Guide des candidats au concours d agrégation
134 pages
Français

Guide des candidats au concours d'agrégation

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Description

Ce guide est une contribution méthodologique susceptible de questionner les candidats sur leurs certitudes, d'exercer leur bon sens afin qu'ils trouvent le cheminement de la vérité scientifique. L'écriture de cette oeuvre pédagogique se situe dans une double quête de la part de l'auteur : s'acquitter d'un devoir intellectuel, celui de transmettre le relais aux générations futures ; partager généreusement son expérience.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2012
Nombre de lectures 71
EAN13 9782296488250
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


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Guide des candidats
au concours d’agrégation










































© L’Harmattan, 2012
5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-96953-7
EAN : 9782296969537
Pr. LEGRE OKOU Henri







Guide des candidats
au concours d’agrégation

Méthodes essentielles
du cheminement intellectuel


















DEDICACE


e voudrais dédier cette œuvre : J A ma mère feue ZEKOU Gnahoua Déassa, tradi-savante,
A mon épouse, à mes enfants et petits enfants, à mon frère
LEGRE Gnapi Léonard ;
Aux professeurs feu Jean POIRIER, Jaques POUMAREDE,
André et Danielle CABANIS et Bernard DURAND qui
guidèrent scientifiquement mes pas vers la Toison d’Or
(l’agrégation) ;
Et remercier mon Doctorant TOTI Pierre Claver à qui je
rappelle que « le poussin qui ne s’éloigne pas de la mère-poule
aura toujours en primeur la cuisse du cafard ».
Et enfin, à tous mes docteurs, doctorants sans oublier les
doyens KASSIA Bi et NENE Bi ; Augustin ANASSE et mon
frère et ami Henri OTROU.





















AVANT-PROPOS


l’instar des enseignements des tradi-initiateurs des Acivilisations de la réversibilité ontologique qui au
demeurant orientent subtilement le corps et le discours des
apprentis dans les oralias de transmutation, le guide se donne
comme un modeste jet de lumière pour déclencher le déclic de
la curiosité scientifique des candidats au concours d’agrégation.
Il n’est donc pas la lumière mais un déclencheur des
parcelles de luminescence intellectuelles enfouies dans
chaque docteur pour que jaillisse en lui le stock de
connaissances afin qu’il s’approprie la Toison d’Or
(l’agrégation s’entend).
A l’évidence, le guide que voilà n’a pas la prétention d’offrir
aux candidats une sorte de sésame, mais une contribution
méthodologique susceptible de les questionner sur leurs
certitudes, de les esseuler, de tuiler leur bon sens afin qu’ils
n’aillent pas dans tous les sens et retrouvent le cheminement de
la vérité scientifique.
L’écriture de cette œuvre pédagogique, destinée aux virtuels
maitres de conférences, se situe dans une double quête de la
part de l’auteur :
- s’acquitter d’un devoir intellectuel, celui de transmettre
le relais aux générations futures qui poursuivront cette
tâche exaltante d’enseignements ;
- partager généreusement son expérience, sans esprit de
boutique, pour que l’enseignement soit une commensalité, un
réel plaisir de transmettre de la connaissance et donc
d’exploration du continent science.
Ce continent ductile dont les frontières ne s’accroissent que
quand la curiosité des éternels apprentis en quête de
lumière de l’esprit avance avec patience, intrépidité vers lui.
Résidence Paillet, le mercredi 14 septembre 2011.




INTRODUCTION

PROBLEMATIQUE DU MOT
GUIDE/DES GUIDES


1e mot guide est un dérivatif du francique Witan qui au L demeurant renvoie à la fois à l’idée d’indiquer, d’éclairer
les facettes voilées, les arcanes d’une réalité pour en saisir les
contours et l’essence et, à l’idée de la personne formée
théoriquement ou empiriquement qui maîtrise l’ensemble des
connaissances et techniques référentielles.
Dans les deux cas de figure, que ce soit les connaissances
techniques, empiriques ou théoriques, ou bien la personne, le
Guide dans le domaine de la quête du savoir ne fait que
réactiver méthodiquement les repères essentiels au
cheminement intellectuel. C’est ici que guider et initier
s’interfèrent tant il est vrai que les deux verbes connectent
séparément et ensemble l’art royal d’acquisition de la
connaissance.
Bien entendu, si l’expression « guide » couvre
sémantiquement la facette exotérique et ésotérique de la
connaissance, l’initiation n’en exprime que la dimension
ésotérique.
Pour les raisons que voilà, le Guide doit cerner les frontières
des connaissances à mettre à la portée de celui/ceux dont il se
propose d’orienter les pas.
A l’évidence, le guide s’implique dans un double
mouvement, celui d’éveil des connaissances et de la mise en
rapport du « guidé » et celui de l’objectif à atteindre. Cela
signifie que le guide ne remplace pas le « guidé » dans son
cheminement intellectuel mais l’oriente à travers les outils

1 O. BLOCK-W. Von Wart burg, Dictionnaire étymologique de la langue
française, PUF, Paris, 1973, p. 310.
9analytiques, la méthode pour qu’il s’imprègne des exigences
scientifiques de son champ d’investigation.
C’est à ce carrefour d’interconnexion entre les connaissances
du candidat - que réactive le Guide - et le contenu du champ
d’investigation de sa discipline que se séparent les différents
guides. Cela veut dire que tout guide procède dans sa
démarche de la délimitation du champ d’investigation qui
au demeurant détermine le processus de cheminement
intellectuel du candidat.
2Ainsi, passent les « universaux » , à chaque discipline « son
guide », c'est-à-dire ses exigences scientifiques, sa spécificité
qui révèle les difficultés à surmonter par les candidats pour
« découvrir » et s’approprier au terme des épreuves « leur
toison d’or » (l’agrégation s’entend).
On le voit, les candidats à l’agrégation d’histoire des
institutions se distinguent des autres candidats des sciences
juridiques par les particularités de leur discipline qui doivent
transparaître dans tous leurs travaux (la thèse et le(s) article(s)
s’entend) nonobstant les exigences de la préparation qui les
rapprochent, les soumettent aux contraintes relativement
semblables.










2 Par universaux, je voudrais souligner les exigences méthodologiques
communes à toutes les sections du concours d’agrégation que voici : les
facteurs dépendant des candidats, de la méthode du maître et des candidats, les
travaux des candidats, la discussion des travaux, le plan. J’observerai, en guise
d’avertissement que les cachets spécifiques de chaque discipline apparaissent
dans les stratégies des réponses aux membres du jury, les leçons (le
commentaire et la leçon théorique). Pour les raisons que voilà, tous les
universaux se distingueront des exigences spécifiques des sections par un
astérisque.
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Chapitre 1

LA PREPARATION DES CANDIDATS


éparer quelqu’un à affronter une épreuve revient à P connaître les contraintes, la nature de cette épreuve. C’est
par ce préalable que commence la préparation, c'est-à-dire la
maîtrise de tous les contours de l’épreuve, de ses exigences
physiques et intellectuelles dont doit s’imprégner l’apprenant, le
disciple.
C’est dans ce sens que converge la définition du Grand
dictionnaire des lettres : « préparer une personne » revient à la
mettre « dans les dispositions physiques, morales ou
3intellectuelles convenables en vue d’un résultat » .
Certains de ces facteurs de la préparation dépendent des
candidats. D’autres relèvent des maîtres, de leur expérience. (La
méthode de transmission des connaissances)

A. LES FACTEURS DEPENDANT DES
CANDIDATS*

Par « facteurs dépendant des candidats », je souligne le rôle
irremplaçable des candidats pour déceler leurs faiblesses en
s’exerçant à la rédaction de la note de synthèse, en
s’autoévaluant, en procédant à l’établissement « d’une
géographie de la documentation » et de la maîtrise du corps.
Car en tant qu’épreuve du corps et de l’intelligence, la
préparation du concours commence par le regard critique que
les candidats portent sur eux-mêmes, pour se connaître, en
créant les conditions d’appropriation des enseignements des
maîtres.

3 Grand dictionnaire des lettres, Grand Larousse de la langue française en
sept volumes, Tome cinquième, Librairie Larousse, 1986, p. 4580.
11Je voudrais reprendre chaque facteur immanent pour en
saisir les contours « propitiatoires » à la réussite des candidats.

1. La note de synthèse des travaux

Comment définir une note ?
Que faut-t-il entendre par synthèse ?
Décryptons ces deux concepts pour saisir les champs
sémantiques qu’ils recouvrent.

a- La note

La note se définit comme un « bref éclaircissement ou un
élément informatif supplémentaire (d’un texte) selon le grand
4robert de la langue française » . Il ne s’agit donc pas d’une
information anodine, d’une sorte d’appendice scripturaire à
fonction ornementale que moquait le philosophe Alain en la
5qualifiant de « médiocre qui s’accroche au beau » , mais d’un jet
de lumière sur le document pour en saisir les composantes
essentielles. De là suit, les exigences particulières de sa rédaction
qui se caractérise, non seulement par sa brièveté, mais aussi et
surtout par la mise en relief des idées essentielles qui structurent le
texte dans leur agencement. Ainsi quand bien même la note se
rapproche du résumé à travers la réduction du texte de base au tiers
au quart au cinquième, etc. ; on distingue que le résumé « n’est en
aucune manière une présentation du texte, une explication, un
6commentaire, à plus forte raison une discussion » .

b- La synthèse

Le concept de synthèse qui n’entre dans l’usage de la langue
efrançaise qu’au XVII siècle sous la plume de Descartes,

4 Le Grand Robert de la langue française, Dictionnaire Le Robert, Nouvelle
édition augmentée, 2001, p. 942.
5 EMILE-AUGUSTE A., (pseud.de Chartier), Propos, 18 Mai 1921, La
Bibliothèque.
6 MOREAU J. A., La contraction et la synthèse de textes, Nathan, Université,
Information, Formation, 1997, p. 109.
127semble-t-il, découle du grec synthesis , qui signifie « action de
8mettre ensemble » .
A l’évidence, par le contenu pluriel de son champ
sémantique, il s’éloigne de la note parce qu’incluant dans sa
démarche plusieurs « éléments de connaissance concernant un
objet de pensée pour en dégager la cohérence scientifique ». En
effet, en tant qu’ « opération intellectuelle d’unification d’un
9ensemble pour en justifier la cohésion » , et donc les raisons qui
ont présidé au choix des différents textes des travaux des
candidats, la synthèse se saisit en dernière instance comme un
contenant de plusieurs champs d’investigation.
Ceci expliquant cela, la note de synthèse, non seulement
contient tout le panorama discursif des travaux, mais aussi et
surtout la justification scientifique de leur « cosémantisation »,
c’est-dire, de leur réunion.
C’est la raison pour laquelle, les candidats devront dégager,
certes, le contenu de chaque élément de l’ensemble cosemantisé,
mais expliquer ce qui les lie et justifie scientifiquement leur
choix, pour ne pas donner l’impression, au jury qu’il a affaire
à des coutumiers des saute-mouton intellectuels, des
SaintJacques qui passent d’un champ d’investigation à un autre,
en juxtaposant des travaux sans lien logique : car la note de
synthèse n’est pas un emballage discursif, mais « un texte
clair de dimensions limitées qui puisse être pour le lecteur : 1)
l’équivalent (d’ au moins) trois textes… traitant de thèmes
voisins ; 2) et surtout la mise en perspective objective et
10rationnelle de leur contenue spécifique » comme l’écrit Jean
A. Moreau.





7 O. BLOCH.W. Von Wartburg, Dictionnaire étymologique de la langue
française, op. cit., p. 619.
8 MARTIN F., Les mots grecs groupés par familles étymologiques, Hachette
classiques, 1937-1990, p. 152.
9 Idem.
10 MOREAU J. A., La contraction et la synthèse de textes, Nathan, Université,
Information, Formation, 1997, p.109.
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