L éducation de la liberté
224 pages
Français

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L'éducation de la liberté , livre ebook

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Description

Loin des débats métaphysiques sur le libre arbitre, ce livre, issu de travaux d'un séminaire de philosophie de l'éducation, travaille sur les problèmes actuels de l'éducation à l'aide d'outils intellectuels disponibles dans la tradition philosophique - qu'elle soit antique, moderne ou contemporaine. Voici plusieurs instruments de travail autour de l'aliénation et de l'émancipation et une réflexion autour de la reconnaissance de la liberté, comme but de l'éducation dans le contexte contemporain.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2015
Nombre de lectures 21
EAN13 9782336374284
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
4e de couverture
Copyright


























© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
EAN Epub : 978-2-336-72439-3
Titre









L’ÉDUCATION DE LA LIBERTÉ

A LIÉNATION ET ÉMANCIPATION

coordonné par

P IERRE B ILLOUET & M ICHEL F ABRE












L’Harmattan
Déjà parus

Collection EVALUER

Dirigée par Jean Aubégny et Loïc Clavier

Cette collection, pionnière dans un champ dont l’importance s’affirme dans des domaines sans cesse plus nombreux, vise à la diffusion et à la confrontation de la variété des recherches et des pratiques en évaluation.
Elle postule l’acceptation de la complexité comme clé à l’élucidation du vivant social et celle de son corollaire, la multiréférentialité. L’évaluation y sera donc envisagée comme une régulation complexe tant au niveau micro (l’acte de formation et d’éducation) qu’au niveau macro (organisation des systèmes de formation).
Elle s’adresse tout autant aux chercheurs qu’aux concepteurs de projets, aux formateurs qu’aux enseignants et étudiants.

Déjà parus

Catherine BEDUWE, Véronique BEDIN, Sandrine CROITY-BELZ (Coord.), « Évaluation Formation Emploi » un chantier, pluridisciplinaire, 2004.
Loïc CLAVIER (dir.), Peut-on encore éduquer à l’école ?, 2013.,
Didier MOREAU (dir.), L’éthique professionnelle des enseignants
Enjeux, structures et problèmes , 2012.
Jean AUBEGNY, Poussière d’histoire. Une mémoire des années 80 2009.
Martine HENRIOT, L’évaluation participative de l’action publique
Etude d’une démarche qualité dans une collectivité locale , 2009.
Jean AUBEGNY et Loïc CLAVIER (dir.), L’évaluation, entre permanence et changement , 2006.
Gérard FIGARI et Lucie MOTTIER LOPEZ (eds), Recherche sur l’évaluation en éducation. Problématiques, méthodologies et épistémologie , 2006.,
Jean-Pol ROCQUET, L’inspection pédagogique aux risques de l’évaluation , 2005.
Jean AUBEGNY et Loïc CLAVIER (dir.), L’évaluation en IUFM 2004.
A VERTISSEMENT – M ICHEL F ABRE 1
Les textes de cet ouvrage sont issus des travaux du séminaire de philosophie de l’éducation de l’axe V du Centre de Recherche en Éducation de Nantes (CREN), au cours de la période 2011-2014, sur le thème « émancipation, aliénation, reconnaissance ». Les contributions que Pierre Billouet et moi-même avons sélectionnées ont fait l’objet d’une discussion collective et ont été ensuite retravaillées par les auteurs.

L’esprit de notre séminaire est de traiter les problèmes actuels de l’éducation à l’aide d’outils intellectuels disponibles dans la tradition philosophique – qu’elle soit antique, moderne ou contemporaine – en les confrontant, au besoin, à des études historiques, sociologiques ou pédagogiques. La structure de l’ouvrage reflète ces préoccupations. On ne s’étonnera donc pas que certains textes (plus spécialement dans la première partie) s’engagent assez loin dans l’étude critique des concepts de motivation, d’aliénation, de réification, de reconnaissance, tels qu’ils ont été forgés par Hegel ou Marx et par l’École de Francfort (Lukács, Honneth, Haber) : la question de l’éducation restant pour ainsi dire à l’horizon de ces travaux. Les thématiques éducatives, au sens large, s’avèrent toutefois plus explicites dans les contributions s’appuyant sur des auteurs tels que Castoriadis, Foucault ou Bourdieu. Ces derniers textes constituent ainsi une transition avec la deuxième partie qui s’avère, quant à elle, franchement orientée par des préoccupations éducatives contemporaines comme l’apprentissage de la citoyenneté, l’enseignement de la philosophie à l’école ou au lycée, la pensée critique à l’ère du numérique.

Bien que la postérité hégélienne et marxiste ait largement contribué à l’élucidation des concepts d’aliénation, d’anticipation et de reconnaissance – comme en témoignent d’ailleurs, ici même, plusieurs contributions –, les textes de ce recueil ne se réclament pas d’une école philosophique particulière, mais relèvent d’un pluralisme qui a toujours été clairement assumé dans notre séminaire. C’est pourquoi ce serait un contresens complet que de prendre les contributions de la seconde partie comme autant d’applications de positions théoriques défendues dans la première. En réalité, chaque texte revendique son ancrage philosophique propre et développe son questionnement de manière autonome.

La cohérence de cet ouvrage n’est donc pas de l’ordre d’un système, elle relève plutôt d’une problématique : revisiter les concepts d’émancipation, d’aliénation et de reconnaissance a-t-il encore un sens ? Ces concepts peuvent-ils permettre d’élucider un certain nombre de questions éducatives particulièrement vives aujourd’hui ?
1 – Professeur émérite, Université de Nantes. Centre de recherche en éducation de Nantes (CREN).
I NTRODUCTION – P IERRE B ILLOUET
Si la liberté est un mot qui chante, et que l’on chante, c’est aussi un mot à penser, et la libération est la visée pratique par excellence. Loin des débats métaphysiques sur le libre arbitre, ce livre, résultant d’un travail collectif au long cours, fournit dans sa première partie plusieurs instruments de travail, autour de l’aliénation et de l’émancipation. Et il présente en seconde partie quelques-uns des problèmes que pose la reconnaissance de la liberté, comme but de l’éducation dans le contexte contemporain.

Rappelant la critique hégélienne de l’autonomie kantienne, Jean-Marie Lardic montre comment « avec Hegel le problème de la motivation de la volonté libre se trouve pour la première fois déplacé du domaine psychologique de l’intériorité subjective au domaine sociopolitique 2 . » Plutôt que de discuter en historiens de la philosophie (cf. Gueroult) la pertinence de ce jugement, les auteurs de ce livre centrent le travail sur le domaine sociopolitique. Ainsi Lardic montre-t-il « la pertinence de l’interprétation jeune-hégélienne » ; plus particulièrement il montre la légitimité de la réception ou de la reprise des analyses hégéliennes par Bakounine et par Stirner. Légitimité paradoxale puisque la liberté ne devient concrète, dans l’analyse de Hegel, qu’à partir du moment où l’individu dépasse les désirs vains et arbitraires de sa personne privée en devenant membre de la famille, de la société civile, et de l’État, c’est-à-dire en s’inscrivant dans le monde éthique qui lui permet de vivre une vie substantielle. Or le moins que l’on puisse dire est que Bakounine ou Stirner n’interprètent pas la vie tranquillement bourgeoise dans l’État moderne comme le triomphe de la liberté ! Mais Lardic montre comment cette tranquillité bourgeoise qui réalise la liberté en dépassant l’arbitraire individualiste est aussi la vie qui perd le goût de vivre : en réalisant les institutions du monde libre qu’elle visait, la volonté perd toute motivation. Elle ne peut bien entendu se contenter des désirs arbitraires de la vie privée qu’elle a dépassée, et elle n’a plus de combat à mener pour la libération. « L’homme meurt aussi de l’habitude » : si l’aspect formaliste de la morale kantienne rendait la motivation impossible, « la pleine effectivité éthique de l’État ne la rend-elle pas vaine ? » Or le problème ainsi posé néglige le primat du négatif : la vie substantielle de l’individu n’est pas l’existence structurale en des institutions positives, mais la volonté d’universel qui pousse au dépassement de toute positivité. Et la vie religieuse vraie – celle qui ne se fige pas dans les rituels – maintient cette aspiration alors que les citoyens des États démocrati

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