La réforme éducative au Cameroun
199 pages
Français

La réforme éducative au Cameroun , livre ebook

-

199 pages
Français

Description

Introduite au Cameroun en 1844, l'école connaît une évolution multiforme marquée par une volonté de reconversion dont le tournant décisif daterait de 1979 avec l'arrêté ministériel organisant les activités post et périscolaires. Depuis lors, de nombreux textes se sont succédés. D'où vient-il que cette prolifération de textes reste sans impact sur le terrain ? Ce livre propose aussi une nouvelle stratégie de relance des activités post et périscolaires.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 septembre 2008
Nombre de lectures 955
EAN13 9782296204706
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0750€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

REMERCIEMENTS
Nombreux sont ceux qui m’ont soutenu dans la
réalisation de cette étude.A défautde les citer tous, je remercie
d’abord Roland Mbah Forkum et Boniface Belinga de m’avoir
fourni les données statistiques collectées dans les provinces du
Centre et du Sud. Je remercie également Joseph Ndzomo Mole,
Jean Marie Ondoa, Alix Toueli, Yvette Bikele et Onanina
Boyomo d’avoir accepté malgré leurs multiples charges de
relire le manuscrit. Des observations pertinentes et édifiantes,
j’en ai reçues de Justin Aimé Tsanga Ebodé. Qu’il retrouve ici
mes sincères remerciements. Merci à mes frères,
particulièrement à Lambert Ombe, pour tout le soutien moral et
matériel qu’ils n’ont cessé de m’apporter pendant ces moments
où j’en avais le plus besoin. A mon épouse et nos enfants qui
ontconsentid’énormes sacrifices pour quece livre voie le jour,
j’exprime toute ma gratitude.PRÉFACE
On parle des activités post et périscolaires au Cameroun
depuis des décennies sans peut-être clairement préciser ce
qu’ellesapportentà l’école.
Le sujet me semble particulièrement important. J’aurais
voulu, au moment où je tenais les rênes de l’Education,
réformer l’idée centrale pour que l’on parle plutôt des activités
péri et postscolaires. Car, de toute évidence, les activités
périscolaires viennent d’abord en appui aux scolaires pour
consolider et renforcer l’éducation familiale. Les activités
postscolaires quant à elles interviennent après cette phase, pour
poursuivre dans d’autres espaces l’effort d’insertion sociale de
l’apprenant.
Je pense donc qu’avec cet ouvrage il y a une éclaircie à
l’horizon. Grâce à une présentation chronologique et raisonnée
d’une démarche visant à implanter de façon définitive ces
activités à l’école, l’auteur nous introduit dans un univers
pourtant familier, mais dont les diverses figures
n’apparaissaient pas toujours avec la précision souhaitée. Il
s’agit de mettre en lumière ce qu’apportent réellement les
activités post et périscolaires au regard des espoirs que l’école
en général suscite et des déceptions dont elle est souvent
responsable. Est-elle toujours ce haut lieu où l’on acquiert les
savoirs sur tous les aspects de la vie et ce moule à produire des
citoyens éclairés et responsables ? Peut-on continuer de faire
confiance à cette institution qui forme des têtes pleines, mais
qui ne sont pas nécessairementaptesà se faire une placedans le
marchédu travail ?
En tout cas, les dirigeants africains en général, y compris
ceux du Cameroun, se sont rendu compte de l’insuffisance des
connaissances sans un lien direct avec leurs objectifs de
développement. En conséquence, ils ont privilégié l’éducation
par rapport à l’instruction que proposait de prime abord l’écolecolonisée. C’est pourquoi au Cameroun, les activités post et
périscolaires qui sont au centre de cet ouvrage ont été ciblées
pour impulser l’action éducativeà l’école.
Sans toutefois vouloir en faire l’économie, je peux
seulement orienter le lecteur vers la mise en œuvre de l’action
éducative observée dans la coopérative et ses multiples
activités, ainsi que dans les réalisations de l’association des
parents d’élèves. En effet, la coopérative scolaire et
l’association des parents d’élèves sont des organes majeurs de
dialogue, d’expression, de gestion et de développement des
activités post et périscolaires conçus pour mobiliser les
partenaires, accroître les ressources financières et renforcer les
capacitésde gestiondesacteurs parlebiaisde l’information,de
l’éducation et de la communication. Elles inculquent l’esprit
démocratique, le sens de l’initiative, du bien commun et de la
solidarité.
Au moment où j’accède à la tête du ministère, ces deux
sources d’activités se trouvent durement affectées et souvent
détournées de leur but alors que la demande éducative se fait
plus pressante que jamais.C’est là que me vient l’idéede mettre
au point une politique d’expansion des infrastructures scolaires
fondée sur l’association des contributions de l’Etat et des
prestations substantiellesdes parentsd’élèves.
L’auteur qui était alors acteur sur le terrain en tant
qu’inspecteur provincialde pédagogie,excelleàdécrire toute la
gamme des espaces et des activités post et périscolaires
observésdans nos établissements.
Retenus aussi dans les projets d’école et d’établissement qui
ont remplacélescomités de gestion,ces espaces et cesactivités
fonctionnent avec plus ou moins de bonheur tandis que de
nombreux espaces d’expression et de dialogue sont adoptés.
Ces derniers cultivent surtout la notion de genre et d’équité, la
paix, la bonne gouvernance, la démocratie et le respect des
droits, des libertés et des cultures conformément aux
dispositions contenues dans la loi d’orientation et la convention
desdroitsde l’enfant.
8Malheureusement, plusieurs dysfonctionnements sont
observés.Dus aux projets adoptés sans sources de financement
préalablement définies, à l’insuffisance des fonds et des
infrastructures, des structures d’accueil et d’équipements, ils
tiennentausside l’insuffisancedes personnelsd’encadrementet
des conditions de travail auxquelles ces derniers sont soumis.
Parmi les causes de dysfonctionnements relevées, il y a surtout
le non- respect des règles et des procédures rarement
sanctionné. D’où l’impunité et la permissivité qui vont de pair
avec la corruption et le favoritisme et entravent presque
toujours le processusde réforme.
Ce diagnostic posé sans complaisance, l’auteur propose une
nouvelle approche fondée sur le réexamen des choix assorti
d’une synergie d’actions allant du renforcement de
l’information, de l’éducation et de la communication ainsi que
du partenariat, de la décision budgétaire au renforcement des
capacités de suivi et de contrôle du processus.Autant il appelle
les enseignants à mieux s’organiser pour leur propre
épanouissement et pour la lutte contre la pauvreté, autant il
exhorte l’Etat à trier de plus en plus parmi les projets qui lui
sont proposés, afin de se concentrer sur ses convictions
profondes. L’industrie nationale de l’édition du livre scolaire
revient ici comme un prérequis pour la relance de l’école pour
tous en contribuant aussi au combat contre la pauvreté. C’est
une priorité qui ne saurait être sacrifiée quelle que soit la raison,
quels que soient les obstaclesà surmonter.
Cette approche pourrait relancer les projets d’école et
d’établissement. En définitive, l’auteur recommande le
renforcement de l’information et l’éducation des parents pour
favoriser une meilleure communication entre ceux-ci et
l’administration scolaire sans oublier les enseignants. Selon lui,
après cette revue des espaces, des projets et des initiatives en
cours, le choix des encadreurs sur la base de la compétence et
de la probité s’avère nécessaire à la mise en œuvre de la
nouvelleapproche.
Par ailleurs, il prend position pour la modification de la loi
eu égard aux associations des parents d’élèves, afin de
9sauvegarder les droits de l’enfant et d’amener tous les parents à
assumer la responsabilité parentale. Pour rester fidèle aux
aspirations initiales, l’auteur estime avec force arguments à
l’appui, que cette réforme en profondeur doit s’opérer dans le
cadre unique d’uneDirection générale de l’éducation, où toutes
les activités retenues seraient revalorisées, et qui aiderait toutes
les composantes de lacommunauté éducative à participer
effectivement à la formation d’une jeunesse scolaire
responsableetengagée pour laconstructionet ledéveloppement
durablede la nation.
Aussi recommanderais-je fortement la lecture attentive de
cet ouvrage au public, aux éducateurs, aux parents d’élèves et
auxconcepteursde la politiqued

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