Photo gourmande
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Description

Ecrit par une blogueuse culinaire dans un style simple et direct, cet ouvrage vise les photographes amateurs ou débutants qui souhaitent améliorer leurs images de petits plats gourmands. Qu'ils soient blogueurs, restaurateurs, ou simplement amateurs de photos culinaires, ils trouveront dans ce livre de précieux conseils pour réaliser des images alléchantes.



 



ATTENTION : la version EPUB de cet ouvrage est en fixed-layout. Elle est donc optimisée pour l'application iBooks pour iPad. Si vous lisez cet EPUB sur un autre reader, vous êtes susceptibles de rencontrer des problèmes d'affichage.




  • Chapitre 1 - Quelques notions de base


    • Le bon matériel


    • Le « triangle d’exposition »


    • Les modes créatifs


    • À quoi sert la balance des blancs ?


    • Le format de fichier : JPEG ou RAW ?


    • Prêt à relever le défi ?




  • Chapitre 2 - La démarche photographique


    • Préparer la scène


    • Composer


    • Chercher l’inspiration


    • Prêt à relever le défi ?




  • Chapitre 3 - Gérer la lumière naturelle


    • Observer la lumière


    • La qualité de la lumière


    • Adoucir et diffuser




  • Chapitre 4 - Tenter la lumière artificielle


    • Photographier au flash


    • Sous les projecteurs !


    • Ampoules fluorescentes lumière du jour


    • Pas à pas : Fabriquer sa boîte à lumière


    • Prêt à relever le défi ?




  • Chapitre 5 - Développer ses RAW


    • Chacun son logiciel


    • Les logiciels de traitement des fichiers RAW


    • Développer simplement un fichier RAW


    • Et après ?




  • Annexes Pour finir...


    • Making of


    • Paroles de blogueurs


    • Pour se former et perséverer


    • 10 conseils


    • Un petit mot pour la fin !



Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 avril 2012
Nombre de lectures 230
EAN13 9782212042191
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Photo gourmande  
MOUNI ABDELLI  
Conseils d’une blogueuse culinaire  
Écrit par une blogueuse pour les blogueurs, cet ouvrage rassemble de précieux conseils  
pour réussir vos photos de plats gourmands. Réglages, stylisme, éclairage, point de  
vue, couleurs… tout ce qui contribue à la mise en valeur de votre recette est détaillé  
dans ce guide astucieux, qui sait rester à la portée de tous.  
Photographe autodidacte et pâtissière passionnée, Mouni Abdelli a créé son blog de cui-  
sine « Rdv aux mignardises » ( www.mignardise.fr ) en 2007. Elle a rejoint en 2010 l’agence  
Sucré Salé, spécialisée en photo culinaire.  
Au sommaire  
Notions de base • Le bon matériel • Le « triangle  
d’exposition » • Les modes créatifs • À quoi sert la ba-  
lance des blancs ? • Le format de fichier : JPEG ou RAW ?  
La démarche photographique • La préparation de  
la scène • Composer • Chercher l’inspiration  
Gérer la lumière naturelle • Observer la lumière  
• La qualité de la lumière • Adoucir et diffuser  
Tenter la lumière artificielle • Photographier au flash  
• Sous les projecteurs ! • Ampoules « lumière du jour »  
• Pas à pas : Fabriquer sa boîte à lumière  
Développer ses RAW • Chacun son logiciel  
• Logiciels de traitement des fichiers RAW  
• Développer simplement un fichier RAW • Et après ?  
Pour finir... • Making of • Paroles de blogueurs  
• Pour se former et persévérer • 10 conseils  
Code éditeur G13431  
ISBN 978-2-212-13431-5  
Photo gourmande  
CHEZ LE MÊME ÉDITEUR (Éditions Eyrolles &VM)  
Dans la collection « Découvrir les reflex numériques »  
M. Ferrier, C.-L. Tran, Nikon D3000 – Nikon D5000 – Nikon D90 – Canon EOS 1000D – Pentax K-x.  
A. Santini, Nikon D60.  
Dans la collection « Maîtriser les reflex numériques »  
V. Luc, Nikon D200 – Nikon D80 – Nikon D50 – Canon EOS 500D – Canon EOS 350D –  
Canon EOS 5D Mk II – Canon EOS 550D – Canon EOS 7D – Canon EOS 60D – Nikon D7000 (à paraître).  
V. Luc, P. Brites, Canon EOS 600D.  
V. Luc, M. Ferrier, Nikon D300.  
V. Luc, M.-P. Albert, Canon EOS 450D.  
V. Luc, B. Effosse, Canon EOS 40D – Canon EOS 400D.  
Techniques de la photo – Prise de vue  
F. Hunter, S. Biver, et al., Manuel d’éclairage photo, 2 e édition, 2012, 260 p.  
C. Harnischmacher, Mini-studio photo, 2012, 144 p.  
D. D. Himes et M.V. Swanson, Photographes, publiez votre livre photo ! 2012, 224 p.  
J. Batdorff, Noir et blanc numérique – Pratique photo, 2012, 216 p.  
A.-L. Jacquart, Vivez, déclenchez, partagez ! La photo au quotidien, 2011, 168 p.  
A.-L. Jacquart, Composez, réglez, déclenchez ! La photo pas à pas, 2011, 168 p.  
C. Gatcum, Light & Shoot – Éclairer pour la photo de mode, 2011, 146 p.  
S. Roberts, L’art de l’iPhonographie, 2011, 160 p.  
L. Excell, J. Batdorff, et al., Composition – Pratique photo, 2011, 260 p.  
J. Revell, Exposition – Pratique photo, 2011, 270 p.  
J. Carlson, Photographier avec son Canon PowerShot G12, 2011, 230 p.  
P. Barret, Photo culinaire, 2011, 160 p.  
J.-M. Sepulchre, Apprendre à photographier en numérique, 3 e édition, 2011, 160 p.  
E. Balança, Photographier la nature, 2011, 160 p.  
G. Blondeau, Photographier la nature en macro, 2 e édition, 2010, 232 p.  
G. Aymard, Photo d’architecture, 2010, 144 p.  
S. Makda, Organiser une expo photo, 2010, 126 p.  
J. Easterby, 150 exercices pour se lancer dans la photo, 2010, 128 p.  
J. Carlson, Photographier avec son Canon PowerShot G10/G11, 2010, 220 p.  
R. Bouillot, Pratique du reflex numérique, 3 e édition, 2009, 470 p.  
L. Berg, Photo de portrait, 2009, 164 p.  
S. Dosda, Apprendre à photographier en noir et blanc, 2009, 168 p.  
C. Domens, R. Fasseur, S. Lacroix, Photographie de voyage, 2009, 176 p.  
E. Balança, Photographier les animaux, 2 e édition, 2009, 192 p.  
Traitement de l’image numérique  
S. Kelby et M. Kloskowski, Photoshop Elements 9 pour les photographes, 2011, 432 p.  
M. Evening, J. Schewe, Retouches et photomontages avec Photoshop CS5, 2011, 478 p. + DVD-Rom.  
G.Theophile, Lightroom3 par la pratique, 2010, 222 p.  
M. Evening, Lightroom 3 pour les photographes, 2011, 570 p.  
V. Gilbert, Camera Raw par la pratique, 2011, 190 p.  
P. Ricordel, Capture NX2 par la pratique, 2010, 192 p.  
D. Hennemand, Gérer ses photos numériques, 2009, 156 p.  
J. Delmas, Gestion des couleurs pas à pas, 2009, 160 p.  
Photo gourmande  
MOUNI ABDELLI  
Conseils d’une blogueuse culinaire  
Remerciements
Merci à ma petite famille pour votre soutien, vos encouragements  
et votre patience toutes ces fois où vous avez dû attendre  
que je prenne une photo avant de pouvoir manger !  
Un énorme merci à Aude Decelle des éditions Eyrolles qui a cru en ce projet  
mais aussi pour sa patience, sa gentillesse et son professionnalisme,  
j’ai vraiment aimé travailler avec elle.  
Merci aux lecteurs et fans qui suivent mon blog « Rdv aux mignardises »  
et sans qui toute cette aventure n’aurait certainement pas vu le jour !  
J’espère sincèrement que vous ressentirez dans ces pages tout le plaisir  
que j’ai eu à les écrire et surtout que ce livre vous aidera à vous lancer.  
L’éditeur remercie Nikon et Miss Numérique pour leur aide.  
Conception graphique et mise en pages : Laure Deschandol, creation@design32.fr  
Éditions Eyrolles  
61, bd Saint-Germain  
75240 Paris Cedex 05  
www.editions-eyrolles.com
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou  
partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du  
Centre Français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris.  
© Groupe Eyrolles, 2012  
ISBN : 978-2-212-13431-5  
Gâteau à la mousse de chocolat et au Nutella.  
Sommaire
CHAPITRE 1  
Quelques notions de base 1  
Le bon matériel 2  
Bien choisir son boîtier numérique 2  
Et l’objectif ? 4  
Jamais sans mon trépied ! 4  
Des réflecteurs et des miroirs 5  
Le « triangle d’exposition » 6  
L’ouverture du diaphragme 7  
La vitesse d’obturation 10  
La sensibilité du capteur 12  
Les modes créatifs 14  
P : mode Programme 14  
Tv ou S : mode Priorité vitesse 15  
Av ou A : mode Priorité ouverture 15  
M : mode Manuel 15  
À quoi sert la balance des blancs ? 16  
Le format de fichier : JPEG ou RAW ? 18  
Prêt à relever le défi ? 20  
Le triangle d’exposition 20  
Les modes créatifs 21  
La balance des blancs 21  
CHAPITRE 2  
La démarche photographique 23  
Préparer la scène 24  
Le fond photo 25  
Comprendre le sujet 37  
Choisir le meilleur moment 40  
Un peu de stylisme 42  
Composer 59  
Les couleurs complémentaires 59  
La monochromie 61  
La règle des tiers 62  
Les impairs 63  
Les formes géométriques 63  
Jouer sur la profondeur de champ 64  
Cadrage vertical ou horizontal ? 66  
Chercher l’inspiration 67  
Prêt à relever le défi ? 68  
Un fond photo personnalisé 68  
À manger ou à photographier ? 68  
Composer pour dynamiser ses photos 68  
CHAPITRE 3  
Gérer la lumière naturelle 71  
Observer la lumière 72  
La qualité de la lumière 73  
Adoucir et diffuser 74  
L’orientation de la lumière 74  
Pourquoi utiliser un réflecteur ? 77  
Essayer différents angles 79  
CHAPITRE 4  
Tenter la lumière artificielle 83  
Photographier au flash 84  
Avec un flash intégré 84  
Avec un flash externe 85  
Sous les projecteurs ! 90  
Ampoules fluorescentes  
lumière du jour 92  
Une seule lampe 93  
Deux lampes 94  
Trois lampes 95  
Pas à pas : Fabriquer sa boîte à lumière 96  
Prêt à relever le défi ? 98  
En lumière naturelle 98  
En lumière artificielle 99  
Travaux manuels 99  
CHAPITRE 5  
Développer ses RAW 101  
Chacun son logiciel 102  
Les logiciels de traitement  
des fichiers RAW 103  
Développer simplement  
un fichier RAW 105  
Et après ? 107  
ANNEXES
Pour finir ... 109  
Making of 110  
Velouté de potimarron à la crème 110  
Galettes de courgettes, fromage frais  
et saumon fumé 112  
Salade variée : mâche, tomates, radis… 114  
Minicakes au chocolat, café et éclats  
croquants 116  
Boisson soda, fraises,  
menthe et citron 118  
Paroles de blogueurs 119  
Pour se former et perséverer 126  
10 conseils 127  
Un petit mot pour la fin ! 127  

Des pupilles aux papilles  
Lorsqu’en 2007, j’ai lancé mon blog culinaire «Rdv aux mignardises»,  
je n’avais jamais imaginé que quelques années plus tard,  
j’écrirais un livre sur la photographie culinaire !  
«
Ce monde fascinant a pourtant vite fait d’envahir votre quotidien,  
au point de changer votre manière de voir la nourriture…  
Au bout d’un moment, vous ne verrez plus les aliments tels quels  
mais comme un mélange de couleurs, de formes et d’idées prêtes  
à être imprimées sur une photographie pour transmettre  
toutes ces complexes sensations… L’épicurien qui sommeille en vous  
prendra très vite le dessus !  
Il suffit de feuilleter n’importe quel magazine, de rechercher une recette  
en ligne ou de s’arrêter devant la vitrine d’une pâtisserie pour remarquer  
à quel point les photos gourmandes font partie de notre quotidien ;  
elles sont devenues indissociables de notre mode de consommation !  
Car nous avons beau avoir des visions différentes d’un aliment,  
de la meilleure manière de le mettre en valeur puis de le prendre en photo,  
une chose est sûre : il faut donner envie. Éveiller la gourmandise  
à travers une image n’est pas toujours évident mais quelle satisfaction  
d’entendre dire : j’en ai l’eau à la bouche !  
«
MOUNI ABDELLI  
Biscuit roulé à la crème vanille.  

Introduction
La photographie culinaire est l’art de faire saliver à travers une photo gourmande. Que vous  
ayez besoin d’illustrer vos propres réalisations ou que vous soyez passionné par ce type  
d’images, une chose est sûre, vous êtes certainement très gourmand !  
Cet ouvrage n’a pas pour but de vous noyer sous les termes techniques ou de vous imposer  
un équipement onéreux. La photo culinaire décrite ici sera donc à votre portée, pour peu que  
vous ayez un appareil photo vous permettant de choisir des réglages manuels, un délicieux  
plat à partager et beaucoup de créativité !  
Dans le domaine de la photographie en général, ou culinaire en particulier, les notions de  
base sont sensiblement les mêmes, mais il ne faut pas oublier que pour obtenir de belles  
photos, il faut commencer par les maîtriser et surtout par comprendre la lumière ainsi que  
ses effets sur ce qui nous entoure. Que vous soyez débutant ou plus averti, il ne sert à rien  
d’éviter ou d’ignorer le premier chapitre de ce livre ! Des paramètres tels que l’ouverture du  
diaphragme, la vitesse d’obturation ou la sensibilité du capteur sont toujours bons à réviser  
surtout quand on débute, et une petite séance de « mise au point » (sans jeu de mots) est  
une étape, certes peu amusante, mais indispensable pour obtenir le meilleur de son boîtier  
numérique.
Nous allons ainsi parcourir les différentes étapes de réalisation d’une photographie culinaire  
en lumière naturelle, mais aussi en lumière artificielle grâce à quelques moyens et techniques  
très simples. Un peu de bricolage sera aussi au menu afin d’improviser des fonds photo ou  
de construire une petite boîte à lumière, et je détaillerai les quelques accessoires qui vous  
seront utiles pour la prise de vue. Vous aurez ainsi tous les outils en main pour développer  
votre propre style.  
Pour finir, voici un dernier conseil assez simple : ne prenez en photo que ce que vous pouvez  
manger ensuite. Vous ne pensez quand même pas photographier une magnifique part de  
gâteau au chocolat sans en dévorer au moins la moitié ? Bien sûr, affirmez à vos proches que  
ce coup de cuillère était indispensable pour la photo !  
Prêt ?… Photographiez !  
Mousse au chocolat noir, chantilly et kiwis.  

Quelques
notions
de base  
CHAPITRE 1  
La technique photo vous rebute ? Vous vous y perdez  
parmi les nombreux réglages de votre boîtier et préférez  
utiliser le mode automatique ? C’est dommage car  
vous vous privez ainsi d’un potentiel créatif important.  
De plus, les règles qu’il vous faut absolument  
connaître pour reprendre la main sur le rendu  
de vos photos ne sont pas si difficiles à comprendre.  
Sablés à la semoule de maïs et au citron.  
Le bon matériel  
Quel est le meilleur matériel pour se lancer en photographie culi-  
naire ? Comment choisir son boîtier parmi la multitude de modèles  
disponibles ? Quels sont les accessoires les plus utiles pour progres-  
ser ? Nous allons essayer d’y voir plus clair dans ce chapitre.  
Bien choisir son boîtier numérique  
Lorsque l’on débute en photographie, on a très vite envie d’investir  
dans un nouvel appareil photo numérique ; on regarde avec intérêt  
les imposants boîtiers des professionnels et on pense, à tort, que l’ap-  
pareil fait tout ! Or, même s’il est vrai qu’un bon appareil est un atout,  
il ne sert à rien de s’empresser de mettre toutes ses économies dans  
un boîtier trop complexe et bourré de fonctions que l’on n’utilisera  
jamais.
Vous avez le choix entre trois types d’appareils photo : les compacts,  
les bridges ou les reflex. Chacun présente des avantages et des incon-  
vénients qu’il vaut mieux connaître avant d’acheter.  
Les hybrides sont  
des compacts  
haut de gamme  
dont l’objectif est  
interchangeable.
Nikon J1  
(© Nikon).  
Parlons tout d’abord des appareils compacts, certainement les  
plus répandus. D’utilisation facile, ils sont légers, peu encombrants  
et abordables. Parfaits pour les débutants, ils proposent plusieurs  
modes de prise de vue et les derniers modèles peuvent être très  
riches en fonctionnalités. Même si la qualité d’image est satisfai-  
sante pour une utilisation familiale, ils ne sont néanmoins pas assez  
performants pour un usage plus « sérieux », notamment à cause de  
l’objectif rétractable non démontable qui ne permet pas une mise au  
point manuelle et de leur fonctionnement automatique ne laissant  
que peu de place à la créativité.  
Les bridges (« pont », en anglais) représentent la classe intermédiaire  
entre les compacts et les reflex. Ils sont d’un point de vue technique  
très proche des compacts mais sont plus performants grâce à un ob-  
jectif plus puissant et davantage de possibilités de réglages. Ils sont  
notamment dotés de fonctions manuelles, ce qui les destine aux  
amateurs éclairés. Avec leur look plus pro imitant celui des reflex, ils  
sont plus encombrants et plus lourds mais peuvent vous servir pour  
vous entraîner avant d’investir dans un reflex.  
Les bridges comme  
ce Coolpix Nikon  
représentent un bon  
compromis entre  
compacts et reflex.  
(© Nikon).  
2
Auparavant destinés surtout aux professionnels, les reflex sont de  
plus en plus utilisés par les amateurs passionnés et sont accessibles  
au grand public grâce aux modèles d’entrée de gamme permettant  
de se familiariser avec ces boîtiers sans se ruiner. Ils sont munis d’un  
capteur plus grand que celui des autres types de boîtiers, offrant ainsi  
une meilleure qualité d’image.  
Par ailleurs, ils bénéficient des objectifs interchangeables permettant  
de s’adapter à presque toutes les exigences (voir la section suivante  
sur le choix de l’objectif). Revers de la médaille : ils sont beaucoup  
plus encombrants et plus chers que les compacts et les bridges.  
Si vous avez envie  
de progresser dans  
votre pratique de  
la photo et de choisir  
vos réglages en toute  
liberté, un reflex est  
le plus adapté.  
Nikon D5100  
(© Nikon).  
Comprenez aussi qu’acheter un reflex numérique est un investis-  
sement auquel il faut bien réfléchir car un appareil coûteux ne sera  
pas rentabilisé si votre pratique de la photographie en général n’est  
qu’occasionnelle.
Remarque
Les conseils techniques fournis dans ce chapitre peuvent sembler destinés aux proprié-  
taires de reflex, or les bases en photographie sont les mêmes pour tout type d’appareil.  
Il est néanmoins vrai que la liberté de réglage et la qualité d’image qu’offrent les appa-  
reils de type reflex sont des atouts incontestables pour la réussite de vos photos.  
Avant de vous lancer dans un nouvel achat, il est donc nécessaire  
d’une part de cibler vos besoins, et de bien vous renseigner auprès  
d’autres utilisateurs d’autre part. Pour cela, vous avez l’embarras du  
choix, tant sur Internet avec les différents articles et forums gratuits,  
que dans les magazines spécialisés, ou simplement en demandant  
l’avis d’un vendeur (sans pour autant croire que le boîtier le plus cher  
qu’il vous propose va vous faire passer d’amateur à professionnel en  
quelques minutes !).  
Quoi qu’il en soit, pour l’instant, le meilleur boîtier est certainement  
celui que vous possédez déjà. Tirez-en le meilleur avant de passer à  
un autre plus cher.  
Quelques notions de base  
3
Et l’objectif ?  
Maintenant que vous êtes l’heureux propriétaire d’un appareil reflex,  
il est nécessaire de prévoir un objectif, mais alors lequel choisir ? Y a-  
t-il un objectif particulièrement adapté à la photographie culinaire ?  
Il n’existe pas de matériel spécifique mais, personnellement, je pense  
que le choix de l’objectif est influencé en premier lieu par son ouverture  
maximale, permettant d’opter pour de petites valeurs de diaphragme  
(voir page 21 ). Cela offre plus de liberté en ce qui concerne le choix  
de la profondeur de champ mais aussi plus de luminosité (valeur f/).  
L’autre critère est, bien sûr, votre budget.  
Un bon objectif avec un bon rapport qualité/prix est sans conteste le  
50 mm f/1,8 disponible autant chez Canon que chez Nikon ou Sony.  
Il est idéal pour débuter, lumineux, léger et pratique. Sa focale fixe  
vous obligera à vous déplacer autour du sujet pour trouver l’angle qui  
vous semble le plus avantageux, ce qui vous aidera à développer votre  
propre style créatif.  
Les très bons  
objectifs comme  
ce 85 mm f/1,8  
de chez Nikon,  
coûtent parfois aussi  
cher qu’un boîtier...  
C’est le prix  
de la qualité !  
Si toutefois vous ne comptez pas investir pour l’instant dans un objec-  
tif à focale fixe, vous pouvez commencer par vous entraîner avec l’ob-  
jectif fourni avec votre appareil photo. Le plus souvent les kits sont  
composés d’objectifs 18-55 mm f/5,6 de qualité moyenne mais qui  
vous permettront de vous familiariser avec votre reflex. Vous pour-  
rez ainsi mieux cerner vos attentes pour investir par la suite dans des  
objectifs plus « haut de gamme » ou macro comme le 100 mm f/2,8.  
Jamais sans mon trépied !  
Un trépied est aussi indispensable, surtout si vous travaillez seul et  
que vous devez à la fois vous occuper de la mise en place de votre  
sujet et des réglages de l’appareil photo.  
Contrairement à un compact, un reflex muni de son objectif est lourd  
et il est difficile de s’occuper du plat et de la mise en scène tout en  
trimbalant son appareil photo à la main ou au cou. Un trépied est alors  
bien pratique. Il vous permettra de travailler tranquillement le ca-  
drage tout en évitant les flous de bougé causés par les tremblements  
de vos mains, surtout lors de temps de pose longs.  
4
Le choix du trépied dépend d’une part de votre budget (les modèles  
très légers en fibre de carbone coûtent cher !), de votre pratique de  
la photo (les modèles les plus lourds sont difficiles à transporter en  
extérieur mais très pratiques en intérieur) mais aussi du boîtier lui-  
même. Si l’ensemble de votre équipement (boîtier + objectif) est  
lourd, il vous faudra un trépied suffisamment costaud pour sup  
porter ce poids sans se briser après quelques mois d’utilisation.  
Les trépieds Manfrotto sont  
des valeurs sûres, et certains modèles  
d’entrée de gamme ne sont pas très chers.  
Des réflecteurs et des miroirs  
Pour construire facilement un bel éclairage, ne négligez pas l’usage  
des réflecteurs. Ces accessoires s’achètent dans les magasins spé-  
cialisés en matériel photo, mais vous pouvez aussi simplement en  
réaliser un vous-même.  
La plupart des réflecteurs du commerce présentent une face dorée  
et une face argentée, procurant ainsi aux choix des tons chauds ou  
plus froids, mais si vous voulez fabriquer votre propre réflecteur, il  
suffit d’utiliser une grande feuille de papier blanc cartonnée, éven-  
tuellement recouverte de papier aluminium (voir plus loin : « Pour-  
quoi utiliser un réflecteur ? »).  
Il m’arrive de remplacer un réflecteur par un grand miroir et d’en utili-  
ser des petits pour réfléchir la lumière sur des petites zones d’ombres  
localisées et gênantes. Vous pouvez opter pour des miroirs sur pied,  
plus faciles à déplacer autour du sujet.  
Le kit réflecteur 5 en 1 de Miss Numérique est pratique et léger.  
Il permet de fixer 5 surfaces différentes sur un support rigide.  
Quelques notions de base  
5
Le « triangle d’exposition »  
Pour bien comprendre le principe de fonctionnement des différents  
modes de votre boîtier et afin de gérer l’exposition de vos photo-  
graphies (pour qu’elles aient un aspect satisfaisant, ni trop claires, ni  
trop foncées), vous devez maîtriser trois points importants qui sont  
l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité du  
capteur, formant ce que l’on appelle le triangle d’exposition.  
Minicake à l’orange  
et aux fruits secs.  
Canon 5D Mark II,  
f/4,5, 1/60 s,  
400 ISO.  
La profondeur  
de champ réduite  
et le choix de  
l’emplacement de  
la mise au point ont  
permis de détacher  
le sujet du fond  
afin que le  
regard soit dirigé  
principalement
vers le cake.  
6
L’ouverture du diaphragme  
La quantité de lumière qui passe par votre objectif est gérée par un  
diaphragme circulaire qui, selon la taille de son ouverture, laisse pé-  
nétrer plus ou moins de lumière. Logiquement, plus l’ouverture est  
importante, plus la quantité de lumière entrante est grande ; inver-  
sement, plus l’ouverture est réduite, plus petite est cette quantité de  
lumière.
Ce paramètre est désigné par la lettre « f/ » suivie d’un chiffre. Plus  
le chiffre est petit (par exemple f/2,8), plus grande est l’ouverture du  
diaphragme. Au contraire, un chiffre élevé (par exemple f/11, f/18…)  
indique une petite ouverture du diaphragme.  
f/10
f/5,6
f/2,8
Entremets individuels au miel et aux fruits secs. Canon 60D, 1/250 s, 200 ISO. Cet exemple  
montre l’effet de la valeur d’ouverture sur l’exposition de l’image : plus le diaphragme est fermé,  
plus la photo est sombre. Il est possible de compenser ce phénomène en agissant sur la vitesse  
d’obturation et/ou sur la sensibilité.  
L’autre paramètre géré par l’ouverture du diaphragme est la profon-  
deur de champ, qui détermine la zone de netteté : plus le chiffre f/  
est petit, plus faible sera la profondeur de champ. Ainsi, si vous avez  
plusieurs sujets à photographier dont seul le premier doit être net,  
il suffit d’opter pour une petite valeur du diaphragme (f/2,8, f/3,2…).  
Quelques notions de base  
7

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