Le bon roi, la reine heureuse et la jolie princesse à marier…
73 pages
Français

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Le bon roi, la reine heureuse et la jolie princesse à marier… , livre ebook

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Description

Qui la jolie princesse épousera-t-elle ?
Un prince grossier ou Jean le poète ?
Notre choix est fait, mais ce ne sera pas facile...
Un aller-retour édifiant (et amusant) entre le Moyen Âge et notre époque, une belle complicité entre l’auteur et le lecteur, du suspense et de nombreux rebondissements, voilà un conte décalé qui devrait plaire aux préados comme aux plus grands !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 novembre 2017
Nombre de lectures 6
EAN13 9782312056258
Langue Français

Extrait

Le bon roi, la reine heureuse et la jolie princesse à marier…
Claude Schmitt
Le bon roi, la reine heureuse et la jolie princesse à marier…
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
Du même auteur aux Éditions du Bastberg :


Dans la collection des « Polars régionaux » :
– Le tueur de papier (2004)
– Les contes de l’Assassin (2005)
– La mort des pigeons (2006)
– Le livre maudit (2007)
– Le cauchemar de la cigogne (2008)
– Les larmes du gendarme (2009)
– La poupée des ténèbres (2010)
– L’héritage des cousines (2011)
– Le trésor du fermier (2013)
– Horoscope fatal (2014)
– L’enfer de l’or noir (2015)
– Le retour des loups (2016)
– Coups de foudre au Club Vosgien (2017)

Dans la collection « Témoignages », avec Cathy Leibundguth :
La vie quotidienne aux « Tournesols »,
une maison de retraite alsacienne :
– Cathy , mais quel jour on est donc aujourd’hui ? (2009)
– Cathy , mais quel temps il fait donc dehors ? (2010)
– Cathy , écoute une fois ce que j’ai à te dire (2011)
– Cathy , comme tu as changé ! (2014)
© Les Éditions du Net, 2017
ISBN : 978-2-312-05625-8
Pour Anatole , Bastien et Garance
Je sais, je sais…
Le titre est un peu nunuche, mais c’est comme ça, c’est voulu…
J’aurais pu écrire le contraire :
« Le méchant roi, la reine malheureuse et l’affreuse princesse à marier »…
Mais un tel titre aurait fait trop « in », trop tendance, trop racoleur, exactement ce que je voulais éviter. Et puis surtout, il n’aurait pas été adapté à mon histoire qui va être une belle histoire.
En ces temps difficiles où vous devez travailler à l’école, être sage et obéir aux adultes, où, pour un rien, vous êtes privé de dessert, de console de jeux, de Fort Boyard ou de Koh-Lanta, je vous propose une bouffée d’oxygène, une agréable parenthèse dans la grisaille du quotidien. Si vous avez acheté ou emprunté ce livre, c’est bien ce que vous souhaitiez, non ?
Oh ! Cela ne veut pas dire que mon histoire sera une histoire pleine de bons sentiments, que tout sera facile, que tout ira bien, qu’il n’y aura aucun problème !
Faites-moi confiance, il y aura du suspense avec cette jolie princesse à marier à la recherche de son bonheur ! Je vous garantis quelques émotions fortes aussi : du plaisir, bien sûr, mais aussi de l’indignation, de la colère et même de la peur. Je n’irai pas jusqu’à vous faire pleurer mais, à certains moments, ce sera quand même un peu triste !
Nous allons voyager dans le temps, changer d’époque et nous rendre au Moyen Âge , il y a mille ans, dans un monde bien réel où la vie était différente d’aujourd’hui, comme je me plairai à vous le rappeler. Vous qui vous plaignez tout le temps pour un rien, vous verrez que ce n’était pas toujours drôle pour nos ancêtres. Cela ne veut pas dire que nous perdrons tous nos repères, que nous serons totalement dépaysés : mon conte aurait très bien pu se dérouler de nos jours car il y sera question d’amour, et, on pourra dire ce qu’on voudra, l’amour sera toujours l’amour !
Ce conte, nous le composerons ensemble. Vous allez devenir mes complices, mes interlocuteurs privilégiés à qui je confierai des secrets, et même mes assistants quand il nous faudra trouver des solutions à nos problèmes !
Mais assez bavardé…
Place au conte et à son univers particulier où tout sera possible, où tout commencera bien, se compliquera, fera même craindre le pire, mais finira par s’arranger d’une manière ou d’une autre, vous pouvez compter sur moi !
Il était une fois, il y a bien longtemps, un beau château.
Planté sur d’énormes rochers au sommet d’une montagne, il s’élevait très haut dans le ciel. Ses tours, sa chapelle, ses cuisines, sa salle d’armes, sa salle de cérémonie et sa vingtaine de pièces habitables étaient toutes plus belles les unes que les autres, décorées par les plus grands artistes du moment. Seul défaut, il n’avait pas de chauffage central et en hiver il y faisait un peu froid. Ce n’était pas vraiment gênant pour les châtelains. Vêtus d’élégantes fourrures, ils se rassemblaient devant d’immenses cheminées où brûlaient de grosses bûches qui diffusaient une chaleur bien agréable. Ils aimaient lire, bavarder et faire de menus travaux tout en regardant le spectacle du feu à la place de la télé qui n’existait pas encore.
Dans ce beau château vivaient un bon roi, une reine heureuse et leur fille, une jolie princesse à marier.
Le roi aimait chasser et lire de vieux livres écrits par de grands voyageurs qui racontaient leurs découvertes et leurs aventures dans le vaste monde qu’on imaginait alors plat comme une assiette car on ne savait pas encore que la Terre était ronde.
Le roi aimait aussi rendre visite à ses amis avec qui il s’entraînait au maniement des armes, jouait aux cartes et aux échecs.
Quand c’était nécessaire, il faisait la guerre pour se défendre contre les brigands qui voulaient s’emparer de son château. Comme sa forteresse était solide, qu’il était rusé et entouré de bons soldats, il n’avait aucun mal à se débarrasser de ses assaillants.
La reine n’avait aucun souci et menait une agréable vie de reine.
Elle possédait plusieurs coffres et armoires de beaux habits, ce qui lui permettait de se changer trois fois par jour.
Elle aimait se maquiller, se coiffer de différentes façons, prendre des bains de vapeur, déguster des pâtisseries, recevoir ses amies et écouter avec elles de belles histoires que leur chantaient des troubadours, ces poètes qui les faisaient rêver.
La reine heureuse avait de nombreux domestiques chargés des corvées ménagères ce qui facilitait bien son existence. Heureusement pour elle, imaginez l’entretien de son immense château, sans compter qu’à l’époque il n’y avait pas encore de lave-vaisselle ou de lave-linge !
La jolie princesse était d’une beauté rare, étonnante, précieuse. Ses yeux étaient bleus comme le ciel en été, ses cheveux blonds comme les blés mûrs, et son visage, celui d’une poupée.
Elle aimait peindre, chanter, jouer de la harpe (un instrument de musique à cordes) et se promener dans la nature, dans la forêt en particulier dont elle appréciait le calme et la splendeur (grande beauté).
Comme elle approchait de ses dix-huit ans, ses demoiselles de compagnie chargées de son bien-être et de son éducation lui avaient parlé d’amour, de ce grand amour qu’elles avaient déjà toutes connu et qui leur avait fait tourner la tête.
Elles avaient allumé en elle une petite flamme qui l’avait fait frémir. Elle avait eu envie de connaître celui qui l’aimerait, qui ferait battre très fort son cœur, celui avec qui elle chanterait, rirait, celui avec qui elle aurait des enfants, celui avec qui elle voyagerait dans les nuages… et bien plus loin encore.
Nombreux étaient ceux qui voulaient l’épouser, vous pensez bien, sa bonne réputation était célèbre dans toute la contrée et le château de ses parents faisait des envieux ! Mais ceux qui s’intéressaient à elle étaient tous des gens de guerre ou des gens d’affaires, des gens âgés, des gens sans cœur, des gens qui ne pensaient qu’à s’enrichir et avoir plein d’enfants.
Le roi l’avait bien compris, et, comme il était bon, il les renvoyait poliment quand ils venaient lui demander la main de sa fille.
Cela n’arrangeait pas la jolie princesse qui, il faut bien le dire, commençait à s’ennuyer dans le beau château et se voyait mal vieillir avec ses parents, même s’ils étaient très gentils.
Cela n’arrangeait pas le bon roi et la reine heureuse qui auraient aimé faire le bonheur de leur fille et surtout, même s’ils ne l’avouaient pas, devenir papi et mamie.
Cela ne nous arrange pas, nous, non plus, car notre but est bien de la marier, la jolie princesse, vous êtes d’accord avec moi, non ?
Un bon mari
Si elle avait vécu à notre époque, la jolie princesse aurait sans doute épousé le fils d’un milliardaire, un de ces chanceux qui ont gagné au loto ou fait fortune dans le pétrole, dans l’industrie alimentaire ou dans l’informatique, ou encore un de ces riches sportifs que sont les footballeurs, les joueurs de tennis ou les golfeurs.

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