Parlons grec moderne
294 pages
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Parlons grec moderne , livre ebook

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Description

Parlons grec moderne est une initiation à la langue et à la culture grecques modernes. Elle permet de prendre connaissance d'une civilisation aujourd'hui représentée par deux Etats modernes - la Grèce et Chypre. Au terme de l'apprentissage des formes grammaticales et des expressions adaptées aux diverses circonstances de la vie, le lecteur pourra acquérir des notions de base et commencer à communiquer en grec avec les hellénophones.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 septembre 2008
Nombre de lectures 276
EAN13 9782296204553
Langue Français
Poids de l'ouvrage 16 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Parlons grec moderne
© L’Harmattan, 2008
5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-06211-5
EAN : 9782296062115

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Cyril Aslanov


Parlons grec moderne


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Αυτό το βιβλίο είvaι αφιερωμένο στους αδελφούς μου
Ιερουσαλήμ, 14 Ιούνη 2008
I. L’ESPACE LINGUISTIQUE HELLÉNOPHONE
Le grec moderne est la langue officielle de deux États situés aux confins sud-est de l’Union Européenne : la République Hellénique dont la population compte 10 706 290 habitants (juillet 2007) et Chypre, île peuplée de 788 457 âmes (juillet 2007) dont 77 % sont des Grecs hellénophones. Mais la maigreur de ces statistiques ne doit pas faire illusion. De fait, la diaspora grecque compte près de 7 millions d’habitants répandus dans les cinq continents, dont 3 à 4 millions aux États-Unis et plus de 600 000 en Australie. À elle seule, Melbourne compte plus de 300 000 Grecs, ce qui en fait la troisième ville grecque du monde après Athènes et Thessalonique. Certes, les processus d’assimilation qui se manifestent dans ces colonies grecques portent atteinte à l’helléphonie. Pourtant l’identité ethnico-religieuse grecque-orthodoxe (ελληνορθóδοξος [elinorthódhoksos] en un seul mot) se préserve tant bien que mal à travers les réseaux éducatifs à plein temps ou à temps partiel (Sunday schools des pays anglo-saxons, cours de grec décernés dans les consulats grecs et dans les paroisses grecques-orthodoxes). Il s’agit donc d’une identité qui dépasse largement le cadre de l’État-nation.
Du point de vue strictement politique, la Grèce et Chypre sont des pays relativement jeunes. La Grèce n’a proclamé son indépendance qu’en 1822 et c’est seulement en 1829 que sa souveraineté a été garantie et reconnue internationalement. De son côté, Chypre est restée une possession britannique jusqu’en 1960. Pourtant la langue et la culture helléniques peuvent se targuer d’une continuité historique exceptionnelle. De fait, les plus anciennes attestations du grec mycénien qui nous soient parvenues datent du milieu du XIII e siècle avant notre ère. La langue dont le grec moderne est l’aboutissement est donc l’une des plus durablement attestées au monde. À titre de comparaison, les premières traces épigraphiques de l’hébreu remontent au VIII e siècle avant notre ère. Quant au copte qui constitue un avatar ultime de l’ancien égyptien, il n’a jamais été promu au statut de langue officielle d’un État-nation moderne.
Le territoire grec présente une diversité géographique impressionnante. Le pays est marqué par un fort contraste entre une partie continentale au rivage échancré (Grèce du Nord et Grèce centrale avec le promontoire constitué par l’Attique), une grande presqu’île montagneuse au sud (Péloponnèse), les chapelets d’îles de la mer Égée dont les eaux sont presque entièrement contrôlées par la Grèce et enfin la grande île de Crète, limite méridionale de l’espace égéen. Quant à Chypre, elle se situe à 560 kilomètres à l’est de la Crète et à 400 kilomètres au sud-est de Rhodes. En dépit de son appartenance politique à l’Union Européenne, Chypre est généralement considérée comme une île asiatique. De fait, elle ne se trouve qu’à 75 km du rivage de l’Asie Mineure et à 100 km des côtes syriennes.
Paradoxalement, l’homogénéité linguistique de l’espace hellénophone n’est guère affectée par la variété des terroirs et des îles. Le morcellement dialectal qui caractérisait la Grèce archaïque et classique a été résorbé dès la fin du IV e siècle avant notre ère par l’extension d’une langue commune (κοινή) aux dépens des parlers locaux. Même si le grec a connu quelques diversifications secondaires au cours du Moyen Age (entre dialectes du Nord et du Sud notamment), l’intercompréhension entre les hellénophones n’a jamais été sérieusement compromise. Quant aux alloglottes, ils constituent une proportion infime de la population grecque (2% à peine). Mais à Chypre dont la population compte 18 % de Turcs, l’homogénéité linguistique est sérieusement menacée par la partition de l’île en deux entités antagonistes : la République chypriote qui reconnaît au turc le statut de langue officielle aux côtés du grec et la République turque de Chypre du Nord dont l’unique langue officielle est le turc.
Pays membres de l’Union européenne, la Grèce et Chypre se démarquent de leurs partenaires par l’emploi de l’alphabet ancestral ainsi que par la superposition presque totale de l’identité hellénique et de l’appartenance à l’Église grecque-orthodoxe. Cette situation particulière a d’ailleurs posé quelques problèmes en termes de droit européen car jusqu’au 14 novembre 2000, les cartes d’identité grecques portaient la mention de la religion. Les eurocrates de Bruxelles ont exercé d’intenses pressions en vue d’obtenir l’abrogation de cette pratique. En effet ils ne comprenaient pas que dans une perspective hellénique, la question de la religion ne se posait pas seulement en termes confessionnels ou doctrinaux, mais avant tout en termes ethniques et nationaux. Comme beaucoup de nations de l’Europe orientale et du Proche-Orient, les Hellènes ne séparent pas volontiers l’identité ethnique de l’appartenance religieuse. Pendant les longs siècles que la Grèce passa sous le joug ottoman, l’Église grecque-orthodoxe fut la seule instance où pût s’exprimer un semblant de sentiment national. Étant donné cette collusion entre nation et religion, même les athées les plus convaincus s’identifient avec le symbole identitaire constitué par l’Église grecque.
Du point de vue économique, la Grèce figure parmi les États les moins nantis de l’Union Européenne avec un PNB par tête de 30 500 $ (estimation 2007). Mais son taux de croissance annuel d’environ 4 % depuis 1997 est l’indice d’un dynamisme supérieur à celui des pays plus prospères. La force de l’économie grecque réside dans le tertiaire (74,4 % du PNB en 2006). À lui seul, le tourisme concentre 15 % des ressources du pays. Autre atout de taille, la marine marchande grecque qui est de facto la plus grande du monde avec 75 156 763 tonnes brutes, soit 3246 navires, compte tenu de la pratique des pavillons de complaisance. Enfin, les envois d’argent effectués par les Grecs émigrés à l’étranger constituent un apport non négligeable à l’économie hellénique.
L’agriculture grecque qui occupe au moins 5,1 % de la main d’œuvre produit du blé, du maïs, de l’orge, de la betterave, des olives, des tomates, des fruits, du tabac. L’industrie agro-alimentaire grecque est surtout connue pour son huile d’olive, ses vins et ses conserves de poisson. À Chypre, la proportion de la population active employée dans l’agriculture est encore moindre (3,7 %), sauf dans la zone occupée par les Turcs où elle atteint 10,6 %. Les exportations agricoles chypriotes consistent surtout en agrumes et en pommes de terre.
Malgré la part importante de la main d’œuvre grecque employée dans l’agriculture, la Grèce est loin de l’autosuffisance et elle éprouve certaines difficultés à surmonter ses retards structurels. De plus, ses produits ont du mal à percer sur le march&

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