Pour un nouvel enseignement du français au niveau secondaire
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Description

Cet ouvrage transcende la dichotomie traditionnelle "induction vs déduction". L'auteur soutient que des méthodes pédagogiques antagonistes peuvent coexister dans une même classe. Les enseignants en charge des cours de français trouveront des recettes pertinentes en faveur de la construction d'une relation didactique dynamique. Ces conseils valent autant pour les acteurs de l'enseignement secondaire inférieur que pour ceux des centre de (pré)formation professionnelle.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 décembre 2013
Nombre de lectures 21
EAN13 9782336330822
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Jonas Makamina BENA en collaboration avec Bernard LARUELLE et Petia BONEVA
Pour un nouvel enseignement Bernard LARUELLE et Petia BONEVA du français au niveau secondaire
Pour un nouvel enseignement du français au niveau secondaire
La photo sur la couverture représente, à l’arrière plan, un groupe e d’élèves de 6 année secondaire de l’institut pédagogique Lemfu (promotion 1987-1988, Kinshasa, Zaïre) en uniforme scolaire. A l’avant-plan, l’on pourrait reconnaître la citoyenne – c’était l’expression consacrée à l’époque par le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) – Nsunda Mbanunu, l’actuelle Madame Thérèse Bena, assistante sociale au CPAS de Bruxelles (Belgique).
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01290-2 EAN : 9782343012902
Professeur Jonas Makamina BENA Senior Research Associate of University of Johannesburg (RSA), professeur au Centre Universitaire Protestant d’Etudes Interculturelles (Belgique) et à l’Université de Lubumbashi (RDC)
en collaboration avec Bernard LARUELLE et Petia BONEVA
Pour un nouvel enseignement du français au niveau secondaire
Service International de Recherche, d’Education et d’Action Sociale Cellule de l’enseignement du cours de français 5, rue du Champ de Mars, 1050 Bruxelles Belgique
L’Harmattan
Du même auteur et chez le même éditeur :
Les déficits en matière de français-langue maternelle, 2004 ; Terminologie grammaticale et nomenclature des formes verbales, 2011.
 Dédicace
A Thérèse, ma très chère épouse, je dédie ce modeste ouvrage en souvenir de notre premier quart de siècle de vie amoureuse et à l’occasion de nos vingt-deux années d’une vie commune riche et paisible.
Avant-propos Cet ouvrage est à la fois la somme d’un certain nombre d’intuitions personnelles et le résultat d’une plus ou moins longue période d’observation passée sur le terrain.L’essentiel de la matière traitée dans ce livre relève des données factuelles. Aussi, son contenu ne laisse-t-il aucune place à l’érudition.En revanche, il va y être question de conseils théoriques et pratiques accessibles à l’ensemble des enseignants, en général, et aux responsables du cours de français au niveau de l’enseignement secondaire inférieur et dans les centres de (pré)formation professionnelle, en particulier. Le lecteur ne devrait, par conséquent, s’attendre ni à des réflexions spéculatives proprement dites, ni à des trouvailles savantes. En revanche, l’essentiel de mon propos s’articulera autour des rappels en rapport avec des comportements fonctionnels et des attitudes professionnelles à adopter pour construire une relation didactique dynamique dans la classe de français. Pour réussir un développement efficace de ce type de rapports, je propose aux enseignants et aux formateurs l’usage de l’induction couplée avec l’approche communicative. Mais cela ne suffit pas, ils doivent y associer deux nouvelles stratégies didactiques de choc: la coactivitéco-activité) et la (ou proactivité(ou pro-activité). En vue de mieux traduire ma perception de la pédagogie active, j’ai moi-même forgé ces deux néologismes. Pour ce faire, j’ai exploité la conjonction des mots latins «cum agere» (= agir ou faire avec) et «pro agere» (= agir ou faire pour). Dans la relation didactique, la prise en compte de la dimension actionnelle inhérente aux interactions sociales s’impose d’autant plus que le discourspeu importe qu’il relève de la parole spontanée ou du registre écrit est
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indissociable de l’action et/ou de la réaction du locuteur (émetteur) et de l’allocutaire (récepteur). Dans la suite de ce texte, je vais aussi très brièvement évoquer les différentes méthodes pédagogiques prises indépendamment de la discipline enseignée. Aussi, tout partenaire de l’éducation devrait-il trouver, dans ce livre, de quoi satisfaire, ne fût-ce que modestement, sa curiosité en matière d’enseignement-apprentissage. En effet, après des siècles de fidélité à la tradition scolastique, la science pédagogique essaiecette tendance s’est surtout nettement affirmée au début des années 70de s’affranchirtant bien que mal de ses démons du passé. Un des premiers plus grands bonds en avant a consisté dans la résolution de la dichotomie, autrefois tranchée, entre ladéductionet l’induction. Comme le lecteur va sen rendre plus tard compte, l’univers de la formation scolaire formelle et informelle a engrangé des progrès manifestes à la faveur de la diversification des stratégies et des techniques d’enseignement. Loin de s’exclure,deux ou plusieurs méthodes pédagogiques peuvent coexister dans la même classe et concourir efficacement à l’amélioration de la qualité des apprentissages scolaires. Dans la foulée, la didactique des langues s’est aussi découvert de nouvelles approches et de nouveaux modèles. Cependant, si les modèles, les méthodes et les techniques d’enseignement de la plupart des domaines du savoir humainse sont bien développés, la didactique des langues est restée un tout petit peu à la traîne. En effet, son évolution se fait trop lentement à mon goût. En stigmatisant l’immobilisme des procédés d’enseignement de langues, je ne tiens, évidemment, pas compte de manuelsc’est le cas d’Adosphère A2, 3qu’édite Hachette en rapport avec l’enseignement du français langue étrangère. En effet, cette maison d’édition
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publie des livres d’apprentissage du FLE que les auteurs qualifient pompeusement de « méthodes de français ». Le kit complet comprend le livre du maître, le cahier d’activités des apprenants et un CD-Rom. Sans minimiser la portée exacte de l’entreprise de vulgarisation du français menée par Hachette dans l’espace non-francophone, la publication de ces ouvrages et de tout ce qui y ressemble répond, avant tout, à la satisfaction de l’esprit mercantile de leurs auteurs. Il faudrait, par ailleurs, relativiser le bénéfice pédagogique de ces soi-disant méthodes de français. Bien avant moi,l’homme de lettresCharles Marty-Laveaux (15 avril 1823 - 11 juillet 1899) s’était, à l’aube e du XX siècle, également indigné dustatu quo dans l’enseignement-apprentissage du français. Son regret était d’autant plus grand que les autres disciplines, notamment les sciences naturelles, bénéficiaient d’une nette évolution dans leurs contenus, méthodes et programmes. En témoigne ce propos empreint d’amertumede ce grammairien et historien de la littérature (Charles Marty-Laveaux, 1968[1901] : 7) : Au milieu de ce renouvellement des études, une seule, la plus indispensable de toutes, hérissée de difficultés rebutantes, obscurcie par un amas de règles contradictoires, est restée presque stationnaire : celle de la langue nationale.Comme je l’ai signalé dans certains de mes travaux scientifiques antérieursvoir notamment Jonas Makamina Bena 2004 et 2007, ce retard n’a pas encore été résorbé.En effet, l’observateur attentif des pratiques enseignantes en usage tout au long du dernier siècle se rendra bien compte d’un certain immobilisme en ce qui concerne les contenus de manuelsceux de grammaire, en particulier, et les méthodes d’enseignement du cours de français, en général. Pourtant, des pistes de progrès existent. Dans les années 70 et 80, des didacticiens ont encouragé notamment le
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