Conseils pour rédiger et présenter un mémoire ou une thèse
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Description

Cet ouvrage est un guide pour aider les étudiants et les jeunes chercheurs à bien choisir un directeur de recherche, à mener les enquêtes, à élaborer le plan de rédaction, à mener la rédaction du texte, à relier ce texte et à le présenter au jury.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2008
Nombre de lectures 450
EAN13 9782336283890
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Droits de reproduction, de traduction, d’adaptation réservés pour tous pays. La loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes de l’alinéa 2 et 3 de l’article 41, d’une part, que les « copies et reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective », et, d’autre part, que les « analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration », toute représentation intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou des ses ayants droit ou ayants cause est illicite (alinéa 1 er de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
© L’Harmattan, 2008
5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattman1@wanadoo.fr
9782296050778
EAN : 9782296050778
Sommaire
Page de Copyright Page de titre INTRODUCTION PREMIÈRE PARTIE - LES QUESTIONS PRÉALABLES À LA RECHERCHE
CHAPITRE I - CE QU’EST UN MÉMOIRE CE QU’EST UNE THÈSE CHAPITRE II - LES EXIGENCES D’UNE RECHCERHCE À DURÉE IMPOSÉE CHAPITRE III - LE CHOIX DU SUJET CHAPITRE IV - LE CHOIX DU DIRECTEUR DE RECHERCHE CHAPITRE V - LA MISE AU POINT DU DESCRIPTIF DU PROJET
DEUXIÈME PARTIE - L’INVESTIGATION
CHAPITRE VI - LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE CHAPITRE VII - LA PRISE DES NOTES CHAPITRE VIII - L A CONSTITUTION DU CORPUS CHAPITRE IX - QUELQUES CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LE PLAN DU CORPS DU MÉMOIRE OU DE LA THÈSE CHAPITRE X - LES DIVISIONS DU CORPS DU TRAVAIL : LEURS DÉNOMINATIONS ET LEURS NUMÉROTATIONS CHAPITRE XI - LES TITRES
TROISIÈME PARTIE - ASPECTS GÉNÉRAUX DE LA RÉDACTION
CHAPITRE XII - LA PROCÉDURE GÉNÉRALE DE RÉDACTION DES TEXTES CHAPITRE XIII - LA FORME RÉDACTIONNELLE GÉNÉRALE
QUATRIÈME PARTIE - L’ÉLABORATION DES DIFFÉRENTS TEXTES
CHAPITRE XIV - LES INTRODUCTIONS ET CONCLUSIONS GÉNÉRALES ET PARTIELLES CHAPITRE XV - LES SEGMENTS SECONDAIRES DU TEXTE CENTRAL CHAPITRE XVI - LES RENVOIS CHAPITRE XVII - LES AUXILLAIRES DU TEXTE CENTRAL : LES NOTES HORS TEXTE, LES ILLUSTRATIONS ET LES ANNEXES CHAPITRE XVIII - LES AIDES À LA LECTURE CHAPITRE XIX - LE TEXTE DE COUVERTURE, LA DÉDICACE, LES REMERCIEMENTS
CINQUIÈME PARTIE - LE RÉPERTOIRE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE XX - GÉNÉRALITÉS SUR LE RÉPERTOIRE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE XXI - LA CONFECTION D’UNE NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE : ÉLÉMENTS DE CHAQUE NOTICE CHAPITRE XXII - LA CONFECTION D’UNE NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE : LES VARIANTES DE CHAQUE ÉLÉMENT DE NOTICE CHAPITRE XXIII - LA CONFECTION D’UNE NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE : PARTICULARITÉS GRAPHIQUES ET ORDRE DE SUCCESSION DES ÉLÉMENTS CHAPITRE XXIV - NOTES ET NOTICE BIBLIOGRAPHIQUES SELON LE MODÈLE DES ZONES
SIXIÈME PARTIE - LA MISE EN FORME MATÉRIELLE ET LA SOUTENANCE DU MÉMOIRE OU DE LA THÈSE
CHAPITRE XXV - LA MISE EN FORME MATÉRIELLE CHAPITRE XXVI - LA SOUTENANCE
Conseils pour rédiger et présenter un mémoire ou une thèse

Paul Nzete
INTRODUCTION
1- Il existe de bons Guides pour rédiger un mémoire ou une thèse. Certains d’entres eux sont signalés, à titre indicatif, à la fin de cet ouvrage. Pourquoi alors - pourrait-on nous demander- en publier un autre ? Nous avons choisi de publier celui-ci pour les raisons que nous évoquons ci-après.

2 - De façon générale, pour des raisons diverses, la diffusion des Guides est large ; mais elle se fait : - plutôt en France qu’en Afrique Noire francophone ; - plutôt dans certaines universités que dans d’autres (tant en France qu’en Afrique) ; - plutôt auprès des thésards qu’auprès d’autres catégories de candidats à la recherche.
Ils sont encore nombreux, notamment en Afrique, ceux qui produisent des mémoires ou des thèses sans consulter un seul Guide. Ils n’en trouvent pas toujours dans les bibliothèques de leurs départements ou Unités de Formation et de Recherche (UFR). De plus, dans un nombre non négligeable de départements ou d’universités, les règles d’élaboration d’un mémoire ou d’une thèse ne font pas encore l’objet d’un enseignement spécifique. Aussi, la culture des candidats en ce domaine de la recherche ne résulte-t-elle, dans bien des cas, que des facteurs suivants : - les avis et conseils du directeur de recherche. Ils sont certes irremplaçables, mais l’on ne devrait pas s’en contenter ; - la consultation de mémoires et de thèses soutenus avec succès. Cela est nécessaire mais insuffisant ; - la consultation de Notes dactylographiées ou saisies à l’ordinateur et mises à leur disposition par un enseignant.
Il est nécessaire qu’à tout cela, s’ajoute la consultation d’au moins un manuel qui expose de façon systématique les problèmes et solutions essentiels liés à la réalisation d’un mémoire ou d’une thèse.

3- En publiant ce manuel, nous n’avons pas la prétention de couvrir tout le public que les ouvrages antérieurement diffusés n’ont pas (encore) atteint. Nous espérons simplement toucher une partie du public potentiel africain jusqu’ ici faiblement ou nullement atteint.

4- Nous proposons un ouvrage qui, du point de vue du contenu, se veut plus large que ceux qui sont déjà sur le marché. Non pas qu’il soit plus «complet» (est-ce possible?) ni qu’il renferme des «trouvailles», des idées originales. Les normes et les convergences exposées ici sont dégagées des usages universitaires bien établies ou en voie de l’être. Naturellement, nous y avons apporté notre expérience d’enseignant de troisième cycle.
L’élargissement du contenu a consisté à retenir plus d’aspects et à donner, sur chaque point, plus d’indications que dans la plupart des Guides existants. C’est ainsi que nous avons consacré des chapitres entiers à des aspects tels que la mise au point d’un descriptif du projet, la procédure générale de rédaction des textes, les segments particuliers du texte central... C’est ainsi encore que nous avons donné beaucoup d’indications sur des points tels que la constitution du corpus, la prise de notes, les titres...
L’élargissement du contenu a consisté également à présenter, à propos de chacun des points examinés (ou du moins de la plupart des points), les principaux usages, tout en indiquant, de façon motivée, nos préférences.
Bien évidemment, quand l’usage est le même d’une institution à une autre, il s’impose comme norme commune.

5- Pour permettre au lecteur d’avoir, sur une question précise, l’essentiel de l’information en un seul endroit sans qu’il soit astreint à de longs voyages à travers l’ouvrage, nous nous sommes attaché à donner le plus d’autonomie possible à chaque partie, à chaque chapitre, à chaque section et aussi à chaque paragraphe 1 .

6- Nous nous permettons de reprendre, dans cette introduction, le bout de texte que nous avons mis en exergue au tout début de cet ouvrage. Aucun des exemples d’éléments bibliographiques présentés dans le corps de ce manuel n’est emprunté à une publication attestée. Tous ont été inventés pour éliminer tout trait susceptible de constituer une difficulté supplémentaire pour le lecteur non averti. Nous faisons précéder chacun d’eux d’un astérisque.

7- Nous présentons nos vifs remerciements aux professeurs André Patient Bokiba et Mukala Kadima-Nzuji qui ont bien voulu accepter de jeter un regard critique sur ce travail.
PREMIÈRE PARTIE
LES QUESTIONS PRÉALABLES À LA RECHERCHE
CHAPITRE I
CE QU’EST UN MÉMOIRE CE QU’EST UNE THÈSE

A- CE QU’ILYADE COMMUN AU MÉMOIRE ET À LA THÈSE
8- Un travail de recherche universitaire, qu’il soit un mémoire ou une thèse, est apprécié sur trois points essentiels : la méthodologie d’investigation, la méthodologie d’analyse et la méthodologie d’exposition (ou de présentation) des résultats.
Ces trois types de méthodologie concourent à la formation de l’esprit scientifique de l’auteur du mémoire ou de la thèse. Les méthodologies d’ investigation et d’analyse ont une valeur heuristique : elles sont des instruments de découverte. La méthodologie d’exposition a une valeur didactique. Il ne suffit pas, en effet, d’avoir quelque chose à présenter ; il faut aussi savoir le présenter.

9- La méthodologie d’investigation comprend deux volets : - le recueil des données à analyser ; - la recherche documentaire.
10- La méthodologie d’analyse implique le recours (explicite ou implicite) à : - une (ou des) théorie(s) ; - des concepts techniques ; - un (ou des) modèle(s) de description.
La théorie et le modèle de description, qu’ils soient retenus de façon explicite ou implicite, conditionnent le choix de la méthodologie d’investigation.

11- La méthodologie d’exposition (ou de présentation) des résultats comporte plusieurs aspects, en particulier : - l’élaboration du plan ; - la rédaction; - la mise en forme matérielle ; - la soutenance publique.

B- CE QUI DIFFÉRENCIE UN MÉMOIRE D’UNE THÈSE
12- L’élaboration d’un mémoire est conçue comme une initiation à la recherche. Elle est un exercice qui, en principe, permet à son auteur d’acquérir un minimum de compétence dans les domaines de l’investigation, de l’analyse et de la présentation des résultats.

13- L’élaboration d’une thèse de 3 e cycle (ou de tout autre document qui lui équivaut plus ou moins) est conçue comme un témoignage de la maîtrise globale de la méthodologie de recherche. Elle est un exercice qui, en principe, permet à son auteur d’acquérir l’essentiel de la compétence exigée en matière de recherche scientifique.
Cette thèse est généralement complétée par la soutenance d’une thèse d’État.

14- La thèse unique se situe, en principe, par le niveau de compétence qu’elle confère, entre la thèse de 3 e cycle et la thèse d’État. Elle peut être l’équivalent du PhD dans le système anglo-saxon. Elle dispense son auteur de la soutenance d’une thèse d’Etat, la confirmation comme chercheur de haut niveau s’établissant par les publications post-doctorat.

15- Dans le système traditionnel français (qui a encore cours dans certains pays africains), l’élaboration d’une thèse d’Etat permet, en principe, à son auteur d’acquérir le statut de chercheur confirmé de haut niveau. C’est une thèse de consécration. Elle est censée refléter, non seulement une grande maîtrise de la méthodologie de recherche (investigation, analyse, présentation des résultats) mais aussi une part d’originalité certaine, un apport personnel à la pensée scientifique 2 .
C ertes, iln’estpasdonné à chaque au taurde thèse d’État de « faire une révolution épistémologique » ; mais une bonne thèse d’Etat ne peut se réduire à une plate soumission à la pensée scientifique existante sur la question traitée. L’originalité se manifeste: - soit sur un (ou plusieurs) aspect(s) important(s) de la méthodologie ; - soit par la découverte d’un fait scientifique inconnu jusque-là.
L’originalité scientifique n’est nullement à confondre avec l’usage abondant d’une terminologie nouvelle ou à la mode, ni avec la masse d’informations données (utilement) sur l’objet.
CHAPITRE II
LES EXIGENCES D’UNE RECHCERHCE À DURÉE IMPOSÉE

A-UNE MOTIVATION DURABLE
16- Ne vous engagez pas à réaliser un mémoire ou une thèse ni par effet de mode, ni pour vous occuper «en attendant de trouver mieux 3 ». Avec de telles motivations, vous risquez de déclarer forfait très vite.

17- Pour vous engager, assurez-vous que vous avez des motivations culturelles et/ou professionnelles plus ou moins précises. Vous pouvez par exemple, vouloir relever votre niveau de culture (scientifique tout au moins) et acquérir ainsi de nouvelles compétences. Vous pouvez également vouloir augmenter vos chances de recrutement ou de promotion professionnelle.

B- LA CAPACITÉ DE RÉSISTER AUX DIFFICULTÉS
18- Dans la réalisation d’un mémoire ou d’une thèse - il faut, selon les cas, une ou plusieurs années - il y a des moments de déception, d’échec, de blocage moral, intellectuel, administratif ou matériel. Réfléchissez sur votre capacité à les dominer. Assurez-vous que vous avez suffisamment de ténacité et de persévérance.
Par ailleurs, le temps de réalisation est limité. Réfléchissez sur votre capacité à vous imposer une discipline rigoureuse de travail.

C- UN BON NIVEAU INTELLECTUEL
19- Votre culture générale doit refléter une capacité de compréhension, d’analyse et de synthèse exigible de toute personne qui veut réaliser un travail de ce niveau.
Votre culture spécialisée doit correspondre à un savoir et un savoir-faire qui vous permettent d’entreprendre une recherche universitaire avec des chances de succès.
Cette double culture (générale et spécialisée) n’est pas déterminée de façon automatique par l’obtention du diplôme immédiatement inférieur à celui que vous voulez préparer ; vous avez peut-être réussi ce dernier examen péniblement. Et il n’est pas rare qu’un directeur de recherche pressenti refuse d’encadrer un candidat pour insuffisance de niveau (mais sans nécessairement le lui avouer).

D-DES RESSOURCES MATÉRIELLES SUFFISANTES
20- Avant de vous engager dans la réalisation d’un mémoire ou d’une thèse, assurez-vous que vous remplissez les conditions matérielles suivantes : - vous avez (ou aurez) les moyens matériels de vous procurer certains documents pour cette recherche ; - vous avez (ou aurez) les moyens de réaliser les enquêtes qu’exigerait le traitement de votre sujet ; - vous avez (ou aurez) les moyens de réaliser la dactylographie (ou la saisie) et la reprographie de votre travail une fois la rédaction du manuscrit achevée ; -vous pouvez effectuer les déplacements nécessaires pour rencontrer votre directeur s’il réside dans une autre ville ou dans un autre pays.
CHAPITRE III
LE CHOIX DU SUJET
21- II n’y a pas de « bons » et « mauvais » sujets en soi. Tout dépend de ceux qui les traitent et des conditions dans lesquelles ils les traitent
Mais il y a des sujets préférables à d’autres. Nous indiquons ci-après les traits fondamentaux qui permettent l’identification d’un sujet approprié.

A- UN SUJET D’INTÉRÊT DURABLE POUR LE CANDIDAT À LA RECHERCHE
22- Le sujet à retenir doit vous plaire, vous intéresser. Il faut que vous ayez vraiment envie de dire quelque chose (ne fût-ce que de façon floue) sur le sujet.

23- Le sujet à retenir doit être de nature à concourir à votre formation intellectuelle et à votre promotion professionnelle.

B- UN SUJET LIBRE
24- Dans la mesure du possible, choisissez un sujet qui n’a pas encore été traité. Pour cela, informez-vous auprès d’enseignants et de spécialistes de la documentation sur les mémoires et les thèses soutenus ou en cours de réalisation 4 .

25- Vous pouvez choisir un sujet déjà traité, à condition que vous vous intéressiez à des aspects non traités (de l’objet) ou que vous changiez d’éclairage théorique ou méthodologique.

C- UN SUJET PEU SENSIBLE POLITIQUEMENT ET MORALEMENT
26- Il convient d’éviter des sujets très polémiques, des sujets qui heurtent moralement ou politiquement une bonne partie de l’opinion. Celane vous empêche pas de faire preuve d’originalité et d’esprit d’innovation.

27- II reste possible de retenir un sujet sensible. Mais il faut, dans ce cas, s’assurer que l’on a les moyens de se défendre non seulement intellectuellement, mais aussi socialement.

28- Évitez tout sujet pour lequel vous ne pouvez pas aisément accéder à la documentation fondamentale, ni « faire du terrain », du fait de vos origines, de votre profession, de votre réputation morale ou politique ou de vos convictions religieuses.

D-UN SUJET INTELLECTUELLEMENT TRAITABLE
29- Un sujet est intellectuellement traitable par vous si les conditions suivantes sont remplies : - des matériaux accessibles; -une documentation disponible ; - une délimitation réaliste, tant du point de vue du milieu et de la période couverts, que des aspects à analyser; - une culture adaptée aux exigences du sujet, par exemple : . la connaissance de la(des) langue(s) dans la(les) quelle(s) sont écrits les documents les plus importants ; . un minimum de culture dans chacune des disciplines sollicitées par le sujet (si celui-ci comporte des aspects pluridisciplinaires). Dans certains cas, le manque, au départ, d’une culture élémentaire dans une discipline peut être minimisée si l’on suit des cours spécialisés après le choix du sujet.
30- Evitez les sujets trop généraux. Quoi qu’ il en soit, bien souvent, le rétrécissement s’impose par la suite.

E- UN SUJET FORMATEUR
31- Le sujet est formateur pour celui qui le traite s’il est pour lui un exercice d’acquisition de compétences véritables au triple plan de l’investigation, de l’analyse et de la présentation des résultats. Il convient d’éviter les sujets dont le traitement risque de se ramener, pour l’essentiel, à de la compilation.
CHAPITRE IV
LE CHOIX DU DIRECTEUR DE RECHERCHE

A- L’IMPORTANCE DU DIRECTEUR DE RECHERCHE
32- La personnalité scientifique, morale et même politique de votre directeur de recherche pèsera de façon plus ou moins nette sur le résultat définitif de votre travail, notamment à travers les aspects suivants : - le rythme et les conditions morales de réalisation de votre travail. Un mauvais directeur peut vous conduire au découragement ; - la soutenance de votre mémoire ou de votre thèse ; - votre profil de formation et votre image scientifique (tout au moins pendant quelques années).
Il faut donc, au préalable, s’informer largement sur celui que vous pensez choisir comme encadreur. Ses anciens étudiants pourront vous donner de précieux renseignements sur lui.

B- LE CHOIX DU DIRECTEUR PEUT PRÉCÉDER OU SUIVRE L’ÉMERGENCE D’UN PROJET.
33- Le choix du directeur de recherche peut être fait sans projet s’il s’agit d’un enseignant que vous connaissez assez bien et qui connaît plus ou moins votre profil intellectuel et votre situation sociale.
L’encadreur pressenti peut alors vous faire des propositions de sujets qui tiennent compte de vos capacités. Ces propositions peuvent susciter de votre part l’une des deux réactions suivantes : - l’une des propositions vous semble intéressante. Dans ce cas, donnez-vous le temps de mieux réfléchir sur les conditions de sa faisabilité (cf.chapitre III) avant de communiquer au directeur pressenti votre accord définitif; - aucune des propositions ne vous paraît intéressante. L’enseignant auquel vous vous êtes adressé peut vous en faire d’autres. Vous-même pouvez en faire. Si, malgré tout cela, vous ne tombez d’accord sur aucun sujet,choisissez de vous adresser à un autre enseignant.
34- Le choix du directeur de recherche peut être fait sur la base d’un sujet qui vous intéresse fortement. L’encadreur peut approuver votre projet, moyennant éventuellement des amendements.
Il peut aussi le rejeter, arguments à l’appui. D’autres sujets peuvent être proposés par lui ou par vous. Dans le cas d’un constat d’échec, orientez-vous vers un autre enseignant.

35-Vous ne devriez vous adresser sans projet à un encadreur que vous ne connaissez pas qu’en désespoir de cause.

C- LES QUALITÉS D’UN BON DIRECTEUR DE RECHERCHE

a- Son statut à l’université
36- Assurez-vous d’abord que la personne que vous choisissez comme encadreur est qualifiée pour diriger un travail de recherche de ce niveau et qu’en outre, elle ne sera pas allée à la retraite avant la période probable de soutenance.

b- Son profil scientifique
37- Votre directeur de recherche doit être un homme ou une femme qui a le profil scientifique suivant : - sa compétence générale est certaine ; - ses bases théoriques vous agréent pour l’essentiel. C’est à cette condition qu’il peut vous faire des observations fructueuses sur le plan théorique ; sinon vous courez le risque de désaccords théoriques graves avec lui (surtout s’il n’est pas très libéral) ou tout au moins le risque d’être, sur ce plan, abandonné à vous-même et à vos lectures ; - son champ habituel d’intervention scientifique couvre au moins partiellement, votre sujet. Si vous l’avez choisi uniquement pour sa compétence générale, adressez-vous à un deuxième chercheur confirmé, plus qualifié pour certains aspects spécifiques de votre sujet. Ce dernier peut, dans certains cas, intervenir comme ci-directeur

c- Son attitude pédagogique
38- L’encadreur doit être, autant que possible, une personne - rigoureuse mais non dogmatique ; - libérale mais non laxiste ; - patiente, capable de comprendre vos erreurs et de vous laisser du temps pour vous ressaisir ; - disponible ; mais cela ne vous donne pas le droit de l’importuner; - soucieux de votre réussite.

d- Son rôle
39- Votre directeur de recherche est votre conseiller principal et non le conseiller exclusif Pensez donc à consulter de temps en temps, sur l’un ou l’autre point, d’autres personnes.

40- Le directeur de recherche n’ est que conseiller; il n’est pas votre «nègre» : il n’a pas pour rôle de vous produire un plan, ni de vous rédiger des textes. Il est de son rôle - de vous faire des suggestions, des propositions ; - de vous fournir, dans la mesure du possible, des documents ; - de vous recommander, dans la mesure du possible, à des personnes ou à des institutions susceptibles de vous rendre service pour vos recherches.

D- LES RELATIONS DU CANDIDAT AVEC SON DIRECTEUR DE RECHERCHE

a- Les contacts avec le directeur
41- Selon que vous résidez dans le même pays (et surtout dans la même ville) que votre directeur, ou dans un autre pays, les contacts ne sont pas du même type.

1° Cas où vous résidez dans le même pays (ou la même ville) que votre directeur

42- Si votre «patron» anime un séminaire, organisez-vous de façon à y prendre part, tout au moins de temps en temps. Cela vous permet de mieux vous pénétrer de ses enseignements théoriques et méthodologiques.

43- Essayez d’avoir avec votre directeur des rencontres périodiques. Elles seront fructueuses si, pour les préparer, vous prenez les dispositions suivantes : - une demande de rendez-vous est, chaque fois, faite (par fax, par mail, par lettre, au téléphone, ou à la fin du séminaire) suffisamment tôt, c’est à dire bien avant le moment espéré du rendez-vous; - la liste des problèmes à soumettre ou le texte à faire examiner est, chaque fois, envoyée ou remise en même temps que la demande de rendez-vous. Le directeur peut ainsi vous accorder le rendez-vous en tenant compte du temps qu’il lui faut pour examiner les problèmes ou le texte qui sont soumis.
44- Du point de vue de la fréquence des rencontres, évitez les deux types de comportement suivants: - la tendance à vouloir rencontrer le directeur de recherche très souvent et pour n’importe quoi. Vous risqueriez de vous rendre désagréable ; - la tendance à consulter l’encadreur très rarement. Vous risquerez de vous lancer dans de grandes actions sans consultation préalable du directeur qui pourrait ensuite constater qu’elles ont été mal menées. Des situations de ce genre sont à l’origine de beaucoup d’incompréhensions entre le directeur et le chercheur assisté.
Le mieux pour vous serait de rencontrer votre encadreur avant et après chaque étape de la recherche.

2 ° Cas où vous ne résidez pas dans le même pays que votre directeur

45- Organisez-vous de façon à rencontrer votre «patron» au moins une fois par an, sur rendez-vous.
Si votre séjour dans la ville où il enseigne peut avoir lieu à une époque et pour une durée qui vous permettent de prendre part à certaines séances de son séminaire, tenez-en compte dans votre organisation.

46- Entre deux séjours de travail, le contact avec le directeur de recherche est maintenu au moyen d’envois de documents soumis à son examen. Chaque envoi de document est, naturellement, accompagné d’une lettre.

b- Le déroulement de l’entretien avec le directeur
47- Pendant l’entretien avec le directeur, il faut savoir - exposer de façon claire les problèmes ; - i’écouter au lieu de parler sans fin ; - prendre des notes pour les exploiter après ; - éviter tout écart de langage, même quand les critiques sont faites sous des formes qui ne vous paraissent pas convenables; - ne pas trop faire durer l’entretien pour ne pas l’importuner.

c- La présentation des textes au directeur
48- II est formellement déconseillé de présenter à l’encadreur tout le texte rédigé du mémoire ou de la thèse. Soumettez- lui le produit de votre recherche tranche après tranche (par exemple chapitre après chapitre). Vous éviterez ainsi le risque de voir votre directeur vous faire une critique si large mais si judicieuse que vous seriez dans l’obligation de reprendre la rédaction de plusieurs chapitres. Un directeur qui assure un encadrement efficace ne demande jamais à l’étudiant de lui soumettre tout le manuscrit en une fois.

49- Chaque texte soumis à l’examen du directeur doit être dactylographié ou saisi de façon aérée. Il doit être accompagné d’une copie du plan général de rédaction et comporter l’indication de vos nom, prénom, adresse et éventuellement numéro de téléphone. Ne vous limitez donc pas à les mentionner sur les premiers textes remis ou envoyés ; faites-le systématiquement. Vous faciliterez ainsi la tâche à votre encadreur.

50- Gardez le double de chaque texte adressé au directeur pour prévenir une perte éventuelle.

d- L’attitude à observer face aux critiques du directeur
51- Les critiques que fait votre directeur peuvent être classées en trois catégories : - celles que vous trouvez tout à fait justifiées - celles qui paraissent procéder d’une mauvaise compréhension de sa part ; - celles qui reflètent des désaccords bien perçus par lui et par vous.
52- Les critiques que vous trouvez justifiées sont à prendre en compte sans tergiverser.

53- En réponse aux critiques qui vous paraissent procéder d’une mauvaise compréhension du texte, il faut donner toutes les explications nécessaires à l’encadreur. Dans certains cas, il est nécessaire de revoir la présentation ou la formulation pour lever toute équivoque.
Si les explications n’emportent pas sa conviction, il faut considérer qu’il s’agit de critiques de la troisième catégorie.

54- L’attitude à observer face aux critiques qui correspondent à des désaccords bien perçus par lui et par vous doit être fonction de deux types de considérations :
- si vous estimez que vous avez de solides arguments pour maintenir votre position, défendez-la. Du reste, vous êtes le seul responsable de votre ouvrage.
Défendez-la franchement mais courtoisement auprès de votre directeur. Evitez de lui donner l’impression que vous vous ralliez à sa position alors qu’il n’ en est rien.
- si vous êtes embarrassé, discutez-en avec d’autres personnes compétentes avant de prendre une décision.
Mais ne perdez jamais de vue que votre directeur n’est peut-être pas votre maître, mais à la soutenance, il est sûrement votre parrain ; lors de cette dernière et décisive épreuve, il vaut mieux ne pas se voir lâché (pire encore, sévèrement critiqué) par lui sur des points importants du mémoire ou de la thèse.

55- Bien que vous ayez soumis à votre encadreur les différentes tranches de votre texte l’une après l’autre et qu’il ait déjà accepté vos amendements sur l’un ou l’autre point, ne procédez pas à la mise en forme définitive tant que vous n’avez pas obtenu son accord. Ne cherchez pas à arracher cet accord tant qu’il estime que, par certains aspects, le travail n’ est pas tout à fait au point. Il pourrait vous faire payer cet entêtement à la soutenance. Le directeur de recherche est un conseiller dont il faut ménager les susceptibilités.
CHAPITRE V
LA MISE AU POINT DU DESCRIPTIF DU PROJET
56- Mettre au point un descriptif du projet consiste à dégager les contours essentiels du sujet, les objectifs, les orientations de base, à préciser les moyens et à établir un programme de travail.

57- L’élaboration du descriptif peut (dans le cas où vous paraissez déjà fixé sur un sujet) précéder l’entretien avec le directeur pressenti sur le choix du sujet. Il comporte en effet des indications sur la faisabilité ; l’encadreur pressenti peut ainsi se prononcer sur la base d’éléments précis. Mais le descriptif est plus utile pour la suite des opérations car il constitue un guide (souple) du travail. Nous mentionnons ci-après les volets principaux qu’il doit comporter, outre ce qui a été déjà dit à propos de la présentation des conditions matérielles générales de travail cf. § 20).

A- LA DÉFINITION DES CONTOURS DU SUJET
58- Bien souvent, le sens de certains termes employés dans l’énoncé du sujet reste imprécis. Il est, dans ce cas, nécessaire d’apporter brièvement des éclaircissements sur chacun d’eux et de justifier l’emploi de chacun d’eux.

59- Généralement, il est aussi nécessaire de mieux cerner l’objet d’ étude en le délimitant du point de vue de la période, de l’espace et/ou du volume (par exemple le nombre d’éléments ou la population retenue).

B- LA DÉTERMINATION D’UNE PROBLÉMATIQUE
60- Déterminer une problématique, c’est choisir une direction de la recherche à partir d’une question principale. La direction de la recherche est éclairée par une idée fondamentale autour de laquelle s’articulent des hypothèses et des axes d’analyse. La mise au point de la problématique, même provisoire, est nécessaire pour organiser la recherche et l’analyse.

C- LE CHOIX D’UNE MÉTHODOLOGIE
61-Il faut distinguer la méthodologie de recueil des matériaux de la méthodologie d’analyse.
Dans le cadre de la méthodologie de recueil des matériaux, il faut préciser la nature du corpus à utiliser et les moyens à employer pour le constituer 5 . Selon le type de sujet, vous travaillerez sur - des documents écrits ; - des documents oraux ; - des données d’expérience en laboratoire ; - etc.
Il vous faut aussi, pour certains sujets, indiquer le volume approximatif des données que vous comptez soumettre à l’analyse.

62- Dans la cadre de la méthodologie d’analyse, il est nécessaire de préciser les bases théoriques sur lesquelles l’étude sera menée et les techniques en fonction desquelles les faits seront classés et analysés.

D- LA PRÉSENTATION DES ÉLÉMENTS DU PREMIER SONDAGE BIBLIOGRAPHIQUE
63- Le sondage bibliographique est l’un des éléments qui permettent de se prononcer sur la faisabilité d’un projet de mémoire ou de thèse. Quand vous l’aurez fait, vous pourrez - montrer que le sujet est libre ; - indiquer les aspects déjà assez largement étudiés et ceux qui ne le sont pas encore ; - affirmer que la documentation est pour l’essentiel accessible.

E- L’ÉTABLISSEMENT DU PROGRAMME DE TRAVAIL
64- Qu’il s’agisse d’un mémoire ou d’une thèse, les principales étapes du travail à exécuter sont les suivantes : la documentation générale ; la constitution du corpus ; le dépouillement des données ; l’établissement des rubriques du mémoire ou de la thèse ; l’établissement du plan de rédaction du corps du travail ; la rédaction du manuscrit ; la mise en forme matérielle.
Pour chacune de ces étapes du travail, il faut préciser la durée et la période de réalisation.

65- Le descriptif doit être élaboré et soumis dès le départ au directeur de recherche. Amendé par ce dernier avec votre accord, il devient, pour vous, une sorte d’engagement moral et scientifique vis-à-vis de votre «patron» et vis-à-vis de vous-même. L’observation (souple) des principales orientations que vous vous serez ainsi fixées vous évitera les égarements et les pertes de temps qui résulteraient du «pilotage à vue».
DEUXIÈME PARTIE
L’INVESTIGATION
CHAPITRE VI
LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE

A- LES OBJECTIFS DE LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE

a- Se documenter pour s’informer et nourrir l’analyse
66- La raison première pour tout chercheur de se documenter est d’enrichir son analyse. Il s’agit, en effet, sur l’une ou l’autre question, de - ne pas dire ni faire moins que ce qu’on sait déjà ; - ne pas redire ni refaire juste ce qu’on dit ou fait déjà ; - savoir d’où il faut partir pour espérer ajouter quelque chose ; - aiguiser l’intuition personnelle (en se frottant à d’autres).
La présentation matérielle et technique se nourrit, elle aussi, de documentation.

b- Se documenter pour rassembler les faits ou phénomènes à étudier
67- Certains sujets portent sur un ou plusieurs documents produit(s) antérieurement, par une ou plusieurs personnes. Ces documents constituent alors le corpus 6 . II en est ainsi par exemple d’un sujet qui porte sur un livre, sur un discours, ou sur des statistiques.
Le travail de documentation sert alors à - se procurer des matériaux ; - s’assurer que ces matériaux n’ont pas encore été pris en charge par quelqu’un d’autre sous le même éclairage.

B- LES MOMENTS DE LA DOCUMENTATION
68- On se documente à toutes les étapes de la recherche, même dans la phase de rédaction. Mai il faut distinguer la documentation générale du ratissage systématique par centre d’intérêt (ou aspect).

69- Le travail de documentation générale consiste à consulter les principaux documents qui se rapportent au sujet de façon que l’on soit en mesure de fonder une enquête et un plan général d’analyse (plus précisément une ébauche de plan). Ce travail doit être mené aussitôt après l’accord du directeur de recherche sur le descriptif du projet.
Dans ce cadre, il est nécessaire de lire quelques documents fondamentaux liés au sujet.

70- Le ratissage systématique par centre d’intérêt consiste à consulter le plus de documents possible sur une question donnée.
À chaque étape du travail (cf. § 64) correspondent des problèmes précis à résoudre. Avant de les traiter, il est nécessaire de constituer, à leur propos, une documentation solide 7 .
De même, le traitement de chaque point majeur du plan d’analyse doit être précédé d’une bonne couverture documentaire.

C- LES DIFFÉRENTS TYPES DE DOCUMENTS
71- Les documents susceptibles de nourrir l’analyse ou de constituer des matériaux d’étude varient selon les disciplines et selon les sujets.
Nous en présentons ci-après les principaux types parmi lesquels les chercheurs choisissent généralement. Ils sont distingués les uns des autres par une série de quatre critères.

72- Le premier critère de choix de documents est constitué par le mode d’accès au document. On peut distinguer six modes d’accès (et donc six types de documents) : - accès par la lecture  :cas des textes écrits ; - accès par l’image: cas des desseins, des photographies aériennes ; - accès par le son : cas de disques et cassettes sonores ; - accès par la lecture et l’image  :cas des schémas, des cartes, des graphiques ; - accès par la lecture et le son : cas des cantiques et de certains documents d’apprentissage de langues ; - accès par l’image et le son : cas des cassettes audiovisuelles, de films.
Dans le choix du sujet et du type de documentation, il est important de tenir compte des problèmes que pose chacun de ces modes d’accès : problèmes de consultation, de reproduction et de conservation. Pour certains d’entre eux, il faut un équipement technique particulier.

73- Le deuxième critère de choix de documents est constitué par le niveau de diffusion. On peut, à cet égard, faire les distinctions suivantes : - les documents publics, privés ou secrets. Les textes officiels sont publics, les lettres familiales sont privées, les documents des services de renseignements sont secrets ; - les documents de large diffusion (par exemple les journaux) et les documents de diffusion restreinte (par exemple des rapports administratifs).
Avant de se décider à travailler sur un projet qui implique la consultation de documents de diffusion très restreinte sinon secrète, il faut s’être assuré qu’on peut y accéder et qu’on ne risque pas d’avoir des ennuis en les exploitant pour un mémoire ou une thèse.

74- Le troisième critère de choix de documents est constitué par la fonction sociale d’origine du document. Généralement, un document est conçu au départ pour servir, selon les cas à - diffuser des informations scientifiques ; - prêcher la foi religieuse ; - véhiculer de l’art ; - distraire ; - etc.
Une bonne exploitation d’un document dans un mémoire ou une thèse suppose une parfaite connaissance de sa(ses) fonction( s) d’origine.

75- Le quatrième critère de choix de documents est constitué par le degré de fidélité au document d’origine. Le document à exploiter peut être - l’original ; - une copie ; - un extrait ; - un résumé ; - une traduction.
L’intérêt du degré de fidélité dépend de la fonction que l’on veut assigner à ce document : matériau d’analyse, simple extraction de quelques citations, etc.
Il en est de même des documents dans la langue d’origine et de leurs traductions. Selon les cas, on pourra se contenter d’une traduction ou on devra recourir à l’ original.

D- LES PROCÉDURES DE DÉCOUVERTE DE DOCUMENTS
76- Pour découvrir l’existence de documents intéressants, il faut partir de deux types de listes qui sont composées respectivement de concepts clés et d’auteurs.

a- Partir d’une liste de concepts clés
77- L’une de techniques les plus efficaces pour découvrir des titres consiste à dégager, à partir du sujet, des concepts clés, des points de repère en fonction desquels on consulte des personnalités et les fichiers matières de bibliothèques et de centres de documentation.

78- Les concepts clés ou points de repère sont déterminés en se référant particulièrement aux aspects ci-après du sujet : - la problématique. Des termes clés peuvent être choisis à partir des hypothèses et axes d’analyse qu’elle comporte ; - la méthodologie de recueil des données. Pour certains sujets, des termes tels que échantillonnage, questionnaires peuvent être retenus ; - l’analyse, à travers les premiers éléments de ce qui deviendra le plan de rédaction et à travers les concepts théoriques et méthodologiques qui pourraient la fonder ; - la mise en forme (termes clés sur le style, la présentation matérielle, etc.) ; - les termes voisins à celui qui est étudié. À titre d’exemple, si le sujet porte sur l’esthétique de la chanson religieuse africaine, il peut être retenu des termes tels que le chanson, chanson religieuse, chanson africaine, esthétique de la chanson.

b- Partir d’une liste d’auteurs
79- Pour découvrir l’existence de titres intéressants, il faut partir non seulement d’une liste de concepts clés, mais aussi d’une liste d’auteurs susceptibles d’avoir publié des documents sur certains des points du sujet.

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