Photographier avec son Nikon D7200
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Description


Bien qu'il n'appartienne pas à la gamme des reflex "pros", et qu'il propose des modes automatiques faciles à appréhender qui font défaut à ses grands frères, le Nikon D7200 peut facilement dérouter le photographe courageux ambitionnant d'exploiter toutes ses possibilités et ses promesses.



"J'ai l'impression que mon appareil est beaucoup plus puissant que ce que j'en connais", "c'est quand même dommage de n'utiliser que 5% de ses capacités", "il y a trop de modes et de configurations possibles, je ne sais jamais quand choisir le plus approprié"... Peut-être vous reconnaissez-vous dans ces quelques réflexions de photographes. Or, c'est tout l'enjeu de cet ouvrage que d'apprendre à dompter la puissance et la richesse de configurations de son D7200 pour en tirer le maximum, suivant les situations, ses goûts d'utilisateur, son envie d'aller plus ou moins loin dans sa personnalisation.




  • Découvrir le D7200


  • Les bases photographiques


  • Gérer l'autofocus


  • Obtenir une position optimale


  • Exploiter le flash


  • Exploiter la fonction vidéo


  • Personnaliser le rendu


  • Gamme d'objectifs et d'accessoires utiles


  • Qualité de fichier et postproduction


  • Entretien de l'équipement


  • Conseils de prise de vue et de configurations

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 novembre 2015
Nombre de lectures 53
EAN13 9782212331035
Langue Français
Poids de l'ouvrage 8 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum
Bien qu’il n’appartienne pas à la gamme des reflex « pros », et qu’il propose des modes automatiques faciles à appréhender qui font défaut à ses grands frères, le Nikon D7200 peut facilement dérouter le photographe courageux ambitionnant d’exploiter toutes ses possibilités et ses promesses.
« J’ai l’impression que mon appareil est beaucoup plus puissant que ce que j’en connais», « c’est quand même dommage de n’utiliser que 5 % de ses capacités », « il y a trop de modes et de configurations possibles, je ne sais jamais quand choisir le plus approprié »… Peut-être vous reconnaissezvous dans ces quelques réflexions de photographes. Or, c’est tout l’enjeu de cet ouvrage que d’apprendre à dompter la puissance et la richesse de configurations de son D7200 pour en tirer le maximum, suivant les situations, ses goûts d’utilisateur, son envie d’aller plus ou moins loin dans sa personnalisation.

Au sommaire
Découvrir le D7200. Caractéristiques principales • Identifier les commandes • Se repérer dans les menus • Choisir ses cartes mémoire • Configurer son boîtier pour bien débuter Les bases photographiques. Ouverture de diaphragme • Temps de pose • Sensibilité • Les bases du numérique Gérer l’autofocus. Principes et limites de la mise au point AF • La mise au point manuelle • Les différents types d’autofocus • La gestion de l’AF en mode de visée sur écran Obtenir une exposition optimale. Exploiter les modes de mesure de lumière • Les outils pour affiner l’exposition de l’image • Les modes d’exposition • Régler la sensibilité • Les aides à l’exposition Exploiter le flash. Le flash en reportage • Le flash à distance Exploiter la fonction vidéo. Aborder la vidéo avec le D7200 • Paramétrer l’exposition • Paramétrer le rendu couleur de l’image et de l’affichage • Gérer la mise au point • Réaliser des mouvements de caméra • La postproduction Personnaliser le rendu. La balance des blancs • Le Picture Control Gamme d’objectifs et accessoires utiles. Connaître la gamme Nikkor • Les accessoires utiles Qualité de fichier et postproduction. Éditer et optimiser ses fichiers • Archiver et indexer ses images • Conseils pour la gestion des couleurs Entretien de l’équipement. Le boîtier • Les objectifs • Ajuster le module AF • Ajuster la cellule de mesure Conseils de prises de vue et de configurations. Paysage • Portrait • Action et reportage • Nature morte et studio
Biographie auteur
Diplômé de l’École nationale supérieure Louis-Lumière, Vincent Lambert est photographe depuis 2002, ainsi qu’enseignant-formateur en BTS, à l’École des beaux-arts de Paris et à la Nikon School. Il propose dans ce guide richement illustré une approche très concrète du Nikon D7200 – balayer ses fonctions pour en apprécier les intérêts sur le terrain et pouvoir choisir au mieux ses réglages –, et partage ainsi son expérience de plusieurs mois d’utilisation de l’appareil.
www.editions-eyrolles.com
Vincent Lambert
Photographier avec son
Nikon D7200
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V. Lambert, Photographier avec son Nikon D810 , 2015, 304 p.
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Techniques de la photo – Prise de vue
C. Jentzsch, Les secrets de la photo de voyage, 2016, 200 p.
F. Landragin, Les secrets de la série photo, 2016, 224 p.
L. Tichané, Les secrets de la photo d’enfants, 2015, 240 p.
G. Lepetit-Castel, Les secrets de la photo de rue, 2015, 224 p.
M. Freeman, Capturer l’instant, 2015, 208 p.
L. Excell, Composition – Pratique photo, 2 e édition, 2015, 272 p.
P. Bricart, Les secrets de la photo de nu, 2015, 252 p.
A. Duckworth et F. Falkow, Du casting au shooting , 2015, 160 p.
D. Dubesset, Les secrets du cadrage photo , 2015, 144 p.
E. Balança, Les secrets de la photo d’animaux , 2014, 232 p.
G. Simard, Les secrets de la photo en gros plan , 2014, 208 p.
A. et I. Guillen, Les secrets de la photo sous-marine , 2014, 280 p.
F. Milochau, Les secrets de la photo de paysage , 2014, 206 p.
V. Bergamaschi, Les secrets de la photo de nuit , 2014, 106 p.
R. Bouillot, La pratique du reflex numérique , 4 e édition, 2013, 488 p.
Traitement de l’image numérique
M. Evening, Lightroom 6/CC pour les photographes , 2016, 668 p.
G. Theophile, Lightroom 6/CC par la pratique , 2015, 360 p.
A.-L. Jacquart, Retouchez vos photos pas à pas – Luminosité, contraste, couleur, 2014, 192 p.
M. Evening, Photoshop CC pour les photographes , 2014, 720 p.
S. Kelby, Photoshop pour les utilisateurs de Lightroom , 2014, 200 p.
J. Schewe, Imprimer ses photographies , 2014, 296 p.
Et bien d’autres titres. Consultez notre catalogue sur www.editions-eyrolles.com , et notre actualité photo sur notre webmagazine www.questionsphoto.com .
Éditions Eyrolles
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Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2016, ISBN : 978-2-212-14301-0
Avant-propos
Bien qu’il n’appartienne pas à la gamme des reflex « pros », et qu’il propose des modes automatiques faciles à appréhender qui font défaut à ses grands frères, le D7200 peut facilement dérouter le photographe courageux ambitionnant d’exploiter toutes ses possibilités et ses promesses.
« J’ai l’impression que mon appareil est beaucoup plus puissant que ce que j’en connais », « c’est quand même dommage de n’utiliser que 5 % de ses capacités », « il y a trop de modes et de configurations possibles, je ne sais jamais quand choisir le plus approprié », « j’étais très à l’aise avec mes appareils argentiques et depuis que je suis passé au numérique je ne me sens plus maître de mon matériel »… Peut-être vous reconnaissez-vous dans ces quelques exclamations de photographes, que je recueille régulièrement lors de stages consacrés aux reflex au sein de la Nikon School. Il est vrai que de génération en génération, les boîtiers gagnent en fonctionnalités et en performances, confrontant le photographe à une sorte de paradoxe : si mon appareil est si intelligent et si puissant, pourquoi semble-t-il en même temps si compliqué et difficile à maîtriser ?…
C’est tout l’enjeu de cet ouvrage : apprendre à dompter la puissance et la richesse de configurations de son D7200 pour en tirer le maximum, suivant les situations, ses goûts d’utilisateur, son envie d’aller plus ou moins loin dans sa personnalisation. Pour cela, nous n’hésiterons pas à être subjectif et partial, ainsi qu’à hiérarchiser les fonctionnalités suivant leur intérêt, sachant que cela reste propre à chaque photographe. Car c’est à mon sens l’intérêt d’un tel livre par rapport au mode d’emploi : offrir le retour d’expérience d’un collègue photographe, qui va partager ses astuces et ses opinions sur le D7200, qu’il aura eu l’occasion de manipuler durant de longs mois sur le terrain, en l’occurrence l’Islande, les Pyrénées, l’Auvergne, et les Landes…
Le but de ce livre est donc d’une part de vous présenter de la manière la plus complète possible les outils de contrôle proposés par votre appareil (concernant la netteté, l’exposition, le rendu couleur, la qualité de l’éclairage, etc.), mais aussi et surtout, d’autre part, de cerner de façon très concrète et pratique leur pertinence suivant les types de photographie, ses préférences et ses propres méthodes de travail. C’est ainsi, selon moi, qu’il faut voir la « générosité » de Nikon dans les multiples fonctionnalités offertes sur ses boîtiers : comme une promesse de pouvoir l’adapter à n’importe quel photographe et à n’importe quelle situation… De la plus simple et quotidienne à la plus insolite et exigeante.
Perspective alléchante, mais qui nécessite un peu de travail pour cerner et identifier les configurations les plus efficaces : c’est ce que nous allons voir ensemble tout au long de cet ouvrage.
Sommaire
CHAPITRE 1 – DÉCOUVRIR LE D7200
Caractéristiques et atouts du D7200
Identifier les commandes
Vérifier et ajuster ses réglages : les écrans de contrôle
Se repérer dans les menus
Visualiser les images : les options d’affichage
Choisir ses cartes mémoire
Configurer son D7200 pour bien débuter
Choisir le mode de déclenchement
Ajuster les réglages de base
Configuration de base : synthèse
Menu Visualisation
Menu Prise de vue
Menu Réglages personnalisés
CHAPITRE 2 – LES BASES PHOTOGRAPHIQUES
L’ouverture de diaphragme
Le temps de pose
La sensibilité
Les bases du numérique
Définition, résolution et formats de tirage
Les formats de fichiers
Les zones d’images
CHAPITRE 3 – GÉRER L’AUTOFOCUS
Les principes et limites de la mise au point AF
Sensibilité de l’autofocus
Les collimateurs AF en détail
La mise au point manuelle
La retouche manuelle du point en autofocus
Travailler à l’hyperfocale
Les différents types d’autofocus
Le type AF-S
Le type AF-C
La gestion de l’AF en mode de visée sur écran
Les réglages AF en Live view
Les différents modes d’AF
Optimiser le piqué du D7200
L’objectif
Le temps de pose
La prise de vue à distance sur pied
La vérification sur l’écran
L’ajustement de l’accentuation et de la réduction du bruit
CHAPITRE 4 – OBTENIR UNE EXPOSITION OPTIMALE
Bien exposer en exploitant les modes de mesure
La mesure Matricielle
Les mesures Pondérée centrale et Spot
Quel mode de mesure privilégier ?
Les outils pour affiner l’exposition de l’image
Le correcteur d’exposition
Le bracketing
Les modes d’exposition
Les modes de priorité (A et S)
Les autres modes (P et M)
Régler la sensibilité
Paramétrer les menus de réduction du bruit
Utiliser efficacement la sensibilité automatique
Les aides à l’exposition : masque de hautes lumières, histogramme
Les limites de l’écran de visualisation
Le masque de hautes lumières
L’histogramme
Affiner ses réglages : mixer les affichages masque de hautes lumières et histogramme
Contraste de scène et solutions
Le D-Lighting actif
Le « HDR »
CHAPITRE 5 – EXPLOITER LE FLASH
Le flash en reportage
En plein jour
En basse lumière
Aller plus loin avec le flash à distance
Gestion des flashs déportés sans fil
Optimiser l’accès aux réglages du mode Contrôleur
Affiner la gestion de l’éclairage
Le choix du flash
CHAPITRE 6 – EXPLOITER LA FONCTION VIDÉO
Aborder la vidéo avec le D7200
Avantages de la visée vidéo en photo
Paramétrer l’exposition
En mode Photo
En mode Vidéo
Paramétrer le rendu couleur de l’image et de l’affichage
Un mode Photo complet caché dans le mode Vidéo…
Configurer le déclencheur pour un usage exclusivement vidéo
Gérer la mise au point en vidéo
Des objectifs conçus pour la photo
Contrôle de la mise au point sur écran
Différents affichages suivant le moniteur
Réaliser des mouvements de caméra
Paramétrer la qualité des vidéos
Le vocabulaire de la vidéo en bref
Paramétrer le flux nomade
Assurer la prise de son
Micro interne ou externe
Choisir son micro externe
Échantillonnage et encodage
Ajustement du gain auto ou manuel
Finaliser le projet avec la postproduction
Le montage se prévoit en amont !
Les étapes de la postproduction
Réaliser des séquences Time-lapse à l’aide du D7200
CHAPITRE 7 – PERSONNALISER LE RENDU
La balance des blancs
Principe
Les différentes échelles de balance des blancs du D7200
Optimiser la neutralisation
Conserver la dominante de la source
Créer ou renforcer des dominantes
Le Picture Control
Les rendus de base
Accentuation
Contraste
Saturation
Luminosité
Teinte
Clarté
Le mode Monochrome
Créer des rendus personnalisés
CHAPITRE 8 – GAMME D’OBJECTIFS ET ACCESSOIRES UTILES
Choisir ses objectifs : rappel des bases
La focale
L’ouverture maximale
La distance minimale de mise au point
La stabilisation
Connaître la gamme Nikkor
La gamme DX
La gamme FX
Objectifs pour la prise de vue rapprochée
Utiliser des objectifs sans microprocesseur
Explication des sigles et principaux défauts optiques à reconnaître
Cas particuliers
S’équiper pour la photo animalière
S’équiper pour la photo de spectacle
Les accessoires Nikon
L’alimentation sur secteur
La poignée MB-D15
Les télécommandes
Le module GPS GP-1
Le transfert Wi-Fi
Les autres accessoires utiles
Les trépieds et les monopodes
Les sacs de transport
Les filtres utiles
CHAPITRE 9 – QUALITÉ DE FICHIER ET POSTPRODUCTION
Éditer et optimiser ses fichiers avec les logiciels Nikon
Solutions d’acquisition des images
Organisation et retouche : Capture NX-D
Archiver et indexer ses images : notions de base
Choisir ses supports de stockage
Classer et archiver ses images
Traiter et gérer les images du D7200 avec les logiciels de marques tierces
Lightroom
DxO Optics Pro
Conseils pour la gestion des couleurs
Optimiser la qualité de l’affichage
Optimiser la qualité des tirages
CHAPITRE 10 – ENTRETIEN DE L’ÉQUIPEMENT
Avertissement
Le boîtier
Les objectifs
Ajuster le module AF
Ajuster la cellule de mesure
CHAPITRE 11 – CONSEILS DE PRISE DE VUE ET DE CONFIGURATIONS
Paysage
Choisir sa focale
Choisir sa météo
Les paysages présentant des zones claires
Choisir son heure
Configuration du D7200 pour le paysage
Portrait
Les différents types de portrait
Le choix de la focale
Comment cadrer son sujet ?
Configuration du D7200 pour le portrait
Photographie d’action et de reportage
Les rendus du mouvement
Les réglages de base
Configuration du D7200 pour l’action et le reportage
Configuration du D7200 pour la nature morte et le studio
Menu Prise de vue
Menu Réglages personnalisés
INDEX
chapitre 1
Découvrir le D7200
Troisième déclinaison du D7000, qui inaugurait en 2010 une lignée étonnante de boîtiers à la fois légers, performants et aux fonctionnalités très riches tout en restant d’un tarif abordable, le D7200 prolonge cette philosophie en étendant encore les capacités de ses grands frères, sur les aspects photographiques comme sur la vidéo. Il en conserve le caractère compact et léger, d’une prise en main agréable et simple d’emploi grâce à ses nombreux automatismes que l’on va apprendre ensemble à contrôler de façon fine et efficace…
Caractéristiques et atouts du D7200
La grande polyvalence du boîtier tient au fait qu’il soit doté de fonctions grand public comme les automatismes et les modes scènes, rapides à sélectionner, et de fonctionnalités haut de gamme, d’ordinaire réservées à des appareils plus « professionnels » :
• options de personnalisations poussées que nous allons explorer dans ce livre ;
• viseur offrant 100 % du champ photographié, avec un grandissement proche de 1 et une surimpression possible d’informations telles que le quadrillage ;
• boîtier en alliage de magnésium muni de joints d’étanchéité, garantissant une bonne résistance et une protection à la poussière et aux intempéries ;
• vitesse et endurance de l’obturateur, testé sur 150 000 cycles, atteignant un temps de pose de 1/8 000 s et une cadence rafale augmentée à 7 images par seconde (i/s) ;
• buffer (mémoire cache) amélioré permettant des prises de vue en rafale plus longues, jusqu’à 27 images RAW et 100 JPEG ;


Figure 1.1 Le troisième représentant de la gamme expert D7000 fait évoluer celle-ci en douceur, modernisant son offre avec la connectivité notamment.
• capteur de mesure de lumière RVB 2 016 points, assisté du module de reconnaissance de scène optimisant l’exposition, la balance des blancs et la mise au point autofocus ;
• double logement pour cartes mémoire de type SD ;
• large spectre de sensibilités allant de 100 à 25 600 ISO (extensible à 51 200 ISO en noir et blanc) ;
• nouveau système autofocus à 51 collimateurs pour une couverture large et un maillage serré du suivi de mise au point, deux fois plus sensible (jusqu’à -3 IL et f/8) ;
• nouveau processeur d’image plus rapide Expeed 4 hérité des boîtiers professionnels ;
• enregistrement vidéo en 1080p (Full HD), jusqu’à 60 images par seconde (en format ×1,3), prise de son améliorée grâce à la prise casque et au réglage manuel du niveau d’enregistrement ;
• large moniteur de 8 cm de diagonale et de haute résolution (1 229 000 pixels) ;
• boîtier léger (675 g), bien que robuste et d’une prise en main agréable et inspirant confiance ;
• ergonomie améliorée avec de nombreux raccourcis implémentés pour travailler plus rapidement et simplifier les réglages… ;
• nouvelles possibilités de connectivité Wi-Fi et NFC (norme de communication sans fil plus simple que le Wi-Fi, et dont sont dotés de plus en plus de smartphones) pour un partage plus rapide des images ( figure 1.1 ) et un contrôle à distance simple du boîtier.
De plus, la définition de 24 millions de pixels permet de réaliser de larges tirages, offre la possibilité de recadrages importants, et assure une grande résolution des détails. À ce propos, Nikon a fait le choix depuis le D7100 de supprimer le filtre anti-aliasing, ce qui permet de bénéficier de tout le potentiel de définition du capteur, sans trop s’exposer pour autant aux risques de moiré.
Le capteur au format DX de 23,6 × 15,6 mm privilégie un angle de champ réduit, et permet un encombrement et un bruit de fonctionnement limité. De plus, le D7200 propose un mode « crop » selon un facteur ×1,3 qui exploite une surface plus réduite du capteur d’environ 18 × 12 mm, et réduit encore l’angle de champ en opérant un recadrage dès la prise de vue, ce qui se matérialise dans le viseur.
Le flash intégré constitue une bonne assistance pour les conditions d’éclairage difficiles. On pourra surtout l’exploiter pour piloter des flashs à distance sans fil, comme s’ils étaient montés sur la griffe du boîtier…
Mais arrêtons là les présentations : puisque vous l’avez déjà en main, c’est certainement que vous êtes convaincu de ses possibilités… De plus, ces termes un peu techniques ne vous disent peut-être pas grand-chose. Rassurez-vous, nous apprendrons peu à peu à les comprendre au fil de cet ouvrage. Faisons tout d’abord plus ample connaissance avec notre boîtier en débutant par un tour d’horizon de son ergonomie.
Identifier les commandes
Les commandes du boîtier sont réparties dans cinq zones principales ( figure 1.2 ) .
• La poignée regroupe le déclencheur, les molettes avant et arrière, un écran d’informations, deux fonctions d’exposition et une commande d’enregistrement vidéo.
• La façade avant présente les fonctions de flash, bracketing, autofocus et libération de l’objectif, un aperçu de profondeur de champ (touche Pv), une touche personnalisable (Fn) et l’illuminateur d’assistance AF.
• Sur le dessus, la grande molette permet le choix des modes d’exposition, et la couronne inférieure la sélection des modes de déclenchement.
• À l’arrière, les touches latérales de gauche assurent les fonctions de lecture des images, de recours au menu, ainsi que les fonctions secondaires de paramétrage de la balance des blancs , de la sensibilité , et du format de fichier . La touche permet d’accéder directement aux raccourcis de configuration.
• Toujours à l’arrière, les commandes latérales de droite donnent accès au sélecteur multidirectionnel, à la touche Info et à la commande Live view .


Figure 1.2 Les commandes du D7200 sont réparties en cinq zones principales.
Vérifier et ajuster ses réglages : les écrans de contrôle
Le D7200 propose trois écrans de contrôle pour piloter ses réglages :
• les informations affichées dans le bas du viseur, que l’on active en pressant le déclencheur à mi-course ;
• l’écran supérieur noir et blanc qui présente les informations essentielles ;
• un affichage d’informations plus complet sur l’écran arrière, que l’on active en pressant la touche .
L’écran arrière propose en outre des raccourcis vers les commandes de menu listées dans sa partie basse auxquels on accède directement en pressant la touche ( figures 1.3 et 1.4 ) , même si l’écran arrière n’est pas allumé. Vous pouvez alors parcourir les options disponibles avec le sélecteur multidirectionnel, et accéder directement à leur configuration en pressant la touche OK.
Il est possible de régler la luminosité de l’affichage de l’écran arrière, pour pallier notamment un environnement trop lumineux, dans l’onglet Configuration>Luminosité du moniteur. Vous pouvez également réaliser directement cet ajustement en affichage vidéo Live View (Lv) en pressant la touche .


Figure 1.3 Accès à la touche


Figure 1.4 Accès aux raccourcis par la touche
Se repérer dans les menus
Les menus sont organisés sous formes d’onglets (Visualisation, Prise de vue, Réglages perso., Configuration, Retouche, Réglages récents). Vous pouvez naviguer dans ces onglets et leur contenu à l’aide du sélecteur multidirectionnel : les flèches horizontales permettent d’entrer ou de sortir d’un menu, les flèches verticales autorisent un déplacement dans les onglets ou au sein des menus.
Le menu Réglages perso. propose le plus grand nombre d’entrées, c’est pourquoi il est organisé en chapitres pour un accès plus aisé aux options ( figure 1.5 ) . Toutefois, il requiert une bonne pratique pour savoir dans quel chapitre se trouvent les fonctions qui vous intéressent, et toutes les possibilités ne revêtent pas la même importance suivant votre pratique photographique. C’est ce que nous verrons au fil de cet ouvrage, mais soulignons d’ores et déjà qu’il ne faut pas s’attendre à devoir modifier toutes les options à chaque séance de prise de vue : certains réglages vous seront même peut-être totalement inutiles. La richesse de personnalisation offerte par le D7200 en fait un appareil adapté à une multitude de situations et d’utilisateurs ( figure 1.6 ) . Cette polyvalence se paie par un apprentissage nécessaire pour savoir faire le tri dans ces fonctionnalités, et faire en sorte que ce reflex soit vraiment le vôtre.


Figure 1.5 L’onglet Réglages perso. avec ses différents chapitres, dont « Vidéo » apparu avec le D7100


Figure 1.6 Lorsqu’un réglage par défaut est changé, un astérisque apparaît au-dessus de la référence du réglage, ici en a1, se trouvant dans les Réglages perso.>Autofocus. C’est une bonne aide quand le comportement de votre appareil vous semble étrange : repérez dans le menu la présence de ces étoiles, c’est sûrement là que se cachera l’origine du changement !
Au fur et à mesure de votre utilisation du boîtier, vous constaterez certainement que certaines commandes du menu vous sont en revanche indispensables. Vous pourrez alors envisager de créer votre propre menu personnalisé, dans le dernier onglet du menu. Ce dernier propose deux interfaces, que vous pouvez sélectionner dans « choix de l’onglet ». Le mode Menu personnalisé permet d’ajouter les éléments dont on se sert le plus souvent ( figure 1.7 ) , et simplifie donc la navigation : vous n’aurez plus besoin de réfléchir (voire de noter) où se trouvent vos réglages favoris, il vous suffira de venir directement dans cet onglet pour les retrouver. Vous pourrez même hiérarchiser ces différents éléments, en mettant en tête de liste les plus importants.


Figure 1.7 Le dernier onglet en mode Menu personnalisé permet d’ajouter manuellement des éléments, ici le mode contrôleur de flashs à distance.
On pourra objecter qu’il n’est pas facile de prime abord de savoir sur quels réglages nous aurons le plus à intervenir tant qu’on ne connaît pas bien son appareil… C’est pourquoi dans un premier temps on pourra préférer l’option Réglages récents, qui ajoutera automatiquement dans la liste les derniers accès aux différents menus. Il suffit de laisser le D7200 observer votre comportement dans les menus pour que cet onglet se forme tout seul. Ayez donc toujours à l’esprit son existence (un onglet souvent méconnu et trop peu utilisé), et retenez qu’en mode Réglages récents, tout ce que vous avez modifié dans votre appareil se retrouve ici !
Notez aussi que le D7200 a une mémoire de votre dernier accès aux menus : par défaut, il vous proposera exactement le même chemin la fois suivante.
Enfin, vous disposez d’une aide contextuelle au sein des menus, par le biais de la touche qui vous permet d’afficher le rôle du réglage actif et le détail des options proposées ( figure 1.8 ) . De même, dans les modes Effects et Scènes, cette touche vous expliquera le but du mode choisi (sur l’écran arrière, activé par la touche ). Cela ne remplace pas un excellent manuel comme celui que vous lisez actuellement, mais constitue tout de même une bonne antisèche quand vous êtes seul avec votre appareil !


Figure 1.8 Une pression sur la touche vous explique, suivant le contexte, l’enjeu de chaque réglage ou choix de scène.
Comme il est fastidieux de configurer finement l’ensemble du D7200, une fois ce travail effectué, enregistrez vos réglages sur une carte mémoire, de manière à pouvoir les recharger à tout moment sur votre appareil si vous l’avez prêté ou sur un autre D7200 dont vous disposeriez, via le menu Configuration>Enregistrer/charger les réglages>Enregistrer les réglages. Lorsque vous souhaitez reconfigurer votre appareil à l’aide de cette sauvegarde, insérez la carte sur laquelle vous l’avez enregistré, et sélectionnez Charger les réglages. Il vous reste certainement de vieilles cartes mémoire de faible capacité dont vous ne vous servez plus, n’hésitez pas à les remettre au service pour ce « back-up » puisqu’il ne s’agit que d’un fichier très léger. Sinon, récupérez le fichier sur votre ordinateur pour le conserver et vous n’aurez plus qu’à le charger sur une carte pour le recharger dans le D7200 au besoin.
Enfin, pensez à configurer les touches en fonction de votre usage. Si, par exemple, vous êtes souvent amené à changer de format d’image, plutôt que de refaire systématiquement la même navigation dans les menus ou passer par le raccourci de la touche , préférez affecter une touche à ce choix pour un accès plus rapide et plus ergonomique. Les touches Pv, Fn ( figure 1.9 ) et peuvent être affectées à de nombreuses tâches et disposent d’un raccourci vers leur configuration sur l’écran arrière. Il est même possible, pour ces touches, de choisir un accès direct au premier élément du Menu personnalisé, ce qui étend énormément les capacités de personnalisation de ces commandes ! Par simple pression de la touche Fn, j’accède ainsi à l’interface du mode Contrôleur de flashs à distance comme je vous l’expliquerai dans le chapitre dédié au flash…


Figure 1.9 Les touches personnalisables Pv (commande d’aperçu) et Fn (Fonction) sur la façade avant du D7200
L’onglet Retouche permet d’appliquer jusqu’à 19 traitements différents aux images stockées sur la carte, ou de faire de l’édition de séquence vidéo, sans devoir passer par l’ordinateur. L’appareil ne modifie jamais le fichier original, mais génère une copie au format JPEG prenant en compte les modifications. Vous pouvez dans un premier temps choisir le réglage, puis l’image sur laquelle vous souhaitez agir, mais je vous conseille de faire l’inverse : sélectionnez le fichier à corriger, puis appuyez sur la touche pour voir apparaître tous les réglages qu’il est possible de lui appliquer ( figure 1.10 ) . Il est évident qu’il vaut mieux opérer des traitements sur un ordinateur, mais ces possibilités de retouche sont proposées comme dépannage lorsque cette étape de postproduction est impossible, par exemple, lorsque les images doivent être directement projetées, communiquées à des tiers ou imprimées via le D7200 sur une imprimante compatible PictBridge à l’aide du menu Visualisation>Commande d’impression DPOF. Sachez que l’impression directe n’est possible qu’avec les fichiers JPEG. Si vous travaillez en format brut, vous pourrez convertir les fichiers en JPEG dans le menu Retouche>Traitement NEF (RAW), qui propose de nombreuses possibilités d’intervention ( figure 1.11 ) : balance des blancs, exposition, Picture Control, réduction du bruit, espace colorimétrique, D-Lighting…


Figure 1.10 Lorsque l’image est affichée, une pression sur la touche permet d’accéder à la retouche des images.


Figure 1.11 Le mode Traitement NEF permet d’intervenir très finement sur l’image, avant de générer une copie de l’originale en JPEG.
Visualiser les images : les options d’affichage
Pour lancer l’affichage des images, pressez la touche lecture . Le sélecteur vous permettra de faire défiler les images en appuyant vers la gauche ou la droite, ou affichera différents écrans d’informations concernant l’image en cours, en appuyant vers le haut ou vers le bas.
Les options d’affichage sont nombreuses, et toutes ne sont pas indispensables dans un premier temps. Vous pouvez donc les limiter dans le menu Visualisation>Options de visualisation. Seules les options cochées seront proposées, et je vous conseille de ne garder que Hautes lumières et Vue d’ensemble (sur la seconde page) ( figure 1.12 ) , les autres étant superflues dans une première approche (l’option Aucune (image seule) vous sera utile si vous voulez projeter vos images en branchant votre D7200 sur une sortie vidéo). Pour cela, allez sur les options et cochez ou décochez-les en appuyant vers la droite le sélecteur multidirectionnel. Pressez ensuite la touche OK.


Figure 1.12 Les options de visualisation à privilégier, et ne pas oublier la Vue d’ensemble sur la seconde page !
Si vous appuyez sur , vous afficherez plusieurs images, jusqu’à un affichage sous forme de calendrier, pour retrouver des images faites à une date précise, ce qui est très pratique pour s’y retrouver dans une carte de grande capacité qui serait amenée à être utilisée sur de longues périodes (ce qui n’est pas trop recommandé pour des raisons de sécurité dans la sauvegarde des fichiers, comme nous aurons l’occasion d’y revenir).
Dans l’affichage sous forme de calendrier, vous pouvez vous rendre sur une date donnée à l’aide du sélecteur multidirectionnel pour voir un aperçu des images réalisées ce jour-là dans la partie droite. Pour accéder à toutes les images de cette date, pressez la touche ou OK. Vous visualisez ainsi dans la partie basse sur quelle carte (logement 1 ou 2) se trouvent les images. Pour en avoir un aperçu plus grand, pressez la touche . Pour accéder en plein écran à cette image, pressez la touche OK. Pour quitter le mode calendrier, appuyez de nouveau sur OK.

Vérifier la netteté d’une image
Pour vérifier la netteté d’une image, vous pouvez agrandir la zone d’affichage par la touche et vous déplacer ensuite dans l’image avec le sélecteur multidirectionnel. Appuyez sur la touche OK pour revenir rapidement à un affichage normal. Le taux d’affichage de 100 % est atteint à la huitième pression de cette touche, au-delà vous verrez les pixels ce qui n’est pas recommandé pour juger de la netteté. Cette procédure pour atteindre le taux de 100 % est un peu fastidieuse, aussi pour un agrandissement rapide à un taux d’affichage voulu, vous pouvez configurer la touche centrale du sélecteur dans l’onglet Réglages perso.>Commandes (f)>Bouton OK (f1)>Mode de visualisation>Zoom activé/désactivé. Je vous conseille un grossissement de 1:1 (100 %). S’il est trop important, choisissez le niveau faible (50 %). Évitez le niveau élevé, qui génère une pixellisation.
Une fois agrandie, l’image complète apparaît en vignette dans le bas de l’écran, délimitant la zone en affichage. Si des visages ont été repérés, ils sont entourés de carrés blancs ( figure 1.13 ) . Il est alors possible de passer directement de l’un à l’autre en tournant la molette avant (à l’index) : magique et efficace pour une séance de portrait ou de photo de groupe, qui nous permet de vérifier si les yeux sont ouverts et l’expression de chacun agréable ! Autre astuce très utile : le grossissement est centré sur le collimateur de mise au point AF choisi à la prise de vue, puisque c’est censé être la zone que l’on désire nette et que l’on va vouloir vérifier en priorité… Attention, ceci ne fonctionne qu’en mode AF-S.


Figure 1.13 Une fois l’image agrandie, on peut passer automatiquement d’un visage à un autre en tournant la molette avant !

Supprimer/protéger
Si vous souhaitez supprimer des images, pressez la touche deux fois pour confirmation ; au contraire, si des images doivent être protégées de l’effacement ou de la retouche, vous pouvez les taguer avec la touche . Attention, ceci ne les protège pas du formatage ! En revanche, elles resteront protégées dans les logiciels Nikon comme Capture NX-D, et il vous suffira d’annuler cette protection dans le menu contextuel du logiciel (clic droit de la souris sur le fichier).
Comme nous l’avons déjà évoqué, vous disposez de deux slots de cartes SD dans le D7200, que nous verrons comment configurer dans la suite du chapitre. Pour ce qui est de la visualisation des images présentes sur la carte du logement 1 ou 2, dès lors que vous êtes en affichage par vignettes (au moins quatre images par écran), l’appareil vous indique dans le bas sur quelle carte se trouve le fichier sélectionné ( figure 1.14 ) . Vous pouvez ainsi savoir quand vous passez de l’une à l’autre. Pour accéder directement à l’une ou l’autre carte sans avoir à les retirer de l’appareil, pressez en même temps la touche BKT et le sélecteur multidirectionnel vers le haut : l’appareil vous propose alors d’accéder aux logements 1 ou 2.


Figure 1.14 En mode d’affichage vignettes, l’appareil indique dans le bas de l’écran sur quelle carte figure l’image sélectionnée.
Il vous est possible de copier des images d’une carte à l’autre directement depuis l’appareil, dans le menu Visualisation>Copier des image(s) : vous sélectionnez la carte à copier ainsi que le dossier et les images, puis vous choisissez le dossier dans lequel vous souhaitez copier les fichiers dans la carte de destination. Cela permet de réaliser des copies de sauvegarde des images essentielles sans avoir à recourir à une sauvegarde systématique sur les deux cartes, qui limite les capacités de stockage.

Visualisation et rotation automatique des images verticales/horizontales
La rotation des images prises en format vertical est automatique, pour éviter d’avoir à tourner l’appareil si l’on a alterné cadrages horizontal et vertical. Toutefois, cette rotation force une réduction de la taille d’affichage qui peut être dommageable pour une bonne évaluation de la composition. Il est donc possible de la désactiver dans l’onglet Visualisation>Rotation des images>Désactivée. Pour une rotation automatique des images verticales dans les logiciels, qui est préférable, vérifiez que le choix dans l’onglet Configuration>Rotation auto. des images est sur Activé. Ainsi, l’information d’orientation est intégrée dans le fichier et pourra être prise en compte par le logiciel.
Après effacement, l’appareil affiche l’image suivante. Si vous avez plutôt l’habitude de remonter dans la chronologie de votre travail pour opérer une sélection rapide, demandez à afficher l’image précédente après mise à la corbeille dans le menu Visualisation>Après effacement.
Pour préserver l’autonomie de la batterie et/ou mieux vous concentrer sur votre travail, il est enfin possible de désactiver l’affichage automatique des images sur l’écran arrière après déclenchement, dans le menu Visualisation>Affichage des images.
Choisir ses cartes mémoire
Le D7200 utilise des cartes au format SD ( figure 1.15 ) , ni trop petites pour éviter de les perdre, ni trop grosses pour limiter leur encombrement et leur poids. Le terme SD signifie « Secure Digital », ce sont donc des supports que vous pourrez verrouiller en écriture (et non en lecture) pour éviter de perdre des données une fois que la carte est remplie et que vous ne pouvez pas immédiatement procéder au transfert des fichiers ( figure 1.16 ) . Par ailleurs, ces cartes sont bon marché, et économes en consommation d’énergie.


Figure 1.15 Les deux emplacements de cartes mémoire au format SD


Figure 1.16 Le verrouillage des cartes SD est possible, d’où leur nom de « Secure Digital ».
Le D7200 est en outre compatible avec les dernières spécifications du standard SD, notamment la norme SDXC (pour eXtended Capacity ), permettant d’envisager des capacités de stockage (à terme) de 2 To ! À l’écriture de cet ouvrage, la capacité maximale habituellement proposée est de 64 Go, ce qui correspond à l’enregistrement de plus de 5 heures de vidéo en qualité maximale, ou plus de 1 500 fichiers bruts, ou encore près de 4 000 fichiers au format JPEG… Il peut paraître très périlleux de concentrer autant d’informations sur un support aussi petit et finalement assez fragile, physiquement comme informatiquement : nous vous conseillons de multiplier les cartes de capacité moyenne, c’est-à-dire qui puissent stocker environ 400 images brutes, soit des volumes de 8 Go. Pour plus de souplesse, vous pouvez opter pour du 16 Go, notamment si vous faites également de la vidéo, mais attention à la perte des données !
Il existe actuellement trois types de cartes SD : SD (jusqu’à 2 Go), SDHC (entre 4 et 32 Go) et SDXC (au-delà de 32 Go). Concrètement, la compatibilité du D7200 avec tous les standards de carte SD vous permet de ne pas vous soucier de cet aspect lors de l’achat, l’appareil étant capable de tous les gérer. Vous aurez toutefois à être attentif à la rapidité d’écriture de la carte, notamment si vous souhaitez faire de l’enregistrement vidéo en HD. Pour ce qui est de la prise d’images, la rapidité de la carte sera surtout déterminante en rafale, lorsque plusieurs images sont faites à la suite à une haute cadence. Pour un bon confort d’usage et de capture vidéo, il est conseillé d’opter pour des cartes de classe 6 au minimum. La rapidité d’écriture des cartes SD est en effet exprimée sous forme de « classe », qui garantit un débit minimal : les cartes de classe 6 assurent un débit d’au moins 6 Mo/s, ce qui équivaut à du « 40× », autre manière de désigner la rapidité d’une carte. Le « × » correspond à 150 Ko/s, donc 40× équivaut à un débit de 6 000 Ko/s (40 × 150), soit environ 6 Mo/s. Cette recommandation concerne le débit minimal pour travailler sereinement, sachant que vous n’aurez aucun mal à trouver des cartes aux débits plus élevés à des prix très raisonnables… Le site Camera Memory Speed teste les cartes mémoire des différentes marques pour les boîtiers les plus courants du marché. Pour le D7200, la carte la plus rapide testée par le site est la SanDisk Extreme Pro 95MB/s à 64 Go.
Vous trouverez en page 379 du manuel utilisateur une liste de marques ayant été testées par Nikon et assurant une parfaite compatibilité avec le D7200 : SanDisk, Lexar, Toshiba et Panasonic. N’économisez pas trop sur cet « accessoire », car il est le garant de la conservation de vos images !
Vous disposez dans le D7200 de deux emplacements pour carte mémoire (appelés « slots »), qui rapproche cet appareil des modèles professionnels ( figure 1.17 ) . Vous pouvez user de ces deux slots suivant plusieurs schémas, et vous pouvez bien entendu également n’en utiliser qu’un ! Les options d’enregistrement et de gestion des emplacements se trouvent dans le menu Prise de vue>Rôle de la carte du logement 2, et elles sont au nombre de trois :
• Débordement : pour que l’appareil passe sur la seconde carte lorsque la première est pleine ;
• Sauvegarde : pour un enregistrement simultané du même fichier sur les deux cartes. Dans ce cas, le nombre d’images restantes annoncé est alors indexé sur la carte la moins capacitaire. C’est un mode plus sécurisé qui prévient des pannes éventuelles sur une carte, ou de la perte de l’un des deux supports. Par ailleurs, un effacement via la touche ne supprime le fichier que sur le support principal : si quelqu’un vous oblige à effacer des fichiers, ils sembleront l’être, puisque l’appareil vous montre, par défaut, les images de la carte principale, mais ils seront toujours stockés sur la carte secondaire… ;
• stockage des fichiers bruts dans le slot 1 et des fichiers JPEG dans le slot 2, si vous demandez à l’appareil d’enregistrer la même image dans les deux formats. Si cette option est active et que vous n’enregistrez qu’en format RAW, la carte 2 ne sera pas accessible en écriture, sauf si vous retirez de l’appareil la carte 1. De plus, si une des deux cartes arrive à saturation, l’appareil n’enregistre plus de fichier du tout, même s’il reste de l’espace sur l’autre…


Figure 1.17 Vous pouvez choisir l’emplacement où seront stockées les vidéos dans le menu Prise de vue vidéo>Destination. Pour vous aider dans votre choix, l’appareil affiche le temps d’enregistrement possible pour chacune des cartes.
Enfin, une fois que les fichiers sont transférés sur l’ordinateur, pensez à les effacer de la carte. Pour cela, préférez le formatage, qui assurera cet effacement des données, tout en réorganisant l’écriture sur le support de manière à optimiser sa communication avec le D7200. Optez donc plutôt pour un formatage systématique, par le biais du menu Configuration, ou en utilisant le raccourci suivant :
1. Pressez les deux touches marquées « format » en rouge (touches et ).
2. Maintenez la pression sur ces deux touches jusqu’à ce que « for » clignote sur l’écran de contrôle supérieur.
3. Relâchez ces deux touches.
4. Si vous avez deux cartes dans le boîtier : sélectionnez la carte à formater en tournant la molette arrière.
5. Appuyez de nouveau sur ces deux touches simultanément pour lancer le formatage.
Si vous avez oublié de formater la carte après un transfert, ou que vous souhaitez effacer certaines images uniquement, vous disposez d’options qui pourront vous faire gagner du temps dans le menu Visualisation>Effacer, notamment l’effacement par date qui pourra vous débarrasser rapidement de toute une série de fichiers pris les jours précédents, et qu’il ne serait pas nécessaire de conserver sur le support SD.

Formater = effacer ?
Attention, formatage ne signifie pas effacement (autrement dit, destruction) des fichiers. Après formatage, ceux-ci sont toujours présents sur la carte, et ne seront effectivement effacés que par écrasement, c’est-à-dire lorsque d’autres fichiers seront écrits sur la carte.
Il est par conséquent possible de récupérer les fichiers d’une carte qui aurait été formatée par erreur à l’aide de logiciels de récupération de données, ceux-ci fonctionnant également avec le format NEF. Les marques SanDisk et Lexar, par exemple, livrent leurs cartes professionnelles avec de tels logiciels.
Configurer son D7200 pour bien débuter
Il est temps de se lancer, et de choisir d’ores et déjà le type de déclenchement qui sera approprié à notre projet entre les nombreuses options proposées par le D7200.
Choisir le mode de déclenchement
La couronne de sélection placée sous la molette de commande principale vous permet de sélectionner le mode de déclenchement ( figure 1.18 ) .


Figure 1.18 Molette de sélection des modes de prise de vue
• Le mode S consiste à travailler en vue par vue, la pression sur le déclencheur ne provoquant la prise que d’une seule image.
• Le mode C L est un mode continu basse vitesse, qui permet de déclencher une série de prises de vue en maintenant enfoncé le déclencheur. Ce mode est utile lorsque l’on veut suivre le mouvement d’un sujet, soit pour utiliser toute la série d’images, soit pour être sûr de capter l’instant décisif. Vous pouvez régler le nombre de vues par seconde de ce mode dans le menu Réglages perso.>Prise de vue/Affichage>Continu basse vitesse (d2). On ajustera la cadence en fonction de la vitesse de déplacement du sujet : si le nombre de vues par seconde est trop élevé, vous obtiendrez beaucoup d’images presque identiques, qui encombreront inutilement la carte et vos disques.
• Le mode C H est un mode continu haute vitesse, adoptant la cadence maximale offerte par le D7200, soit 6 vues par seconde (vps) en format DX, si bien entendu le temps de pose choisi est suffisamment court (environ 1/15 s) : vous ne pouvez pas faire du 6 vps avec des temps de pose de 2 secondes ! La cadence peut monter à 7 vps en mode crop ×1,3 (sauf en NEF 14 bits où elle tombe à 5 vps maximum en mode DX ou 6 vps en mode ×1,3). Ces modes de prise de vue en rafale sollicitent la mémoire « cache » (« buffer ») de l’appareil, dans laquelle sont stockés les fichiers en attente de leur écriture définitive sur la carte mémoire : lorsque cette mémoire tampon est saturée, le boîtier doit ralentir la cadence. C’est pourquoi lors de la pression à mi-course sur le déclencheur, le compteur de vues restantes change d’aspect et fait apparaître « r… ». Il s’agit du nombre d’images qui pourront être prises à la cadence maximale avant ralentissement. C’est là que la rapidité de la carte en écriture devient décisive.
• Le mode Q (pour « Quiet ») est un silencieux qui permet d’amortir le son caractéristique des appareils reflex, dû au relevage du miroir permettant la visée à travers l’objectif. Dans ce mode, le miroir se relève plus lentement, et reste en position relevée tant que le déclencheur reste enfoncé. Vous serez ainsi plus discret lorsque la situation l’exige (photos de spectacle, par exemple), et la douceur du mécanisme est même assez agréable en toutes circonstances, tant qu’elles ne nécessitent pas une grande réactivité. Notez que contrairement à ce que l’on pourrait croire, le temps de pose en mode Quiet est bien celui qui était affiché. L’impression qu’il est plus long que d’habitude est uniquement dû au fait que le miroir reste relevé plus longtemps, mais l’obturateur applique le temps de pose nécessaire, aussi court soit-il.
• Le retardateur permet de différer la prise d’image après le déclenchement. C’est une option qui existe depuis très longtemps sur les boîtiers, mais Nikon l’a astucieusement améliorée en offrant la possibilité de choisir la durée de temporisation, et surtout de prendre une série d’images à la suite de ce délai : si vous utilisez ce mode pour une photo de groupe où vous souhaitez figurer, vous n’aurez pas à faire des allers-retours pour relancer à chaque fois une nouvelle prise de vue. Comble du raffinement, vous pouvez également régler la durée devant s’écouler entre chaque vue… Tous ces réglages sont accessibles dans le menu Réglages perso.>Tempo./mémo.exposition>Retardateur (c3).
• Enfin, le mode Mup (pour « Mirror up ») évite les légers flous de bouger dus aux vibrations provoquées par le relèvement du miroir reflex. La prise de vue se fait alors en deux temps : le premier déclenchement relève le miroir, le second effectue l’exposition du capteur. Une option un peu similaire se trouve dans le menu Réglages perso.>Prise de vue>Temporisation miroir levé (d4), qui diffère la prise de vue après déclenchement et relèvement du miroir d’une durée que vous pouvez configurer (1, voire 2 secondes maximum suffisent) pour amortir les vibrations et ainsi optimiser la netteté pour les temps de pose proches de la seconde.
Ajuster les réglages de base
La configuration de base du boîtier est, pour beaucoup de fonctionnalités, assez juste. Toutefois, nous vous conseillons quelques ajustements pour mieux profiter de votre D7200.
Réglage du viseur
Vous disposez dans le coin du viseur d’une molette vous permettant d’ajuster la dioptrie à votre vue ( figure 1.19 ) . Vérifiez bien ce réglage pour éviter la fatigue oculaire et l’impression d’une mise au point défaillante. Pour cela, regardez les informations situées en bas du viseur (vous pouvez les activer en pressant le déclencheur à mi-course), et faites en sorte de les voir le plus nettement possible.


Figure 1.19 Molette de réglage dioptrique
Optimiser le comportement des molettes
Activez la circulation par les molettes dans les menus et les images, plus efficace que le sélecteur multidirectionnel lorsqu’on opère des recherches. Pour cela, rendez-vous dans le menu Réglages perso.>Commande (f)>Perso. molettes commande (f5)>Menus et visualisation que vous mettrez sur Activé ( figure 1.20 ) . Vous pourrez ainsi :


Figure 1.20 Activation de la circulation par les molettes
• en mode de visualisation des images, les faire défiler avec la molette arrière et faire défiler les images de dizaine en dizaine avec la molette avant ;
• dans l’affichage des menus, entrer et sortir d’une option avec la molette avant, et vous déplacer d’un onglet à l’autre ou au sein d’un menu avec la molette arrière.
Activez l’option « commande lâchée + molette » dans le menu Réglages perso.> Commandes(f)>f6, pour pouvoir effectuer ses réglages sans avoir à maintenir enfoncée la touche de sélection de ce réglage. Par exemple, pour une modification de la sensibilité, pressez la touche ISO puis relâchez-la et faites votre réglage en tournant la molette arrière. Pour sortir de ce réglage, appuyez de nouveau sur la touche ISO, ou plus rapidement encore pressez le déclencheur à mi-course.
Régler la temporisation de l’affichage
Afin d’économiser la charge de la batterie, l’appareil vous propose d’éteindre automatiquement l’écran après un certain délai. Vous pouvez personnaliser ce délai suivant les différents types d’éléments affichés dans le menu Réglages perso.>Tempo.(c)>Extinction du moniteur (c4). Vous ajusterez les durées suivant votre usage, mais vous pouvez également opter pour une gestion manuelle de la durée d’affichage, en choisissant les durées les plus longues et en décidant vous-même de l’extinction de l’écran par la pression à mi-course du déclencheur, solution qui nous paraît être la plus pratique à l’usage.
Activer l’affichage du quadrillage
Afficher la grille, via le menu Réglages perso.>Prise de vue/affichage>Quadrillage dans le viseur (d7), n’a rien d’obligatoire, mais elle constitue une aide précieuse pour bien caler ses horizontales (ligne d’horizon, par exemple) ou ses verticales (en prise de vue d’architecture notamment), sans compter qu’elle donne des repères utiles pour organiser ses compositions. Le quadrillage étant suffisamment fin pour se faire oublier lorsque l’on n’en a pas besoin, pour ma part, je fais souvent le choix de l’activer par défaut. Notez qu’il est possible de l’activer à la demande en configurant la touche Fn à la sollicitation en mode Quadrillage dans le viseur ( figure 1.21 ) : vous n’aurez alors plus qu’à appuyer sur cette touche pour le faire apparaître (un nouvel appui sur la touche Fn annulera son affichage du quadrillage quand vous n’en aurez plus besoin). Rappelons qu’un raccourci vers la configuration de la touche Fn est accessible via la commande .


Figure 1.21 Pour configurer l’affichage rapide du quadrillage, pressez la touche pour accéder au raccourci de la touche Fn, puis dans Sollicitation, choisissez Quadrillage dans le viseur. Ensuite, une simple pression sur la touche Fn active ou désactive l’affichage.

Désactiver l’affichage automatique des images sur l’écran arrière après déclenchement
Malgré le grand avantage du numérique sur l’argentique de pouvoir vérifier immédiatement le résultat d’une prise de vue sur l’écran arrière, cela peut parfois devenir un handicap, car le va-et-vient entre viseur et écran est susceptible de casser le rythme de la prise de vue, et de lancer le photographe dans une recherche frénétique d’un effet particulier, le rendant sourd aux autres propositions qui pourraient se présenter. Par ailleurs, il est fréquent que les personnes photographiées veuillent jeter un œil au résultat, ce qui annule tout naturel, et ruine leur confiance en elle (et envers le photographe…) si le résultat ne correspond pas à leurs attentes… Enfin, l’autonomie de la batterie est largement entamée par ce grand écran très lumineux. Pour toutes ces raisons, il est possible de désactiver l’affichage automatique des images sur l’écran arrière après déclenchement, dans le menu Visualisation>Affichage des images.
Organiser vos images dès la prise de vue
Pour préparer l’exportation des images et mieux organiser les fichiers sur la carte mémoire, n’hésitez pas à créer des dossiers manuellement dans lesquels viendront se ranger les images capturées, dans l’onglet Prise de vue>Dossier de stockage. Si, durant un mariage par exemple, vous souhaitez séparer sur la carte les photos faites à la mairie de celles du vin d’honneur et de celles du repas, créez avant chaque nouvelle séquence un nouveau dossier. Vos fichiers sont ainsi déjà classés par dossiers dès l’importation sur l’ordinateur… Pour la visualisation sur l’écran arrière, vous pouvez sélectionner le dossier à consulter dans l’onglet Visualisation>Dossier de visualisation. Attention aux coups de stress si l’option ALL n’est pas active : vous pourriez croire que des images ont disparu de la carte !
Personnaliser le nom des fichiers et le copyright
Il n’est pas possible de donner aux fichiers le nom que l’on souhaite, mais on peut toutefois personnaliser les trois premières lettres avant le numéro d’ordre, pour un souci d’organisation ou pour reconnaître les initiales d’un photographe si l’appareil est utilisé par plusieurs personnes. Ce changement s’effectue dans le menu Prise de vue>Nom de fichier.
Il est en outre possible d’intégrer des données de copyright dans les métadonnées de type EXIF du fichier : les métadonnées sont des informations incluses dans le fichier comme la date de prise de vue par exemple, que l’on peut visualiser de façon exhaustive dans les logiciels Nikon comme Capture NX-D qui est gratuit. Les métadonnées de type EXIF sont celles écrites par l’appareil lui-même et qui concernent sa configuration (couple vitesse/diaphragme, sensibilité…). L’intérêt d’intégrer les informations de copyright dans ces données repose sur le fait qu’elles sont non modifiables après la prise de vue, et vous permettront plus facilement de prouver que vous êtes l’auteur des images si une mauvaise utilisation en était faite sans votre accord. La saisie de ces données se fait dans le menu Configuration>Informations de copyright ( figure 1.22 ) . Vous pouvez spécifier le nom du photographe ainsi que les conditions d’utilisation, de préférence « Tous droits réservés ».


Figure 1.22 Compléter les informations de copyright… À ne pas négliger !
Ces personnalisations ne sont malheureusement pas enregistrées dans les jeux de réglages U1 ou U2 (voir ci-après)… C’est donc le réglage actif qui s’applique, quel que soit le mode utilisateur.
Choisir l’orientation des images
La rotation des images prises en format vertical est automatique, pour éviter d’avoir à tourner l’appareil si l’on a alterné images en formats horizontal et vertical. Toutefois, cette rotation force une réduction de la taille d’affichage qui peut être dommageable pour une bonne évaluation de la composition. Il est donc possible de la désactiver dans l’onglet Visualisation>Rotation des images>Désactivée. Pour une rotation automatique des images verticales dans les logiciels, qui est préférable, vérifiez que le choix dans l’onglet Configuration>Rotation auto. des images est sur Activé. Ainsi, l’information d’orientation est intégrée dans le fichier et pourra être prise en compte par le logiciel. On pourra désactiver cette option pour des prises de vue en plongée ou en contre-plongée très forte, pour que l’appareil ne l’interprète pas comme un cadrage vertical…
Enregistrer des jeux de réglages
Vous pouvez avec le D7200 configurer deux jeux de réglages d’utilisateur, qui vous permettront par exemple de passer rapidement d’une configuration idéale pour le portrait à une autre conçue pour le sport, ou bien d’adapter l’appareil aux préférences de deux photographes différents. La procédure est très simple : vous configurez l’appareil comme bon vous semble, puis vous allez dans le menu Configuration>Enregistrer réglages utilisateur et vous choisissez U1 ou U2. Ces deux jeux de réglages seront ensuite sélectionnables sur la molette principale. Notez que tous les réglages s’enregistrent, qu’ils soient configurés dans les menus ou sur le boîtier lui-même, comme les choix de modes d’exposition (P, S, A ou M), les modes d’utilisation du flash, de modes AF, etc.
Exploiter les modes Scènes et le mode Auto
Pour appréhender l’appareil le plus simplement possible, vous préférerez peut-être utiliser les modes Auto ou Scènes : le premier prend tout en charge, ne vous laissant que le choix du cadrage et de la focale de l’objectif. N’ayez pas honte de l’utiliser ! Toutes les images ne demandent pas un investissement particulier de la part du photographe, et le D7200 vous délivrera des images correctes. Tant que les automatismes vous donnent satisfaction, laissez-les faire : ils travaillent plus vite que nous… Toutefois, si le rendu ne vous convient pas, il faudra savoir prendre la main, et c’est tout l’enjeu de cet ouvrage !
Avant de vous lancer dans une configuration ultra personnalisée de votre boîtier, ou lorsque la réactivité est primordiale, vous pouvez exploiter les modes Scènes, qui seront plus précis que le mode Auto puisque l’on spécifie au boîtier le type de sujet ou de situation qu’il va devoir gérer. Leur utilisation est en outre très simple, il suffit de positionner la molette principale sur le mode Scènes, et ensuite de tourner la molette arrière pour faire son choix. Par ailleurs, dans la plupart des modes Scènes, une configuration vous est proposée, et vous pouvez prendre le contrôle sur le choix de la sensibilité, de l’autofocus et du mode de déclenchement… De quoi dompter la bête en douceur en l’amadouant petit à petit.
Jouez avec les effets spéciaux
Avant d’attaquer les choses sérieuses dans le chapitre suivant, amusez-vous avec les effets proposés par l’appareil : le principe est le même que pour les modes Scènes : positionnez d’abord la molette principale sur Effects, puis tournez la molette arrière pour sélectionner votre effet. Certains sont impressionnants et subtils, comme Couleur sélective ( figure 1.23 ) ou Miniature ( figure 1.24 ) , d’autres ont des rendus très… étonnants, comme Dessin couleur ( figure 1.25 ) .


Figure 1.23 Le mode Couleur sélective permet de sélectionner une couleur dans la scène, qui ne sera pas désaturée. Il permet ainsi de faire des virages partiels en noir et blanc dès la prise de vue ! Il nécessite pour fonctionner la visée vidéo.


Figure 1.24 Le mode Miniature tente de simuler des effets de bascules dans ce genre, obtenu ici à l’aide d’un onéreux objectif 24 mm PC-E… Cet effet nécessite le mode Live view, et permet de choisir une zone de netteté verticale ou horizontale (avec les flèches horizontales du sélecteur) et la largeur de la zone (avec les flèches verticales) !


Figure 1.25 Le mode Dessin couleur
Configuration de base : synthèse
Nous allons résumer ici les « bons » réglages (malgré tout ce que cela revêt de subjectif !) pour configurer son D7200 de façon fondamentale, réglages sur lesquels nous n’aurons en général pas à revenir. Certaines configurations évoquées faisant référence à des aspects que nous développerons dans la suite du livre, nous l’avons précisé le cas échéant.
Menu Visualisation
• Dossier de visualisation : « Tout » – pour voir tous les fichiers contenus sur les cartes, y compris les fichiers ne provenant pas du D7200. Dans ce cas, ce sont des aperçus JPEG basse définition qui s’affichent. « Dossier D7200 » permet de voir uniquement les images faites avec le boîtier.
• Options de visualisation : activer Hautes lumières, et Vue d’ensemble (voir chapitre 4 sur les outils de diagnostic de l’exposition). L’option Aucune (image seule) vous sera utile pour faire une projection de vos images depuis l’appareil.
• Copier des images : pour opérer un back-up ou un transfert de certaines images sur la carte secondaire, sans avoir à le faire systématiquement en choisissant l’option de Sauvegarde.
• Après effacement : ne pas modifier, pour que l’appareil s’adapte automatiquement à votre sens de défilement : si vous visualisez dans l’ordre les prises de vue à la fin d’une séance, il affichera l’image suivante ; si vous faites une sélection dans le feu de l’action en partant de la dernière prise, il affichera l’image précédente.
• Rotation des images : ON à main levée, et OFF sur trépied car c’est moins fatiguant dans ce cas de laisser l’appareil en position verticale (puisque vous ne le tenez pas !).
Menu Prise de vue
• Dossier de stockage : créer des dossiers pour ventiler les fichiers dans des dossiers spécifiques dès leur création. Ce peut être intéressant en événementiel, lorsque les thématiques des prises de vue sont bien cloisonnées et dans un souci de gain de temps dans la gestion ultérieure des fichiers.
• Nom de fichier : certains préfèrent le changer au transfert des images vers l’ordinateur car les possibilités de nommage sont plus étendues. Ici, vous ne pouvez modifier que les 3 lettres en remplacement de « DSC » qui est le réglage par défaut. Utile toutefois si plusieurs photographes travaillent avec le même boîtier pour retrouver plus facilement l’auteur d’une image (on donne alors au fichier les initiales de chaque photographe).
• Compression JPEG : en Qualité optimale, les fichiers dans ce cas étant déjà suffisamment légers !
• Espace colorimétrique : sRVB pour tirages minilab et labo en ligne à destination du grand public, et la mise en ligne sur Internet ou Adobe RVB pour la postproduction poussée, le tirage Fine Art à des fins d’exposition, et l’envoi des fichiers à des prestataires au service des photographes professionnels (voir chapitre 9 sur la postproduction).
• Contrôle auto. de la distorsion : ON, pour un résultat optimal en sortie de carte. Si vous préférez l’ajuster plus finement en postproduction (avec des logiciels spécialisés tel DxO Optics Pro), désactivez-le (voir chapitre 8 sur les objectifs).
Menu Réglages personnalisés
• F5 Perso. molettes commande> Menus et visualisation>Activé pour pouvoir se déplacer dans les menus et dans les images avec les molettes de commande en plus du sélecteur multidirectionnel. L’option Affichage images exclu. ne vous permet pas de vous déplacer dans les images avec la molette lorsque les images sont affichées juste après une prise de vue.
• C4 Extinction du moniteur> Tout sur 1 ou 5 min pour gérer l’extinction manuellement (en appuyant sur le déclencheur à mi-course).
• D9 Affichage des informations> Manuel>Sombre sur clair : on évite les variations d’affichage pénibles, et on choisit le meilleur affichage (selon moi).
chapitre 2
Les bases photographiques
Le but de ce chapitre est d’expliquer de façon simple et concrète les notions de base pour maîtriser le rendu de son image, sous ses aspects purement photographiques ainsi que sous l’angle de l’informatique, puisque les deux sont intimement liés en prise de vue numérique. Il est essentiel de savoir gérer ces paramètres pour tirer pleinement profit de la suite du livre, qui y fera abondamment référence
Avertissement
Les informations d’ordre général qui font l’objet de ce chapitre ne concernent pas toujours spécifiquement le D7200, mis à part certaines précisions techniques pour lesquelles nous ciblons ce boîtier. Les photographes déjà aguerris peuvent par conséquent se passer de sa lecture, qui est avant tout destinée aux photographes débutants, nombreux parmi les utilisateurs d’appareils experts. Toutefois, nous aurons l’occasion de développer des conseils de configuration propres au D7200, et qui pourront donc intéresser les photographes avancés.
L’ouverture de diaphragme
Le diaphragme est un mécanisme situé dans l’objectif, constitué de lamelles et délimitant une surface circulaire, plus ou moins importante suivant la quantité de lumière que l’on veut faire passer à travers l’objectif. Ce modulateur de lumière présente un fonctionnement similaire à l’iris de l’œil, qui s’ouvre plus ou moins pour éviter l’éblouissement de la rétine. Au-delà de cette fonction de modulation de la lumière, l’ouverture de diaphragme va avoir un impact sur le niveau de netteté des plans situés en deçà et au-delà du plan de mise au point : ce que l’on appelle communément la « profondeur de champ ».

Pour aller plus loin : la répartition de la profondeur de champ
La répartition de la profondeur de champ n’est pas égale de part et d’autre du plan de netteté ( figure 2.1 ) : dans des conditions de prise de vue classique, on considère généralement qu’elle se répartit à raison d’environ 1/3 devant le plan de netteté et 2/3 derrière… Ce qui n’est plus vrai quand on se rapproche fortement du sujet : elle est alors plus proche du moitié-moitié.


Figure 2.1 Évolution de la profondeur de champ en fonction de l’ouverture de diaphragme
Ce phénomène optique permet au photographe de hiérarchiser l’importance des différents éléments présents dans le cadre, facilitant la lecture de l’image et l’impact du sujet, ou au contraire d’assurer une bonne netteté sur l’ensemble des plans.
Le contrôle de la profondeur de champ est en pratique très simple : plus le diaphragme est fermé, plus la netteté est importante dans la profondeur de la scène photographiée. On parle alors de grande profondeur de champ. À l’inverse, si on ouvre davantage le diaphragme, la netteté se limitera au plan de mise au point choisi.
Vous pouvez modifier la valeur de diaphragme à l’aide de la molette, mais uniquement lorsque vous êtes dans l’un des modes « experts » P, S, A ou M, qui sont développés au chapitre 4.
Le principe général est donc d’ouvrir le diaphragme pour augmenter la quantité de lumière passant à travers l’objectif, et réduire la profondeur de champ ( figure 2.2 ) . À l’inverse, fermer le diaphragme diminue la surface à travers laquelle passe la lumière, et augmente la profondeur de champ ( figure 2.3 ) .


Figure 2.2 L’utilisation d’une faible profondeur de champ permet de hiérarchiser l’importance des différents plans, et d’opérer un effet de « focalisation » sur une zone donnée de la scène.


Figure 2.3 Au contraire, une grande profondeur de champ donne autant d’importance aux différents plans, qui ne seront dès lors organisés que par la composition et les effets de focale de l’objectif choisi.
Tâchons à présent de quantifier cette ouverture. C’est là que les choses se compliquent (un peu), car l’échelle des ouvertures de diaphragme suit une logique qui peut sembler peu intuitive, et on peut se contenter de l’apprendre par cœur. Rassurez-vous, avec la pratique les valeurs deviennent familières et vous saurez les manipuler sans même y réfléchir :
• plus le chiffre est petit, plus l’ouverture réelle du diaphragme est grande ;
• pour doubler la surface du diaphragme, et donc la quantité de lumière passant à travers l’objectif, il faut diviser la valeur par 1,4. Autrement dit, pour obtenir un facteur 2 en quantité de lumière, il faut appliquer un facteur 1,4 au niveau des valeurs. On aurait rêvé plus simple…
Nous obtenons ainsi l’échelle des ouvertures de diaphragme « normalisées » suivante :
1,4 – 2 – 2,8 – 4 – 5,6 – 8 – 11 – 16 – 22 – 32 – 45
La valeur minimale (f/1,4) correspond à la pleine ouverture de diaphragme, et quand on passe d’une valeur à la suivante, on obtient une quantité de lumière passant à travers l’objectif (et donc de l’exposition globale) deux fois moins élevée. Inversement, l’exposition sera doublée si on passe à la valeur précédente.
Pas de panique si la valeur f/1,4 n’apparaît pas sur votre appareil, car cela dépend de l’objectif et peu nombreux sont ceux bénéficiant de cette ouverture extrêmement généreuse. La valeur minimale accessible avec le 18-105 mm souvent livré en kit de base avec le D7200 est par exemple f/3,5, et ne propose donc pas les valeurs inférieures. Beaucoup d’objectifs se limiteront à une gamme allant d’environ 4 à 22, soit un panel d’à peu près 6 valeurs normalisées. Cette amplitude des valeurs possibles, notamment dans le domaine des grandes ouvertures, est bien sûr une caractéristique essentielle à prendre en compte dans le choix d’un objectif, ce que nous approfondirons au chapitre 8.

Le sens du « f »
Pour ceux qui ne peuvent se contenter d’apprendre par cœur et veulent comprendre le pourquoi du comment, cette échelle des ouvertures s’explique très simplement : le chiffre désigne une fraction de la focale de l’objectif, d’où le signe « f/ » qui le précède. On explique en détail ce qu’est la focale au chapitre 5, mais nous rappellerons brièvement qu’il s’agit d’une caractéristique de l’objectif s’exprimant en millimètres. Lorsque l’on travaille à l’ouverture « f/8 », cela signifie que le diamètre du diaphragme est 1/8 de la focale de l’objectif, donc si cette focale est de 50 mm, le diamètre de mon ouverture est de 6,25 mm (50/8). Si on passe à une valeur de f/11, le diamètre devient 4,5 mm, donc se réduit.
En pratique cette information n’a que peu d’intérêt, mais elle aide à comprendre la logique de l’échelle des ouvertures, moyennant quelques mathématiques de base : plus on augmente la valeur, plus le diamètre diminue, et si on veut doubler la surface du diaphragme, il faut multiplier le diamètre par 1,4 (puisque la surface d’un cercle est Pi × rayon 2 et que 1,4 2 fait 2) ! CQFD.

L’importance de la distance de mise au point
La profondeur de champ ne dépend pas uniquement de l’ouverture de diaphragme. D’autres facteurs entrent en compte, notamment la distance de mise au point. Plus celle-ci est courte, plus la profondeur de champ se raccourcit elle aussi ( figure 2.4 ) . C’est pourquoi plus vous cadrez « serré » et en gros plan, plus les flous d’avant et d’arrière-plan seront accentués. Le phénomène est particulièrement visible en prise de vue de type « macro », correspondant à de très courtes distances de mise au point, pour atteindre de forts grandissements.


Figure 2.4 Cette image a été réalisée à un diaphragme de f/4, ce qui n’est pas une très grande ouverture. La faible profondeur de champ est donc surtout due à la faible distance de mise au point.
Le temps de pose
Le temps de pose, ou durée d’exposition du capteur à la lumière, est géré par l’obturateur situé dans le boîtier. Il s’agit d’une pièce mécanique constituée de jeux de lamelles se déplaçant verticalement à très haute vitesse pour découvrir puis recouvrir la surface sensible. Il s’agit donc d’un élément extrêmement sollicité en prise de vue numérique, car on hésite beaucoup moins à déclencher « juste pour voir »…
Le temps de pose est une durée, exprimée en seconde. Il est fréquemment remplacé par le terme un peu trompeur de « vitesse », sous-entendu « vitesse d’obturation ». Autant ce terme ne pose pas de problème dès lors que l’on a bien compris le principe de fonctionnement de l’obturateur, autant il peut prêter à confusion dans un premier temps, car si la « vitesse d’obturation » est élevée, le « temps de pose » est court… et augmenter la vitesse ou le temps de pose n’a pas du tout le même effet sur l’image ! Aussi, pour éviter les confusions, nous nous efforcerons dans ce chapitre de n’employer que le terme juste de « temps de pose ».
Le spectre des temps de pose proposés par votre appareil est assez large, allant de 30 secondes à 1/4 000 s : si on la compare à l’échelle des ouvertures de diaphragme qui était de 6 valeurs en moyenne, on passe sur l’échelle des temps de pose normalisée à une gamme de 19 valeurs qui se décompose ainsi :
30 s – 15 s – 8 s – 4 s – 2 s – 1 s – 1/2 s – 1/4 s – 1/8 s – 1/15 s – 1/30 s – 1/60 s – 1/125 s – 1/250 s – 1/500 s – 1/1 000 s – 1/2 000 s – 1/4 000 s – 1/8 000 s
Le temps de pose le plus court de 1/8 000 s est particulièrement impressionnant sur un appareil de cette gamme, et sera utile pour réaliser un portrait à grande ouverture de diaphragme (et donc, avec une courte profondeur de champ) ou pour figer des mouvements très rapides.
Précisons que comme l’obturateur est situé dans le boîtier, juste devant le capteur, ces valeurs sont accessibles quel que soit l’objectif utilisé. Toutefois, la valeur de temps de pose dépendra directement de la valeur de diaphragme choisie, suivant le principe que la même quantité de lumière doit arriver sur le capteur quelles que soient les valeurs d’ouverture ou de temps de pose sélectionnées : si on décide de doubler le temps de pose, il faudra fermer le diaphragme d’une valeur pour compenser. Inversement, si on ouvre le diaphragme d’une valeur, il faudra alors compenser cet excès de lumière en réduisant le temps de pose de moitié.
De cette gymnastique, qui consiste à compenser la variation d’un paramètre par une variation inverse de l’autre, découle la notion de « couple équivalent » : il est indifférent en termes d’exposition et de luminosité de l’image finale d’exposer au couple f/11 et 1/125 s ou au couple f/8 et 1/250 s (vous pouvez vous entraîner en vérifiant si le calcul est juste…). C’est pourquoi plus on ferme le diaphragme, plus on risque de s’exposer à des flous de bougé, car le temps de pose peut devenir trop long pour un travail à main levée ou sur des sujets en mouvement. Dans notre exemple, si on continue de fermer le diaphragme (on dit aussi tout simplement « diaphragmer »), pour atteindre la valeur f/32, le temps de pose sera alors de 1/15 s, ce qui commence à être critique pour la stabilité de l’appareil…
Le choix d’un temps de pose court est souvent adopté pour obtenir une bonne lisibilité de la scène photographiée, et parce que c’est le plus simple à réaliser d’un point de vue technique : il suffit de sélectionner une valeur suffisamment courte (généralement inférieure à 1/60 s) par rapport à la vitesse de déplacement du sujet. Toutefois, le choix délibéré d’une pose plus longue, de l’ordre de « l’instantané lent » entre 1/30 s et 1/8 s environ, peut se révéler plus intéressant esthétiquement car il introduit des subtilités dans le rendu des détails et une dynamique plus affirmée dans l’expression du mouvement. Il confère en outre à l’image un aspect « tremblé » plus subjectif et rappelant la présence physique du photographe.

Quel temps de pose pour éviter le flou de bougé avec le Nikon D7200 ?
C’est l’une des premières questions que se pose le photographe commençant à maîtriser ses paramètres… Pour y répondre, il faut distinguer le flou de bougé dû au mouvement du sujet de celui du photographe. Nous traitons en détail dans ce chapitre la maîtrise du rendu du mouvement d’un sujet. En ce qui concerne l’absence de flou dû au photographe travaillant à main levée (sans trépied), nous pouvons nous reposer sur une règle ancestrale de la photographie argentique, la règle dite du « 1/f ». Le principe est de ne pas dépasser le temps de pose correspondant à l’inverse de la focale de l’objectif : par exemple, ne pas dépasser 1/500 s avec un objectif de 500 mm, ou 1/50 s avec un 50 mm. Toutefois, cette règle était (relativement) valable pour le format de film dit « 24 × 36 mm », alors que le format DX du capteur équipant le D7200 est de 16 × 24 mm, soit une réduction de l’angle de champ de l’objectif équivalent à un facteur ×1,5. On peut donc transposer la règle du 1/f en règle du 1/1,5 × f, ce qui est un peu fastidieux ! On arrondira donc à 1/2 × f, c’est-à-dire que pour notre 500 mm de focale, un temps de pose maximal de 1/1 000 s sera préférable, ce qui sera facilement paramétrable dans les préférences de sensibilité automatique que nous verrons au chapitre 4. Ces valeurs sont bien entendu indicatives, et pourront varier en fonction de l’expérience et de la dextérité plus ou moins grande de l’opérateur…
Le choix précis du temps d’exposition sera nécessaire si on désire un contrôle sur le rendu d’un sujet en mouvement ( figure 2.5 ) : celui-ci doit-il être figé avec un temps de pose court ou veut-on enregistrer la trace de son déplacement avec un temps de pose long, se traduisant par un « filé » ?


Figure 2.5 Le temps de pose influe sur le rendu du mouvement (1/1 000 s et 1 s).
Enfin, il est possible d’adopter des temps de pose supérieurs à la seconde, mais dans ce cas l’usage du trépied est fortement recommandé pour conserver une bonne netteté sur une partie de l’image ( figure 2.6 ) , qui servira d’ancrage pour l’œil du spectateur. On peut par ce biais signifier le passage du temps par une plus grande fluidité des lignes, ou encore réduire la présence d’éléments gênants dans l’image : plus le temps de pose est long, moins les sujets en mouvement seront visibles ( figures 2.7 et 2.8 ) . Ce peut être une technique moins fastidieuse que plusieurs heures de retouche sur logiciel !


Figure 2.6 Le rendu en temps de pose long est particulièrement élégant en paysage lorsque de l’eau y est présente, pour lui donner plus de majesté. Ici à 1/2 s de pose, le trépied est indispensable.


Figure 2.7 Un temps de pose de 2 s a permis de jouer avec la trace lumineuse du passant… Un temps de pose encore plus long, obtenu notamment grâce à des filtres de densité neutre (voir chapitre 8), aurait permis d’en effacer totalement la présence.


Figure 2.8 Jouer avec des temps de pose « hors normes » est souvent plus intéressant, comme dans cet exemple où un temps de pose long est choisi pour photographier un sujet en mouvement.
La sensibilité
La sensibilité fixe la quantité de lumière dont a besoin le capteur pour réaliser une image bien exposée. Nous avons vu précédemment que quelles que soient les conditions de prise de vue et les choix d’ouverture de diaphragme et de temps de pose, la même quantité de lumière doit parvenir au capteur pour réaliser une bonne exposition : c’est ce qui impose la nécessité de compenser par l’autre paramètre une modification de l’ouverture ou du temps de pose, et qui rend possible la notion de « couple équivalent ». Cette quantité de lumière précise dont a besoin le capteur est définie par sa sensibilité, également parfois appelée « rapidité » (de réaction à la lumière) : une fois choisie la sensibilité, on devra moduler l’exposition pour laisser passer un volume de lumière identique vers le capteur quelle que soit la luminosité de la scène. Cette valeur est exprimée en ISO, qui est un indice suivant une progression simple : doubler la sensibilité réduit de moitié les besoins du capteur.
Le D7200 propose l’échelle de sensibilités normalisées suivante :
100 – 200 – 400 – 800 – 1 600 – 3 200 – 6 400 – 12 800 – 25 600 (Hi1) – 51 200 (Hi2)
L’ajustement permanent de la sensibilité offert par le numérique est un outil très puissant à la disposition du photographe, car il lui permet d’ajuster ses paramètres de prise de vue très précisément et dans des conditions de lumière potentiellement difficiles, et ce, pour chaque image.
Par exemple, si l’on désire éviter un flou de bougé dans des conditions de faible lumière, il faudra ouvrir le diaphragme au maximum afin de faire chuter le temps de pose, et atteindre par exemple le couple f/2,8 et 1/30 s. Cependant, avec cette pleine ouverture, la profondeur de champ sera faible, et la netteté se limitera au plan de mise au point. Comment faire pour conserver ce temps de pose tout en fermant le diaphragme ? Tout simplement en augmentant la sensibilité pour accroître la rapidité du capteur : si vous doublez la sensibilité, celui-ci aura besoin de deux fois moins de lumière, et vous pourrez donc fermer le diaphragme d’une valeur. Le nouveau couple à appliquer sera donc f/4 et 1/30 s. Ainsi, on augmentera la sensibilité jusqu’à pouvoir atteindre le couple voulu suivant le rendu de profondeur de champ et de flou de bougé souhaité.
• Si l’on désire une grande netteté, tant en termes de profondeur de champ (diaphragme fermé) que de rendu de mouvement (temps de pose court), on sera amené à travailler à des sensibilités élevées, surtout si les conditions de lumière ambiante sont faibles.
• Si l’on souhaite travailler sur des effets de faible profondeur de champ (diaphragme très ouvert) et/ou de flous de bougé (temps de pose long), les basses sensibilités seront privilégiées, notamment en plein jour lorsque la lumière ambiante est abondante.
Il n’est toutefois pas sans risque pour la qualité de l’image d’augmenter fortement la sensibilité. En effet, la vraie sensibilité d’un boîtier numérique, comme d’un film argentique, est toujours fixe : lorsqu’on augmente celle-ci, l’appareil en réalité sous-expose puis compense son manque d’informations par une amplification du signal acquis à la prise de vue. Ce faisant, l’image finale est dégradée, comme un son devient mauvais lorsque le volume est poussé de façon trop importante. Cette dégradation de la qualité de l’image est appelée « montée de bruit », et ressemble beaucoup au grain argentique : les détails sont plus grossiers, des zones de l’image présentent des couleurs non conformes, et d’une manière générale la saturation des couleurs diminue ( figure 2.9 ) . C’est pourquoi une forte montée de bruit est souvent plus tolérée en mode noir et blanc, dans lequel nombre de photographes retrouvent la texture particulière de films argentiques appréciés pour leur granularité. En effet, le bruit n’est pas forcément l’ennemi d’une bonne image, et l’on peut apprécier travailler à des sensibilités extrêmes comme on « poussait » des films pour en faire ressortir davantage le grain. Force est de constater cependant que la comparaison entre l’argentique et le numérique en termes de finesse d’image en hautes sensibilités est fortement à l’avantage du numérique !


Figure 2.9 Travaillant à main levée sous une lumière faible, j’ai poussé la sensibilité à un niveau assez élevé. Suivant la finalité et l’atmosphère de l’image, la montée de bruit n’est pas gênante. On peut même être amené à en rechercher les effets lorsque l’image paraît trop « propre », et à les créer via un logiciel de post-traitement !
Les bases du numérique
Les appareils comme le D7200 offrent au photographe exigeant une belle définition de 24 millions de pixels servis par un capteur au format DX qui a bien évolué depuis sa première mouture apparue sur le D7000. Encore faut-il pouvoir en profiter en paramétrant au mieux les réglages purement informatiques que sont les formats de fichier, de compression, de quantification… Autant de termes et de paramétrages qui peuvent laisser dans la perplexité nombre d’utilisateurs. Nous allons donc balayer ces différentes notions et voir à quels réglages correspondent quels usages.
Définition, résolution et formats de tirage
Le D7200 présente un nombre de pixels de 24 millions, répartis à raison de 6 000 pixels sur le grand côté, et 4 000 pixels sur le petit côté. On en déduit un rapport longueur/largeur de 1,5, dit aussi « ratio 3/2 », qui est homothétique au petit format argentique 24 × 36 mm.

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