moment même où le rejoignent à Paris Amedeo Modigliani, Juan Gris et Gino Severini.
Cette même année il s’inscrit à l’Académie Julian, connue comme atelier préparatoire aux Beaux-Arts. Plusieurs témoignages rapportent le désintérêt que ressent vite le jeune homme pour les méthodes de Jean-Paul Laurens, fondées sur le dessin basé sur le plâtre ou le modèle. Selon son collègue Pedro Cruz, Amadeo lui disait : « Laisse tomber les académies. Que diable, tu n’as qu’à faire quelque chose de nouveau, avec ce que tu sais du dessin... » et de fait il abandonne rapidement l’Académie, préférant apprendre par lui-même en lisant et en visitant des expositions.
En décembre, il se voit dans l’obligation de fréquenter l’atelier de Godefroy et Freynet, située boulevard Raspail. Il est censé y préparer, pendant six mois, l’admission aux Beaux-Arts, où il étudiera l’architecture, à la demande de sa famille qui goûte peu son attrait pour la peinture. Durant ces premiers temps à Paris, Souza-Cardoso côtoie principalement des Portugais venus comme lui pour étudier la peinture, l’architecture ou la médecine. On compte parmi eux, Eduardo Viana, Emmerico Nunes, Alves Cardoso, Domingos Rebelo, Francisco Smith ou Manuel Bentes. Ceux qui, quelques années plus tard, allaient proclamer l’art moderne portugais lors de « l’Exposition Libre » organisée en 1911 à Lisbonne. Seul Amadeo ne souhaita pas participer à cette manifestation.
En 1907, l’artiste en herbe commence à publier ses caricatures au Portugal, tout en continuant à fréquenter, sans trop d

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