La bataille de Verdun
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La bataille de Verdun

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Description

"La bataille de Verdun", réalisé en coédition avec la DMPA, retrace l'histoire et les différentes étapes de cet affrontement. Ce livre se penche également sur Verdun, ville devenue emblème de la guerre 14-18, qui entretient la mémoire du champ de bataille de la Grande Guerre et se veut capitale mondiale de la paix.


Pour marquer le centenaire de la bataille de Verdun, NANE Editions publie un ouvrage consacré à cette bataille. "La bataille de Verdun" explique les enjeux, le déroulement et les conséquences de l'une des plus sanglantes et plus longues batailles de la Première Guerre mondiale, entre Français et Allemands. Cet ouvrage raconte les offensives allemandes, la prise des forts de Douaumont, de Vaux, la résistance héroïque des soldats français sous le commandement du général Pétain, puis du général Nivelle, la vie dans les tranchées, comment les Français arrêtèrent l’avancée des Allemands... Près de 700 000 soldats, blessés ou disparus de part et d’autre, des villages entiers détruits, une terre morte, un champ de bataille devenu un vaste cimetière... Aujourd’hui, Verdun entretient la mémoire du champ de bataille de la Grande Guerre et se veut « capitale mondiale de la paix ».



Verdun (Meuse) est un enjeu stratégique. Le 21 février 1916, les Allemands pilonnent pendant 9 heures un front de 8 km. Malgré cette offensive et celles qui suivront, les soldats français résistent, sous le commandement du général Pétain puis du général Nivelle. Ils arrêtent les Allemands dans leur avancée, reprennent des positions, récupèrent

du terrain perdu. Des forts sont repris, le front est rétabli presque entièrement sur les positions de février 1916.


Le bilan humain est effroyable : près de 700 000 soldats tués de part et d’autre, sans compter les 400 000 blessés.


Verdun est symbole de résistance et de courage ; c’est de sa nécropole que vient le soldat inconnu. Verdun est aujourd’hui symbole de la mémoire du champ de bataille et se veut « capitale mondiale de la paix ».

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 mars 2016
Nombre de lectures 17
EAN13 9782843681622
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0034€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


 Les collections du citoyen   Histoire 

La bataille de Verdun

Texte : Frédérique Neau-Dufour

Ouvrage collectif NANE Éditions / Ministère de la Défense
Cet ouvrage est coédité avec le ministère de la Défense, secrétariat général pour l’administration, direction de la mémoire, du patrimoine et des archives.


 

 



 16, rue de Marignan – 75008 Paris
Téléphone 01 53 83 95 78 – Fax 01 53 75 36 80

contact@nane-editions.fr  www.nane-editions.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) est une direction du ministère de la Défense, placée sous l’autorité du secrétaire général de ce ministère. La DMPA a notamment en charge la politique culturelle du ministère au travers des collections de ses musées, de ses services d’archives et de ses bibliothèques. Elle détermine et finance les actions nécessaires à la gestion et à la valorisation de ce riche patrimoine. C’est dans cette perspective que la DMPA développe également une politique de publication et de soutien aux productions audiovisuelles permettant à un large public de découvrir l’histoire et le patrimoine du ministère de la Défense.

 


Sommaire


Pourquoi une bataille à Verdun ?

Les opérations militaires

Un engagement militaire total

Les hommes dans l’épreuve

L’importance du moral des troupes

Un bilan effroyable

Verdun, plus jamais ça ?

Les hauts lieux de la mémoire de Verdun

Chronologie


Lexique


Collection

Adresses utiles

Lettre du soldat Gaston Biron

Samedi 25 mars 1916 (après Verdun)

Ma chère mère,

[…] Par quel miracle suis-je sorti de cet enfer, je me demande encore bien des fois s’il est vrai que je suis encore vivant ; pense donc, nous sommes montés mille deux cents et nous sommes redescendus trois cents ; pourquoi suis-je de ces trois cents qui ont eu de la chance de s’en tirer, je n’en sais rien, pourtant j’aurais dû être tué cent fois, et à chaque minute, pendant ces huit long jours, j’ai cru ma dernière heure arrivée. Nous étions tous montés là-haut après avoir fait le sacrifice de notre vie car nous ne pensions pas qu’il fût possible de se tirer d’une pareille fournaise. Oui, ma chère mère, nous avons beaucoup souffert et personne ne pourra jamais savoir par quelles transes et quelles souffrances horribles nous avons passé. À la souffrance morale de croire à chaque instant la mort nous surprendre viennent s’ajouter les souffrances physiques de longues nuits sans dormir : huit jours sans boire et presque sans manger, huit jours à vivre au milieu d’un charnier humain, couchant au milieu des cadavres, marchant sur nos camarades tombés la veille ; ah ! j’ai bien pensé à vous tous durant ces heures terribles, et ce fut ma plus grande souffrance que l’idée de ne jamais vous revoir. Nous avons tous bien vieilli ma chère mère, et pour beaucoup, les cheveux grisonnants seront la marque éternelle des souffrances endurées ; et je suis de ceux-là. Plus de rires, plus de gaieté au bataillon, nous portons dans notre cœur le deuil de tous nos camarades tombés à Verdun du 5 au 12 mars. Est-ce un bonheur pour moi d’en être réchappé ? Je l’ignore mais si je dois tomber plus tard, il eut été préférable que je reste las-bas. Tu as raison de prier pour moi, nous avons tous besoin que quelqu’un prie pour nous, et moi-même bien souvent quand les obus tombaient autour de moi, je murmurais les prières que j’ai apprises quand j’étais tout petit, et tu peux croire que jamais prières ne furent dites avec plus de ferveur.

[…]

Ton fils qui te chérit et t’embrasse un million de fois.
Gaston

Pourquoi une bataille à Verdun ?



Parties annexées par l’Allemagne en 1871.

Le contexte de la guerre fin 1915

Déclenchée début août 1914, la Première Guerre mondiale oppose deux blocs d’alliances : les puissances centrales (Empire allemand et Empire austro-hongrois) et la Triple Entente (les « Alliés », France, Royaume-Uni, Russie), à laquelle s’est rattachée l’Italie. Après une phase de mouvement, achevée à l’automne 1914, le front* occidental s’est figé le long d’une ligne qui va de la mer du Nord à la Suisse. Une guerre d’un type nouveau se met en place. Appelée guerre de position ou guerre d’usure, elle consiste pour chaque belligérant à préserver ses positions grâce à un système de tranchées*. De là, chaque camp lance des attaques régulières et meurtrières contre l’ennemi, situé parfois à quelques dizaines de mètres seulement. Plusieurs batailles de grande ampleur ont bien été déclenchées pour briser le front. En vain. La guerre qui devait être courte s’annonce longue et meurtrière.

 



 

Verdun, un enjeu stratégique entre la France et l’Allemagne

En 1916, cela fait plus de cinquante ans que Verdun est un enjeu stratégique. En 1871, à l’issue du conflit franco-prussien, les Allemands victorieux ont annexé l’Alsace et la Lorraine. Ils se sont notamment rendus maîtres de la place forte de Metz, d’où ils menacent directement la frontière franco-allemande et Paris. S’ils envahissent le pays depuis la Lorraine, Verdun sera la première ville française d’importance qu’ils trouveront sur leur chemin.

C’est pourquoi, dès 1875, les Français entourent Verdun d’un ensemble de forts : Tavannes, Belleville, Belrupt, Saint-­Michel, Dugny, Regret, la Chaume, Marre, Souville, Vaux, Douaumont… Ce système de fortifications est l’œuvre du général Séré de Rivières, chargé de protéger tout le nord-est de la France. Verdun devient la plus puissante fortification de l’Est. Son rôle historique de forteresse est confirmé.

Au début de la guerre, les Allemands envahissent la France et occupent le nord du département de la Meuse. Jusqu’en septembre 1914, ils s’approchent dangereusement de Verdun, mais la bataille de la Marne déclenchée par le général Joffre les fait reculer. Désormais, et pour quatre ans, la ligne de front se stabilise au nord du département de la Meuse, d’où les Allemands mènent régulièrement des offensives : le 24 septembre 1914, ils prennent Saint-Mihiel et la butte de Vauquois, hauteur stratégique pour surveiller Verdun. En mars 1915, les Français la reprennent, ainsi que, en avril, la crête des Éparges. Le secteur de Verdun forme désormais un « saillant » – une avancée – dans les lignes allemandes.

 

SAVIEZ-VOUS QUE…

Les déclarations de guerre en 1914 : l’Autriche à la Serbie le 28 juillet, à la Russie le 5 août ; l’Allemagne à la Russie le 1er août, à la France le 3 août ; l’Angleterre à l’Allemagne le 4 août, à l’Autriche le 13 août ; le Japon à l’Allemagne le 23 août ; la France et l’Angleterre à la Turquie le 3 novembre.

 

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