Insanity love
184 pages
Français

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Insanity love , livre ebook

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Description

Romance contemporaine - 357 pages


Mélorine a dû affronter les affres de la vie. Une mère schizophrène, un père alcoolique, un jeune frère délinquant, son regard se porte désormais sur l’avenir, même si ce dernier est encore incertain.


Sa rencontre avec Roméo, homme d’affaires séduisant, va bouleverser son existence et l’entraîner aux frontières de la folie. A-t-elle hérité de la maladie de sa mère ou les démons de son passé refont-ils surface ? Les phénomènes étranges et terrifiants qui se produisent autour d’elle sont-ils le fruit de son imagination ou est-elle réellement la cible d’un être malveillant et dangereux ?



Effrayée, Mélorine peut-elle espérer l’aide de Roméo ou doit-elle au contraire le fuir avant qu’il ne soit trop tard ?


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 27 avril 2022
Nombre de lectures 4
EAN13 9782379612794
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Insanity love
 





Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-279-4
Photographie de couverture : Nik Keevil
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Parce que vous méritez
les émotions les plus intenses !
PROLOGUE
Roméo


— MÉLORINE !
Hurlant à m’en décrocher les cordes vocales, je cours entre les arbres, ignorant les branches qui me fouettent le visage. Mon cœur bat si fort que j’ai la sensation qu’il va exploser dans ma poitrine. Mon sang pulse dans mes veines comme un torrent déchaîné. J’ai l’impression de devenir fou. Le froid s’infiltre sous mes vêtements. Je glisse à plusieurs reprises dans la boue.
Maudite pluie !
Dans la pénombre, je ne distingue pas grand-chose.
— MÉLORINE  ! crié-je à nouveau, désespéré.
Le silence qui me répond me fait l’effet d’une gifle, je panique et accélère la cadence sans vraiment savoir où je vais.
Quel connard je suis ! Je me hais de l’avoir entraînée dans cette histoire, elle ne méritait pas ça… Nous ne méritions pas ça. Est-ce qu’elle va disparaître elle aussi ? Mais que s’est-il passé ? Pourquoi ce sang sur le sol de mon salon ? Et mes meubles renversés ? Je suis complètement perdu…
— MÉLORINE  !
Mon cri transperce la nuit, résonne entre les arbres.
Je me fige et me penche en avant pour reprendre mon souffle. Si ça se trouve, elle n’est même pas là ! Je suis parti en trombe dans les bois parce que la porte de derrière était ouverte, mais je me trompe peut-être. A-t-elle été kidnappée ? Merde ! Qu’est-ce que je dois faire ? Prévenir la police ?
Mes yeux fouillent l’obscurité à la recherche du moindre indice qui pourrait me mettre sur la voie de la femme que j’aime, mais rien… Abattu, je décide de faire demi-tour pour inspecter la maison.
Je ne peux pas la perdre. Impossible.
CHAPITRE 1
Mélorine


Quelques mois plus tôt

 — Maman… c’est quoi l’amour ?
— Ça n’existe pas ! Ce sont des conneries qu’on raconte à des gamines naïves et stupides comme toi !
Du haut de mes huit ans, je retiens mes larmes et lui demande, pleine d’espoir :
— Et moi, tu m’aimes, maman ?
Elle éclate de rire, me jaugeant d’un regard méprisant.
— T’aimer ? Tu as bousillé ma vie, petite peste ! Comment pourrais-je t’aimer ?
— Moi… je t’aime, bredouillé-je d’une voix emportée par la tristesse et le cœur lourd.
— M’emmerde plus, Mélorine ! Dégage de là !
Je reste immobile, alors, elle me lance un sourire mesquin et me dit mielleuse :
— Tu veux que je te montre que l’amour n’existe pas ?
Curieuse, je hoche la tête. Elle s’empare d’une marguerite dans le vase qui trône au milieu de la table de la cuisine et se positionne à nouveau devant moi.
— Il existe un petit jeu…
Mes yeux innocents d’enfant la fixent.
— Ce jeu est censé refléter les sentiments… Tu veux savoir si je t’aime ?
— Oui…
— Alors, on va enlever les pétales un à un et le dernier qui restera te donnera la réponse…
Sa bouche s’étire en un sourire diabolique et elle commence en retirant les premiers pétales :
— Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément…
Elle stoppe sa ritournelle, fixe la fleur, arrache vivement plusieurs autres pétales d’un coup sec et me regarde à nouveau en riant avant de crier :
— PAS DU TOUT !
Je fais un bond en arrière.
Tétanisée, la bouche grande ouverte, j’ai le cœur gros.
— Maintenant, dégage ! grogne-t-elle.
Elle me pousse hors de la cuisine et claque la porte. Je reste quelques minutes, immobile, à fixer la poignée. Des perles d’eau salée dévalent mes joues creusées et sales.
Alors comme ça, l’amour n’existe pas…

J’ouvre les yeux en me redressant précipitamment dans mon lit. Encore ce fichu cauchemar… Est-ce qu’un jour ça passera ? Mon passé me hante régulièrement la nuit, sans cesse, ces souvenirs douloureux me submergent et me serrent le cœur.
Après un long soupire, lasse, je fixe le réveil. Déjà six heures du matin, il faut que je bouge. Défi du jour : trouver du travail ! Deux semaines que je me suis fait virer de mon ancien job pour vol. Un sale coup de Carlos, mon collègue, qui piquait dans la caisse depuis des lustres. Il m’a fait porter le chapeau quand la directrice s’est aperçue qu’il manquait régulièrement de l’argent dans les recettes. Je suis très en colère et n’arrive toujours pas à digérer cette histoire. Comment a-t-il pu me faire un coup pareil sachant que je galérais déjà pour boucler les fins de mois ?
Lyon est une grande ville, mais les emplois à plein temps ne courent pas les rues pour autant.
Je sors de mon lit, évite de me cogner la tête contre ces maudites poutres en bois. Je vis dans un petit appartement, sous les toits, dans le quartier Saint-Jean. Le plancher ancien et le plafond à la française donnent un côté chaleureux à ce trois pièces que je loue à madame Godreuil, une vieille dame, pour une somme dérisoire. Le Vieux Lyon est agréable, mais les prix des locations sont souvent inabordables. J’ai de la chance. L’immeuble lui appartient, elle habite l’appartement du rez-de-chaussée et stocke tous ses souvenirs dans celui du premier étage. Moi, je suis au second dans les combles aménagés. En échange de quelques services, madame Godreuil me fait une faveur pour le loyer, mais même avec un bon prix, la vie reste chère ici. J’ai déjà des factures en retard, il faut rapidement que je trouve un nouveau job.
Situé à deux pas des transports en commun et de tous les commerces pour touristes, je pensais qu’il serait facile de se faire embaucher dans un restaurant, un pub, ou comme vendeuse dans une boutique de souvenirs, mais je me suis trompée. Jusqu’à ce que je me fasse virer, je travaillais comme serveuse au restaurant Américain , Place Bellecour. Je ne gagnais pas des masses, mais ça payait les factures et je pouvais récupérer les invendus. Maintenant, je n’ai plus rien. Maudit Carlos !
Je passe la tête sous l’eau froide et me redresse pour me regarder dans le miroir qui surplombe la petite vasque. J’observe mes yeux bleus cernés, mes cheveux noirs coupés au carré, mon visage fin et pâle ; il faut vraiment que j’arrive à passer des nuits sans cauchemars.
Il fait frais ce matin, je me glisse dans un peignoir, sors de la salle de bains et me rends dans la cuisine pour préparer le café. Je pose mon PC sur la table, l’allume et commence à faire défiler les offres d’emplois lorsque je suis dérangée par Minou qui se frotte contre mes jambes en miaulant. Je me lève et remplis sa gamelle de croquettes.
— Mange, Minou, et arrête de faire du bruit ! Tonton Teub va grogner !
— Faut pas me parler d’minou, c’matin ! Le mien est en feu ! se lamente une voix enraillée à l’entrée de la pièce.
Sursautant, je me retourne vivement. C’est quoi ça encore ? Comme si je n’avais pas assez fait de cauchemars cette nuit !
— Teub ! Dis à ta conquête d’un soir de s’habiller chez moi ! crié-je agacée.
— T’es qui toi ? demande-t-elle en se frottant les yeux.
— La sœur de cet abruti qui squatte mon canapé !
L’inconnue s’appuie, nue comme un ver, contre mon réfrigérateur, croise les bras et me lance un regard meurtrier. Je perds patience :
— Tu pourrais retirer ton fessier de mon frigo et t’habiller !
— Et toi, tu pourrais arrêter de hurler de bon matin ! J’ai mal à la tête !
Elle se tourne, s’éloigne vers le salon tandis que je me dis que mon frère a le chic pour ramener des gourdes qu’il ramasse dans les bars. Je me demande pourquoi je perds mon temps avec lui, puis me rappelle que je n’ai plus que lui. En soupirant, je me verse une tasse de café et reprends ma place derrière mon ordinateur.
Tobias et moi sommes des survivants. Père alcoolique, mère malade et toxico, mélange explosif... Nous avons grandi dans un environnement instable, pas étonnant que je pardonne tout à mon petit frère. Il a six ans de moins que moi, je ne peux m’empêcher de le couver comme la mère qu’il n’a jamais eue. Nous avons beaucoup galéré et pas toujours mangé à notre faim. Nos parents étaient régulièrement absents, et quand ils étaient là, ne brillaient pas par leur présence. Notre mère se shootait dans la chambre, et quand notre père n’était pas vautré sur le canapé à nager dans sa pisse, il nous persécutait. Nous devions nous débrouiller. Dès que j’ai été en âge de travailler, j’ai cherché emploi et appartement. Je me suis rapidement échappée de cet enfer en emmenant Tobias avec moi.
Mon frère collectionne les conquêtes, comme s’il était incapable d’aimer. Notre père n’a pas vraiment été un modèle pour lui. Teub considère toutes les femmes comme notre mère, des moins que rien, juste bonnes à baiser. Je ne vais pas me mentir, je sais que je suis un peu pareille et prends la fuite dès que je sens que je m’accroche. Je crains les hommes et suis incapable de leur faire confiance. Trop de mauvais souvenirs me hantent encore.
Je secoue la tête pour chasser les nuages noirs. Il faut que je trouve du travail, c’est ma priorité. Je replonge dans les petites annonces, mais suis une nouvelle fois dérangée.
— J’peux prendre un café ? J’ai enfilé un tee-shirt…
J’observe à nouveau la frêle silhouette qui se tient avachie contre l’encadrement de la porte. Je ne comprends pas ce que fabrique mon frère avec ce genre de fille. Avec son maquillage qui a coulé et ses cheveux en bataille, on dirait une épave.
Fixant l’écran de mon ordi, je réponds froidement :
— Les tasses sont dans le placard au-dessus de l’évier.
À la dérobée, je lui jette des coups d’œil. Munie d’un mug, elle s’installe face à moi. La journée commence mal…
— Alors, tu vis avec ton frère ? questionne-t-elle, curieuse.
— Non, c’est lui qui vit sur mon canapé ! grogné-je sans lever le nez des petites annonces.
— OK. J’vois, tu n’as pas envie de me parler !
Elle se lamente en gesticulant sur la chaise. Une horrible pensée me vient…
— Dis-moi que tu as aussi mis une culotte ? demandé-je, horrifiée.
Elle ne répond pas, se contente de grimacer. Je me lève d’un bond, fonce dans le salon.
— T

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