Une école pour tous en République Démocratique du Congo
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Description

Ces deux dernières décennies, des efforts importants ont été consentis en faveur de l'universalisation de la scolarisation en RDC. Cet objectif semble encore assez éloigné à cause des disparités scolaires importantes selon les provinces, le genre et les niveaux d'enseignement. L'auteur a la conviction qu'il faut mobiliser davantage de ressources financières en faveur de l'école, s'engager dans une autonomisation de la gestion scolaire et adopter des politiques éducatives favorisant les provinces de l'Est, les filles, les milieux démunis.

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Publié par
Date de parution 01 janvier 2015
Nombre de lectures 5
EAN13 9782336366500
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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d’enseignement. Cela tient au financement du secteur éducatif par les
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favorisant les provinces de l’Est, les filles et les milieux particulièrement
Etudes africaines
Série Education
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Une école pour tous en République Démocratique du Congo
Une école pour tous en République Démocratique du Congo
Albert KAMBA EYANGANUNGA
Une école pour tous en République Démocratique du Congo
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris www. harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04503-0 EAN : 9782343045030
SOMMAIRE Au cours de ces trois dernières décennies, la République Démocratique du Congo s’est engagé d’avancer sur la voie de réalisation de l’EPT et des OMD au travers de l’exécution des différents projets et programmes financés sur fonds propres voire par la Communauté internationale.Pour apprécier la situation de la scolarisation, nous nous sommes appuyé sur les statistiques scolaires de l’année scolaire 2008-2009 publiées par la du la Cellule Technique Pour les Statistiques de l’Education (CTSE), avec l’appui financier de la BAD et l’appui technique de l’UNESCO, du Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel du Gouvernement central de la RDC. A partir de ces statistiques, nous avons calculé des indicateurs relatifs à l’expansion du système, au fonctionnement et aux ressources matérielles et humaines tel que préconisé par Carron et Châu.Le calcul des indicateurs susmentionnés ont débouchées sur le constat de l’existence des disparités scolaires importantes entre les provinces de la RDC en ce qui concerne le taux brut d’admission, le taux brut de scolarisation, la proportion des élèves inscrits dans l’enseignement normal, technique et professionnel, le nombre d’écoles et de classes organisées, le nombre et la qualification du personnel enseignant, le taux d’achèvement. En effet, la partie Orientale (Equateur, Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema) est défavorisée par rapport à la partie Occidentale (Kinshasa, Bas-Congo, Bandundu, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental et Katanga), d’une part.
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Par ailleurs, des disparités importantes ont été observées par rapport au genre en défaveur des filles et femmes pour la plupart des indices calculés : Les filles sont défavorisées concernant le taux brut d’admission au primaire (106% des filles contre 119% des garçons) (45,9%), (83% des filles contre 97,5% des garçons au primaire, soit un indice de parité de 0,89 et 28,8% des filles contre 51,2% des garçons au secondaire, soit un indice de parité de 0,56), (46% des filles contre 66,5% au primaire et 13,4% des filles contre 36,2% des garçons). La participation des femmes dans la fonction enseignante est inférieure à celle des hommes au primaire (26,3%) et au secondaire (10,4%). Cependant, les filles (51%) sont favorisées par rapport aux garçons (49%) en ce qui concerne leur participation à la scolarisation à la maternelle. De même, la participation des femmes dans la fonction enseignante (95,3%) est très importante. Le faible financement public du secteur de l’éducation, qui s’accompagne du niveau élevé des financements privés à tous les niveaux de l’enseignement, y compris dans le primaire, explique en grande partie cet état des choses. Cette ’expérience de la RDC montre que l’engagement de l’Etat est une des conditions nécessaires à la réussite des réformes en éducation. A cet effet, on a le choix entre le financement en vue de l’égalité, de la diversité voire de l’efficacité. Au-delà de la question de la mobilisation des ressources financières et de la définition des axes prioritaires du financement du système éducatif de la RDC, il y a lieu d’insister sur la nécessité d’une gestion saine de ces ressources qui passe par une plus grande responsabilisation des gestionnaires scolaires dans le cadre d’une décentralisation du système scolaire de la RDC.
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INTRODUCTION
L’école de la République Démocratique du Congo a pour vocation d’être au service des idéaux de la nation congolaise dont elle est l’émanation et de laquelle elle reçoit les moyens pour contribuer de manière efficiente à l’atteinte des objectifs et finalités de la nation. Au lendemain de l’indépendance de notre pays, l’école a apporter sa contribution à l’atteinte des aspirations nationales telles que définies par le politique été pour beaucoup dans l’atteinte des aspirations profondes de la nation congolaise.
Pour les dirigeants congolais d’après l’indépendance, l’enseignement était un instrument de progrès pour la Nation et le développement du pays dépendait-il, en grande partie, de son système d’enseignement édulcoré des réalités locales et au service des objectifs et finalités nationales. Cette conviction a été à la base de la mise sur pieds d’un enseignement solide et approprié pour préparer la jeunesse aux tâches qui l’attendent. En tout état de cause, les dirigeants de cette époque ont consenti des efforts budgétaires considérables et maintint pendant longtemps l’éducation parmi les investissements prioritaires. Et les résultats n’ont pas tardés car notre école a formé et mis sur le marché de l’emploi les douaniers, les infirmiers, les policiers, les comptables, les administratifs… dont la nation avait ardemment besoin pour son épanouissement. Personne n’ignore qu’au bout d’une décennie, la RDC a commencé même à exporter ses érudits dans d’autres pays d’Afrique.
Les dirigeants de la Troisième République partagent la même conviction que ceux de la Première République par rapport à la mission de l’école, mais aujourd’hui les aspirations profondes sont l’émergence et la cohésion nationale qui cristallise toutes les actions de la Présidence, 9
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