L Honneur du Samouraï
253 pages
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L'Honneur du Samouraï , livre ebook

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Description


À la fin de l'année 1945, après la défaite du Japon contre les États-Unis, tous les sabres appartenant aux Japonais doivent être remis aux forces d’occupation américaines. C’est ainsi que le célèbre Honjo Masamune, un katana forgé au XIVe siècle, disparaît.


En juin 2019, le précieux sabre réapparaît à Paris dans une vente d’objets volés. L’ayant saisi, le gouvernement français décide de le rendre au Japon et invite la famille impériale. En attendant, le katana et les antiquités récupérées sont exposés au Louvre.


Lors du transfert du Honjo Masamune vers l’ambassade du Japon, un commando armé massacre l’escorte et le sabre est à nouveau dérobé. Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont missionnés pour éviter l’incident diplomatique, mais des attentats sont commis contre la famille impériale.


Qui a volé le katana d’une valeur inestimable ? Qui veut assassiner le prince Daisuke ?


Gerfaut devra se familiariser avec le Bushido, le code d’honneur des samouraïs, pour affronter les fantômes surgis du passé...


L'Honneur du Samouraï est la 8e enquête du commandant Gabriel Gerfaut.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 décembre 2019
Nombre de lectures 155
EAN13 9782374537184
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Présentation
À la fin de l’année 1945, après la défaite du Japon contre les États-Unis, tous les sabres appartenant aux Japonais doivent être remis aux forces d’occupation américaines. C’est ainsi que le célèbre Honjo Masamune, un katana forgé au XIVe siècle, disparaît.
En juin 2019, le précieux sabre réapparaît à Paris dans une vente d’objets volés. L’ayant saisi, le gouvernement français décide de le rendre au Japon et invite la famille impériale. En attendant, le katana et les antiquités récupérées sont exposés au Louvre.
Lors du transfert du Honjo Masamune vers l’ambassade du Japon, un commando armé massacre l’escorte et le sabre est à nouveau dérobé. Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont missionnés pour éviter l’incident diplomatique, mais des attentats sont commis contre la famille impériale.
Qui a volé le katana d’une valeur inestimable ? Qui veut assassiner le prince Daisuke ?
Gerfaut devra se familiariser avec le Bushido, le code d’honneur des samouraïs, pour affronter les fantômes surgis du passé…
L'honneur du samouraï est la huitième enquête du commandant Gabriel Gerfaut.




Gilles Milo-Vacéri a une vie bien remplie. Après des études de droit, il vit pendant quelques années de multiples aventures au sein de l’armée puis entame une série de voyages sur plusieurs continents afin de découvrir d’autres cultures. C’est un auteur protéiforme, explorant sans cesse de nouveaux territoires. Le polar ou le thriller, le roman d’aventures inscrit dans l’Histoire ancienne ou plus contemporaine, les récits teintés de fantastique, se sont imposés à lui en libérant complètement sa plume de toutes contraintes et révélant un imaginaire sans limites. Au-delà d’une trame souvent véridique, le suspense et les intrigues s’imposent dans ses romans, apportant une griffe particulière à ses publications. Un pied dans la réalité, l’autre dans un univers étrange où tout peut devenir possible, Gilles Milo-Vacéri surprend ses lecteurs avec des textes au réalisme angoissant. Il aime conserver un lien étroit et permanent avec son lectorat, lors de rencontres dédicaces ou grâce à sa présence sur les réseaux sociaux et son blog officiel qu’il anime très activement.

Blog officiel - Facebook - Twitter
L'HONNEUR DU SAMOURAÏ
Les enquêtes du commandant Gabriel Gerfaut Tome 8
Gilles Milo-Vacéri
38 rue du polar
À Rose, ma nièce, Le 28 juin 2019, à 12 h 53, tu as ouvert les yeux sur ce monde et tu as tatoué le mot bonheur en lettres majuscules sur le cœur de tes parents, Anaïs et Max, et de ton frère, Enzo. Sans le savoir, tu as apporté la plus grande et la plus belle des joies dans l’âme de ta marraine, Caroline, qui restera ton plus fidèle soutien. Je te souhaite une longue vie, toutes les chances, la concrétisation de tes espérances et la réussite de tous tes projets, dans une explosion de rire et d’amour, à jamais entourée de ceux qui t’aiment.
Prologue
Samedi 15 décembre 1945
Japon - Tokyo - Quartier de Mejiro

Tokugawa Iemasa semblait statufié sous la forme d’une silhouette fantomatique, perdue dans un monde qui n’était déjà plus le sien. À 61 ans, ce diplomate restait figé devant le tatami sur lequel son assistant avait déposé les ustensiles pour la cérémonie du thé. Maître de Sado 1 , Iemasa était assis rituellement en position Seiza 2 et alors que sa concentration aurait dû être à son paroxysme, son esprit était ailleurs. Il ne parvenait guère à faire le vide en lui, condition nécessaire pour exécuter le rituel au plus près d’une tradition millénaire.
Vêtu de son Kamishimo 3 d’apparat, d’une jolie teinte gris bleu et arborant le Mon 4 des Shogun 5 Tokugawa brodé de fils d’or, il ressemblait à ses nobles ancêtres dont il devinait la présence autour de lui, comme autant de juges invisibles au silence accusateur. Sans doute était-ce l’unique source de son mal-être, bien plus que la température glaciale ou l’acte déshonorant qu’il accomplirait plus tard.
À la mort de son père, Iesato, en 1940, il était devenu le dernier prince Tokugawa, l’ultime représentant de cette longue dynastie shogunale qui avait régné sur la période Edo. Iemasa avait hérité du titre selon les lois Kazoku de la haute noblesse japonaise, ce qui l’avait amené à siéger à la Chambre des Pairs, au sein de la Diète impériale 6 . Un grand honneur qui avait autrefois flatté son orgueil et dont il se serait bien passé aujourd’hui.
Iemasa inspira profondément et tenta de dissiper du mieux qu’il pouvait le trouble qui le paralysait, puis il attrapa le Chakin, cette petite étole blanche en lin, et essuya une seconde fois son vieux bol, usé et légèrement ébréché. Ses gestes étaient hésitants, trahissant l’émotion qu’il ne parvenait pas à étouffer. Malgré le froid qui régnait dans la chambre du thé, son front était couvert de perles de sueur et sa lèvre inférieure tremblait légèrement.
En cette fin d’après-midi hivernale, la lumière crépusculaire s’accommodait parfaitement du rougeoiement des braises sous la bouilloire. L’eau frémissait depuis longtemps et Iemasa n’y prêtait que peu d’attention. Une lampe à huile était posée près de l’autel, et c’est presque sans réfléchir qu’il l’alluma.
Son regard se leva lentement et là, face à lui, dans la lumière naissante, il put fixer le présentoir laqué sur lequel reposait son daisho 7 . Il avait demandé à ce qu’il soit installé dans cette chambre, comme s’il avait pu oublier ce qu’il avait à faire. Le katana et le wakizashi appartenaient à sa famille depuis la nuit des temps et ses yeux caressèrent les sayas, ces fourreaux réalisés avec une grande précision dans du bois de magnolia puis laqué plus de vingt fois, comme l’exigeait la coutume. Son regard s’attarda ensuite sur les tsukas munies d’un tressage de combat, des poignées qu’il avait saisies tant de fois pour s’entraîner ou entretenir ses armes. Le katana est bien plus qu’une arme, c’est l’âme du samouraï et ils forment un couple indissociable, quelles que soient les circonstances. Ces mots valsaient dans sa conscience et anéantissaient le peu de volonté qui lui restait. Un samouraï n’abandonne jamais son katana. Jamais ! pensa-t-il. Et pourtant…
Tokugawa eut du mal à avaler sa salive, car l’émotion lui serrait la gorge. Au-dessus de son daisho reposait un troisième sabre, dissimulé dans une étole de soie grise, serrée par des liens de cuir blanc. Lui seul savait ce qui était dissimulé sous ce parement d’une sobriété étonnante.
Bien enveloppé dans cette gangue de soie, il y avait le sabre le plus prestigieux de toute l’histoire de son pays. Forgé par maître Goro Nyudo Masamune, vers l’an 1300, ce katana avait appartenu aux plus grands généraux, à des samouraïs célèbres avant de revenir aux Shogun de sa famille, à l’aube du XVII e siècle. Il avait été transmis de génération en génération, de seigneur à prince, de samouraï à samouraï. Sa lame, signée par Nyudo Masamune en personne, était la plus belle, la plus pure et, mieux que l’excellence de cette arme sublime, elle était le symbole d’un passé héroïque, bien plus précieux que sa propre vie. Et comme si les faits de guerre ne suffisaient pas, la légende disait aussi que cette lame pouvait trancher la lumière et rendre son propriétaire invisible !
Ce katana portait le nom glorieux d’Honjo Masamune.
Il n’avait d’autre valeur que les six cents ans d’histoire féodale qu’il avait traversés, les centaines de duels et de batailles affrontés avec le courage de celui qui le portait et enfin, le prestige intemporel du nom de son créateur. Sa lame était parfaite ainsi que son équilibre et ne disait-on pas que le général Honjo Shigenaga avait coupé en deux le kabuto 8 de son adversaire, lors d’un duel ? Ce fut ainsi que le sabre fut baptisé, en recevant le nom du général accolé à celui du forgeron.
Tel était le trésor fabuleux qui sommeillait sous la soie, bien à l’abri des regards.
Et lui, Tokugawa Iemasa, dernier représentant vivant du shogunat, ultime gardien de ce katana, allait trahir tous ceux qui, avant lui, l’avaient possédé et préservé, souvent au péril de leur propre vie, en l’abandonnant à l’ennemi.
Il baissa lentement la tête et refoula difficilement un sanglot. Son visage presque impassible ne trahissait rien de ses sentiments profonds, cependant le chagrin qui venait de le submerger amena une larme solitaire qu’il laissa couler sur sa joue, sans la renier, sans la sécher.
Pour fuir sa tristesse, son esprit se réfugia dans les souvenirs qui affluaient par vagues successives, chacune apportant son lot de malheurs, de morts et de honte.
Il n’avait pas compris cette guerre contre la Chine, l’URSS et encore moins, contre les Gaijins 9 de l’Occident ! Quelle stupidité de se croire capable de régner sur l’Asie et de mettre à genoux une puissance comme les États-Unis. Pearl Harbor avait été une grossière erreur et ils avaient payé le prix de leur aveuglement. Les 6 et 9 août derniers, Hiroshima et Nagasaki avaient été rayées de la carte par l’arme atomique et lui, membre de la Chambre Haute, ne l’avait appris qu’un mois plus tard ! La censure avait tout fait pour cacher ces deux drames successifs et les dizaines de milliers de morts, car le gouvernement aurait dû avouer à la population qu’il savait ce qui allait arriver ! Ces fous pétris d’orgueil avaient fait la sourde oreille devant les exigences de la conférence de Potsdam et malgré plusieurs sommations lancées officiellement par Truman, les autorités japonaises s’étaient entêtées en refusant la reddition sans condition. Toute la marine nationale avait été envoyée par le fond, leurs forces aériennes ne comptaient plus que quelques douzaines d’avions délabrés, l’armée était exsangue et les civils japonais mouraient de faim ou de maladie… ça n’était pas encore assez pour ces fous imbus de leur pouvoir ! S’ils avaient accepté la fin de la guerre, ces deux apocalypses humaines n’auraient jamais eu lieu, d’autant plus qu’ils n’avaient fait que reculer pour mieux sauter.
Le 15 août, l’empereur Hirohito avait enfin parlé à la radio pour arrê

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