251 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Capucine & le domaine d'Hope , livre ebook

-

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
251 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Il se bat pour éviter de tout perdre. Elle veut retrouver sa liberté.


Depuis des années, la vie d'Aidan se résume au Domaine d'Hope, à lutter de toutes ses forces pour le sauver de la faillite.


Capucine est victime d'un frère qui cherche à prendre possession de sa fortune.


Alors qu'elle aspire du plus profond de son cœur à tout quitter pour trouver le refuge idéal contre celui qui lui veut du mal, le destin lui offre une chance de repartir sur de nouvelles bases.


Une opportunité de cumuler entraide, solidarité et confiance.


Mais Aidan est-il prêt à saisir la main qu'elle lui tend ?


Entre fierté et méfiance, il devra apprendre à lâcher prise, à céder quelque peu les rênes.


De son côté, Capucine doit résoudre certains mystères de famille.


Le Domaine d'Hope n'attend que le dénouement de toutes ces histoires afin de renaître de ses cendres

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 juillet 2022
Nombre de lectures 2
EAN13 9782493499226
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Elodie Belfanti-G


 
Mentions légales
 
Ce livre est une fiction, toute référence à des événements historiques, des personnages, des comportements ou des lieux réels serait utilisée de façon fictive. Les personnages, lieux, événements et noms sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant vécu serait fortuite.
       Les erreurs éventuelles sont le fait de l’auteure.

Le piratage prive l’auteur et les personnes ayant travaillé sur ce livre de leurs droits. Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteure est seule propriétaire des droits et responsable du contenu de ce roman.
 
Crédits
 
Tous droits réservés
 
Couverture réalisée par EBG créations
Correction et relecture par Farida O’Reilly-Derouiche
 
Édité par : Évasion Éditions
ISBN : 978-2-493499-22-6
©Évasion Éditions
 
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

 
À vous tous
À Ulina, ma jument d’une vie.
Aux amoureux de nature.
 
À notre Coco, parti trop tôt.
 
Chapitre 1 – Prologue
Capucine
 
 
Je me suis rarement demandé comment j’allais mourir…
Tous mes proches et ceux qui me connaissent en sont témoins, je déteste courir. Et pourtant, je détale comme un lapin, essoufflée et la gorge en feu pour plus d’une raison depuis plusieurs minutes. Qui aurait pu croire qu’un héritage pouvait être l’origine de mon décès ? Du moins, c’est ce que je soupçonne, sinon quoi d’autre ?
La nuit est tombée mais je ne ralentis pas ma course folle. En journée, cette rue est la plus animée de la ville, mais à cette heure-ci, peu de monde peuple les trottoirs. Je repère un couple et m’en approche un peu avant de m’adosser au mur d’un immeuble, le temps de reprendre mon souffle. J’ai la désagréable impression que mon cœur va lâcher à tout moment, tant il bat vite et fort. Le duo me lance un regard de biais mais ne bouge pas d’un pouce. Il faut dire que mon vêtement à moitié déchiré et le sang qui coule de mes lèvres doivent les rendre méfiants. Le rugissement d’un moteur se fait entendre, me faisant relever les yeux en direction de la route. Mon cœur s’emballe lorsque j’aperçois une voiture noire arriver en trombe dans l’avenue. Mes jambes ainsi que mes poumons en feu me font souffrir le martyre, mais l’envie furieuse de vivre est plus forte que la douleur, alors je décampe aussi vite que me portent encore mes jambes.
Je me demande s’il est possible d’échapper à cet homme sorti de nulle part alors qu’il est véhiculé et moi à pied, mais je me dois d’essayer. Je tente de trouver une cachette, en vain. C’est un de ces moments qui font que ton existence bascule du tout au tout. L’impression de sauter dans le vide, sans doute vers la mort, me donne la trouille au ventre, et c’est sans grande surprise que la berline vient me percuter de plein fouet, me laissant là agoniser sur le bitume.
J’ai une pensée furtive pour mes parents que je vais sûrement rejoindre. Le bruit de pneus crissant sur la route se fait entendre.
Il est certain que ma fin est toute proche. Entre conscience et perte de connaissance, je ressens une douleur insupportable dans tout mon corps. Je me sens doucement partir alors que quelque chose de chaud et désagréable me touche. L’inconscience m’emporte totalement, tandis que mon bourreau finit sans doute son travail.
 
Chapitre 2
Capucine
 
 
La tête en vrac, le corps allongé dans un lit qui n’est clairement pas le mien, je me réveille doucement. Il me faut plusieurs minutes pour me rendre compte que je suis dans une pièce blanche, reliée à une machine qui n’en finit pas avec son bip infernal. Tentant de me relever, je retombe instantanément à cause des douleurs aux côtes. Je parviens enfin à trouver le bouton d’appel, non loin d’un manteau en cuir vieilli. Instinctivement, mes sourcils se froncent, je ne connais pas ce vêtement et la chambre ne comprend pas d’autres occupants que moi. Dans un geste désespéré, mes doigts pressent la commande à plusieurs reprises.
À travers la vitre, mon regard s’arrête sur une femme habillée d’une blouse d’infirmière. Celle-ci arrive calmement jusqu’à ma chambre, et entre après avoir légèrement frappé sur le montant de la porte.
— Bonjour, mademoiselle. Je suis Claire. Comment allez-vous ?
— Bonjour, j’ai mal un peu partout, mais ça va. Je crois.
— Vous avez été renversée par une voiture. Est-ce que vous vous en souvenez ?
— Parfaitement. J’ai été étranglée juste avant, pour tout vous dire, soupiré-je.
— Ce qui explique les ecchymoses sur votre gorge, répond-elle avec une grimace non dissimulée.
— Sans doute.
Je porte la main à mon cou en me remémorant ce moment où j’ai vu ma vie défiler sous mes yeux.
— Vous voulez m’en dire plus ? Comment vous appelez-vous ? Nous n’avons pas retrouvé de papiers ni de téléphone sur vous.
Ma soignante en profite pour appeler le médecin alors que je commence à parler, malgré l’irritation que cela provoque.
— Oh oui, bien sûr. Mon nom est Capucine Lamarre. Je suis ici parce que quelqu’un tente de me tuer. Un homme est entré chez moi… Il devait avoir une clé…
Je marque une pause, le temps de me souvenir des évènements alors que je me sens encore désorientée. L’infirmière me tend un verre d’eau que j’accepte aussitôt. Le liquide réhydrate ma gorge qui devient moins sèche et douloureuse après quelques lampées.
— Il m’a étranglée, et lorsque j’ai réussi à m’enfuir après lui avoir donné un coup de genou bien placé, il m’a poursuivie en voiture avant de me percuter. Je soupçonne mon frère d’être derrière tout cela.
La jeune femme me regarde avec un mélange d’horreur et de pitié, puis ses yeux font un aller-retour entre moi et une veste posée sur la chaise.
— Savez-vous s’il… si cette veste lui appartient ?        — Non, pas du tout, je lui réponds, tout en comprenant qu’elle s’inquiète de la présence d’une personne pour le moment inconnue à mes côtés.
— Très bien. Parce qu’un homme vous rend visite depuis que vous êtes ici. Cela fait trois jours exactement. Voulez-vous faire une demande pour que votre frère n'ait pas accès à votre chambre, mademoiselle Lamarre ?
— Je ne sais pas qui est la personne dont vous parlez. Pour ce qui est d’Alex, mon frère, oui, je veux bien, merci. Et serait-il possible de trouver le numéro de mon notaire, Maître Bart ? Je dois lui téléphoner de toute urgence.
L’homme qui vient ne doit pas être très dangereux, auquel cas, en trois jours, il m’aurait déjà tuée. Il est évident que je dois mettre de l’ordre dans mes affaires rapidement. C’est le seul moyen que j’ai de sauver ma peau de ce fou furieux. Et dire que je vis avec lui. Une larme s’échappe et glisse le long de ma joue, je l’essuie d’un geste vif.
— Oui, évidemment, je vais m’en occuper. Je vais faire venir quelqu’un pour remplir votre dossier et le mettre à jour. Vous allez rester ici en observation une ou deux journées encore. Un médecin va venir vérifier que tout va bien. Est-ce que je peux faire autre chose pour vous ? s’inquiète-t-elle.
— Je ne crois pas, merci beaucoup, mademoiselle.
— Appelez, si besoin. Le médecin va arriver, reposez-vous.
La charmante Claire se retire en croisant un homme à la porte qu’elle salue poliment. Le médecin s’approche et m’ausculte avant de m’envoyer faire un examen de vérification. Lorsque l’on me ramène, je découvre un inconnu dans le fauteuil.        — Bonjour. Je vois que vous êtes réveillée.
— Euh… bonjour. Vous êtes ? demandé-je, en notant qu’il ne porte aucune blouse ou autre vêtement médical.
Du coin de l’œil, je remarque l’infirmière observer notre échange à travers la vitre.
— Ah ouais, pardon. Je suis Aidan. C’est moi qui vous ai fait amener ici après l’accident. J’étais au téléphone pas très loin et j’ai appelé une ambulance. Je suis resté voir si vous vous en sortiez.
Je le remercie de m’avoir sauvée, alors que le rouge me monte aux joues. En le détaillant, je note qu’il est plutôt bel homme et costaud. S es yeux sont hypnotiques, sans doute est-ce dû à leur couleur vairon. L’un d’un gris bleuté, tandis que l’autre se colore d’un vert sombre. Son regard intense m’intimide presque. Le tee-shirt blanc qu’il porte laisse imaginer une superbe musculature et des épaules larges. Ses cheveux châtains sont en bataille et lui donnent un petit côté négligé qui n’est pas désagréable.
— Vous n’étiez pas obligé de perdre votre temps à revenir, cela me gêne, vous devez être occupé, dis-je, en baissant les yeux sur mes mains. Je m’appelle Capucine, ajouté-je dans un murmure.
— C’est joli. Vous allez bien ? Je veux dire, vous aviez l’air d’avoir des ennuis l’autre soir, alors…
Il ne termine pas sa phrase et se passe une main dans ses cheveux.
— Ça va le faire, soufflé-je.
Un silence s’installe entre nous, et alors qu’il pourrait être pesant, il est quasiment naturel et réconfortant.
— Je vous laisse mon numéro. Si jamais vous avez besoin que l’on vous sauve de nouveau, annonce-t-il avec un sourire en coin un brin provocateur.
Je rêve… Il n’espère tout de même pas que mon meurtrier de frère m’attaque à nouveau ? Puis je me souviens qu’il n’a pas vraiment connaissance de mon histoire.
— Parce que vous jouez souvent au super héros ? demandé-je, en arquant un sourcil.
— Seulement à mes heures perdues, et j’en ai peu.
— Je vois. Eh bien, je ne devrais pas être une demoiselle en détresse dans les jours à venir, puisque je ne bouge pas d’ici.

—  Très bien. Je repasserai, Capucine. À demain.
Alors qu’il s’apprête à partir, il remet sa veste

  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • Podcasts Podcasts
  • BD BD
  • Documents Documents
Alternate Text