Horatio
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Description

Après la levée des corps de Hamlet, Laërte, Gertrude et Claudius, Fortinbras revient dans la grande salle d’Elseneur. Il nomme Horatio et un capitaine enquêteurs ; il ordonne l’arrestation du Maître d’armes. Lamord sort des rangs pour annoncer la fuite d’Osric et révèle la position suspecte de la Cour. Devant le tollé général, Fortinbras fait mettre Lamord aux arrêts. Puis il réunit la garde rapprochée du Roi Claudius qui évoque l’assassinat du conseiller Polonius, la mort de sa fille Ophélie, et la vengeance de Laërte.
Lors des funérailles royales, Fortinbras reçoit les ambassadeurs anglais pour connaître la nature de leur mission. Puis la nourrice d’Ophélie vient le supplier d’entendre Raynaldo sur l’objet de son voyage en France. Au banquet, le fou détourne l’attention de Fortinbras, mais ses soupçons à l’égard d’Horatio permettent de le démasquer par un jeu de duellistes improvisé. Il le fait mettre aux arrêts et trouve sur lui l’ordonnance compromettante du Roi.
Rattrapé, le comédien essaie de convaincre Fortinbras que sa troupe a été manipulée pour que sa pièce jouée à Noël déstabilise le couple royal. Une perquisition chez Horatio permet à Fortinbras de retrouver les vers insérés dans Le meurtre de Gonzague, et de soupçonner les acteurs du complot. Fortinbras n’aura pas le temps de les exécuter. Osric parvient à délivrer les conspirateurs de la religion proscrite.
L’arrivée de Norvège, dans ce contexte d’évasion spectaculaire, met à mal le charisme du neveu qui, pour les festivités de son couronnement, engage une troupe ambulante. Il espère redonner espoir au peuple danois endeuillé en faisant jouer « Les hauts faits d’armes d’Amlodi ». Mais la représentation déclenche une folie meurtrière et la prise du pouvoir par la fille de Marie Stuart.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 28 février 2019
Nombre de lectures 2
EAN13 9791029009198
Langue Français

Extrait

Horatio
Sylvain Couprie
Horatio
Le bras armé de Shakespeare Un coup de théâtre en 6 actes manqués
Les Éditions Chapitre.com
123, boulevard de Grenelle 75015 Paris
© Les Éditions Chapitre.com, 2019
ISBN : 979-10-290-0919-8
P REMIÈRE PARTIE : Introdcution



La façon de le dire est simple ;
C’est la façon de ne pas le dire qui est compliquée.
Journal d’une connaissance (2015­2018)
Melun, le 8 février 2015 : Écrire la suite de Hamlet
Il aura suffit d’une information de la Société Française Shakespeare, sur la parution du Fortinbras de Léonard Gaya (l’Harmattan, juillet 2014) pour que je perde le sommeil et que je me mette à écrire ma pièce. Je m’empressais de le commander et de le lire.
Mon « honneur » était sauf ; mais j’y retrouvais quelque chose de mon style. Cette volonté de faire dire ce qui se passe dans cette pièce de Shakespeare, d’un autre point de vue. Ce que je fais dans mon Chez Yaughan auto-édité en juin 2014.
Le plus terrible serait que paraisse avant mon Horatio , une suite écrite dans l’esprit qui est le mien. Certes d’autres l’ont fait avant moi et avec brio. Je pense notamment au Rosencrantz et Guildenstern sont morts de Tom Stoppard. Mais il ne s’agit pas vraiment d’une suite. Il s’agit plutôt à chaque fois de réécritures, ou d’histoires qui s’imbriquent ou se chevauchent avec le chef-d’œuvre et font de ce théâtre, de véritables coup de théâtre dans le théâtre.
Mon désir n’est pas d’écrire une suite dans les pas de Shakespeare, mais de continuer le chemin là où l’histoire s’arrête en trouvant un déterminant de la première pour écrire la seconde. L’enjeu pour moi, est d’écrire la suite de l’histoire de Shakespeare en prenant pour déterminant sa volonté matricide et le suicide de son héro. (…)
Melun, le 10 février 2015 : Discussion sur les réseaux sociaux
Très étrangement il me revient à l’esprit une information qui m’était parvenue via le net, sur un projet de réécriture d’envergure. Une rapide recherche dans mon moteur de recherche me permet de retrouver l’information. Il s’agit de « The Hogarth Shakespeare Project ». Des écrivains visiblement de renom se sont lancés dans la réécriture de toutes les pièces de Shakespeare pour les rendre plus modernes. Le projet Hogarth a été lancé en 2012, à l’initiative de deux maisons d’éditions : Chatto&Windus au Royaume Uni et Crown aux États-Unis. Les réécritures devraient paraître en 2016 pour le 400 e anniversaire de la mort de Shakespeare. (…)
Le 31 aout 2013, je m’inscris sur Linkedin pour communiquer avec le groupe Shakespeare. Je lance une discussion (en français) pour informer de la présence de mon blog {1} sur le net :
Je me passionne pour Hamlet de Shakespeare, parce que je ne suis pas d’accord avec les interprétations de cette pièce de théâtre. Le ton est donné ; j’y expose mes intentions. (…)
Ce qui est remarquable, c’est que cette idée de Mme W., que Fortinbras vient chercher une femme en Danemark, se retrouve dans le Fortinbras de Léonard Gaya, sous cette autre forme : dans les lettres missives que le Roi Claudius fait parvenir au Roi Norvège de Norvège, par son messager Voltemand, il propose au Prince Fortinbras de prendre Ophélie pour épouse. Léonard Gaya lui réserve un sort horrible : Fortinbras retrouvera la jeune fille folle sur son chemin, errante dans les marrais. Faute de pouvoir payer son armée, son Capitaine la fera violer et noyer par ses soldats.
Le 24 septembre 2013, je rends compte de nouvelles lectures sur les réseaux sociaux :
J’ai lu attentivement le texte de Steve Roth : http://extra.shu.ac.uk/ emls/10-2/rothepis.htm.
J’ai « traduit » ce texte très intéressant sur mon blog et j’ai inséré quelques nouvelles remarques sur cette analyse de la souricière. Steve Roth fait des erreurs d’interprétation et je propose ma propre analyse de la playscene.
Les erreurs de Steve Roth :
* Il y a deux aveux de la culpabilité de Claudius : ce qui à mon avis est une erreur de lecture, il n’y a qu’à la scène de la repentance que Claudius avoue son crime (à la scène de la galerie, il ne fait peut-être référence qu’à ce que lui reproche le peuple danois).
* Horatio sait quelque chose des révélations du spectre : rien n’est moins sûr, Hamlet ne fait peut-être référence qu’aux rumeurs qui circulent au Danemark.
* La pantomime révèle au roi les intentions d’Hamlet : pour moi, la pantomime prévient le roi des soupçons de complicité de Gertrude.
* La pièce révèle à la Cour les intentions d’Hamlet de s’en prendre à la vie du roi : Steve Roth le dit lui-même, la Cour ne sait rien des révélations du spectre. La Cour voit jouer une offense au couple royal.
* Lorsque Hamlet présente Lucianus comme le neveu du roi, il ne sait pas ce qu’il fait : Hamlet voyant que son plan va échouer (les deux criminels restent stoïques), il fait passer Lucianus pour le neveu du roi, ce qui donne l’occasion à Claudius d’être outré par le comportement du prince. Il détourne sur sa personne les velléités d’Hamlet à l’égard de sa mère.
* Horatio n’est pas convaincu par la pièce qui montre les intentions d’Hamlet de s’en prendre au roi (ce n’est pas une preuve) : Horatio comprend que c’est un échec mais ne peut s’opposer à Hamlet sans risquer pour sa vie (le serment du début).
Mon analyse :
Je crois qu’il y a dans la souricière la preuve de la complicité de Gertrude. Il y a une double preuve ou plutôt un double effacement de la preuve :
1) Un premier détournement du regard est opéré par Claudius lui-même qui prend la perche tendue par Hamlet pour faire échouer son plan. Claudius ne réagit pas au moment où le poison est versé mais au moment où Lucianus est présenté comme neveu du roi réclamant de coucher avec la reine (offense au couple royal).
2) Le deuxième détournement du regard est opéré par le critique lui-même, le metteur en scène, le traducteur (l’œil du spectateur), qui par la violence des actes nous donnera à entendre un sens plutôt qu’un autre.
Le 9 octobre 2013, j’expose ainsi l’état de mes recherches :
Les deux fratricides punis que j’ai lus sont des traductions françaises des textes allemands (Traduction de George Roth dans la revue théâtrale n o 3 et Traduction d’Anne Cuneo dans son livre Rencontre avec Hamlet) . Je doute que le fratricide puni soit dérivé du mauvais quarto, mais plutôt l’inverse. Cela expliquerait :
1 – que Polonius se nomme Corambis dans le mauvais quarto (Corambus dans le fratricide puni).
2 – Maurice Castellain, à la suite du Dr Latham, relève dans son introduction (Shakespeare, Hamlet, éd. Aubier, 1981, p. 12) un fait troublant : dans le mauvais quarto de 1603, ne figure pas la remarque d’Hamlet où il fait allusion à la malheureuse expédition de 1589 au Portugal, où périt la moitié de l’armée anglaise (11000 hommes) – Hamlet rétorquant au roi qu’il préfère l’exil pour le Portugal plutôt qu’en Angleterre dans le fratricide puni.
3 – Pour Gaston Baty, dans son introduction de la revue théâtrale, le « fratricide puni » est une survivance du drame antérieur à celui de Shakespeare, peut-être celui de Kyd.
4 – Autre fait remarquable : dans le « fratricide puni » Leonardus accepte de mourir dans un duel où il n’est pas à la hauteur sachant que le roi prévoit une coupe empoisonnée pour Hamlet, alors que dans la version moderne (Déprats par exemple), il est possible d’interpréter que le héros se suicide.
5 – J’ai reçu une réponse plus précise de Greg Petroff (acteur) en posant ma question sur les armes à feu sur le réseau LinkedIn. Il m’a répondu : « Selon mon Shakespeare Concordia, le mot “pistolet” est mentionné dans huit pièces différentes, une seule fois chacun. Il est utilisé comme une métaphore ou une comparaison seulement. »
6 – Dans le fratricide puni, Hamlet demande au premier comédien où sont les actrices. Carl lui répond que l’une d’elle est restée à la cour de Saxe. Je me demande si ce n’est pas une allusion aux évènements (de février 1567) qui ont entaché le règne de Marie Stuart.
Melun, 11 février 2015 : En finir
Depuis une semaine, mon intention d’écrire la suite du Hamlet est plus forte que jamais avec l’annonce de la parution et la lecture du Fortinbras de L. Gaya. Le premier acte, je ne l’ai pas encore réécrit ; c’est le dernier du Hamlet {2} . J’en suis au 4 e acte et je me délecte que tous ces personnages finissent en prison les uns après les autres. Il me reste à imaginer une fin ; et ça fourmille d’idées dans ma tête : et si je me servais de la méthode d’évasion réservée à Rosencrantz et Guildensten pour faire évad

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