De mal en pie
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De mal en pie

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Description

"On peut s'appeler Miraud et aimer peindre !" se défend la taupe pour justifier son hallucinante fortune. Après avoir vendu des toiles à toutes les araignées de la forêt, la cassette contenant l'ensemble de ses valeurs vient hélas de disparaître... Quoi de plus facile dès lors que d'accuser la pie. Manipulations, mensonges et révélations en tous genres secoueront la quiétude des sous-bois, lors d'une enquête palpitante et pleine de rebondissements !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2007
Nombre de lectures 180
EAN13 9782336265674

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

© L’HARMATTAN, 2007 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
9782296029705
EAN : 9782296029705
De mal en pie

Jean-Jacques Michelet
Sommaire
Page de Copyright Page de titre Dedicace Avec, par ordre d’arrivée en clairière : Scène 1 Scène 2 Scène 3 Scène 4 Scène 5 Scène 6 Scène 7 Scène 8 Scène 9 Scène 10 Scène 11 Scène 12
.. . A tous ceux qui se reconnaîtront...
Avec, par ordre d’arrivée en clairière :
Le Chanteur et son Choeur.
La Taupe : Miraud.
Le Blaireau : Najie (une vraie maladie !).
Le Corbeau : Fernand Corbass’.
Le Cerf : Jean De La TêtEnbois.
La Pie : Momed Jahakass.
Le Daim : Maître Donneau.
Le Frelon : Marcel Gordini.
La Vipère : Mademoiselle Rumeur.
La Fouine : Sournuisette.
« Les Mésanges Hardies » : Aux cimes de la gloire.
Le Sanglier : Capitaine DesArdennes.
Le Héron : Patapon.
La Corneille : Oseill’
Le Renard : Kracki.
Le Hérisson : Ellumière.
L’Eléphant : Esgourdes-Chemin.
L’Hippopotame : Tam-Tam.
Les Geais : Riatry et Sticulle.
Scène 1

« Prologue... »
Le Chanteur  : Mesdames et Messieurs, écoutez cette histoire

Drôle mais pathétique qu’on me conta ce soir ; Elle se passe bien loin du pays des moutons, Ce n’est pas la Provence, introuvables santons ! Ce n’est pas la Provence, introuvables santons !
(Bis réalisé par le chœur ; gag avec les bis, ou trop fort, ou trop faux, etc.)

Le décor se présente sous des allures flatteuses : Des prairies, des sous-bois, des clairières ombreuses. Le chant des oisillons égaie les frondaisons. Il y fait toujours beau quelle que soit la saison. Il y fait toujours beau quelle que soit la saison.
Pourtant en cet éden où vivent sans partage Toutes sortes d’animaux, de toutes tailles, de tous âges, Où rien apparemment ne trouble la quiétude, Grouillent dans les mares boueuses les pires turpitudes ! Grouillent dans les mares boueuses les pires turpitudes !
Je tiens à préciser, pour bien vous rassurer, Qu’aucun Homo Sapiens ne vit en ces contrées. Et les dérèglements que je vais décliner, Pour terribles qu’ils soient ne peuvent vous concerner. Pour terribles qu’ils soient ne peuvent vous concerner.
Puisque jeunes ou vieux savent cette vérité, Que partout en ce monde l’humain n’est que bonté. Chercher une ressemblance avec l’homme policé, Plus que stupide ou fat serait fort déplacé... Plus que stupide ou fat serait fort déplacé...
Si certaines scènes odieuses peuvent vous défriser, Je tiens immédiatement à nous en excuser. Mais en montrant l’horreur de brutes mal embouchées, Eviterons-nous sans doute un jour d’être touchés. Eviterons-nous sans doute un jour d’être touchés.
Je vous devine fébrile ; trêve de digressions ! Il est temps de plonger dans l’abîme des passions Affreuses et gluantes de nos amies les bêtes, Et quand je dis amies, c’est une fausse épithète. Et quand je dis amies, c’est une fausse épithète.
Un dernier mot enfin concernant les enfants, Risquant d’être choqués de termes ébouriffants. Eux qui à la télé voient joie, calme et douceur. Bouchez-leur les oreilles devant tant de noirceur ! Bouchez-leur les oreilles devant tant de noirceur !
Mais je sens d’impatience vos poils se hérisser... Or donc, je m’éclipse. La lumière peut baisser. Bien installés au creux de fauteuils confortables Qui parviendront à rendre l’infamie supportable. Qui parviendront à rendre l’infamie supportable.
Aurais-je tout inventé ? Mentir est un péché ! Depuis ma prime jeunesse je ne puis m’empêcher De donner en spectacle mes affabulations... Qui connaît les méandres de l’imagination ? Qui connaît les méandres de l’imagination ?
(Le relais est pris par des chants d’oiseaux, mais la tranquillité apaisante de la clairière est brusquement interrompue par les cris d’orfraie de la taupe)
Miraud : Au secours ! Au voleur ! (Elle se cogne dans un tronc d’arbre, ramasse ses lunettes) Aïe... Au voleur, au voleur !
(Tous les animaux en émoi se précipitent sur scène ; pour des raisons évidentes de budget, on ne verra que le président)
Najie : Que se passe-t-il ? Pourquoi hurlez-vous comme un chat qu’on écorche ? Vous d’habitude si placide...
Miraud : Ah, Monsieur le président, je suis bien contente que vous passiez par là !
Najie : Mon rôle est d’être toujours auprès de mes compatriotes ; d’où la majorité avec laquelle vous m’élûtes en 2002. Mais ça ne me dit pas ce...
Miraud : On a dérobé la cassette contenant mes bijoux !
Najie : Bah, ça ne vaut pas tout ce foin !
Miraud : J’ai beau vivre dans l’obscurité, je n’en suis pas moins coquette.
Najie : Etes-vous sûre d’avoir bien regardé ?
Miraud  : Je suis myope, pas aveugle !
Najie : Et c’est arrivé quand ?
Miraud : Entre minuit trente-sept et six heures douze.
Najie : Comment pouvez-vous...
Miraud  : Les regarder est la dernière chose que je fais avant de m’endormir, et la première au saut du lit.
Najie  : Tout ça pour de la roupie de sansonnet !
Miraud  : Justement, non.
Najie  : Attendez... Vous avez toujours prétexté la plus grande pauvreté pour échapper à l’impôt forestier.
Miraud  : (se met à pleurer) Je n’y peux rien ! C’est mon caractère d’amasser sans relâche et de vivre comme une clocharde.
Najie  : Je m’en souviendrai... Et il y en avait pour combien ? (La taupe minaude) A peu près.
Miraud  : Deux cents millions et quarante.
Najie  : Glurps !
Miraud  : Si vous la retrouvez, je vous offrirai...
Najie  : Tentative de corruption d’un élu du sous-bois ?
Miraud  : Loin de moi cette idée ! Je vous offrirai toute ma reconnaissance.
Najie  : Quelle générosité ! Je préfère que vous régliez vos arriérés ; mes services fiscaux les calculeront dès demain.
Miraud  : Mais...
Najie  : Vous voulez revoir vos millions, ou bien ? Je peux aussi envoyer le sanglier pour vous faire regretter vos cachotteries... Espèce de fesse-mathieu !
Miraud  : Pitié, non ! ! !
Najie  : Bien... (Il commence à fureter de-ci de-là) D’abord regarder...
Miraud  : Je n’ai rien vu.
Najie  : Taisez-vous ! Regarder si il ou elle a laissé des empreintes.
Corbass’  : Il (caché dans l’ombre de la scène depuis le début) monsieur le président, il.
Najie  : Tu m’as fait peur !
Miraud  : (elle se cogne à nouveau) Aïe ! (Ajustant en vain ses énormes bésicles) Qui est-ce ?
Najie  : Fernand Corbass’.
Miraud  : Toujours à épier le monde !
Corbass’  : Cela parfois peut s’avérer utile...
Miraud  : Que veux-tu dire ?
Corbass’  : Que je sais peut-être qui a volé la cassette...
Miraud  : Qui est-ce ? Parle !
Corbass’  : Minute, ma grosse ! Je n’ai pas les scrupules de Monsieur le président.
Najie  : Simplement des principes élémentaires d’honnêteté.
(Ils se font des signes de connivence amusés dans le dos de la taupe)
Miraud  : Laissez-le parler ! Que veux-tu ?
Corbass’  : 10 %.
Miraud  : (au bord de la crise d’apoplexie) Ca fait...
Corbass  : Vingt millions. Oublie cette tête de déterrée, je te fais grâce des quarante.
Miraud  : C’est beaucoup trop ! Voleur !
Corbass’  : En parlant de voleuse, je me demande comment tu as pu amasser autant de blé.
Miraud  : On peut s’appeler Miraud et aimer peindre ! J’ai vendu de nombreuses toiles aux araignées du grand chêne.
Corbass’  : A d’autres ! Mais ce n’est pas mon problème. (Au blaireau) Sans vouloir vous offenser, Monsieur le président, je ne vois pas DesArdennes ou les sangliers municipaux résoudre cette enquête.
Najie  : C’est-à-dire, notre ministre de la police...
Corbass’  : Tous des glands !
Miraud  : Je suis d’accord... (Vaincue) Je n’ai pas le choix...
Corbass’  : Taupe-là !
Najie  : Nous t’écoutons, Fernand.
(La lumière baisse. Soudain Corbass’ réapparaît seul, dans une douche...)

« Fernando ! »
Apprenez que dans ma famille, On aime à dépouiller les caves : Tant à la campagne qu’en ville, On veut que les crétins en bavent !
Depuis mon arrière grand-papa Qui fonda notre dynastie ; Plus important que tout bla-bla, Ce qui compte, c’est qu’on s’enrichie... (ss) Prêts à tout pour toucher ce but, Et surtout s’allier aux puissants ! Leur jouer du pipeau, de la flûte... Les persuader qu’ils sont géants.
Vieille comme le monde est cette histoire Du flatteur et ceux qui l’écoutent... Or, nous farcîmes tant de poires, Au cours de notre sinueuse route.
De tous mes a

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