La confession de saint Augustin
53 pages
Français

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La confession de saint Augustin , livre ebook

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Description

Augustin, premier rhéteur de Rome, avait le cœur vide et inquiet. Parcourant le monde, il cherchait la joie dans les honneurs, les divertissements, les femmes ; mais c'est en lui-même que Dieu l'attendait.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 septembre 2013
Nombre de lectures 4
EAN13 9782361650544
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Saint Augustin ( 354 — 430 )
Saint Augustin fut un génie dont la philosophie peut véritablement être qualifiée de chrétienne, en raison de son harmonie avec la foi. Nous connaissons l’histoire de sa conversion par ses propres œuvres, et en particulier par ses célèbres Confessions , livre à la fois autobiographique, philosophique, théologique, mystique et poétique.
d’après Jean-Paul II, Lettre apostolique Augustinum Hipponensem , 1986

Philosophe, éditeur des petits Platons dont il a signé plusieurs titres, Jean Paul Mongin adapte ici le chef-d’œuvre de saint Augustin pour donner à voir aux jeunes lecteurs qu’une confession est avant tout la profession d’une louange.
Marion Jeannerot est diplômée des Arts décoratifs de Strasbourg. Elle réalise des affiches et a notamment illustré Les Histoires des trois petits cochons , chez Syros. Elle fabrique aussi des livres d’artistes pour la micro->édition.
Mon Dieu, tu es si grand ! Quelle louange est digne de toi ? J’ose te nommer pourtant, car toi qui m’as créé, tu m’as créé pour toi, et mon cœur est sans repos, s’il ne repose en toi.
Ô Dieu, mon Seigneur, tu es très doux et très juste, très puissant, très caché et partout présent. Tu n’es ni jeune ni vieux. Tu es toujours le même et tu renouvelles toutes choses. Que dire, mon saint délice, lorsque je parle de toi ?
Moi, Augustin, je ne suis qu’un minuscule fragment de ta création. Mais tu es venu me chercher, Seigneur, alors que rien ne te manque ! N’es-tu pas à l’étroit dans mon cœur d’homme ? Le ciel et la terre, que tu as aussi créés, te contiennent-ils ?




Dès le sein de ma mère, tu as veillé sur moi. Dans ma petite enfance, tu étais toute ma vie, et je ne le savais pas : je ne savais que téter, goûter la paix du plaisir, pleurer, et rien de plus.
Mais colère et jalousie m’éloignaient déjà de toi.

J’ai prononcé mes premiers mots dans la maison de mon père, à Thagaste en Afrique, auprès de mes nourrices. Je me souviens de nos jeux et de leurs caresses fidèles. On m’envoya à l’école pour apprendre à lire, mais j’étais paresseux. Je préférais jouer à la paume, et souvent mon maître me battait.
Dans le secret, Seigneur, tu pouvais m’entendre et me protéger. Tout enfant, je commençai donc à prier. Je te demandais, avec une grande ferveur, de ne plus être battu à l’école. Quand, pour mon bien, tu n’exauçais pas mes prières, mes parents s’amusaient de mon épouvante. Comment souffrir sans crainte, mon Dieu, sinon pour ton amour ?



Je volais parfois de la nourriture pour convaincre mes camarades de jouer avec moi. Je trichais souvent, et pris en faute, je me fâchais. Les enfants ne sont pas innocents !

Mais dès cet âge je vivais pleinement, j’aimais la vérité, je fuyais la honte, la douleur, l’ignorance. Admirable merveille ! Tout cela était bon, et tout cela était en moi, car toi qui m’as créé, mon Dieu, tu es la bonté même. Mon erreur était de chercher la joie dans tes créatures, au lieu de la chercher en toi.


Adolescent, je brûlais d’envies terribles. Mon regard était pris dans les ronces de désirs impurs, et il n’y avait personne pour les arracher. Mon père s’aperçut aux bains des signes de ma puberté, et alla tout heureux le dire à ma mère. Elle me recommanda patience et pudeur. Je n’y voyais que des conseils de femme, alors que c’était toi qui me parlais par sa bouche.

Ta loi, Seigneur, inscrite dans le cœur des hommes, condamne le vol. Même le voleur ne veut pas être volé ! Moi, j’ai volé sans nécessité, par dégoût de la justice. J’ai volé ce que je possédais en abondance, pour le plaisir de voler, de me frotter à des âmes complices.

Un poirier chargé de fruits se dressait dans le voisinage de notre vigne. En pleine nuit, avec une bande de mauvais garçons, nous allâmes secouer et dépouiller cet arbre, non pour nous régaler de ses fruits, mais pour les jeter aux porcs.

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