Art et Langage
260 pages
Français

Art et Langage

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
260 pages
Français
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Plonger dans le monde symbolique de l'art, que l'allégorie émaille depuis des siècles, c'est entrevoir une infinie série de signes, de codes, auxquels les artistes ont eu recours mais dont les clefs de lecture nous échappent parfois. Le mystère a procuré, de tout temps, un pouvoir de l'auteur sur le lecteur. Or, l'esprit et la curiosité de ce dernier sont à juste titre interpellés par les figures allégoriques qui peuplent les frontispices des livres de sciences, objets de cette étude.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2012
Nombre de lectures 29
EAN13 9782296478541
Langue Français
Poids de l'ouvrage 35 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

ART ET LANGAGE:LES FRONTISPICES ALLÉGORIQUESDE LA SCIENCE À L’ÂGE CLASSIQUE
L’édition de ce livre a été effectuée sous la responsabilité de Pierre Croce, chargé de mission, avec la collaboration de Gisèle Peuchlestrade et Frédéric Schmitt, Université Pierre-Mendès-France, Grenoble 2
www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr © L’Harmattan, 2011 16 rue des Écoles – 75005 Paris ISBN : 978-2-296-56688-0 EAN : 9782296566880
Florine VITAL-DURANDART ET LANGAGELES FRONTISPICES ALLÉGORIQUESDE LA SCIENCE À L’ÂGE CLASSIQUEL’HARMATTAN2011
Série « Mémoires d’excellence » ETTE SÉRIE NAIT de l’expérience des formations de Master, en C tant que cycle préparatoire à la recherche doctorale. Terrain hybride, à mi-chemin entre la formation et la recherche, le Master a désormais fait ses preuves et a montré qu’il peut être considéré comme un tremplin vers les carrières professionnelles supérieures, pour les jeunes talentueux et motivés, ayant reçu une formation de qualité. Bien que la publication d’un mémoire n’ait pas encore le statut scientifique d’un ouvrage issu d’une longue recherche, elle témoigne néanmoins d’un degré avancé de compétence et de maturité, qui est accru par le travail de publication. Cet acquis donne à son auteur une plus-value qui lui permet de se distinguer des autres diplômés sur le marché de la formation et du travail. Le but de cette collection est d’offrir aux jeunes de valeur un moyen efficace pour se faire connaître, soit dans le milieu de la recherche de pointe à laquelle ils s’adressent, soit dans le milieu de l’entreprenariat contemporain qui attire de plus en plus de diplômés provenant d’autres filières que les classiques, notamment les diplômés des scien-ces humaines et sociales, appréciés pour leur niveau culturel et pour leur capacité à s’adapter rapidement aux exigences nouvelles et mouvantes des entreprises. « Mémoires d’excellence » accueille toutes les disciplines de Sciences de l’Homme et de la Société étudiées à l’UPMF - Grenoble 2, car elles concourent ensemble à penser et à définir les nouveaux modèles intellectuels de la culture contemporaine. Dirigée par Giuliano Ferretti, professeur d’histoire à l’UPMF, elle réunit les spécialistes des disciplines évoquées et, chaque année, choisit les meilleures recherches de niveau Masters à l’UPMF, pour les soumettre à l’appréciation de la communauté universitaire et du monde professionnel.
REMERCIEMENTSES REMERCIEMENTSen premier lieu à s’adressent  M Monsieur Giuliano Ferretti, mon directeur de recher-che, dont la bienveillance fut constante. Professeurd’histoire moderneà l’Université Pierre-Mendès-France de Grenoble, il a imaginé cette collection « Mémoires d’excellence » que j’inaugure avec une sincère reconnaissance. Également créateur du Master International franco-italien, il m’a permis de réaliser une partie de mes études à l’Univer-sité La Sapienza de Rome et d’effectuer ainsi des recherches en Italie. Si nos longues discussions ont nourri ce travail, Giuliano Ferretti l’a relu avec une attention et une exigence rares et ses conseils perti-nents ont été un soutien précieux pour progresser dans ma réflexion. Ses compétences scientifiques et ses qualités humaines ont plus que justifié ma confiance envers mon directeur de thèse. J’adresse par ailleurs ma reconnaissance à Madame Sandra Costa, Maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’Université de Grenoble, qui a suggéré ce sujet de recherche, entre art et science, dans le cadre d’un projet de cluster et qui, par la suite, m’a aidée à participer à des colloques sur ce thème. Mes remerciements vont ensuite effectuer un petit« Tour d’Italie », pour celles et ceux qui m’ont procuré un accueil sans réserve : à Rome, à l’Université La Sapienza, merci infiniment à Madame Marta Fattori, Professeur d’histoire de la philosophie, pour son aide, ses recommandations et la parution de mon premier article ; à Madame Maria Antonietta Visceglia, Professeur d’histoire moderne et directrice du Département d’histoire moderne et contemporaine, pour avoir co-dirigé mes recherches. En Italie comme en France, je sais gré aux personnels des bibliothèques et instituts qui m’ont aidée et ont fourni la base icono-graphique de mes travaux : à Rome, Madame Anna Maria Paolucci, responsable du service de reproduction photographique de la Biblioteca Casanatense ; Monsieur Tommaso Galanti, responsable des relations publiques de la Surintendance des Archives du Lazio ; Madame Marinella Calisi, conservatrice du Museo Astronomico Copernicano ; les membres de la Bibliothèque Guido Castelnuovo,
du département de Mathématiques de La Sapienza. À Florence, je remercie Monsieur Paolo Galluzzi, directeur de l’Istituto e Museo di Storia della Scienza et Madame Alessandra Lenzi, responsable des archives de ce bel institut, où le plaisir de travailler est si grand. À Paris, l’accès aux documents a été facilité par l’ensemble du personnel de la Bibliothèque de l’Université de la Sorbonne ; par les conservateurs de la bibliothèque Sainte-Geneviève ; par Madame Josette Alexandre, responsable de la Bibliothèque de l’Observatoire. À Grenoble, la Bibliothèque municipale m’a fourni d’autres clichés. Enfin, dans une sphère plus intime, je voudrais porter une attention spéciale à ma famille, et en particulier à mes parents, pour leur soutien sans faille ces précédentes années et pour leur amour évident. Florine Vital-Durand
SOMMAIRE
PRÉFACE deGiuliano Ferretti................................................................. 11
INTRODUCTION........................................................................................... 17
PREMIÈRE PARTIELE FRONTISPICE, TRAME ET DÉCOR
CHAPITRE1e L’ XVIISIÈCLEALLÉGORIE AU SOURCES,EMPLOIS,FORTUNE...................................................32Origines et légitimation de l’allégorie .................................................... 33Cesare Ripa :« la voie royale de l’allégorie »......................................... 39Déclin du genre......................................................................................... 44UNE ASCENSION NON LINÉAIRE...............................................48Inclusion progressive d’allégories........................................................... 49Marolois,Opera Mathematica, La Haye, 1614..............................................49Girard,Opera Mathematica, Amsterdam, 1638............................................51Dans un respect mesuré des règles ........................................................ 53Magini,Tabulae novae, Bologne, 1619..........................................................53Galilée,Il Saggiatore, Rome, 1623.................................................................56Esprit minimaliste :des allégories dépouillées ..................................... 62Maignan,Perspectiva horaria, Rome, 1648 ....................................................62Exégèse : des allégories dévoilées........................................................... 66Hevelius,Machina coelestis, Gdansk, 1673 ...................................................66Excès d’allégories...................................................................................... 70Ozanam,Dictionnaire mathématique, Paris, 1691.............................................70
CHAPITRE 2L’ ’ IMAENDROIT ET L ENVERS DE L GE TYPOLOGIES:DU«MONUMENT»AU«TABLEAU».............78La page de titre se déploie ....................................................................... 80À la croisée de diverses typologies......................................................... 83Gravure et graveurs .................................................................................. 85Le frontispice devient tableau................................................................. 88Généralité et particularité de l’image ..................................................... 91DEUX DÉDICACES GRAVÉES.........................................................94Dédicataire « jupitérien » : uneLaudatiotraditionnelle..........................97 Ugulottus,De Scientia Stellarum Liber..............................., Bologne, 1645 97 Mythification du dédicataire et discours méta-artistique....................102Malvasia,Ephemerides Novissimae, Modène, 1662.....................................102ASCENDANCE DE LAFABLE......................................................110Uranie, muse de l’Astronomie ..............................................................111Le duo Atlas-Hercule, le maître........................................113et l’élève ? La légende d’Astrée ................................................................................115Argus, messager de l’optique ................................................................118Hermès et le Trismégiste .......................................................................120
DEUXIÈME PARTIELE FRONTISPICE, L’AU-DELÀ DU LIVRE
CHAPITRE 1« V ,LER» :DISPUTES EOILER DÉVOI EN IMAG CULTIVER LE PARADOXE:AMBIGUÏTÉS DU DISCOURS......125Un écueil : l’image polysémique ...........................................................126Bayer,Uranometria, Augsbourg, 1603 .......................................................126LeDialogode Galilée : un manque de bienséance ? ...........................134Galilée,Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo......, Florence, 1632 134DÉBATTRE DES IDÉES:HÉRITAGE ET INVENTION............143L’Ancien Monde face au nouveau............................................................143Galilée,Dialogo,Florence, 1632 et diverses rééditions...........................143 Une science moderne : l’optique...............................................................150 Aguilon,Opticorum, Anvers, 1613..............................................................150Légitimation par l’exégèse biblique......................................................159Riccioli, Almagestum novum, Bologne, 1651 ..............................................162
CHAPITRE 2MUSES,MU S A Ï O N:LE FRONTISPICET ÂMS ÉTOFFE CORPS E E NICERON,LAPE R S P E C T I V E C U R I E U S E,PARIS,1638.....172Lisibilité de l’image :adéquation entre forme et contenu ................176Atteindre la Connaissance :un « rite de passage ».............................177Pierre Daret :.....................................181une évolution du frontispice ? NICERON,TO P T I C U SH A U M A T U R G U S ,PARIS,1646.........186Simon Vouet :...............................190spatialité formelle et symbolique Du «Musaïon-Serapeïon» au concept d’Académie.................................193Portrait de Mazarin : éloge textuel et économie picturale ................197Quels effets thaumaturges ? ..................................................................203CONCLUSION...................................................................209Problèmes de perception et de réception .................................................211L’allégorie, du jeu à l’enjeu.........................................................................214L’œil surpris, l’œil curieux, l’œil méthodique ..........................................216Une typologie originale ?............................................................................218Le frontispice, du seuil à l’éminence du livre ..........................................220Bibliographie restreinte.............................................................223 Corpus iconographique hors texte, en fin d’ouvrage
  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents