Réussir sa classe en Afrique
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Description

Le savoir pédagogique des praticiens de l'éducation n'est souvent pas transmis à d'autres et est perdu pour les générations futures, car, à la fin de sa carrière, l'instituteur ou le professeur se retire de la scène emportant avec lui les tours de main qu'il a inventés, les remarques et observations qu'il a faites pendant sa carrière, les solutions apportées aux problèmes rencontrés quotidiennement. L'auteur de cet ouvrage veut mettre à la disposition des générations montantes les expériences accumulées au cours de sa carrière.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2010
Nombre de lectures 263
EAN13 9782296690295
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

REUSSIR SA CLASSE
EN AFRIQUE
François Fotso


REUSSIR SA CLASSE
EN AFRIQUE


Edition revue et augmentée


L’H ARMATTAN
Du même auteur


- Bandjoun, (monographie), éd. St Paul, 1974
- Histoire des peuples Bafoussam de l’Ouest Cameroun, éd. St Paul 1976
- De la pédagogie par objectifs à la pédagogie des compétences


Première édition
Pitoa, 1 er novembre 1984


© L’H ARMATTAN, 2009
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-10739-7
EAN : 97S2296107397

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012
A mes étudiants des Ecoles Normales d’instituteurs qui m’ont enrichi par leur diversité, leurs différences et à qui j’ai donné le meilleur de moi-même.
A Séraphine, la compagne de ma vie et de mes réflexions psychologiques et philosophiques.
A mes enfants pour qui je suis devenu l’éducateur qu’il leur fallait.
« C’est dans le recueillement du travail ordonné, discipliné et dirigé que s’élabore l’action féconde »


(Lyautey)
PREFACE
La vulgarisation des écoles normales d’instituteurs de l’enseignement général a marqué le souci de professionnaliser la formation des enseignants.
Mais, l’absence de consensus sur le contenu d’une telle professionnalité rend compte du fait qu’aujourd’hui encore, bon nombre d’enseignants sont livrés à leur seule intuition pour organiser leur pratique quotidienne.
Car l’enseignant est avant tout conservateur. Il s’attache avec raison aux principes et aux techniques pédagogiques qui ont fait leurs preuves et avec lesquels il a toujours obtenu de bons résultats. Pour l’amener à adopter de nouveaux principes et de nouvelles techniques, il faut le convaincre par des arguments solides et des exemples probants.
Certes, il existe de nombreux livres de pédagogie ou de psychopédagogie ; de petit comme de grand format qui fournissent à l’instituteur une foule de connaissances et de techniques sur la pratique de son métier.
En effet, la nouveauté du présent ouvrage consiste à mettre l’accent sur un aspect de la pédagogie moderne très peu ou mal connu encore des enseignants. II s’agit de la pédagogie par objectif.
Ainsi, en termes clairs y sont analysées avec précision, les principales questions qui « taraudent » l’esprit de l’enseignant dans la pratique quotidienne de l’acte d’apprentissage. A savoir : Quoi ? Pourquoi ? A qui ? Où et Quand ? Comment ? Que se passe-t-il après que j’ai administré mon enseignement ?
Les performances requises de l’apprenant étant ainsi prévues à l’avance, l’enseignant peut alors élaborer des stratégies et définir les moyens à mettre en œuvre pour obtenir les résultats escomptés et pour évaluer ceux qui ont effectivement été atteints.
A travers cet ouvrage donc François FOTSO veut tenir la main de ses jeunes collègues pour les conduire vers l’excellence.


L’auteur
INTRODUCTION
Les objectifs que s’assigne l’action éducative sont : la formation de l’esprit, du jugement, des aptitudes, l’acquisition du savoir et surtout du savoir faire, la formation physique et morale.
A l’école, l’action éducative du maître s’exerce sur les élèves à former.
Or, des expériences ont montré que la place de la formation donnée à l’école ne représente que 5% de la vie active. Il faut donc que cette formation arme l’enfant pour les 95% de sa vie active future.
Mais l’enfant vit sa formation dans la façon de vivre : Dans cette formation donc, il acquiert des aptitudes qui deviennent progressivement des attitudes. C’est pourquoi il faut qu’il la vive totalement afin d’être mieux formé. Et s’il la vit mal, il acquerra plutôt des attitudes et non des aptitudes.
De plus, l’enfant doit participer pour asseoir, développer et consolider ses connaissances et ses aptitudes.
L’action éducative qui a donc l’ambition de dispenser un savoir, de former les esprits. d’éveiller et de perfectionner des aptitudes, exige de tout technicien de l’éducation, quel qu’il soit et à quelque niveau qu’il se trouve, qu’il réussisse sa classe. Et pour ce faire, il doit toujours avoir, présentes à l’esprit, les questions suivantes dont les réponses sont des préalables nécessaires à l’entreprise de tout acte d’apprentissage :
- Quoi ?
- Pourquoi ?
- A qui ?
- Où et quand ?
- Comment ?
- Que se passe-t-il après que j’ai administré mon enseignement ?
Répondre donc à toutes ces questions suppose la possession d’une culture générale, des connaissances pédagogiques, psychologiques et professionnelles, c’est-à-dire un savoir étendu ; car le savoir est l’instrument essentiel du pédagogue qui se préoccupe avant tout du développement intellectuel de ses élèves.
C’est pourquoi, même quand il a le souci de leur santé physique et de leur équilibre affectif, il doit toujours fonder ses jugements sur des connaissances sûres.
Document de travail avant tout donc, cet opuscule n’a aucune ambition d’être parfait. Il est même très loin de l’être.
Néanmoins, il constitue déjà les bases des recherches fructueuses pour l’amélioration de la pratique de la classe à laquelle se heurtent bon nombre de nos jeunes collègues non avisés.
Le technicien de l’éducation qui veut réussir sa classe doit donc réfléchir sur les programmes, s’interroger sur ce qu’ils sont, pourquoi et comment ils sont ; car la véritable connaissance commence par « Pourquoi est-ce comme cela ? »
Aussi, pour les besoins de la méthode, nous a-t-il paru nécessaire de classer les questions ci-dessus mentionnées par chapitre afin de mieux en opérer une analyse rationnelle.
Et pour que cet ouvrage soit plus complet et plus pratique, nous y avons inséré un chapitre intitulé conduite de la classe.
Puissent nos jeunes collègues trouver dans cet humble ouvrage quelques solutions aux difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement dans la pratique de leur classe.
CHAPITRE PREMIER QUOI ?
La question « Quoi » de ce premier chapitre appelle la matière à enseigner. Or toutes les connaissances à acquérir au niveau de chaque cours et les techniques à maîtriser sont prévues dans leurs grandes lignes dans le document fondamental de l’enseignant que sont les programmes scolaires. Leur élaboration conditionne les fins de l’éducation.
I- Définition de certains termes liés au concept de programme
Soulignons d’abord que la question des programmes est très complexe. Car tout essai de définition de ce terme fait appel à d’autres notions telles que : contenu ou contenus de l’éducation et curriculum qui nécessitent une élucidation certaine.
1- Contenu et contenus de l’éducation
Le terme « Contenu » et l’expression « Contenus de l’éducation » font souvent l’objet de confusion.
Dans leur ouvrage intitulé « Les Contenus de l’éducation, Perspectives mondiales », Rassekh s et Vaideanu G donnent les précisions ci-après : Le mot « Contenu » est utilisé au singulier dans les documents officiels pour indiquer sans doute qu’il s’agit d’un ensemble ou d’un système articulé d’objectifs et de connaissances spécifiques d’un certain niveau ou d’une certaine école dans un pays donné.
Pour les mêmes auteurs, « les contenus de l’enseignement » constituent un ensemble de savoirs, de savoir faire, de valeurs et comportements, concrétisés sous forme de plans d’étude (horaires et programmes scolaires) et conçus en fonction des finalités et d’objectifs assignés à l’école par chaque société. Ces contenus, organisés par niveau ou type d’institution scolaire, par classe et par discipline, sont le résultat d’une élaboration dans un but pédagogique et font l’objet d’un processus spécifique.
En conclusion, Rassekh et Vaideanu précisent que les contenus de l’éducation, dans l’acception large de l’expression, incluent aussi bien les contenus de l’enseignement scolaire (formel) et extrascolaire (non formel) que ceux de l’éducation informelle ou de l’école dite parallèle.
2- Curriculum
Selon G. De Landshecre, un curriculum est un ensemble d’actions planifiées pour susciter l’instruction ; il comprend la définition des objectifs de l’enseignement, les contenus, les méthodes y compris l’évaluation, tes matériels y compris les manuels scolaires et les dispositions relatives à la formation adéquate des enseignants.
A cette définition, il ajoute le commentaire suivant : « Encore peu courante dans les pays de langue française, la distinction entre programme et curriculum est importante ».
Le curriculum apparaît ainsi comme un projet éducatif qui définit :
- Les fins, les buts et les objectifs d’une action éducative ;
- Les voies, les moyens et les activités mis en œuvre pour atteindre ces buts ;
- Les méthodes et les outils pour évaluer dans quelle mesure l’action a porté ses fruits.
Le terme projet doit être compris ici à la fois comme dessein et comme plan d’action. Et dans ce sens il a le mérite d’être le guide de l’action éducative.
3- Programme
3-1- Définition
Dans le glossaire des termes de technologie éducative publié par l’UNESCO en 1985, on peut lire ce qui suit en guise de définition du terme.
Programme : « Détermination des disciplines à enseigner et établissement, pour chaque discipline, du nombre d’heures d’enseignement et de la liste des contenus à acquérir, c’est-à-dire des connaissances exigées.
Dans son vocabulaire technique et critique de la Pédagogie et des sciences de l’éducation, J. LEIF définit le Programme, relativement à l’enseignement, comme étant un ensemble ordonné et formalisé des matières et des activités par rapport au niveau des études et par référence aux objectifs à atteindre.
Plus spécifiquement, il entend par Programme :
a) Le détail des matières d’enseignement pour une année scolaire et pour une classe donnée, ou sur lesquelles porte un examen, un concours
Exemple : le programme des ENIEG ; le programme du cours moyen première année, le programme de la classe de 3 ème .
b) Une suite ordonnée d’éléments de connaissances rangés suivant une progression méthodique, présentés au moyen d’un livre ou d’une machine à enseigner.
Mais plus simplement, nous pouvons définir un programme comme étant un cadre qui détermine les limites des connaissances mises au niveau de chaque classe, et dans lequel l’enseignant et l’enseigné doivent évoluer tout au long de l’année ou pendant une période donnée.
Il est progressif et concentrique ; il précise les matières à enseigner au niveau de chaque cours, leur étendue, leur gradation, leur nature, les liaisons possibles et nécessaires pour atteindre l’unité indispensable.
Le programme apparaît ainsi comme un guide, mais qui laisse une certaine liberté de choix car « Enseigner c’est choisir »,
3-2- Nécessité des Programmes
En général, les programmes obéissent aux finalités de l’éducation. Ils sont la conséquence même de ces finalités. Car ce sont elles qui orientent toute la réflexion et confèrent aux programmes leur véritable raison d’être.
Ainsi, on ne peut parler des programmes sans se référer à la situation historique, économique, technique, politique et sociale du pays pour lequel ces programmes sont conçus.
Plus singulièrement, les programmes scolaires obéissent aux étapes de l’évolution sensible chez l’enfant.
Une meilleure connaissance des Programmes permet ainsi aux techniciens de l’éducation d’adapter efficacement leurs enseignements à la courbe de l’évolution physique, psychique, intellectuelle, sensible et volontaire de leurs apprenants.
C’est pourquoi
a) Au niveau I (SIL, et CP) : Les programmes sont axés sur l’identification globale des objets et des personnages ; l’enfant en saisit le sens général dans des actions familières et comprend aussi certaines relations entre les choses telles que la position et l’appartenance.
b) Au niveau II (CE1, et CE2) : C’est sur les actions que sont basés les programmes de ce niveau ; car l’enfant s’intéresse surtout aux actions. Il sait déjà caractériser les scènes dans leur ensemble et établir les rapports de cause à effet puisque les détails des circonstances, de lieu et de temps ne lui échappent plus.
c) Au niveau III (CM1 et CM2) : L’intérêt de l’enfant s’oriente vers le pittoresque et les relations de pensée ; ainsi, il juge et raisonne sur les faits et les gestes des personnages comme sur la moralité de leurs actes.
3-3- Caractères des programmes
3-3-1- Le programme fixe un minimum de connaissances à faire acquérir progressivement et à faire utiliser dans une situation scolaire idéale,
3-3-2- Toutes les matières à enseigner figurent au programme à tous les niveaux et à tous les cours.
3-3-3- Le programme est un cadre et un guide qui laissent une certaine liberté de choix ; car l’essentiel c’est d’être efficace. Il faut donc l’adapter au milieu, au niveau réel de l’enfant et à la durée effective de l’année scolaire.
3-3-4- Un programme peut être allégé des notions les moins importantes ou trop élevées pour le niveau.
3-3-5- Mais surtout, il ne doit pas être amputé d’une discipline quelconque ; car toutes les disciplines se valent. Chacune d’elles fait appel à des facultés et à des activités différentes. De plus, elles se prêtent aussi un mutuel appui.
3-3-6- Un programme est concentrique. Ainsi, à partir du noyau de « connu », il avance prudemment et progressivement, en apportant des nouveautés par couches successives.
Pour illustrer ce dernier caractère, prenons l’exemple en numération à l’école primaire :
SIL : de 0 à 20
CP : de 0 à 100
CE1 : de 0 à 1000
CE2 : de 0 à 10 000


CM1
CM2
}

De 0 aux grands nombres, numération décimale, numération fractionnaire, numération complexe, les pourcentages
3-3-7- Tout programme répond enfin à un niveau de connaissance donnée, à une étape précise du développement mental de l’enfant.
4- Définition de quelques termes
1. Aptitude : Disposition naturelle ou acquise permettant de faire quelque chose, de réussir une démarche. (LAROUSSE cité par Robert LAFON in vocabulaire de Psychopédagogie).
Sur le plan de l’action pédagogique et éducative, on distingue :

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