La musique du son
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Description

Depuis des millénaires, l’Homme joue et unit public et musiciens, au sein d’un même lieu et d’un même temps, par les sons. L’idée de capturer, un jour, ces sons enchanteurs ou de manipuler le temps aurait autrefois paru totalement saugrenue tant ces deux paramètres, intimement liés, semblaient impalpables.

Et pourtant, aujourd’hui, le temps qui sépare deux notes suffit à transférer l’œuvre complète à l’autre bout du monde. Seule, subsiste encore la distance que nous décidons d’installer dans notre chant... ou notre champ de pensée.

L’Univers serait-il à la fois cantique... et quantique ?

Depuis Pythagore, la musique, bouleversant sans relâche notre conception du Temps et de l’Espace, fait évoluer nos technologies, nos valeurs marchandes, notre culture et notre philosophie...

Un fabuleux présent qui nous invite à vibrer dans l’instant... de l’instant.

Jacques Siroul est né le 3 juin 1952. Pianiste et harmoniciste, il a composé plus de 350 bandes originales utilisées par les radios et les télévisions du monde entier. Sa formation d’ingénieur industriel l’a mené à utiliser et à enseigner les nouvelles technologies liées au son et à la musique. Il est également Professeur à l’Institut des Arts de Diffusion (IAD) à Louvain-la-Neuve.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 20
EAN13 9782803103188
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table of content Préface Introduction L’air du temps Extraits audio
LA MUSIQUE DU SON, CE PRÉCIEUX PRÉSENT
Jacques Siroul
La musique du son, ce précieux présent De Pythagore aux technologies numériques
Préface de Benoît Macq
Académie royale de Belgique
rue Ducale, 1 - 1000 Bruxelles, Belgique
www.academieroyale.be
Informations concernant la version numérique
ISBN 978-2-8031-0318-82

© 2012, Académie royale de Belgique
Collection L’Académie en poche
Sous la responsabilité académique de Véronique Dehant
Volume 7
Diffusion
Académie royale de Belgique
www.academie-editions.be
Crédits
Conception et réalisation : Grégory Van Aelbrouck, Laurent Hansen, Académie royale de Belgique
Publié en collaboration avec
L'Aurore - Editions numériques
rue de Verlaine, 12 - 4537 Seraing-le-Château (Belgique)
contact@laurore.net
www.laurore.net

Informations concernant la version numérique
ISBN 978-2-87569-020-3

A propos
L’Aurore est une maison d’édition contemporaine, intégrant l’ensemble des supports et canaux dans ses projets éditoriaux. Exclusivement numérique, elle propose des ouvrages pour la plupart des liseuses, ainsi que des versions imprimées à la demande.
Avertissement
Ce livre numérique contient des extraits à écouter durant votre lecture. Ceux-ci sont insérés directement dans le présent ouvrage. Toutefois, si votre liseuse ou programme de lecture ne vous permet pas d'écouter ces extraits, il vous est possible de le faire en vous rendant sur la page : http://bit.ly/SLJttF
Préface
Jacques Siroul est un grand alchimiste qui transforme le son en mots et en images, c’est un magicien qui transforme le temps (le son) en espace (sa transcription sur un media) avec une poésie qui nous fait rêver sans pour autant compromettre la rigueur qu’exige son métier de professeur à l’Institut des Arts de Diffusion où il enseigne la capture du son. Oscillant entre composition, interprétation et capture d’espaces sonores, il nous livre ici en mots sa vision de l’évolution de l’ingénierie du son.
L’histoire commence il y a 13,7 milliards d’années par le big bang, dont nous pouvons encore, en tendant l’oreille vers l’espace, entendre le lointain bruit cosmique. Cet évènement initial de l’existence de notre univers nous projette dans une expansion sans fin. Jacques Siroul aime à souligner que ce qui rend unique notre vaisseau Terre sur lequel nous parcourons cette expansion est son atmosphère, l’air qui entoure notre terre et qui constitue l’indispensable vecteur des vibrations sonores. Alors que la parole a été transformée en mots, en écriture et en livres, c’est-à-dire que le temps sur lequel se déroule les vibrations sonores de la parole a été transformé en espace, des lignes de mots sur la page d’un livre, il y a plus de 2000 ans, cette même transformation de son, la musique, en espace, l’inscription sur un media tel qu’un disque, n’a eu lieu qu’il y a moins de 200 ans. Mais quelle accélération depuis ! Jacques Siroul nous montre que le temps élémentaire de nos ordinateurs se réduit petit à petit pour descendre en dessous du milliardième de seconde. Une seconde du monde informatique peut ainsi contenir des milliards de secondes de notre espace sonore. De plus, les réseaux de l’Internet permettent de ramener l’espace des nœuds interconnectés en un point unique à une vitesse proche de celle de la lumière. Quelle magnifique démonstration que ces chœurs dont les chanteurs dispersés sur la planète sont dirigés en un point unique par un chef synthétisant en harmonie ces sources multiples venues de toute la terre !
Sans avoir l’air d’y toucher, la poésie de Jacques Siroul rend audible, et même parfaitement intelligible, les formidables progrès technologiques acquis ces dernières années dans les technologies du son numérique. Les notions de forme d’onde, de fréquences, de bande passante de l’oreille, d’échantillonnage du son, de multiplexage multipiste s ont décodées avec brio au travers de métaphores particulièrement bien choisies.
Je vous invite donc à suivre Jacques Siroul, créateur de son et professeur, dans ce formidable voyage dans l’espace-temps, du bruit cosmique lointain à l’instant très présent.
Bonne lecture,
Benoit Macq,
Membre de la Classe Technologie et Société
Introduction
Le Temps surprend, comme une musique enivrante
Le Temps apprend, tel un son éloquent
Le Temps se prend, pour comprendre...
En 1964, deux savants, travaillant sur un nouveau type d’antenne aux Laboratoires Bell à Holmdel, aux États-Unis, sont gênés par un bruit parasite. Arno Penzias et Robert Wilson ne se doutent pas encore qu’ils viennent de déceler le rayonnement fossile, une onde lumineuse refroidie qui, explorée, offrira une image extraordinaire du « bébé Univers » à 380 000 ans 1 ! Cette découverte extraordinaire, qui leur valut un prix Nobel en 1978, permettra de confirmer définitivement, avec une grande exactitude, que l’Univers était un point minuscule d’une immense densité, et ce à 10 -43 seconde 2 après sa naissance soit, excusez du très peu, un millionième de milliardième de milliardième de milliardième de milliardième de seconde après le Big Bang.
Que fait l’homme dans cette nuit des temps ?
Voilà plus de trente ans que j’enseigne aux futurs ingénieurs du son les nouvelles technologies, disséquant l’onde en formules savantes alors qu’aux harmonies de son chœur, l’homme bat au tempo de son cœur. Pourtant, l’ordinateur portable que j’ai sous les doigts, identique à celui de mes étudiants, engendre deux milliards de coups par seconde ! Ce qui lui laisse, toutes proportions gardées, une demi-heure, après la manipulation d’une seconde de musique, à attendre la seconde suivante ! Rien ne l’empêche donc de simuler, entre-temps, instruments de musique et traitements sonores, concrétisant, en un tour de main, tout ce que j’ai vu naître au fil des ans sur le marché du son, de la musique et de l’édition. Et si ces tâches devaient le ralentir quelque peu, rassurez-vous : bientôt, avec un nouveau cœur générant cent milliards de pulsations par seconde, le processeur Tri-Gate 3 jouira, entre deux secondes de musique de qualité professionnelle, de l’équivalent d’une journée de vingt-quatre heures de liberté.
Après une journée difficile dans le Tennessee, Melody Myers se détend pour regarder la partition de plus près et, réglant sa caméra, elle sourit à l’idée de cette prestation saugrenue... D’un petit retour en arrière, notre soprano repositionne la vidéo d’Eric Whitacre 4 et démarre, fixant le léger mouvement des mains de son chef de chœur. Puis, dans son petit salon bleu clair tapissé de livres, respire doucement, ferme les yeux et s’élance sur les premières notes. Lux Aurumque 5 , œuvre interprétée par 185 choristes de toutes nationalités via leur webcam, sera vue par plus de trois millions d’internautes ! Ce chœur, magnifiquement émouvant, les unit dans une ode au-delà de l’espace-temps... Car si la science nous confirme que le cosmos est en expansion dans un temps sans fin, nos moyens de communication, eux, fusionnent vers un point d’une telle densité que ne subsiste, aujourd’hui, que la distance que nous décidons d’y installer. Dans notre chant... Dans notre champ de pensée...
Deux millénaires se sont envolés entre les notes de Pythagore et les grandes œuvres classiques... Trois siècles se sont écoulés entre les partitions des grandes musiques et leur enregistrement sonore... Un siècle a façonné la gravure du son jusqu’à sa numérisation... Il ne faudra que trente petites années pour dissoudre tout support et édifier la grand-place unique des réseaux !
Ce grand fleuve du temps, nous le descendons tous à notre manière. Quant à moi, j’ai suivi son courant, un coup de rame dans le son, un coup de rame dans la musique... Son beau ruissellement, finalement, se vit avec émotion et se partage avec passion.
Une telle musique, aux saveurs de sciences, d’art et de philosophie, ne peut se conter qu’avec un zeste de poésie.
Chapitre I
L’air du Temps
Ils sont nés d’une même tribu
Lui, inspiré, lui chante joliment à l’oreille
Elle, éprise de sons et de danses, l’aime
Et la musique, impalpable, glisse dans l’air de l’instant
« Taire »... Tel aurait pu être le nom de notre belle planète bleue si elle avait été dépourvue d’atmosphère. Car l’air se fredonne. L’air est notre porte-parole. L’air se module en milliers de vagues pour épouser les fins mouvements de nos lèvres, la vibration de nos cordes vocales, les élans de nos poumons. L’air est l’élément « Terre » !
Son et mouvement
Inconscient des mouvements qu’il engendre dans le fluide qui l’entoure, l’homme sillonne son univers sonore. Il ne sait pas encore qu’il touche cet univers invisible avec une sensibilité ahurissante, lui permettant de déceler les mouvements légers d’une mouche ou de subir le tumulte d’un coup de tonnerre. C’est grâce aux milliers de cellules ciliennes 6 , logées au creux de l’oreille interne, que l’homme est bercé par une sensation sonore en trois dimensions 7 ...

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