Monmeus ou les Salpêtrières de l aujourd hui
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Description

Cette pièce est étonnante. L'atmosphère étrange sans lien avec la réalité surprend tout d'abord, puis séduit par sa cohérence. Il s'agit d'un spectacle qui associe le visuel, le gestuel et une recherche très littéraire sur le langage. L'ensemble est très théâtral, l'unité est trouvée dans l'audace. Cocasse, curieux, original... L'auteur jongle avec les mots et construit un univers très théâtral. Très dense... Le langage dramatique est brillamment exploité... Le texte est remarquablement bien écrit. (Fondation Beaumarchais, extraits) Nous avons réellement apprécié le style très riche, l'invention et l'originalité... La qualité du langage est tout à fait exceptionnelle. (Théâtre National de Marseille La Criée, extraits) Votre pièce... porte en elle, et dans son langage, et dans les perspectives théâtrales qu'elle recèle les promesses de très beaux moments scéniques. La maîtrise de la langue, ses jeux qui plongent parfois dans des "abîmes de perplexité" pour s'en sortir avec une joie, une grâce bouffonne sont de véritables instants théâtraux à la lecture déjà. Divers univers me sont venus à l'esprit : Kantor, Jarry, Opérette de Gombrowicz. (Centre Dramatique National Nice Côte D'azur, extraits)

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 19 décembre 2014
Nombre de lectures 0
EAN13 9791029001970
Langue Français

Extrait

Monmeus
Du même auteur



Jesbeat , récit poétique, signé Sodoyan , Oswald, 1973.
Le Peintre et son Modèle, roman, Néo-Éditions, 1981.
Sacre clandestin d’un Enfant-Roi, poème, Éditions Saint-Germain, 1982.
BelleBêtise , texte poétique , La Vague à l’âme, 1992.
Du mouron pour les deuches , roman , Nicolas Philippe, 2002.
Kafka entre les lignes , essai , Éditions du Presse-Temps, 2004.
Les Braconniers Chimériques , bibliophilie, texte poétique illustré par T. Léo , Collodion, 2008.
Ezistezistepa , roman , Durand-Peyroles, 2010.
Albertine des Ombres, roman, Durand-Peyroles, 2013.
Le Bébé-Requin ou le charme discret du parricide, roman, Z4 Éditions, 2014.
Cyberneyland, roman, Z4 Éditions, 2014.
Georges Richardot
Monmeus
Ou les salpêtrières de l’aujourd’hui
(Théâtre)














Les Éditions Chapitre.com
123, boulevard de Grenelle 75015 Paris
© Les Éditions Chapitre.com, 2014
ISBN : 979-10-290-0197-0
Appréciations
F ONDATION B EAUMARCHAIS .
J’ai lu et fait lire votre pièce intitulée "MONMEUS ou les Salpêtrières de l’Aujourd’hui.
Vous trouverez ci-joint une fiche qui résume nos réactions.
Vous constaterez que nous avons aimé ce texte qui mériterait d’être monté dans de bonnes conditions.
Avec tous mes vœux, je vous prie de croire, cher Monsieur, à mes sentiments très cordiaux.
Le Directeur, Paul T ABET , le 11 Janvier 1995.
Fiche de lecture, extraits
Résumé : La pièce ne peut pas réellement se résumer. L’intrigue est anecdotique : un homme est en train de mourir, trois autres cherchent le sens de la vie ; trois acteurs s’interrogent sur leur fonction, leur rôle, leur nécessité. Seul le mot compte, et le geste. L’ensemble ressemble à une chorégraphie curieuse, réussie.
Commentaires :
Cette pièce est pleine d’audace. Le jeu imposé aux acteurs par les didascalies est extrêmement précis. Toute parole s’accompagne d’une gestuelle bien définie ; la lecture, au lieu d’être entravée par ces descriptions de mouvements, est enrichie : le texte prend une dimension visuelle étonnante.
Notons l’absence d’intrigue, au sens premier du terme. Pourtant on ne s’ennuie pas. L’auteur jongle avec les mots et construit un univers très théâtral. Très dense.
Le langage dramatique est brillamment exploité. L’auteur use d’accumulations variées (adjectifs, verbes, noms, propositions…), ose des néologismes amusants et sensés, se sert avec habileté des phénomènes de répétitions comiques. La concentration de ces effets confère à la pièce un rythme allègre et soutenu, tout à fait plaisant.
L’exposition des pensées et certitudes du moribond peut être un très beau moment théâtral. La philosophie se charge d’émotion, appartient au vécu.
Le long monologue du moribond est remarquable. Il se soutient tout seul par son rythme et ses effets de style, ses assonances et allitérations. Soulignons également la scène de lecture de la lettre du Postérieur : le texte devient partition musicale, chant, rythmé par le jeu de chœurs. Très intéressant.
Pour l’ensemble, bonne alternance de tempo : à l’échelle de la pièce : un acte très rythmé précède un acte plus dense, plus posé ; à l’échelle des répliques : de longues tirades succèdent à des échanges stichomythiques. Ces jeux de cassures relancent l’attention du spectateur avec brio.
Le texte est remarquablement bien écrit.
Avis personnel :
Cette pièce est étonnante. L’atmosphère étrange sans lien avec la réalité surprend tout d’abord, puis séduit par sa cohérence. Il s’agit d’un spectacle qui associe le visuel, le gestuel et une recherche très littéraire sur le langage. L’ensemble est très théâtral, l’unité est trouvée dans l’audace. Cocasse, curieux, original et finalement séduisant.
T HÉÂTRE N ATIONAL DE M ARSEILLE L A C RIÉE
Nous avons lu, avec beaucoup d’intérêt, votre pièce dont nous avons réellement apprécié le style très riche, l’invention et l’originalité.
L’intrigue se dissout par contre un peu trop à notre goût au fil de la pièce mais, encore une fois, la qualité du langage est tout à fait exceptionnelle.

Permettez-nous… de garder le texte par-devers nous si nous organisons à l’avenir des lectures, ou pour le faire lire à d’autres metteurs en scène.
Marianne E PIN , le 12 décembre1995.
C ENTRE D RAMATIQUE N ATIONAL N ICE C ÔTE D’ AZUR
Nous avons lu avec un très vif intérêt votre pièce. Elle porte en elle, et dans son langage, et dans les perspectives théâtrales qu’elle recèle les promesses de très beaux moments scéniques.
La maîtrise de la langue, ses jeux qui plongent parfois dans des « abîmes de perplexité » pour s’en sortir avec une joie, une grâce bouffonne sont de véritables instants théâtraux à la lecture déjà.
Divers univers me sont venus à l’esprit en parcourant votre ouvrage : Kantor, Jarry, Opérette de Gombrowicz.
Thierry V INCENT , le 10 mars 1995.
Personnages
Premier Moribond
La Femme du Moribond
La Verseuse, qui deviendra La Videuse
Le Videur, qui deviendra Le Verseur
L’Aboyeur, qui deviendra Le Facteur
Le Médecin-Curé, qui deviendra Le Curé-Médecin
Deuxième Moribond ( même interprète que le premier)
Ombres et cadavre de Vengeurs
Acte 1
Au centre de la scène, un lit en forme d’énorme brouette, sur lequel est allongé un homme, dont ne se voient, dépassant, que les pieds nus, peut-être un bonnet, et, parfois, les mains. Celles-ci, justement, quelques instants, vont s’agiter.
En coulisse, on entend un clairon, qui se perd en une chute stridente, puis des pétards. L’un d’eux même viendra exploser sur scène. Aussi, éventuellement, des seaux d’eau seront jetés.
Au cours de cet acte, d’autres phénomènes similaires pourront se produire. Du point de vue sonore, on percevra, par bribes, les bruits les plus disparates : sirènes, sifflements d’avions à réaction, fragments de grande musique, etc.
Entrent une jeune fille, tête nue, et deux garçons, portant des chapeaux melons, personnages colorés se détachant sur le gris du décor.
Ils se groupent au centre du plateau, face au public, qu’ils saluent, cérémonieusement. Puis, ils "explosent" en gestes. C’est ainsi qu’on imagine l’un d’eux bondir et s’agripper, tel un singe, à quelque hauteur du rideau.
Après quoi :
Le premier
L’heure est venue… Ou vaudrait-i pas mieux dire : « a venu » ?
Le deuxième
Moi, je préfère autant « rue » ! (Il imite les ruades d’un cheval.)
La femme
Oui, ou, encore : (Détachant les syllabes.) « bou-le-vard ».
Le deuxième
S’il bout, le Var…
Tous
Le Var, s’il bout…
Le deuxième
Fous-y de l’eau froide !
Le premier
Les calmant, solennel.
Silence, les enfants ! Fermez un peu vos gueules ! L’heure s’étend. Elle plane.
Le deuxième
Tout comme le héron. ‘Videmment, je parle du héron femelle.
Les deux autres
Hein ? Qu’est-ce qu’il nous chante, l’autre, avec son héron femelle ?
Le deuxième
Ben, ouais ! La héron plane… ah, ah !
La femme
Suffit ! C’est bête, d’abord !
Le premier
Bête d’abord, Bette Davis !
Le deuxième
(Se tordant)
Bette Davis, bête à clous !
Les deux autres
Bête à clous, tête à claques !
Le deuxième
Tête à claques, qui claque des dents… et plein d’argent !
Le premier
Bah, plein d’argent n’a jamais été mortel !
La femme
S’il vous plaît, arrêtons les frais ! Sans ça, vous allez voir qu’on va se faire structuraliser.
À chacune des répliques suivantes, ils se signeront.
Le premier
Ouais, accuser de déviationihilisme verbal !
Le deuxième
Taxer de verbalisme déviationihiliste !
La femme
De clipvidéotisme !
Le premier
De tatcherisme raffarinesque !
Le deuxième
De jusqu’auboutisme !
Le pr

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