Défenseur des oubliés
135 pages
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Défenseur des oubliés , livre ebook

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Description

Au large des côtes normandes, fin 1793. Malgré l’évasion ratée du petit Louis XVII, Sébastien de Rocadour ne se décourage pas. À peine réchappé du siège de Granville, il accepte une nouvelle mission : emporter à Paris de précieuses lettres des Princes – les frères émigrés de Louis XVI – pour les remettre à un de leurs agents.

Une contre-révolution se trame, mais il s’agit aussi d’arracher à sa prison la princesse Marie-Thérèse, sœur du petit Roi. Accompagné par Saphire, l’Esquirol rejoint la capitale après un voyage mouvementé. Il touche au but de sa mission quand un piège sournois se referme sur sa baladine. Sébastien saura-t-il renoncer à ce pour quoi il s’est battu jusque-là afin de sauver celle qu’il aime ?


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 02 février 2021
Nombre de lectures 0
EAN13 9782728930579
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières Déjà parus Chevalier du Roi captif Sur l’île aux mystères… et ensuite ! Dans la nuit La messagère des Princes Une visite inattendue L’Esquirol prend une décision Sous les rosiers À nous deux, le comédien ! Changements à vue Notre agent à Jersey Au pied de l’éléphant À la guerre comme à la guerre Mauvaise rencontre Il faut sauver Saphire ! Opération Entre devoir et sentiment Un message Retour vers le passé Un refuge Lâcheté ou réalisme ? Deux cavaliers Retour du front Dame de Cœur Saphire a son mot à dire Un chandelier d’argent Dans de beaux draps ! La clef des champs Une tête mise à prix La chanson d’autrefois Les fantômes de Saint-Vigor Quand il faut se quitter La dernière mission Surprise à Paris Comme un gibier À l’abri ? Menacés À la Toison d’Or Service du Roi Par le soupirail Les mystères du hasard Comme on se retrouve ! Passe-passe inattendu Continuer… ou pas ? Une lettre Le choix de l’Esquirol Rocadour retrouvé Défenseur des siens Épilogue Ce qu’il est advenu de Marie-Thérèse Charlotte, dite Madame Royale (1778-1851) Bibliographie Notes Remerciements
Points de repère Table of Contents Cover Title Page Copyright Page Dedication Epigraph Footnotes Bibliography Appendix Corps de texte
Pour mes lecteurs et mes lectrices dont la fidélité est le plus beau des encouragements. A.-M. Pol
« Tant que les femmes ne s’en mêlent pas, il n’y a pas de véritable Révolution. » Mirabeau (1749-1791), homme politique français
Déjà parus
Coup d’œil sur le tome 2
Chevalier du Roi captif
Malgré la mort de la Reine, guillotinée le 16 octobre 1793, Sébastien de Rocadour ne s’avoue pas vaincu. Car dans ce qui fut le royaume de France, le petit Roi Louis XVII reste à sauver. Il est toujours enfermé dans la prison du Temple avec sa sœur, Marie-Thérèse. Aussi, quand le comédien Léandre (qui a réussi à échapper à la prison) lui demande de porter un message au Chouan Jambe d’argent, qui prépare l’évasion du Roi, ­l’Esquirol n’hésite pas à accepter. Le chef rebelle opère dans la région de Granville où, justement, les saltimbanques, Topaze et Esmerald, doivent se rendre avec leur petite-fille Saphire, dont Sébastien est amoureux. Et ils se mettent en route. Leur voyage est semé d’embûches, le pays étant à feu et à sang ; Blancs (monarchistes) et Bleus (Républicains) s’y affrontent sans pitié. La petite troupe des saltimbanques est finalement obligée de se séparer. Sébastien poursuit l’aventure seul avec Saphire. L’ayant laissée à l’abri dans la « cachette », autrement dit le château de Champeaux, il est enrôlé dans les rangs des Chouans et participe au siège de Granville, le 24 brumaire an II de la République (14 novembre 1793). Là, il croise son ex-frère de lait, Géraud, devenu capitaine, et prêt à le passer par les armes au nom de la République. Sébastien lui échappe de justesse.
Pendant l’errance qui suit, il tombe sur Léandre, en partance vers l’île de Chausey où, dit-il, se prépare l’arrivée du petit Roi en fuite, lequel serait à présent attendu à Champeaux, un des relais de son évasion. Sébastien y repart aussitôt, très inquiet pour Saphire qui risque de se trouver en danger parmi les soldats escortant Louis XVII.
Or celui-ci se trouve toujours au Temple, à Paris, et bien mal en point après une chute qui a empêché son évasion – la vraie, celle-là – car, en fait, il n’a jamais été question de son passage par Champeaux : il s’agissait d’un piège ourdi par les Républicains pour s’emparer de Jambe d’argent et massacrer les Chouans présents sur les lieux. Grâce au Ciel, Sébastien y retrouve Saphire indemne. Hélas, gravement blessé par les Bleus, le vieux comte de Champeaux supplie l’Esquirol d’aller à Chausey avertir du désastre sa sœur, Mme de Colleville, agent des Royalistes. Elle doit détruire à tout prix sa correspondance avec eux ou la mettre à l’abri.
Cependant un « détail » tourmente le garçon : et Léandre… dans tout ça ? Son attitude est pour le moins ambiguë. L’Esquirol se jure de remettre la main sur le comédien et de lui faire cracher la vérité. Tout le pousse vers Chausey, donc. Et il embarque avec Saphire dans la coque de noix d’un petit passeur, le Farfadet…
Jusqu’au bout, irai !
***
Première partie

Sur l’île aux mystères… et ensuite !
Sébastien et la parole donnée
1
Dans la nuit
Fin novembre 1793 Vers les îles Chausey…
La mer est noire et le ciel qui, d’un coup, a basculé dans les ténèbres semble se renverser vers elle, à croire qu’il va s’y engloutir, appelé par son grondement inlassable. Pas une étoile vers laquelle lever la tête, cependant la barque, dirigée par le petit Farfadet agrippé à sa barre, volette sur les eaux, emportée par sa seule voile et à l’aveuglette dirait-on, tel un papillon de nuit cherchant la lumière.
Sébastien serre Saphire contre lui. Arriveront-ils jamais ? Les embruns les giflent ou les trempent.
– Tu n’as pas peur ? souffle-t-il.
Le Farfadet qui l’a entendu s’écrie :
– Y a pas de quoi ! Les Bleus sont plus méchants que les poissons !
Ils rient tous trois, comme s’il s’agissait d’une bonne blague. N’empêche que, sur ces quelques planches grossièrement assemblées et gréées d’un chiffon, ils risquent gros.
– J’ai froid surtout, murmure la baladine.
Elle tâche de ne pas claquer des dents et des frissons lui hérissent la peau.
Sébastien l’enlace plus fort.
À cet instant, une vague emporte l’esquif sur sa crête. Saphire pousse un petit cri. Et, lorsqu’il redescend au creux du flot, le passeur glapit :
– Nous v’là rendus !
L’île se découvre enfin. L’Esquirol aperçoit dans l’obscurité les formes indistinctes de ses rochers.
– Vous allez débarquer ici, annonce le Farfadet qui amène la voile 1 d’un revers de main.
Il louvoie à la godille jusqu’à une maigre langue de sable ; la barque y glisse avec un crissement. Avant de sauter à terre, Sébastien assure dans sa ceinture le lourd pistolet pris à Champeaux et sa poire à poudre, puis s’inquiète :
– Et comment trouverons-nous le logis de Mme de Colleville ?
– Je m’en vais la prévenir…
Sur ces mots, le Farfadet lance le hululement de la chouette. Ainsi, le cri de reconnaissance des Chouans devenu, dirait-on, celui des rebelles à la République, retentit jusque sur ces îlots jetés au milieu de la mer…
D’abord, nul n’y répond dans les parages. Le passeur réitère son appel.
– Et si nous ne trouvons personne ? murmure Saphire en saisissant la main de l’Esquirol pour escalader le rebord de la barque.
En effet, que deviendront-ils, perdus sur cette terre inconnue où, un jour ou l’autre, risquent de faire irruption les Bleus ? La question se pose. Soudaine réponse : une faible lumière brille tout à coup dans la nuit, s’éteint, se rallume…
– C’est le signal, triomphe le Farfadet. La comtesse m’a entendu !
Il module à nouveau l’appel du chat-huant pour dire « Bien reçu » sans doute. Et l’œil jaune de la lanterne ne se ferme plus. Il brille dans le noir.
– Z’avez plus qu’à y marcher tout droit, ajoute le petit.
Là-dessus, il remet sa barque à flot, hisse la voile et, profitant du ressac, repart en souhaitant à ses voyageurs :
– Dieu vous protège !
– Et qu’il te guide ! rétorque Sébastien, le cœur serré face à l’inconscience de ce gamin.
Aussi téméraire que l’Esquirol au même âge, celui où tout est jeu !
Hélas, ce temps est bien passé et il s’agit maintenant pour Sébastien de sauver sa peau, celle de certains autres, aussi.
– Viens, Saphire, dit-il à la jeune fille.
Leur avenir se trouve là, tapi dans la nuit…
***
À Paris, au même moment Dans la prison du Temple
L’homme sans tête
Qu’il fait donc noir céans ! Alors, comme si cette obscurité n’était pas suffisante, la princesse Marie-Thérèse se tapit dans son lit, sous la couverture, là où il fait encore plus sombre. Elle écoute. Plus un bruit dans la tour. Les gardes armés qui veillent de l’autre côté de la porte ont dû s’endormir, comme s’est endormie Mme Élisabeth, à l’autre bout de la pièce. À l’étage au-dessous, celui où a été transféré son frère, le petit Louis XVII, nul ne bouge.

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