Protestantisme et enseignement en milieu cévenol
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Description

Ces pages visent à décrire la naissance et le développement d'une institution d'enseignement secondaire, l'institution Olivier. L'originalité de cette institution apparaît en plusieurs points : d'obédience protestante et marquée par le Réveil méthodiste du XIXe siècle, de nombreux pasteurs et théologiens y ont été formés ; par le niveau élevé requis des élèves en matière d'humanités ; enfin par la place privilégiée accordée à la formation scientifique.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2009
Nombre de lectures 31
EAN13 9782296928473
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Protestantisme et enseignement
en milieu cévenol

L’institution OLIVIER de Ganges
1842-1866
Françoise Mazel Degans
Annie Mazel Gouron


Protestantisme et enseignement
en milieu cévenol

L’institution OLIVIER de Ganges
1842-1866
En couverture :

Place des Barrys à Ganges, vers le milieu du XIXe siècle
Toile du peintre Barrai, conservée à l’Hôtel de ville de Ganges

Croix huguenote en bois sculpté
coll. Musée du Désert, Mialet (Gard – France)


© L’Harmattan, 2009
5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris

http://www. librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-09289-1
EAN : 9782296092891

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
À la mémoire de notre arrière grand-père,
Jacques Étienne Olivier,
éducateur de jeunes âmes et artisan du Réveil
P our le voyageur qui gagne les Cévennes occidentales depuis la vallée du Rhône ou les plaines languedociennes, Ganges constitue un point de passage obligé. La ville, enserrée entre les vallées de l’Hérault et du Rieutort d’une part, les premiers contreforts du massif de l’Aigoual d’autre part, se situe en effet au carrefour de routes permettant, depuis Nîmes comme depuis Montpellier, l’accès à ces mêmes vallées. Les idées nouvelles, comme les marchandises, y circulent aisément.
Depuis le Moyen Âge, la ville, qui s’est peu à peu développée autour d’un château primitif édifié au XIème siècle, est peuplée pour l’essentiel d’artisans travaillant les matières textiles. Loin de décliner, cette activité a connu un extraordinaire développement avec l’apparition vers 1700, de la sériciculture : à la veille de la Révolution, les marchands, fabricants et ouvriers de bas de soie envahissent les listes des témoins aux actes des notaires ou d’état civil. Ce monde reste largement dépendant des débouchés, puisque les bas de soie se vendent au loin. Les échanges s’opèrent le plus souvent sur la place de Nîmes : au XVIIIème siècle, c’est avec les commerçants de cette ville que les fabricants gangeois tentent de s’associer en une commune « jurande ».
« Boulevard du protestantisme », selon l’expression du très catholique historien Julien Rouquette, Ganges l’a été incontestablement. Majoritairement acquise à la Réforme dès le XVIème siècle, sa population, tant riche que pauvre, s’est donné un nombre élevé de consuls avant la révocation de l’Édit de Nantes, et, depuis les environs de 1750 jusqu’à l’Édit de tolérance de 1787, a vécu dans cet état étrange de semi reconnaissance que subissent les « religionnaires » de France et qu’atteste localement la tenue des registres d’état civil protestants. Bien loin de se diluer, comme cela était espéré par l’administration royale, la foi ancestrale s’est maintenue, et a pu s’exprimer librement dès les années qui ont précédé la Révolution.
Dès lors, le XIXème siècle y a été vécu, non pas comme un temps de restauration politique, mais avant tout comme une nouvelle phase de liberté religieuse, laissant place aux expressions les plus diverses d’une foi par principe fondée sur le libre examen du Livre : aux côtés de fidèles attachés aux pratiques séculaires, pouvaient se créer des groupes, plus ou moins fournis, de partisans de formes modernisées de la religion. Ce dynamisme ne saurait être perdu de vue de nos jours, si prompts à accorder une connotation de vétusté aux minorités protestantes : en bien des lieux, et notamment à Ganges, le Réveil protestant du XIXème siècle a été vécu comme une expérience régénératrice et enthousiaste.
Car c’est bien du Réveil, nanti d’une majuscule, qu’il s’agit. Ce mouvement, apparu d’abord en Allemagne chez les piétistes luthériens, mis en forme par les méthodistes anglais et très vite répandu aux États-Unis, vise à régénérer la tradition réformée à travers une sorte de « conversion » permanente destinée à donner vie à la foi.
Dans les régions cévenoles, il s’agit de mouvements qui veulent « réveiller » une foi jugée assoupie, affadie, routinière et retrouver la foi si vive du temps des persécutions.
Le Réveil a pris, en France et à l’étranger, des formes très variées, plus ou moins suivies par les fidèles, mais toujours facilitées par l’indépendance des Églises locales. Il a touché les milieux les plus divers, dans les villes comme dans les campagnes, entraînant aussi bien de modestes paysans que des personnages de haut rang, telle cette duchesse de Broglie, fille de Mme de Staël, ou les Pelet de la Lozère, qui furent, sous la Restauration, des bienfaiteurs discrets et efficaces du mouvement.
Sous ce terme générique de Réveil, se trouvent néanmoins regroupés des courants fort divers. Les uns, directement dérivés du piétisme, mettent l’accent sur l’expression sentimentale de la foi, notamment à travers le chant de cantiques – et non pas seulement de psaumes – et parfois par des manifestations spectaculaires d’exaltation ; ce courant a été, et reste, puissant aux États-Unis.
Un autre courant est plus intériorisé, voire intellectuel. Très attaché à la diffusion de la Bible, notamment grâce à l’implantation de missions, il pousse à la création de groupes de lecture, les études bibliques. Fortement influencé par des théologiens suisses et anglais, ce courant est avant tout représenté, dans le Midi, par les méthodistes anglais Charles Cook et Henry de Jersey. Rappelons que le méthodisme se distingue du calvinisme par son refus de la prédestination. Il s’adresse à tous, surtout aux petites gens, et les prédicateurs pouvaient, suivant les endroits, tantôt rassembler des foules importantes, tantôt être reçus à coups de pierres. Au XIXème siècle, la position institutionnelle de ces derniers est très difficile à définir en quelques mots. Beaucoup, en effet, se sont insérés dans le cadre traditionnel de l’église locale, dont ils deviennent parfois les piliers, comme cela s’est visiblement produit à Ganges {1} . D’autres – notamment lorsque la population du lieu s’est montrée hostile à des démonstrations de foi trop voyantes à son goût – ont formé des églises indépendantes, ce qui les a exclus des paroisses concordataires. Mais tous pratiquent une foi entourée de préoccupations sociales : ils veillent à secourir les plus pauvres, à prodiguer des soins de santé, à enseigner les enfants et les adolescents.
À Ganges, malgré les courants qui la traversent et le climat de discorde qui en résulte, la communauté protestante n’éclate pas mais connaît en revanche une grande vitalité, comme l’atteste la construction du nouveau temple {2} , vaste et coûteux chantier qui dura 7 ans. Il est inauguré le 31 octobre 1851 en présence de quarante pasteurs. Plus tard, et à l’occasion du centenaire du temple en 1951, le pasteur Bovet évoque dans son discours cette période : « Pendant la durée des travaux, les services religieux eurent lieu à la Place Couverte. Des tentures furent placées entre les colonnes de pierre des halles, pour protéger les fidèles du regard des indifférents et des courants d’air. L’hiver, malgré les braseros, il devait faire bien froid, mais on rappelait le temps où les ancêtres tenaient leurs assemblées dans l’humidité des grottes, ou dans les vallées battues des vents… ».
C’est dans une telle ambiance de foi que s’est développée, à Ganges, l’institution Olivier : originale par son ambition d’enseigner les humanités et exceptionnelle par son succès, elle mérite d’être tirée de l’oubli que creusent les années ; un oubli d’autant moins mérité que, comme le montre des sources a priori peu complaisantes, la qualité de cette institution lui a valu un rayonnement indiscutable.


La place Couverte
I L’INSTITUTION OLIVIER
1 - NAISSANCE ET DÉVELOPPEMENT
F ort mal connue jusqu’à ces dernières années, l’histoire de l’institution Olivier n’était pas loin de tomber dans un oubli total lorsqu’elle a fait l’objet de quelques lignes dans les intéressants travaux collectifs publiés sous la direction de Patrick Cabanel. Mais elle a surtout été évoquée à diverses reprises par Louis Segondy tant dans sa thèse de doctorat que dans plusieurs articles.
Le point de départ de cet historique est à rechercher dans la création de la pension Nines. Natif de Nègrepelisse (Tarn-et-Garonne), le pasteur Jean Nines, appelé à Ganges en 1820, y exerce au début, en tant que suffragant du pasteur d’Estienne. Ce dernier manifestera toujours beaucoup d’hostilité à l’égard de l’« offensive méthodiste » des pasteurs Charles Cook puis, Henry de Jersey alors que Jean Nines évolue assez vite vers une neutralité bienveillante à leur égard. Il devient par la suite franchement favorable aux méthodistes et même l’ami des prédicateurs, ce qui ne sera pas


Charles Cook

sans entraîner, dès 1839, des conflits avec le pasteur d’Estienne. Sans adhérer officiellement au méthodisme, mais de même sensibilité, Jean Nines apparaît donc comme un ardent propagateur du Réveil.
La création d’une école protestante à Ganges, se situe à la rencontre de deux exigences. La première est l’absence de collège public dans cette petite ville où les enfants de la bourgeoisie devaient s’exiler à Nîmes pour la poursuite de leurs études secondaires, le collège du Vigan n’ayant pas une très bonne réputation. La seconde est à trouver dans l’élan religieux que fut le Réveil à Ganges. Soutenu par une petite partie du consistoire de l’Église réformée de Ganges, le pasteur Jean Nines tente, non sans mal, d’introduire la sensibilité méthodiste et la création d’une école est, pour lui, l’instrument de cette offensive.
Ayant accompli les formalités réglementaires qu’exigeait la loi, afin d’ouvrir une école privée, Jean Nines installe donc son pensionnat en 1831 dans le presbytère protestant. Le Consistoire lui avait accordé la somme de 3000 francs pour faire exhausser le bâtiment. Quatre ans plus tard, un rapport académique de l’inspecteur Dellaleau décrit son fonctionnement : l’établissement, qui compte douze élèves dont quatre de latin, est bien tenu, et le directeur a un talent particulier pour inculquer ses connaissances, avec l’appui de deux autres maîtres. Le recteur d’Académie Gergone va jusqu’à souhaiter que cette école forme aussi bien des catholiques que des protestants.
La discorde qui couvait entre Jean Nines et le pasteur d’Estienne, se révèle plus sérieuse ; le pasteur Nines est mis en difficulté. On lui reproche de réunir ses « adeptes » et de prêcher dans des maisons privées, parfois à l’heure même du culte, et ceci ne manquait pas de susciter, chez ses détracteurs, un vif mécontentement : les cloches du temple sonnaient alors une seconde fois pour le rappeler à ses devoirs.
Prenant comme prétexte la faiblesse des effectifs de son pensionnat, le Consistoire lui supprime les crédits de fonctionnement ainsi que l’allocation de suffragant de 450 francs. Le pasteur Nines doit alors quitter le presbytère pour installer son école dans une maison du Plan de l’Ormeau, comme l’indique le recensement de population de 1836. Néanmoins, le succès reste mince : dans les années qui suivent, l’effectif se monte au mieux à 24 élèves, et retombe à 18 en 1842. C’est cette même année que Jean Nines abandonne la direction de son école à un ancien élève, Jacques Étienne Olivier, issu d’une vieille famille cévenole, originaire de Monoblet, attestée en ce lieu dès les débuts de la Réforme et installée à Ganges à la fin du XVIIème siècle.

Dès 1843, le jeune chef d’institution prend une initiative qui va bouleverser les ambitions de l’établissement à la tête duquel il se trouve désormais : il demande, et obtient, la création d’une institution « de plein exercice », création rarement accordée car, s’étendant à l’enseignement secondaire et conduisant au baccalauréat, elle vient concurrencer les collèges d’État et même les lycées. L’établissement gangeois, il est vrai, bénéficie de vastes locaux : Olivier l’installe dans une maison qu’il tient de son père, ancienne bâtisse prise dans les remparts de la ville, située entre les actuelles rues « Émile Planchon », « Durand », et « de la Vacquerie », en plein cœur d’un quartier traditionnellement peuplé de protestants.


La maison Olivier

Le succès est immédiat et durable ; l’évolution des effectifs en témoigne. Dès 1848, l’institution Olivier compte 60 élèves ; deux ans plus tard, elle en a 75, puis, 77 en 1854 et en 1855. Des données rassemblées par Louis Segondy, il ressort une moyenne de 83 élèves dans les années 1861 à 1868, et cela malgré un prix de pension, relativement élevé, de 650 francs par an.
Derrière la sècheresse des chiffres bruts, on relève des particularités remarquables. D’abord, il s’y manifeste une nette prédominance du cycle secondaire, au point que les études en classes primaires font figure de parent pauvre. Dès 1855, la seule classe de seconde regroupe 27 élèves, dont 22 dans la section littéraire contre 5 pour la section scientifique, que le collège, appliquant la loi Fortoul, a pu isoler d’un ensemble plutôt voué à l’étude des humanités.
Ensuite, la proportion d’internes pensionnaires est exceptionnellement élevée : elle se monte à la moitié de l’effectif en 1850 et, cinq ans plus tard, à près de 60%. Ceci démontre que l’institution est bien loin de se contenter d’un recrutement purement local ; du reste, il ressort d’informations biographiques que les élèves provenaient des départements de l’Hérault, du Gard, de la Drôme, de l’Ardèche, du Lot et Garonne, ou encore du Gers… Autant qu’il semble, ce recrutement dépassait singulièrement les cercles méthodistes ; à la lecture des rapports académiques, on relève que l’institution comptait même quelques élèves de religion catholique.
Observons que les chiffres qui viennent d’être signalés, représentent des effectifs assez exceptionnels à une époque où l’enseignement ne concerne qu’une minorité, et où, surtout, il n’est dispensé, en dehors des lycées, que dans des collèges d’audience restreinte. Selon les calculs de Louis Segondy, les collèges d’Uzès, du Vigan, de Bagnols-sur-Cèze et de Lunel, dans la région, ne comptaient que de 39 à 75 élèves en moyenne, au cours des années 1861 à 1868. Surtout, ces collèges abritent une très forte proportion d’élèves du primaire : rien n’est plus opposé à la politique de l’institution Olivier, dont 80% des disciples fréquentent les classes du secondaire. Il faut dire que l’on n’a pas lésiné en termes de ressources humaines.

Jacques Étienne Olivier avait lancé prudemment son opération sur des bases réduites : un rapport signale en 1848 qu’à côté de ce maître, certes instruit, on ne trouve que trois autres maîtres. Mais, six ans plus tard, le tableau s’est considérablement modifié : le même chef d’établissement est entouré de onze maîtres chargés des études littéraires et scientifiques, sans compter un maître de dessin et un autre de musique. Les élèves sont répartis en sept classes. On y enseigne avant tout les sciences naturelles, l’histoire, le latin, le grec, la littérature française, les mathématiques, la physique. Parmi les langues vivantes, l’allemand paraît privilégié. Bien entendu, l’éducation à la foi protestante joue un rôle majeur : l’inspecteur d’Académie Roussel observe en 1854 que la direction religieuse de M. Olivier, « méthodiste très prononcé ….. paraît meilleure que dans beaucoup d’établissements catholiques » dans lesquels, selon le recteur Gergone, règne un certain laisser-aller en ce domaine.
Tout ceci suppose la mise en place d’un enseignement de qualité. C’est bien le cas : tous les témoignages du temps concordent en ce sens, y compris ceux d’une administration académique qui, fort lucidement, s’attache, année par année, à dénoncer les carences d’un enseignement privé que, d’une manière générale, elle n’aime guère.
L’inspecteur Roussel, déjà cité, passe en revue, dans son rapport de 1850, les différentes matières enseignées à l’institution, et relève par exemple que « les élèves de la première classe semblent assez bien comprendre la physique et les mathématiques enseignées par M. Olivier ». Surtout, son texte s’achève par l’appréciation suivante : « la discipline est excellente et, en définitive, les études bonnes ».
On se bornera, pour terminer avec ce point, à citer le rapport de synthèse présenté au conseil Académique en 1857 par le doyen Siguy, de la faculté des Lettres : « il n’y a que deux pensions qui méritent d’être remarquées pour la direction des études et pour l’éducation proprement dites. Ce sont les pensions de M. l’abbé Alauzet [à Montpellier] et celle de M. Olivier à Ganges ».
Nous verrons plus loin que les témoignages des anciens élèves de l’institution viennent corroborer ces marques d’estime.
2 - PORTRAITS DU DIRECTEUR, DE PROFESSEURS ET D’ÉLÈVES
Âme de l’institution qu’il dirigea durant un quart de siècle, Jacques Étienne Olivier semble avoir été doté d’une forte personnalité. Plusieurs témoignages du temps s’en font l’écho, et un document photographique de l’époque nous présente un homme de haute stature, fortement charpenté, au regard clair et pensif, mais non dépourvu d’autorité.


Jacques Étienne Olivier

Sa famille, installée à Ganges aux environs de 1695, s’est consacrée aux métiers du textile, d’abord manufacturiers de laine, puis marchands fabricants de bas, comme l’attestent les anciens registres de la ville. Ainsi ces derniers mentionnent son grand-père, Pierre Olivier, 1733-1809, dont les treize enfants furent tous « baptisés au Désert » par le pasteur Gal, dit Pomaret.
À la génération suivante, la famille Olivier manifeste des sentiments républicains sans ambiguïté. Un cousin, domicilié au quartier fort protestant de la Croix de Figou, reçoit le prénom caractéristique de Brutus et, chose plus rare, le garde toute sa vie, alors que tant en ont changé. Surtout, le père du futur chef d’établissement, Pierre Étienne Olivier, s’engage en 1792 dans l’armée républicaine des Pyrénées Occidentales. Sous les ordres du général Bonaparte, il participe à la première campagne d’Italie, et dans le contexte de l’expédition d’Égypte, il résiste pendant deux ans au blocus de Malte, exercé par les Anglais. Revenu en France en 1801 avec le grade de capitaine, confirmé par Bonaparte, il est alors affecté à Marseille.

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