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La meute de Mervent - 3 - Les loups blancs , livre ebook

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Description

Bit-lit - 420 pages



Tous les cent ans, les loups blancs doivent choisir entre la mort et la servitude. Derek est devenu le nouvel alpha de la meute après avoir perdu son frère aîné à cause de cette malédiction ignoble, et il refuse de capituler devant l’adversité.



En faisant appel à la meute de Mervent, il espère bien trouver une solution à cet infâme maléfice. Mais la réponse n’est pas celle qu’il espérait : pour sauver les siens, il doit sacrifier un humain doté du don d’évanescence. Un dilemme d’autant plus cruel que l’élue, une innocente en vacances sur son île, pourrait bien être son âme-sœur.





Peut-il perdre la moitié de son cœur, alors même qu’il vient juste de la rencontrer, ou doit-il accepter l’inexorable et offrir l’un des siens à son pire ennemi ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 28 août 2023
Nombre de lectures 1
EAN13 9782379614194
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

La meute de Mervent – 3 – Les loups blancs

3 – Les loups blancs

Laura Black
 

3 – Les loups blancs

Laura Black

Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-419-4
Illustration de couverture : Dark&Light Art
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Parce que vous méritez
les émotions les plus intenses !
Note de l’auteur

Derek, l’alpha des loups blancs, apparaît plus ou moins furtivement dans les deux premiers tomes de la Meute de Mervent. Ce tome, qui lui est consacré, peut néanmoins se lire indépendamment du début de la saga.
Cependant, si vous voulez le découvrir au travers des yeux des loups de Mervent, n’hésitez pas à lire « La revanche de l’alpha » et « Pacte avec un vampire ».
J’ajouterai que certains personnages rencontrés dans ce tome seront également très présents dans la suite de la série, notamment une louve guerrière très indépendante.
Prologue


Un cri retentit dans la nuit. Sauvage. Létal. Prometteur de mort.
Comme si le ciel avait décidé de se mettre au diapason, une lune écarlate apparut entre les nuages, noyant la falaise sous une vague de sang. Le vent redoubla d’ardeur, battant la végétation éparse avec une impétuosité qui exacerba les senteurs d’iode enveloppant les lieux. En contrebas du néant insondable, la mer se déchaînait, au point de blesser la muraille avec une rage qui faisait écho à celle que Claude ne cherchait plus à étouffer.
Il lâcha un grondement hostile et se pencha en avant, jusqu’à pouvoir enfoncer ses mains dans la terre. Les pieds solidement arrimés au sol, il se ratatina à la manière d’un animal sur le point de bondir. Il redressa alors la tête et rugit, toutes dents dehors, insensible à la pluie qui fouettait son visage. Dans ses veines, la colère irradiait tel un millier d’orages.
Face à lui, Gautier faisait corps avec sa misérable nymphe, prêt à la défendre quoiqu’il lui en coûte.
Claude gloussa, dévoré par un mépris abyssal. Alice était sienne ! Depuis le jour où il lui avait sauvé la vie, elle lui appartenait. Il avait, d’ailleurs, marqué son territoire sans état d’âme, tailladant ses chairs de ses longues griffes. Le visage de la fragile créature, défiguré, garderait à jamais la trace de cette revendication bestiale ! Mais Claude ne s’était pas arrêté là. Il l’avait engrossée, conscient qu’elle se plierait à une existence de servitude plutôt que d’abandonner l’être vagissant qu’elle avait mis au monde.
Rien ni personne ne s’opposait jamais à sa volonté ! Ni les femmes ni les hommes !
Du moins, cela avait été vrai jusqu’à ce que Gautier Dréan pointe le bout de sa truffe ! Cet enfoiré avait vu au-delà des cicatrices immondes d’Alice et était tombé amoureux d’elle. Il l’avait même persuadée de s’enfuir avec lui. Puis, s’arrogeant un droit qui ne lui appartenait pas, Gautier avait scellé leur union par un acte magique qui avait aboli ses prérogatives.
Si Claude n’avait pas été capable d’anticiper le coup, il avait riposté férocement. Et la punition avait été à la hauteur du crime commis ! Il avait requis, auprès du conseil des garous, la garde d’Alexander, le fils qu’Alice lui avait donné, et il l’avait obtenue sans mal. L’idiote n’avait pas fait le poids face à lui et avait dû lui confier l’enfant, la mort dans l’âme.
Depuis, cet imbécile de Gautier essayait de négocier pour que sa compagne décroche un droit de visite, comme s’ils étaient de vulgaires humains.
Quel abruti ! songea Claude en le fusillant du regard. Alice ne reverrait jamais Alexander, il s’en était assuré. Le gamin était perdu à jamais pour elle !
La rage continuait de se diffuser dans son corps massif. Claude la laissa imprégner chaque fibre de son être et gonfla ses muscles dans un feulement hostile. La lune rousse le stimulait avec une ardeur qui allongeait ses crocs et renforçait sa soif de sang. Ce soir, il allait tuer, avant de se repaître de la chair de son ennemi ! 
— Tu connais le prix, hurla-t-il pour couvrir le rugissement du vent.
Les mains d’Alice se crispèrent sur les épaules solides de son époux. Elle est effrayée, jubila-t-il. Elle pouvait l’être ! Dans son ventre, un bébé grandissait, fruit de son amour avec son nouveau compagnon. Claude aurait pu lui pardonner beaucoup de choses, mais ça… Merde ! Ça changeait tout ! Alors, ouais, il comptait bien se venger de façon impitoyable.
Un enfant contre un enfant, tel serait le prix à payer !
— Nous ne céderons pas à ton chantage ! lui opposa Gautier avec un rictus obstiné. Alice a le droit de choisir avec qui elle veut vivre, et Alex est son fils.
— C’est avant tout le mien, répliqua-t-il crânement. D’ailleurs, le conseil m’en a confié la garde exclusive.
— Parce que tu leur as menti, s’emporta Alice, la voix enrouée des sanglots qu’elle réprimait.
Claude se mit à rire devant sa mine déconfite. Parce qu’elle n’était pas une louve, elle n’avait eu qu’une audience limitée face à l’assemblée séculaire des garous. Lui avait abusé sans vergogne de cet avantage stratégique, et le résultat avait été à la hauteur de ses attentes.
Il connaissait suffisamment Alice pour savoir qu’il aurait eu une chance de la soumettre à sa volonté si elle n’avait pas été enceinte. Pour Alexander, elle aurait été capable de renoncer à son abruti d’amant et d’accepter toutes les conditions qu’il lui aurait imposées. Claude s’en était réjoui à l’avance, imaginant les sévices qu’il pourrait lui infliger en représailles de sa trahison. Mais, lorsqu’il avait appris sa grossesse, il avait compris que ses plans ne se dérouleraient pas comme prévu.
Il avait donc défié Gautier, conscient que le loup ne résisterait pas à cette provocation. Et il avait eu raison.
Devant lui, le jeune garou campait fermement sur ses positions et refusait de capituler. Alice était collée contre son dos, espérant peut-être lui communiquer sa force. Cette image de communion l’agaça, autant que la vue du ventre rond de la nymphe.
Claude toisa son adversaire, excité à la perspective du combat qui allait suivre. Son corps se transforma à la faveur d’un nouveau rayon lunaire, cédant la place à un énorme prédateur gris. Il ne se précipita pas vers le couple, oh non ! Il se contenta de dessiner des demi-cercles devant eux, puis retroussa ses babines pour révéler ses crocs écumants. Dieu ! Qu’il aimait inspirer la peur !
Alice gémit lorsque son compagnon se métamorphosa à son tour. Claude marqua un léger sursaut de surprise : de sa vie, il n’avait jamais affronté un loup au pelage aussi blanc, presque immaculé. Si immaculé que, sous l’astre étincelant, il brillait d’une nuance d’un rouge vif presque irréelle.
Il finit par émettre un ricanement ironique, en songeant que le poil du garou serait bientôt vraiment imprégné de sang.
Comme il n’avait jamais été très patient, il attaqua derechef, conscient que sa puissance et son expérience représentaient des atouts mortels. Gauthier, bien plus jeune que lui, ne parvint pas à éviter son assaut frontal, en grande partie parce qu’il préféra protéger sa nymphe. Claude n’hésita pas une seconde : il planta ses crocs dans la gorge offerte, mais Gautier était agile et plus rapide qu’il ne l’avait escompté. Malgré la douleur et ses chairs déchirées, il s’écarta d’un bond leste et se déroba à la puissance de sa mâchoire.
Comprenant qu’elle représentait une faille dans la défense de son compagnon, Alice se réfugia derrière un amas de rochers. Comme si elle pouvait lui échapper…
Claude émit un grondement sarcastique, puis reprit le combat. Il sauta sur le loup blanc, sans chercher à le duper par une manœuvre sournoise. Non, avec un adversaire aussi peu coriace, il pouvait jouer la carte de la force brute, plutôt que celle de la stratégie. Il lui zébra la gueule d’un coup de griffes. Une brûlante satisfaction l’envahit. Pour quelques heures, Gautier allait ressembler à sa compagne !
La pluie lavait les plaies de son rival, mais il savait qu’il lui avait infligé des estocades douloureuses, au point d’entamer son capital confiance. Si Gautier continuait de faire front avec une détermination aveugle, ses pattes commençaient à flageoler. L’abruti était trop jeune et inexpérimenté pour affronter un loup de son acabit. Encore quelques coups bien portés, et il serait vaincu !
Il s’élança sans plus réfléchir, réjoui de goûter la saveur de sa proche victoire. Gautier allait découvrir que l’on ne s’improvisait pas combattant émérite face à un lycanthrope rodé à l’exercice. Le prix serait élevé pour Alice, il se le promit ! Son futur né, déjà, serait exécuté dès la mise bas.
Excité à cette perspective, il bondit en avant et constata, estomaqué, que son adversaire se couchait sur le dos, indifférent au sol détrempé. Il comprit trop tard son dessein. Comprit, abasourdi, que cet enfoiré l’avait sciemment laissé croire qu’il était moins fort que lui. Comprit que Gautier l’avait amené exactement là où il le souhaitait… Et, lui était tombé tête baissée dans le piège !
Les idées claires, mais incapable de se rétablir en plein élan, Claude ne put éviter le ressort de ses pattes. Propulsé dans les airs, il se débattit dans l’espoir de recouvrer le contact rassurant de la terre ferme, sans se fracasser la gueule sur la roche. Le choc ne vint pas, ce qui se révéla pire...
Le vide l’aspirait, l’enveloppant comme un linceul de ténèbres. Hébété, il fixa le jeune loup qui, du bord de la falaise, suivait des yeux sa chute vertigineuse.
Non ! Ce n’était pas possible ! Ce ne pouvait pas être la fin. Pas comme ça…
Il cessa de penser à l’instant où son corps se disloqua sur les pics aiguisés qui jaillissaient au milieu des flots écumants.

— Nooooon ! hurla une voix incrédule.
Gautier, Alice pressée contre lui, dévisagea la femme qui venait de surgir des ombres, un élan de pitié au fond du regard. Corinne, la maîtresse du malheureux vaincu, s’écroula au bord du précipice et commença à égrener une complainte lancinante, des accents de d

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